• Coucou les ti-loulous,

    Vous aimez les histoires de lutins, sorcières et drôles de petits personnages? Alors en voilà de bien étranges !!

    Début de l'histoire aujourd'hui et la fin après-demain....

    Bizatousssssssssssssssss

    Rocambola....

     

    Rocambolesque

    Rocambola et Rocambolin sont deux petits personnages extraordinaires rencontrés par hasard au fin fond d’une forêt de peupliers et de saules pleureurs qui n’arrêtent pas de geindre.

    Rocambola est ce qu’on pourrait appeler un personnage féminin avec une épaisse crinière sauvage rousse dressée au-dessus de la tête. Elle est  vêtue d’une très longue robe de feuillages bruns et rouges (sans doute ramassés en automne) et d’une capeline recouverte de mousse et de lierre.

    Rocambolin, lui, semble venir de la famille des lutins. Il ne dépasse pas la taille des champignons sous lesquels il peut s’abriter sans peine les jours de pluie. Et comme justement, mon histoire se déroule en Bretagne, vous le trouverez facilement à l’occasion d’une sortie en forêt. Il est facile à reconnaître : il porte toujours un minuscule complet vert fluo, un bonnet rouge au bout duquel flotte un pompon mauve, et des chaussures poulaines en or …oui oui, en or pur !! Avec même un bien joli diamant à l’extrémité.

    Mais non ! Ne partez pas tout de suite à sa rencontre, attendez un peu de connaître son histoire, sinon... !!!

    Voilà : vous l’aurez compris. En automne, lorsque les gens prétendent venir cueillir des champignons en forêt, ils sont à la chasse aux lutins! …pour leur piquer leurs chaussures bien sûr ! D’ailleurs, honnêtement, vous en avez vu souvent  des « promeneurs »  sortir de la forêt avec un panier plein de cèpes, de girolles ou de chanterelles ?

    Non ? Eh bien voilà, c’est bien ce que je disais : ils sont venus uniquement pour rencontrer Rocambolin …ou plutôt, ses souliers !

    Je sais, c’est tentant, et je devine que vous aussi vous attendez que je termine mon histoire avec maints détails pour vous lancer à sa poursuite !

    Dans quelques instants, vous y renoncerez, soyez en sûrs.

    Rocambola et Rocambolin forment ce que l’on pourrait appeler « un couple extravagant » mais très soudé, et surtout vraiment rusé. Si on est gentil avec eux, ils se montrent tout à fait « corrects », voire « sympathiques », mais si quelqu’un cherche à les duper, il peut s’en mordre les doigts … et le regretter amèrement.

    Pour bien comprendre ce que l’on risque à s’aventurer dans leur forêt simplement pour les surprendre, se moquer d’eux ou voler les chaussures de Rocambolin, voici deux exemples très concrets :

    Je vais commencer par une histoire qui me touche de près puisqu’elle concerne l’arrière-arrière-grand ’père du frère de la cousine de mon oncle benji. Il s’appelait Médard. C’est important de retenir ce nom !

    Ce jour-là, Médard tout content de voir que le soleil brille dans le ciel breton, attrape son chapeau, ses bottes et un grand panier, grimpe sur son tracteur et se dirige tout droit dans la forêt de Brocéliande. Il a lu dans le « chasseur français », parmi les petites annonces,  une drôle d’histoire. Il veut en avoir le coeur net, et surtout, retrouver ce « Rocambolin »... ça mettrait un peu de beurre dans les épinards !

    Arrivé au carrefour « des trois biches », il se gare le long du sentier et décide de se rendre au chêne creux. Il doit pour cela marcher de longues heures et se rendre là où la forêt est le plus dense parmi les saules qui lui donnent la chair de poule tellement ils pleurent. Il doit longer la longue allée de peupliers et traverser de hautes fougères et d’épaisses broussailles épineuses (tout cela est bien sûr noté sur le plan qu’il a élaboré à partir de l’histoire qu’il a lu !).

    Un peu égratigné, il en ressort dans une immense clairière dominée par  cet arbre millénaire dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vu. Un chêne immense dont les branches tentaculaires semblent vouloir vous agripper dès que vous vous en approchez. Il est  creux comme son nom l’indique et gardé par monsieur Hibou. Médard, qui n’a peur de rien se dirige vers lui et entre direct à l’intérieur.

    -          - Que viens-tu faire par ici ? lui demande monsieur Hibou

    -          - Je viens saluer Rocambola et Rocambolin et les remercier de veiller sur cette belle forêt.

    -          - Hum hum !! je ne te crois pas une seconde! lui hulule monsieur Hibou d’une voix caverneuse. Tu es bien comme tous les autres, tu....

    Et sans attendre la suite de la phrase, Médard s’engouffre au fin fond du chêne....Là, il découvre une immense étagère sur lesquelles s’alignent des dizaines de paires de chaussures minuscules. Il les contemple, ébahi. Elles sont toutes en or jaune, rose et blanc, et serties d’un magnifique diamant, d’un rubis ou d’une émeraude...

    A l’instant même où sa main se pose sur l’une d’elle, Rocambola surgit derrière lui, l’attrape par le col de sa chemise et l’envoie direct à l’extérieur du chêne. Il retombe sur une vieille souche de saule et, complètement sonné,  se met à pleurer toutes les larmes de son corps, lui, le « gros dur » qui n’a jamais versé une larme de sa vie !!!

     Il relève le bout de son nez, et aperçoit Rocambolin qui le nargue sous un gros cèpe et qui lui crie à l’oreille :

    -          - Toutes ces larmes seront les gouttes d’eau qui tomberont désormais en pluie sur la Bretagne pendant quarante jours à partir du jour de ta fête. C’est ta punition pour avoir voulu t’emparer de mes chaussures !

    D’où le proverbe : « S'il pleut à la Saint-Médard (8 juin), il pleut quarante jours plus tard, à moins que Saint-Barnabé (11juin) ne lui coupe l'herbe sous le pied ». Rocambolin devait bien savoir que Saint-Barnabé ne savait pas se servir d’une tondeuse à gazon !!!!

       A suivre.....

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Parfois la vie nous offre des petits coups de pouce inattendus...comme c'est le cas dans cette histoire...

    La prochaine anecdote (après-demain probablement) sera inédite

    2ème chance

    La deuxième chance

       Il parait que nous avons tous droit à une deuxième chance, et ce, dans tous les domaines de notre vie. Parfois, elle se présente à nous d’une manière tout à fait inattendue, voire très « étrange ». A nous de savoir la saisir. Cette deuxième chance vient bien souvent vers nous lorsque ce qui vient de nous « échapper » correspondait exactement à nos aspirations, à nos rêves, comme c’est le cas dans l’anecdote qui suit :

    A la recherche d’une maison depuis un certain temps, ma fille nous téléphone un jour, très enjouée, enthousiaste. Elle vient de visiter une maison qui lui plait beaucoup. Située dans un charmant village à une vingtaine de kms de son lieu de travail, elle est entourée d’un immense terrain et correspond parfaitement à son budget :

    -          - J’aimerais que vous veniez la voir avec moi pour avoir votre avis...il doit y avoir un hic !! c’est sûr !

    Il faut faire vite, forcément il y a plusieurs personnes qui doivent venir  le lendemain. On accompagne donc notre fille pour une deuxième visite (que le propriétaire, sympa, a acceptée).

    Notre fille nous apprend dans la foulée que c’est grâce à un « coup de chance » que cette maison était toujours en vente. Elle n’avait fait qu’un passage éclair sur les petites annonces à cause de son prix super intéressant. Les précédents « acheteurs éventuels » n’avaient pas obtenu leur prêt à la banque !!

      En entrant dans cette maison, je ne peux m’empêcher d’imaginer ma fille dans ce lieu...il lui correspond tellement, avec en plus, de belles possibilités d’améliorations...de beaux volumes, trois chambres donnant sur un jardin exceptionnel avec de nombreux arbustes, fleurs et arbres fruitiers, un grand hangar! Le rêve !

    -          - Qu’en pensez-vous ? nous demande-t-elle avec une (très) légère pointe d’appréhension.

    -          - Je ne poserai même pas la question à ta place...fonce ! n’attend pas qu’elle te passe sous le nez !

    -          - C’est bon ! dit-elle alors au vendeur ! Nous l’achetons !  Je vais dès demain à la banque...

    Petite hésitation du propriétaire qui affirme alors :

    -          - Eh bien, je vais vous faire un aveu...la maison est vendue ! il y a déjà un acheteur !

        Stupéfaction générale... le sourire de ma fille s’efface d’un coup pour faire place à une mine déconfite...elle n’a jamais su cacher ses déceptions, et là, on voit nettement qu’elle est assommée. Ce que nous n’arrivons pas à comprendre, c’est pourquoi le propriétaire nous a laissés visiter sa maison de fond en comble ! On repart tous avec un sentiment bizarre... et surtout des tas de questions sans réponse...De notre côté, nous sommes très déçus pour notre fille... On y croyait dur à cette maison !

    Le plus étrange survient dans la soirée.

    Dans cette affaire, on n’a pas eu le temps de faire les courses...il est tard et on se décide quand même à aller « vite fait » au supermarché près de chez nous (je précise, à la Chapelle sur Erdre).

    A cette heure tardive, il n’y a pas grand ’monde...mais on n’a pas fait trois pas dans les allées, que l’on tombe nez à nez...avec le propriétaire de la maison que nous avons visité l’après-midi...une chance sur un million qu’on le rencontre le soir même...il a eu l’idée de faire ses courses à la même heure que nous...pire... dans le même supermarché dans lequel il nous l’avoue, il met les pieds pour la première fois (on ne l’a jamais revu depuis d’ailleurs!!! plusieurs années après !)

    -          - Votre fille avait l’air déçu, nous dit-il de but en blanc, je l’ai vu à sa tête !

    -          - Ça vous étonne ? Vous lui avez fait croire que la maison était toujours en vente...Et pourquoi avez-vous accepté de nous la faire visiter pour rien ?

    -          - Je ne sais pas, votre fille avait l’air d’y tenir…

    -          - En tous cas, elle avait vraiment eu un coup de cœur pour votre maison ! et son budget lui permettait…

    Incapable de donner une explication plausible, il change de sujet, un peu gêné...on discute néanmoins un moment, surpris de cet incroyable hasard qui nous a fait nous  retrouver dans ce magasin.

    Le soir, le téléphone sonne : notre fille nous annonce que le propriétaire lui annonçait le désistement de l’autre candidat à l’achat de la maison !

    Un hasard ? Sûrement pas ...y avait-il seulement un acheteur ? N’avait-il pas seulement eu peur que ma fille n’obtienne pas de prêt à la banque comme le prédécesseur ?

    Le véritable hasard...il avait bien eu lieu...dans le supermarché ! Le propriétaire de la maison aurait-il appelé si nous n’avions pas eu cette conversation le soir ?

     

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  • Coucou les ti-loulous,

    Et belle journée à toutes et à tous,

    Cette nouvelle histoire n'est ni une fiction, ni une histoire réelle...et pourtant !!!!

    En fait, si ! Elle a bien existé...a quelques détails près.

    Bizatoussssssss.

    Gertrude

    Gertrude, la tortue

    Tati Nanette vivait dans une demeure ancienne chargée de souvenirs et encombrée de livres, de bibelots rapportés de ses voyages et de mille autres objets glanés çà et là. Elle aimait y recevoir ses amis, mais aussi les enfants qui entraient toujours avec plaisir dans cette caverne d’Ali Baba. Ils y découvraient chaque fois un univers différent. Lorsqu’ils ne  s’accordaient pas un moment avec elle pour jouer quelques notes sur son vieux piano, ils s’asseyaient sagement autour de la table du salon pour dessiner ou bricoler des décorations pour Noël. Guirlandes, étoiles, menus et petits anges confectionnés avec de jolis papiers et des rubans multicolores enchantaient leurs après-midi.

    Jamais à cours d’idée pour offrir un peu de magie à ses visiteurs, Tati Nanette savait aussi leur transmettre sa passion pour les livres et les bandes dessinées. C’est sûrement chez elle qu’ils ont rencontré pour la première fois Titounet et Titounette, Petzi, ainsi que les adorables Sylvain et Sylvette.

    Parfois, l’un d’entre eux  venait lui demander de garder son petit animal de compagnie, et c’est toujours avec le sourire et avec grand plaisir qu’elle s’en occupait pendant les vacances de leurs petits maitres.

    C’est ainsi qu’un beau jour d’été, Gertrude, la tortue, est arrivée dans le vaste jardin, l’a visité de fond en comble et…s’y est plu ! Elle a donc décidé sur le champ qu’elle n’en sortirait plus. Elle était bien trop heureuse dans ce « paradis gourmand » envahi par les herbes aromatiques. Du matin au soir elle pouvait enfin se gaver de thym, de serpolet, de menthe et de cerfeuil. Hors de question pour elle de quitter cet univers enchanté. Elle avait découvert une super cachette sous les clapiers abandonnés recouverts de lierres où s’entremêlaient les ronces et les framboisiers. Dans cette forêt vierge qui l’entourait, elle aimait se dégourdir les pattes parmi les lupins, les marguerites et les coquelicots qui jouaient à cache-cache dans les herbes folles et les pissenlits. Parfois, elle se prélassait sur une pierre plate pour profiter des rayons du soleil lorsque Tati Nanette avait terminé son « tour de jardin » quotidien.

    Un beau jour Jérémy est revenu de son séjour en montagne. A peine avait-il terminé de raconter son merveilleux voyage à sa chère Tati Nanette qu’il s’est précipité dans le jardin pour à la recherche de Gertrude...

    -         - Voyons, voyons, où peut-elle se cacher ?

    Il l’a appelé en regardant partout, sous les herbes, parmi les fleurs et dans les bordures de buis dont il aimait tant le parfum. Il a tout fouillé, les bosquets et tous les recoins sans jamais la retrouver. Dans les jours qui ont suivi, il est revenu à plusieurs reprises pour terminer son exploration  et a fini par conclure qu’elle s’était simplement échappée.

    Les années ont passé... Jérémy a grandi. Il est parti à l’autre bout du monde pour son travail. Il est revenu, s’est marié, est devenu « papa »… et a fini par oublier sa tortue.

    Quant à Tati Nanette, elle est partie se reposer dans un foyer pour personnes âgées et sa maison a changé de propriétaire.

    Derrière leurs fenêtres, tous les habitants du quartier ont observé le va et vient des camions et la transformation de cette jolie maison de pierres en villa moderne. De leur côté débroussailleuses et tronçonneuses se sont relayées pour défricher le jardin et faire place nette pour accueillir une piscine.

    Un peu curieux et un peu nostalgique malgré tout, Jérémy venait régulièrement pour voir l’avancée des travaux. Un jour, son regard se fixa sur…

    -          - Oh ! mais je rêve ! C’est bien toi Gertrude ? Qu’est-ce-que tu fais là?

    C’était bien elle ! Chassée du jardin par de grosses machines en furie, elle s’était réfugiée près d’un petit muret sur le trottoir en face. Devenue énorme, elle avait bien du mal à se trainer et ne savait plus où aller. Elle commençait à sombrer, enfouie dans sa carapace, dans une profonde tristesse.

    Heureux de retrouver « sa » tortue, Jérémy la ramena dans son propre jardin où elle passe à présent son temps à grignoter les salades et les petits pois. Dès qu’elle entend Jérémy ou l’un de ses deux fils, elle vient tranquillement passer un peu de temps en leur compagnie.

    Illustré par Noah:

    Gertrude

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Ah ! comme il est grand...le pouvoir des mots...sur les maux et celui des mots...sur les maux !

    En voici quelques exemples...

    Des maux et des mots

     

    Pouvoir des mots (maux)

     

          Mon arrière-grand-mère était une femme tout à fait exceptionnelle et d’une force mentale incroyable. Je me souviendrai toujours des anecdotes que me racontait ma mère à son sujet. Petite bonne femme au caractère bien trempé (une bretonne !), et boulangère de métier (un métier difficile...surtout à l’époque), elle ne supportait pas la paresse et montrait l’exemple en transportant elle-même ses sacs de 100 kg de farine sur son épaule ... pour les monter par une échelle de meunier au grenier...Elle avait « ses têtes » comme on dit, et ne s’en cachait pas. Ma mère me faisait toujours rire lorsqu’elle me parlait de ses relations avec son gendre, mon grand-père. Elle ne l’aimait pas beaucoup (un bien brave homme pourtant)  et savait lui montrer en raccommodant ses chaussettes avec des fils voyants (du rouge pour des chaussettes bleues par exemple !)...pas toujours très commode, elle se montrait parfois...disons un peu « roublarde » et vers la fin de sa vie, elle prenait  un malin plaisir à refuser toute nourriture ...uniquement pour aller se plaindre de maltraitance auprès de ses voisins chez qui elle allait partager les repas.

    Tout cela pour dire, que sa vie, elle a su la choisir elle-même sans se soucier des autres. Et cela était valable même pour sa santé. Jamais malade, elle n’a jamais vu le médecin...Elle n’était pourtant pas infaillible et un beau jour, sa santé se dégrada et son visage fut marqué par une horrible « grosseur » qu’aujourd’hui on appellerait probablement une « tumeur cancéreuse ».

    Il n’était bien sûr pas question de « consulter » ou d’appeler le toubib ! Pas elle ! Elle devait malgré tout rester alitée, aussi chacun s’inquiétait sur son avenir et se préparait à une fin proche.

    C’était sans compter sur sa force psychique et ses connaissances innées sur le pouvoir de la pensée … Ma mère n’a jamais oublié les heures qu’elle a passées auprès  de cette femme...disons, autoritaire et exigeante. Elle semblait n’avoir confiance qu’en elle (peut-être parce qu’elle-même avait un caractère assez fort ! ) et lui « imposait » de venir à son chevet pour dire des ...prières qu’elle lisait chaque jour sur une sorte de bible...Ma mère s’exécutait sans sourciller sans penser un seul instant que ces textes pouvaient être d’un secours quelconque à mon aïeule....Pourtant, quelques semaines plus tard, elle recouvrit des forces et ...guérit complètement.

    Je pense sincèrement que cette guérison était due plus à la force de sa pensée qu’aux prières récitées par ma mère.

    Elle avait plus de quatre-vingt-dix ans lorsqu’elle quitta (volontairement) la vie...elle en avait assez et s’est laissée mourir de faim.

    Tout se passerait donc au niveau de la pensée ? ...d’où l’expression : « c’est dans la tête ! »

    Cet exemple prouve que nous avons probablement le pouvoir de « guérir » par la pensée....

    Nous savions déjà que par cette même pensée nous pouvions altérer notre santé, et cela semblerait « logique » que nous puissions « inverser la vapeur »

    La façon dont nous abordons certains événements, difficultés, soucis peut nous rendre malade. Ainsi ne dit-on pas  « j’en ai plein le dos » et porter réellement  sur soi le poids des ennuis, ce qui se concrétise physiquement par des douleurs réelles plus ou moins supportables ?

    De même, lorsque l’on a mal aux oreilles (en tant qu’adultes), c’est bien souvent parce qu’on ne veut pas entendre quelque chose de précis...mal à la gorge : problème de communication...

    Nos « maux » et notre santé sont donc étroitement liés à la manière dont on fait face aux aléas de la vie...soit !

    La force de la pensée est vraiment puissante.

    Les anecdotes suivantes montrent que l’on peut également se laisser « influencer » par les paroles (positives ou négatives) de notre entourage.

    Attention, ce premier exemple est une expérience à ne pas « reproduire »...

    Je tiens l’anecdote suivante de mon père, qui, lui était persuadé que tout se passe dans la tête. Il avait donc convaincu l’ensemble du personnel de l’atelier dans lequel il travaillait qu’une personne pouvait « tomber malade » simplement en lui « suggérant » cette idée. Leur cible, l’un des ouvriers, un homme charmant, travailleur, toujours ponctuel et surtout résistant, d’une santé de fer et n’ayant par conséquent jamais manqué une seule journée à son poste...Chacun à leur tour, ses collègues ont semé des petites « phrases assassines » dans son cerveau...du genre : «  Salut ! Oh quelle tête tu as aujourd’hui. Ça va ? », «  Tu as mauvaise mine ! Tu te sens bien ? » Ou « tu n’aurais pas dû venir, tu n’as pas l’air  bien » etc...

    L’homme en question, s’étonne, s’inquiète...se regarde dans le miroir des sanitaires, se trouve bien palot... et rentre chez lui...réellement malade !...

    Pas bien cette expérience!!!

    Après le pouvoir de cette pensée négative, voici une expérience inverse très commune:

    Toujours racontée par mon père :

    Il encadrait à l’époque une bande de jeunes en vacances. L’un d’eux se plaignait sans cesse d’un mal de tête et demandait à corps et à cris du paracétamol pour en venir à bout. Mon père finit par lui donner des cachets « placebo » ...Cinq minutes après, il avait cessé de se plaindre, participait aux activités avec entrain et se sentait parfaitement bien.

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  • Coucou les ti-loulous,

    Les soirs d'été, si vous regardez bien autour de vous, vous pouvez admirer le bal des chauves-souris...Elles s'élancent et se lancent pour attraper les moustiques...mais...où est Chauvoline???

    La prochaine histoire sera une histoire (presque) vraie...et inédite

    Bizatousssssssssssssss

    Chauvoline.

    Où est Chauvoline ?

         Bien emmitouflée dans sa confortable cape sombre, maman chauve-souris tarde à sortir de sa longue hibernation.

    Pendant ce temps, dans la forêt, la nature se réveille tranquillement. Les arbres frissonnent de plaisir en découvrant leurs nouvelles feuilles vert tendre, les oiseaux entament leurs mélodies estivales et les animaux sauvages inspectent ce décor enchanteur pour le présenter  à leur progéniture qui ouvre tout juste les yeux.

         Accrochée à la plus haute branche d’un chêne, la tête en bas, maman chauve-souris s’étire interminablement. La nuit vient d’envelopper toute la forêt de son voile brumeux, un peu mystérieux.

    Jusque-là, tout semble parfaitement normal…sauf que nous sommes en plein conte, et que cette forêt majestueuse dans laquelle nous nous sommes égarés est en fait peuplée de personnages imaginaires … et pas toujours bienveillants. Si on longe le sentier à droite du chêne séculaire où est toujours suspendue maman chauve-souris, on peut découvrir au loin, une petite cabane de bois aux planches disloquées. Si on s’aventure plus près encore, très lentement, et si on regarde par la fenêtre entourée de toiles d’araignées, on peut distinguer près d’une cheminée, une femme étrange qui prépare une potion malodorante dans un chaudron...vous l’aurez reconnue, c’est la sorcière Foldingue.

        Enfin réveillée et encore cramponnée à son socle de bois, maman-chauve-souris vient d’entendre l’appel de ses copines...

    Toutes se sont laissé tomber de leur point d’ancrage pour s’envoler aussi légères que des plumes, et s’empiffrer d’insectes qu’elles attrapent sans le moindre effort. Elles ont déjà commencé leur ballet fluide dans les airs et on ne voit plus que leurs ombres aller et venir avec une précision et une agilité incroyables.

       Les ailes déployées, maman chauve-souris tourne la tête à droite, vers sa fille Chauvoline...Elle n’est pas là...elle tourne la tête à gauche...pas là non plus !! Mais où donc est-elle passée ? elle ne sait pas encore voler !! Elle est trop petite !! Chauvolette (c’est le nom de cette maman) glisse le long de la branche et prend son envol à la recherche de son « bébé »

    Ses amies lui confirment ce qu’elle craignait : Chauvoline à disparu. Toutes tentent une explication plausible.

    -          - Elle a dû tomber, dit l’une

    -          - Elle s’est fait manger par chouquette, la chouette de la sorcière, affirme sa voisine en attrapant au vol un gros moustique.

    -          - La sorcière ! c’est ça ! s’exclame Chauvolette… et sans plus attendre, elle se dirige vers la vieille masure au bout de l’allée.

    Elle entre par la cheminée au risque de se brûler les ailes et s’agrippe aux cheveux filasse de Foldingue.

    -          - Que me veux-tu Chauvolette ? s’écrie la sorcière d’une voix rauque en essayant de dégager sa tignasse des griffes de maman chauve-souris

    -          - Où est ma fille ? je suis sûre que....

    -          - Calme-toi ! je sais où elle est ta petite peste. Elle est tombée par terre hier...Trop sympa, je l’ai prise avec moi pour la soigner. Elle était toute étourdie, alors je lui ai donné quelques gouttes de cette potion pour qu’elle reprenne des forces...mais....

    -          - Où est-elle ?

    -          - Attends, laisse-moi te raconter la suite. Elle....

    -          - Où est-elle ?

    -          - Tu me laisses parler ?...elle n’est plus là ! quand elle a avalé la mixture, elle s’est évaporée !!

    -          - Quoi ?

    -          - Heu...j’ai dû faire une légère erreur...

    -          - Mais enfin, tu vas me dire où elle est ?

    Très en colère, Chauvolette s’entortille dans les cheveux de la sorcière qui pousse un grand cri de douleur.

    -         Chauvoline est sortie de l’histoire ! A l’heure qu’il est, elle est devenue bien réelle...je l’ai vue dans mon miroir magique ! elle est avec Samira, une jeune femme formidable qui l’a soignée, bichonnée, dorlotée…Elle s’apprête en ce moment même à la relâcher dans la nature dans une....

    -          - Mais elle ne survivra pas toute seule ! fais-là revenir immédiatement.

    -          - Je ne peux pas

    -          - Si ! tu peux

    -          - Bon d’accord, mais c’est parce que c’est toi ! et parce que j’ai mal aux cheveux !!!

    Foldingue attrape donc son portable au fin fond de sa poche pour m’appeler... Comme c’est une de mes meilleures copines, je suis allée aussitôt voir Samira pour récupérer Chauvoline et la réintégrer dans le conte... Elle est à présent avec sa maman dans la forêt où elle prend place dans l’immense ballet des chauves-souris à la chasse aux moustiques.

     

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