• Coucou les ti-loulous,

    Jour particulier, histoire particulière...C'est en effet aujourd'hui l'anniversaire du permis de conduire de mon filleul...Pour fêter ça, voici l'histoire de Clémence (sa deuxième belle réussite)

    Bizatoussssssssssssssssss

    Clémence

     

    Clémence

    Pour terminer l’année scolaire en beauté, Clémence part avec toute sa classe voir une exposition de peinture dans un grand musée de la ville voisine.

    Enthousiaste et toujours très disciplinée, notre jolie petite blondinette est fascinée par les grandes toiles qu’elle aperçoit accrochées sur les murs blancs. Elle observe dans les moindres détails les œuvres des grands peintres et se laisse peu à peu distancer par tous ses camarades.

    La première salle est entièrement consacrée à l’art du cirque. Clémence compare les clowns de Bernard Buffet qui, malgré les couleurs vives et leurs expressions curieuses, lui semblent bien tristes dans l’ensemble ! A la vue de l’un d’entre eux, elle ne peut réfréner un fou rire : Avec son drôle de chapeau qui ressemble plus à un bateau qu’à un couvre-chef, ses deux espèces de cornes et ses yeux éteints, il a le toupet de lui tirer la langue ! Elle lui répond en l’imitant, et, l’espace d’un court instant, il lui semble qu’il s’en amuse en lui adressant un clin d’œil. Elle approche alors son index de son gros nez rouge :

    -          - Pouet pouet ! plaisante-t-elle en s’éloignant sans se rendre compte que le clown hausse carrément les épaules en soupirant.

    Plus loin, elle s’attarde un long moment, bouche bée, devant un  tableau très coloré et animé de Marc Chagall. Il représente une écuyère debout sur son cheval au milieu de la scène,  entourée de nombreux artistes. Elle est si gracieuse qu’une vague d’émotion l’envahit.  La jeune femme lui attrape alors la main et la fait entrer dans son univers. Ensemble, elles font deux, trois, quatre tours de piste sous les applaudissements chaleureux du public. Clémence réussit même à tenir en équilibre, et faire une roulade… sur le cheval.

    Quelques instants plus tard, elle est à nouveau dans la grande salle du musée à admirer équilibristes, jongleurs, musiciens et dompteurs sur les autres peintures…toutes plus attirantes les unes que les autres.

    La seconde salle est déserte. Les autres élèves ont déjà terminé la visite…Clémence ne compte pourtant pas partir maintenant puisque la danse est à l’honneur dans toutes les œuvres présentées…et là, c’est un domaine qui la passionne aussi énormément!

    Elle est complètement éblouie par ce qu’elle découvre ! Tout est mouvement, grâce, fluidité et beauté. Danseuses de flamenco dans leurs robes à volants superposés côtoient avec élégance petits rats de l’opéra et danseuses étoiles en tutus chatoyants.

    Ne sachant où donner de la tête, Clémence s’arrête devant une petite ballerine qui ajuste son chausson et fixe la scène. Elle ne voit qu’elle, perdue dans cette étoffe délicate qui s’étale autour d’elle, les épaules nues et les cheveux tirés en chignon…malgré ses yeux clos, elle perçoit une certaine souffrance sur son visage. Autour d’elle, tout semble flou….

    Soudain, elle recule d’un pas. Le décor s’impose à elle, mais….la danseuse a disparu !

    Abasourdie, elle s’apprête à sortir de la pièce pour rejoindre le groupe qui s’éloigne déjà, lorsqu’une main se pose amicalement sur son épaule…Elle se retourne et fait face à la jeune fille qui lui sourit affectueusement. Elle l’entraine avec elle dans un ballet extraordinaire

    Avec elle, elle danse telle une libellule, enchainant sauts,  entrechats, arabesques, pirouettes…et même pointes et grand écart…Elles virevoltent et s’élancent gaiement dans la salle, s’appropriant l’espace avec une légèreté prodigieuse. Un peu étourdie, Clémence apprend à son tour à la jeune danseuse quelques pas et figures de danses modernes…Le temps semble alors s’arrêter pour elles deux…

    -           - Clémence ! tu rêves ?? On n’attend plus que toi. Le car est prêt à partir !

    C’est la voix de l’institutrice qui lui tapote doucement sur l’épaule… Clémence reprend son souffle, ouvre lentement les yeux et quitte la salle.

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Texte inédit avec cette petite anecdote dont je suis particulièrement fière...

      A chacun son égo... Et vous ? avez-vous une expérience semblable à partager ?

    Déplacer les montagnes !

     

    Comment « Déplacer des montagnes »

        L’anecdote de l’armoire pleine déplacée le plus simplement du monde par les petits bras musclés d’une enfant en bas âge... l’expérience de la « table en chêne » soulevée du bout des doigts par la seule force de la pensée...Ces histoires nous font inévitablement penser que le pouvoir de l’esprit est immense...Il suffit d’y croire !!

        On  a en effet tous entendu parler du mental de certaines personnes capables de « déplacer des montagnes » à la seule force de leur volonté : Des sportifs qui ont réalisé des exploits aussi incroyables que de traverser la Manche à la nage, porter des voitures de 160 kg sur la tête (John Evans) ou battre des records avec un handicap. Je pense aussi à Johanna Quaas, cette gymnaste époustouflante de 86 ans que l’on voit régulièrement sur Facebook. Tous ces exploits font appel à une force physique exceptionnelle ou à une force mentale étonnante, comme le fait de vaincre la peur ou le vertige comme ces funambules qui voltigent au-dessus des chutes du Niagara par exemple.

    Y-a-t-il un mystère là-dessous ? Non, le mystère est en nous, en chacun de nous...Nous sommes, j’en suis convaincue, capables d’exploits plus ou moins importants selon notre mental, la force que nous mettons consciemment ou inconsciemment à relever des défis.

    Comme beaucoup d’entre nous et sans réaliser de telles prouesses, j’ai moi-même souvent essayé de me lancer des défis pour vaincre un terrible manque de confiance en moi... et en écrivant ces mots, je pense à une expérience qui m’a fait énormément de bien à mon moral...comme j’étais fière de moi à cette époque ! Et pourtant, c’est un tout « petit pas » bien banal.

    J’ai une dizaine d’années, et nous venons de passer nos toutes premières vacances en famille, un séjour de rêve dans un camping situé au beau milieu d’une magnifique forêt de pins au cœur des Landes. C’est là que je me suis aperçue que j’adorais ces petites maisons de toile et la vie au grand air, comme si c’était ma nature profonde. Chaque jour, nous allions nous baigner dans un cours d’eau où mon père essaie de nous  apprendre à nager. Quelques mouvements de brasse plus tard, nous terminons les vacances d’été à Quimiac avec notre mère pendant que notre père retourne au boulot...Ah ! Quimiac ! Encore un lieu que j’affectionne avec la plage à cinq minutes...l’occasion de continuer le perfectionnement en natation. Bon, c’est du barbotage...mais je suis très fière de moi...au point ou lorsque, quelques années plus tard, l’on nous propose de passer un brevet de natation, je m’inscris sans hésiter. J’ai dix-sept ans, mais je ne sais encore pas nager…A l’époque, le sport féminin est encore un peu, disons « tabou » - Si, si !

    -          Tu es folle ? tu n’y arriveras jamais, c’est en pleine mer ! Ma mère n’est pas rassurée, mais comme ma sœur ainée s’inscrit pour le 25m (elle nage mieux que moi bien sûr), elle accepte néanmoins que je tente l’aventure avec elle.

    -          Mais non ! c’est le 1000 mètres que je veux faire ! J’ai lancé cette phrase comme une boutade, une provocation,  mais je suis têtue (Si si !) et si je ne suis pas « prête » à relever le défi, je suis à présent obligée de le faire. Je l’ai dit !! (Têtue est en fait un mot faible ! je ne sais pas revenir en arrière quand je me lance un défi...)

    Ma mère est persuadée qu’au bout de 10 mètres je serai ramenée en bateau, mais elle me laisse faire, non sans me dire ce qu’elle pense. On m’a tellement rabâché ce qui était négatif en moi (mauvaises notes, manque de concentration, élève médiocre...), jamais le bon côté, et là, je crois que je veux prouver que je suis capable de faire quelque chose de positif...et donc JE SAIS  que j’irai jusqu’au bout !! Je l’ai dit et je ne veux pas passer pour quelqu’un de faible, encore une fois nulle.

    Je m’élance donc avec toute une équipe de nageurs dans une eau glaciale, accompagnée par les  méduses qui viennent d’envahir la mer (aujourd’hui, rien que pour l’une de ces deux raisons, je ne mettrai même pas un orteil dans les vagues !). Un quart d’heure plus tard,  les plus sportifs qui ont décidé de passer leur 3000 m prennent le large à leur tour...et me dépassent rapidement...Il faut dire que telle une tortue, j’avance très très lentement, surveillée de près, brasse après brasse, par deux charmants garçons dans leur zodiac. Super sympas les gars ! Ils ne m’ont pas lâchée, engageant même la conversation pour m’empêcher de flancher, m’encourageant de leur mieux…plaisantant parfois :

    -          Au fond, tu vas y arriver !!

    -          C’est ça…tout au fond même !!

     Bien sûr, à plusieurs reprises, ils me proposent de monter à bord...mais ils ont bien compris que c’est parfaitement  inutile d’insister (merci à ces deux anges gardiens !). Un vrai travail de fourmi...mètre après mètre je me démène sans faiblir...luttant contre le froid qui me transperce tout en.essayant de contourner les bestioles gluantes et transparentes… et je fini par arriver sur le sable au bout de une heure et six minutes (plus de temps que les nageurs de 3000m)....

    Je m’effondre littéralement sur la plage, mes jambes ne me tiennent plus ! Ma mère s’élance vers moi pour me couvrir et me frictionner...je suis gelée et de couleur verte !

    Mais quel bonheur !! Je l’ai fait ! Par la seule force de mon mental ! Un minuscule « exploit »

    Et vous ? De quoi êtes-vous le plus fier ? Vous acceptez de partager votre expérience ?

    Déplacer les montagnes ! Je l'ai retrouvé !!!!

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  • Coucou les ti-loulous,

    Aujourd'hui, c'est au tour de Mélissa de retrouver "son histoire" dans ce blog.

    Un peu du soleil de Madagascar ne fera de mal personne je pense !

    Bizatoussssssssssssss

    Mélissa

    Mélissa

    -         - Maki, maki, maki !!!

     Assise sur le sable à l’ombre du grand cocotier, Mélissa appelle son ami Timy. Elle n’a pas besoin de lever la tête en direction des longues feuilles du palmier pour savoir que le petit lémurien au pelage roux et blanc est à proximité. Elle sait bien qu’il la regarde fixement avec ses grands yeux un peu moqueurs, caché dans l’ombre.

    -          - Allez, viens Timy ! j’ai besoin de toi.

    Petite poupée café au lait avec de grands yeux noirs malicieux et une chevelure frisée qui lui encadre un visage tout rond, Mélissa, affiche, du haut de ses cinq ans, un caractère bien affirmé.

    Mélissa

    Le petit lémurien saute sur son épaule en enroulant sa longue queue autour de son cou. Elle le regarde avec douceur et lui souffle à l’oreille :

    -         -  Il faut absolument que tu m’accompagnes sur la plage de Nosy Sokatra. Princesse Sofia m’a confié une mission ultra secrète, urgente et importante.

    -          - Et quelle est donc cette mission ultra secrète, urgente et importante ? lui demande Timy, toujours très curieux.

    -          - Princesse Sofia m’a révélé en rêve que plusieurs enfants qui vivent sur cette île ont disparu la semaine dernière…J’ai tout de suite compris qu’il s’agissait de l’affreuse Tartalapraline. Il parait qu’un certain Louwenn, un petit vazaha, a réussi à la faire déguerpir du territoire français  pour l’envoyer chez nous… à Madagascar !  Il ne pouvait pas l’expédier ailleurs ? sur la lune où à Pétaouchnok !

    -          - Et toi ? tu veux qu’elle retourne en France ? c’est ça ?

    -          - C’est ça !

    -          - Et comment comptes-tu te rendre à Nosy Sokatra ?  interroge Timy en jetant un coup d’œil en direction de la plage…et au loin, vers la minuscule île que l’on distingue à peine.

    -          - C’est très simple ! Sokinetta  va nous porter sur son dos, et quand nous serons arrivés, il faudra prévenir tous tes amis de la forêt pour qu’ils nous aident à déloger la sorcière.

    -          - Sokinetta, la tortue ? On n’est pas arrivés !!!

    Mélissa

    Pendant la traversée, Timy, un peu inquiet, questionne son amie sur le plan qu’elle compte mettre en place pour accomplir sa mission :

    -          - Eh bien, je vais d’abord délivrer les enfants de l’emprise de la sorcière…avec ton aide bien sûr ! et celle de tes amis…et ensuite…ensuite…eh bien, je trouverai bien une idée. Tu me connais !

    -         -  Oooh oui !!!

     - Qui a dit que les tortues avancent lentement ? Peut-être lorsqu’elles se promènent sur la terre ferme, mais dans l’eau, je peux vous assurer que Florent Manaudou peut toujours s’accrocher ! 

    C’est donc en un temps record que Sokinetta, Timy et Mélissa accostent sur le  rivage de Nosy Sokatra et s’enfoncent rapidement dans la forêt ou  baobabs majestueux, katrafay et arbres du voyageur côtoient palmiers, lianes et orchidées sauvages.

    Pendant que Timy regroupe tous ses amis lémuriens, boas, couleuvres et papillons multicolores, Mélissa part à la recherche de la cachette de Tartalapraline.

    Elle avise un petit cabanon minable, construit de guingois avec des bois disparates, sans fenêtre, non loin de la grève. Elle s’approche et son petit nez tout rond ne la trompe pas : ça sent la vanille…ça, c’est normal ! Le chocolat…normal aussi !! Mais à cela s’ajoutent des arômes de miel, de confiture de fraise et de caramel. Ici, ce sont des parfums de jasmin, ylang-ylang et frangipanier qui devraient taquiner les narines de  Mélissa. Elle n’est pas dupe ! Tartalapraline est réfugiée derrière ces vieilles planches pourries. Elle s’écrie :

    -          - Ohé ! il y a quelqu’un ? 

    Comme personne ne lui répond, elle ajoute tout bas:

    -          - J’aimerais bien goûter à ce délicieux potage que vous préparez!

    Mélissa

    Aussitôt, une dame très laide, vêtue d’une longue robe en madras toute sale et d’un châle noir, se présente devant elle. Le visage à moitié recouvert par ses cheveux filasse, elle tord sa bouche dans laquelle n’apparait qu’une seule dent… et d’une voix un peu trop mielleuse, l’invite presque gentiment à venir s’asseoir à sa table pour lui offrir un grand bol de sa  pitance. Mélissa sait qu’elle finira par la retenir prisonnière comme les autres pour la manger quand elle sera bien dodue. Elle est malgré tout un peu effrayée. Elle appelle :

    -          - Maki, maki, maki !!!

    Timy et ses amis s’agrippent tous aux lianes et se projettent à l’intérieur de la bicoque où ils ne tardent pas à trouver les enfants, enfermés dans le sous-sol…Ils attrapent la clé que la sorcière tient serrée dans ses mains crochues, pour les délivrer. Ils sont si nombreux qu’elle ne peut rien faire.

    Survient ensuite une nuée de papillons aux magnifiques teintes rouges, vertes et jaunes qui voltige tout autour de Tartalapraline…complètement étourdie par tous ces insectes qui volent sous ses yeux,  elle tombe sur le sol… nez à nez avec une armée de boas et de couleuvres qui rampent lentement vers elle.

    Elle a une trouille bleue des serpents !!!!…Elle se relève d’un bond et court à toute allure vers la plage.

    C’est là que Sokinetta et ses amies l’attendent patiemment pour l’escorter jusqu’au beau milieu de l’océan atlantique où elles décident de l’abandonner pour retourner dans l’océan indien…

    ….Tartalapraline a dû nager des jours et des jours avant de retrouver les côtes bretonnes….

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    L'histoire de l'armoire qui se déplace seule n'était pas nouvelle, celle-là non plus, mais elle démontre que rien n'est impossible ...

    Si je la publie à nouveau aujourd'hui, c'est que dans le texte qui suivra (après-demain), je raconte des expériences (à la portée de tous) qui peuvent nous étonner nous-mêmes ...et que nous sommes capables de réaliser !! Nous pouvons être très fier(e)s de nous !!!

    Des meubles ....légers

    Des meubles en « bois plume » 2

    Après l’histoire de l’armoire qui se « déplace toute seule », voici une anecdote du même acabit avec une énorme table en chêne massif.

         Il y a de cela quelques années, voire quelques dizaines d’années. Allez, je n’ai pas peur de le dire : près de quarante ans se sont passés depuis cette soirée mémorable, mais ma mémoire est pratiquement intacte ! Oui, oui.

       Nous étions en vacances dans un petit village de Haute Savoie avec des amis très proches. Nous partagions tout : nos soirées, nos jours de détente, nos vacances, nos rires, nos joies, nos passions…enfin tout. Nous n’avions pas encore connu de peines ! Uniquement le bonheur de connaître l’insouciance de la jeunesse.

    Enseignants dans le même bahut, Jean et Bernard s’entendaient comme larrons en foire et l’on ne voyait jamais l’un sans l’autre. C est donc tout naturellement que nos deux familles s’étaient rapprochées…. Nous vivions vraiment ce que l’on peut appeler le « bonheur »

        Allons, allons, laissons de côté la nostalgie des jours passés, je ne vais pas m’étendre sur cette relation qui somme toute, était relativement simple. Je vais juste écrire quelques lignes sur cette mémorable soirée « tarot » durant laquelle notre conversation avait quelque peu viré au « surnaturel », ou plutôt au « pouvoir de la pensée » !

    Comme tout le monde, nous avions appris que nous n’utilisions qu’une infime partie de nos capacités, que nos facultés s’étendaient bien au-delà de ce que nous réalisions, et nous trouvions bien dommage de ne pas savoir comment « aller plus loin »

    -         le pouvoir de la pensée est infini ! c’est fou ce que l’on peut faire simplement en y croyant vraiment, nous affirma notre ami

    -         Que veux-tu dire ?

    -         Que tout est possible !

    -         C'est-à-dire ?

    -         Simplement que l’on peut vraiment déplacer des montagnes !!

    -         Oui, bien sûr ! c’est une expression pour dire que l’on peut toujours faire mieux ! toi, le prof, tu dois dire ça à tes élèves pour les inviter à se dépasser, c’est normal. Mais, c’est quand même limité, non ?

    -         Non ! il y a un exemple très simple que j’ai déjà vérifié avec des potes …Tiens, si vous voulez, on le fait ce soir.

    -         Allons-y

    -         Tu vois cette table ! eh bien, je vous garantie qu’avec Bernard, on la soulève tous les deux avec seulement deux doigts

    Mais bien sûr !! Une grande table comme ça ! En chêne massif en plus ! Tu as fumé la moquette ? J’essaie quand même machinalement de soulever un coin de la table (avec mes deux mains), elle ne bouge pas d’un chouia.

    -         Mets-toi de l’autre côté. On ferme les yeux et on se concentre…il suffit d’imaginer qu’elle est légère…allez, c’est parti

    Mon amie et moi les regardons en silence, complètement incrédules ! Les deux copains se regardent, ferment les yeux et placent leurs deux index sous la table…quelques secondes plus tard, on constate, non sans surprise que la table décolle de quelques millimètres (il ne faut pas exagérer non plus !)

    -         On peut faire encore mieux si vous n’y croyez pas…Tiens, ton fils, il pèse bien une quinzaine de kilos, non ?

    Et sans attendre la réponse, il prend notre fils dans ses bras et l’assoie sur la table…

    -         Allez, on recommence

    L’expérience est une nouvelle fois un succès !! La table se soulève une nouvelle fois ! avec un enfant assis dessus (comme si le poids seul de ce meuble n’avait pas suffi)

    Nous n’avons jamais retenté l’exploit…peut-être parce que le pouvoir de l’esprit fait un peu peur malgré tout.

    Avec le temps, je me demande quand même comment cette expérience a été possible !!

    Il n’y avait bien sûr aucun trucage !

    En écrivant ces lignes, je me dis qu’il est peut être temps de renouveler cela !! Après tout, c’est rassurant de se dire que l’on peut faire toujours plus !

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  • Coucou les ti-loulous,

    Et coucou Jade...Tu te souviens de "ton" histoire ??? La voici à nouveau si tu l'as un peu oubliée....

    Pour tous les autres, voici de gros gros bisous

    Jade dans la forêt

         Les bébés ne sont pas tous identiques lorsqu’ils naissent, il y en a des minuscules, des très gros, des tout fripés, de très beaux et d’autres moins…. Il y en a même un qui est né tout vert ! c’est pour cela que ses parents ont eu l’idée de l’appeler « Jade » !

    …. Non, je rigole ! Ce n’est pas vrai…Je recommence mon histoire…

    Elle n’était pas verte, mais comme la pierre fine et précieuse, Jade resplendissait, et au fil des ans, elle a pris le caractère à la fois solide et tenace de cette pierre…ce qui, bien sûr, est une grande force. Sans elle, jamais elle n’aurait pu sauver son petit cousin Tiago le jour où…..

      Nous sommes en plein mois de décembre dans une forêt de pins. Il fait froid et sombre. Jade tient la main de Tiago et lui conseille de faire attention où il met les pieds à cause des buissons d’épines et du houx qui pourraient le piquer et lui écorcher les jambes.

    -        -  Ça fait longtemps que l’on est parti de chez Mamy Edith. Tu avais dit 5 mn ! …je suis fatigué de marcher…je veux rentrer, se plaint le petit garçon.

    -         Tu exagères, c’est toi qui as voulu entrer dans la forêt pour suivre le petit écureuil et voir où il habite. On s’est quand même bien amusés  quand il s’est précipité sur une pomme de pin pour extraire les graines cachées à l’intérieur et les grignoter, assis par terre.

    En fait, Jade n’est pas très fière. Elle est partie sur un coup de tête pour « faire un petit tour » avec son cousin parce qu’elle perdait au jeu des petits chevaux. Sûr ! son Papy Philippe avait triché !! Cela l’avait énervée, vexée ! Maintenant, elle est perdue au fin fond de cette maudite forêt de conifères et elle ne sait pas trop quoi dire à son cousin.

    -          - Tu veux bien ramasser quelques pommes de pin pendant que je cueille ces jolies branches de houx. On pourra faire de jolies décorations pour Noël avec Papa. On les peindra en or et argent et on  enverra les photos à Mamie Jocelyne. Je suis sûre qu’elle voudra qu’on lui en apporte pour son sapin !

    -          - Non, je veux rentrer...j’ai peur !

    -          ' Il n’y a pas de quoi, je t’assures !

    C’est à ce moment précis qu’une gigantesque masse aux longs poils gris se plante devant eux. Les deux enfants lèvent la tête et aperçoivent deux yeux rouges gros comme des soucoupes qui les observent bizarrement...La créature ouvre en grand sa grosse mâchoire remplie d’énormes dents acérées qui semble vouloir les croquer !

    -          - UN  MONSTRE ! s’écrie Tiago en tremblant comme une feuille. Il aimerait s’enfuir en courant mais n’y arrive pas. Il reste planté devant cette horrible « chose » qui déjà, brandit ses deux pattes avant pourvues de terribles griffes  en direction des deux enfants.

    Jade sort de ses gonds.... Elle se poste juste devant son cousin pour le protéger et fait face au monstre en le fixant droit dans les yeux.

    -          - Tu ne me fais pas peur tu sais ! c’est pas une grosse patate comme toi qui va m’impressionner !

    Le monstre se met aussitôt dans une telle furie que l’on pourrait  entendre son rugissement à des kilomètres à la ronde.  Jade soutient toujours son regard avec une telle intensité que la « bête » se raidit sous son emprise, se transformant instantanément en bloc de pierre, semblable à un menhir.

    -          - Cours aussi vite que tu peux ! ordonne aussitôt Jade à son cousin. Il ne va pas rester longtemps immobile.

    Tous les deux, main dans la main, prennent leurs jambes à leur cou...droit devant eux, traversant la forêt de long en large, s’écorchant au passage, les jambes sur les ronces.

    A l’orée de la forêt, une large rivière leur barre la route. Sur la rive opposée, les enfants savent qu’ils peuvent rejoindre la maison de leur mamie. Jade regarde autour d’elle : pas le moindre pont, pas de passerelle, pas de barque , rien qui puisse les aider. Elle sent la panique l’envahir d’autant plus que les hurlements du monstre lui rappelle qu’il se rapproche dangereusement.

    -          - C’est là que j’interviens ! souffle une voix douce et mélodieuse juste derrière elle...Jade se retourne et se trouve nez à nez avec Elsa, la Reine des Neiges en personne, son héroïne ! Celle-ci s’approche du bord de la rivière, se penche pour transformer l’eau en glace.

    Jade et Tiago n’ont pas le temps de remercier Elsa qu’elle disparait  aussi vite qu’elle est arrivée...dans un halo de brume. Ils ne perdent pas une seconde et s’élancent pour patiner sur cette piste gelée.

     

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