• Bonjour tout le monde,

    Voici donc la suite du "mystère du noisetier" ...où nous emmène donc Jaune Rouge le moineau? Et quel est donc ce trésor?

    Le mystère du noisetier - 3

    Le  message  de  Jaune-Rouge

     

    -         Qu’est-ce que ça veut dire ? On n’a quand même pas fait tout ce chemin dans les broussailles pour ça ? s’insurge  Angélique

    -         Il doit y avoir une logique, tente d’expliquer  Sylvain.

    Mathis, quant à lui, examine avec attention la brindille lovée dans une étoffe de satin jaune et rouge.

    -         Bien sûr ! c’est une branche de noisetier ! Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit tout à l’heure : avec cette brindille les sourciers détectent les cours d’eau souterrains, les chercheurs d’or sont capables de découvrir des filons d’or, les….

    -         Oui, et alors, tu crois vraiment qu’on va s’amuser à chercher de l’or dans le ruisseau ? il n’y en a jamais eu ici, le coupe Sylvain

    -         Attend !... Je n’ai pas eu le temps de vous parler de cette légende que j’ai lu dans un très vieux livre. Elle raconte que la nuit de Noël, dans chaque buisson de noisetier, il y a une branche qui se transforme en rameau d’or. On dit aussi qu’elle est très difficile à obtenir parce qu’il faut la couper dans des conditions très précises et laborieuses,  mais que lorsque l’on réussit à la posséder, elle a des pouvoirs aussi puissants que celles des fées….

    Ses deux amis l’écoutent attentivement et pensent qu’il est sur la bonne piste…sauf que : cette brindille n’est pas en or !!

    -         Tu as vu, ce n’est qu’un bout de bois quelconque ! lance Sylvain en s’emparant brusquement du rameau.

    C’est alors qu’une chose incroyable laisse les trois amis sans voix. Dans la main du jeune garçon,  la brindille prend instantanément l’apparence d’une baguette en or brut, illuminant la cabane de mille minuscules étoiles scintillantes.

    Les enfants se figent de stupeur. Quand ils reprennent leurs esprits, le rameau a repris sa place dans le coffret que Sylvain  referme doucement en tremblant légèrement.

    A peine remis de ses émotions, Mathis propose à la petite troupe de se rendre à la bibliothèque pour rechercher le fameux livre de légendes anciennes qui doit certainement contenir le « mode d’emploi » de cette baguette magique.

    Mais auparavant, ils doivent impérativement rentrer chez eux car leurs ventres commencent à gargouiller…Il ne doit pas être loin de midi.

    Angélique indique le chemin du retour grâce aux rainures toujours présentes sur la feuille.  Et, tout comme à l’aller, elle peste contre les épines et les ronces qui lui écorchent les jambes, sous l’œil amusé des garçons.

    L’après-midi promet d’être très passionnante.

        Une lumière diffuse enveloppe la pièce dans laquelle se sont réfugiés les trois enfants. Absorbés par leur lecture, ils sursautent en chœur lorsqu’ils entendent sonner les cloches de l’église :

    -         Déjà 16 heures ? déplore Angélique. L’ouvrage dont tu nous as parlé a bel et bien disparu ! Et on n’a encore rien trouvé dans les autres !

    -         Si, si, écoutez ça ! lance Sylvain en suivant de l’index chaque mot d’une phrase dégotée dans un très vieux livre de magie recouvert de poussière: «Le rameau d’or est très puissant. Il permet à celui qui le possède d’exaucer son vœu le plus cher ainsi que ceux de ses amis. Mais attention : un seul par personne ! et ceci le temps d’une lunaison - de la pleine lune suivant son acquisition jusqu’à la suivante -…Ensuite, le rameau redevient brindille »  C’est tout ! On sait seulement que le temps est compté pour exaucer des vœux, mais on ne sait pas comment faire.

    Sylvain ferme le livre et le replace sur l’étagère du haut. Il poursuit en redescendant de l’échelle sur laquelle il était perché.

    -         Vous y comprenez quelque chose vous ? Si j’en crois Mathis, ce rameau n’apparait que la nuit de Noël, et nous sommes au mois d’août…Ensuite, C’est bien sur un noisetier que l’on peut repérer cette petite branche, mais nous l’avons découverte dans un coffret caché dans un chêne…Que faisait-elle là ? Si on ajoute à cela que le rameau d’or  n’exauce les vœux que pendant un mois, il faut croire qu’il n’a jamais été utilisé !!!  C’est quand même étonnant ! Non ?

    -         Oui, c’est curieux, ajoute Mathis ! Et cela ne nous donne pas non plus le mode d’emploi de cette « baguette magique »…Fais voir un peu le coffret !

    Lentement, Sylvain ouvre la boite contenant le trésor, jette un coup d’œil dans la salle pour s’assurer que personne ne les observe et prend la baguette dans ses mains, laissant s’échapper des myriades d’étoiles brillantes.

    Machinalement, Angélique tâte le carré de velours sur lequel reposait la brindille, et le sort de son écrin.

    -         Une lettre !! il y a un mot dans la boite ! s’exclame-t-elle

    -         Vite, ouvre-là lui demande Mathis

    -         Voyons, voyons…drôle d’écriture ! c’est écrit à l’encre bleu des mers du Sud…ça me rappelle quelque chose, mais je ne peux pas dire quoi

    -         Allez lis le message ! s’impatiente Sylvain.

    -         Voilà, j’y arrive, mais c’est bizarre !

    -         Allez, dis-nous ce qui est écrit

    -         C’est écrit : « 1- Il est impératif de tenir cette baguette pour exaucer son vœu. 2- Un vœu sollicité sous le coup d’une émotion ne pourra pas être annulé sauf par une autre personne qui sacrifiera son propre souhait. 3- le vœu doit être formulé après la formule magique. 4- formule : barakanougakaramelora »

    -         Génial ! donc  la formule c’est baraka ka quoi déjà ? Fais voir le billet Angélique !  J’ai envie d’essayer tout de suite moi ! s’exclame  Mathis, complètement excité.

    Il attrape la baguette et commence : ba ra ka nou ga ka ra me lo ra, je veux que …

    Sylvain le coupe net en lui posant un doigt sur la bouche pour stopper son élan

    -         Arrête, on n’a droit qu’à un seul vœu, n’oublie pas…il faut bien réfléchir avant de dire n’importe quoi. Et puis, on a un mois à partir de la pleine lune. C’est quand déjà ?

    -         Demain, le 22 août, répond Angélique qui vient juste d’anticiper la question en  regardant sur le calendrier accroché au mur. Et la magie opérera jusqu’au 21 septembre.

    -         Alors dès demain, on avise…Je crois que nous avons tous besoin d’une bonne nuit de repos.

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  • Coucou les ti-loulous,

    Je me suis rendue compte que je n'avais pas d'histoires ou de comptines pour les bébés...et pourtant, ils en ont tellement besoin ! Je me souviens que j'en "récitais" beaucoup en classe avec mes tout-petits élèves....

    Alors, je me suis lancée...

    voici deux petites "comptines" à mimer avec les doigts (pouce caché sous les autres doigts...lever les doigts les uns après les autres...avec ou sans dessins ou gommettes...)

    Bizatoussssssssssssssss

     

    Petit pouce dans sa cabane

    Comptines...

    Fabrique une sarbacane

    Comptines...

    En mangeant une banane

    Comptines...

    Il ira dans la savane

    Comptines...

    Pour y chasser les iguanes

    Comptines...

    Avec son amie Marianne

    Comptines...

    Et en voici une deuxième:

    Jolie frimousse...pour Monsieur Pouce

    Deux, trois kleenex...Pour mon index

    C'est une erreur...Monsieur Majeur

    Un pull mohair...pour L'annulaire

    Et le coq chante Kirikiki...au tout petit rikiki.

     

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Un phénomène étrange dans le ciel a été signalé dimanche par des habitants et des gendarmes de la région Pays de Loire....Je l'ai lu (peut-être comme vous) dans le journal d'hier (ci-joint l'article).

    ça me fait penser étrangement au phénomène que nous avions constaté il y a quelques années (un paquet d'années!!) dans le même ciel au-dessus de la côte atlantique ...Voici le récit.

    A bientôt.

    Phénomène étrange ...dans le ciel

     

    Drôle de balai nocturne

     

    Piriac !!! Que de joies, événements, péripéties et faits étranges demeurent à jamais liés à cette station balnéaire !

     J’ai souvent évoqué ce lieu, c’est vrai, je ne m’en lasse pas, et je vais encore raconter une anecdote qui s’est déroulée dans ce décor, ce havre de paix que j’affectionne particulièrement pour y avoir séjourné pendant de longs mois d’été. Parfois, j’ai l’impression d’y avoir passé la moitié de ma vie.

    Dès que les beaux jours reviennent, je ressens irrésistiblement le besoin d’y passer ne serait-ce qu’une journée pour me ressourcer, respirer l’air marin chargé de goémons et écouter le roulis des vagues qui se fracassent contre les rochers. C’est vital. Un peu comme le printemps apporte le renouveau, l’endroit où j’ai passé pratiquement toutes mes vacances en famille m’apporte une sorte de « renaissance » après une longue hibernation hivernale.

    Toute la « tribu » se rassemblait régulièrement sur ce terrain dès le début juillet jusqu’à la fin août (elle n’est pas belle la vie d’enseignants ?). Le soir, après un « tarot », une partie de belote ou un poker où j’étais capable de perdre une boite complète d’allumettes, il nous arrivait, ma sœur et moi, de nous allonger à même le sol pour observer les étoiles. Mon père en profitait pour nous apprendre à reconnaitre les constellations et la disposition des étoiles dans le ciel. Il nous était ainsi très facile d’identifier Venus, l’étoile du Berger, la toute première à faire son apparition. Cassiopée, la grande ourse ou l’étoile polaire située « au bout de la queue de la petite ourse n’avaient elles non plus, aucun secret pour nous…et c’était devenu une habitude, presqu’un jeu de découvrir et nommer les étoiles et constellations qui  illuminaient le ciel les unes après les autres.

      Un soir cependant, ma sœur qui était capable de scruter le ciel dans ses moindres détails durant des heures entières, nous interpella. Elle semblait fort intriguée par deux petits points lumineux, juste au-dessus du terrain. Elle nous en fit part, et, tandis que nous levions tous la tête en direction de ces deux « nouvelles étoiles », chacun s’amusa à donner sa propre version de ce que nous contemplions, non sans la  taquiner un tant soit peu :

    -           - « Ce ne sont que deux étoiles un peu plus grosses que les autres ! elles devaient être cachées derrière un nuage tout à l’heure»

    -           - « Sûrement pas, je viens de les voir arriver très lentement l’une vers l’autre » précise-t-elle

    -           - « Alors, ce sont des avions !...  ou des satellites… » riposte mon père

    -           - « Depuis quand les avions et les satellites s’arrêtent en cours de route ? »

    Tiens, c’est vrai ça, les deux points brillants semblent statiques. Son imagination lui joue encore un tour. Ces deux étoiles viennent de faire leur apparition et à force de rester le nez en l’air, ma sœur a cru les voir  « bouger ».

    Chacun s’apprête à retourner à ses occupations (pour ma part, je suis sur le point d’aller raconter une histoire aux enfants qui commencent à s’agitent dans leurs tentes…), mais nous sommes stoppés net par un cri légèrement étouffé :

    -          -  « Regardez !!! »

    De nouveau, nous levons tous les yeux vers la voie lactée bien visible ce soir…Plus un nuage ne semble la déranger

    -           - Vous avez vu ? les deux étoiles, comme vous dites, eh bien, on dirait qu’elles communiquent

    -           - N’importe quoi !

    On se moque un peu de la frangine, mais quand même, on ne résiste pas à la tentation de fixer ces deux points lumineux pendant un instant, et ce que l’on observe nous interpelle malgré tout. Il y a effectivement quelque chose d’inhabituel qui se déroule au-dessus de nos têtes. A tour de rôle, les deux ….les deux quoi au juste ? Disons les deux « objets non identifiés, émettent des signaux lumineux très brillants, en direction de leur homologue…un peu comme du morse. On dirait que ces deux « je ne sais pas quoi » se répondent

    Le manège dure de longues minutes pendant lesquelles nous tentons de trouver une explication plausible.

    -           - « C’est peut-être un code morse ? »

    -           - «Tout ce que je connais, c’est SOS : trois flashs longs, trois courts, trois longs », mais là, on dirait  des signaux de même intensité avec des espaces plus ou moins longs

    -           - Bip bip…bip bip bip…bip…bip

    -           - « Bizarre ! »

    -           - «  J’aimerais bien savoir ce qu’ils se racontent !  Dommage qu’on ne puisse déchiffrer ce code »

    Mon père, toujours prêt à donner une justification à n’importe quel phénomène déclare encore qu’il doit s’agir de deux astres devant lesquels passent de légers stratus ou des cumulus…Mais, c’est qu’il a de bons yeux le paternel ! Le ciel n’a jamais été si clair.

    L’un d’entre nous parle d’OVNI !  On n’y croit pas trop, mais il s’agit pourtant bien de deux objets volants (quoi que là, à l’arrêt !) non identifiés …on n’a pas dit des martiens non plus !  Quoi que !

    On reste ainsi, fascinés par ce spectacle lorsque brusquement, sans crier gare, les deux « objets », dans un même élan, traversent précipitamment la voute céleste tels deux flèches, plus rapidement que deux étoiles filantes…. Il n’a fallu quelques dixièmes de seconde pour qu’ils disparaissent totalement

    -           - « j’avoue, c’est quand même étrange ! » conclut simplement mon père

     

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  • Bonjour tout le monde,

    Et voici pour le deuxième volet du "mystère du noisetier" ...Un peu de magie pour ceux qui aiment lire.

    La suite dans trois jours.

    Le mystère du noisetier - 3

    Un drôle de trésor  

       Très attentifs, Mathis et Angélique écoutent le récit de leur ami tout en observant de très près les trois objets déposés sur l’herbe, près de la mare aux canards :

    -         C’est drôle cette histoire ! Tu crois qu’il s’agit d’un vrai trésor ? demande pensive, Angélique, tout en retournant la minuscule clé dans sa main.

    -         Je ne sais pas, mais toi qui passes tes matinées à la bibliothèque, tu n’as jamais lu un livre sur le sujet ? répond Sylvain en s’adressant à Mathis qui venait de se lever pour se dégourdir les jambes.

    -         Non, rien qui me rappelle de près ou de loin quelque chose de semblable…c’est très étrange…Quoi que….

    -         Quoi que …quoi ?

    -         J’ai lu quelque part que de tous les temps, les noisetiers étaient réputés pour leurs pouvoirs magiques, qu’à l’aide d’un petit rameau de noisetiers, les sourciers détectaient les cours d’eau souterrains et les sources, et que les chercheurs d’or découvraient des filons d’or, que ….

    Le mystère du noisetier - 3

    -         C’est ça !! S’exclame Sylvain. Réfléchissons. La magie, le noisetier, l’or, le cours d’eau que j’ai vu dans mon rêve…Tout  concorde !! jaune-rouge …

    -          Je ne sais pas ce que vous en pensez, vous, mais moi, j’aimerais bien approfondir la question et je suis prêt à tenter l’aventure, le coupe  son ami. Pour commencer, nous avons un plan sous les yeux, il faut l’étudier.

    La petite feuille de noisetier passe de main en main. Chacun examine de près chaque nervure, chaque tache de couleur sans dire un mot, et c’est la douce Angélique qui rompt la première le silence en suivant une ligne imaginaire avec son doigt sur la feuille:

    -         Regardez ! Je pense qu’il faut suivre le chemin le plus épais, celui qui a pour point de départ le pétiole, qui suit la nervure centrale jusqu’à la tache vert-marron et qui  part en zigzag en traversant les différentes taches de couleurs jusqu’au petit trou entouré de orange.

    -         Ça me semble pas mal confirme Mathis !! Mais on va le chercher où ce point de départ ??

    -         Près du noisetier ! Non ??

    -         Tu as raison Angélique, c’est ce qui me semble le plus logique acquiesce Sylvain…Allons-y !

    Les trois amis se mettent aussitôt en chemin sans plus se poser de questions…il y a une réponse qu’ils trouveront sur place.

    Le mystère du noisetier - 3

    Quelques égratignures plus tard, une nouvelle surprise les attend au pied du noisetier. Jaune-rouge est là, perché sur la plus haute branche. En les apercevant, il vole droit vers eux, frôle les cheveux de Sylvain et tournoie dans les airs jusqu’à ce que les enfants acceptent de le suivre…au cœur  des broussailles !!! Au grand dam d’Angélique qui commence à grimacer en voyant ses bras se couvrir d’épines.

    En longeant le ruisseau, les trois amis ferment les yeux ensemble, sans même se consulter au préalable. Ils découvrent alors que, exactement comme dans le rêve de Sylvain, ils perçoivent les doux murmures de l’eau provenant du ruisseau et d’une cascade toute proche.

    Le mystère du noisetier - 3

    Ils jettent un coup d’œil rapide sur la « feuille-plan », suivent la direction que leur indique Jaune-rouge et ne sont pas étonnés de devoir franchir un fragile pont de bois qui menace de s’écrouler à chaque pas. Ils  pénètrent ensuite dans la forêt de pins décrite par Sylvain quelques heures auparavant.

    Une sorte de vertige les envahit lorsqu’ils se  retrouvent tous les trois dans une immense clairière. Ils comprennent alors qu’ils vont continuer absolument seuls et « loin du monde » tout le reste de leur aventure. Ils regardent autour d’eux, et tout comme dans le rêve de Sylvain,  l’oiseau a disparu et seule une vieille cabane de bois apparait dans un recoin. 

    -          On  fait quoi maintenant ? demande, toute tremblante, Angélique. Elle n’en mène pas large, mais les garçons ne semblent pas plus rassurés qu’elle. C’est pourtant Mathis qui ouvre la bouche le premier :

    -          Et si on entrait pour voir !

     Les trois enfants s’approchent de la masure, jettent un coup d’œil  à tour de rôle par la fenêtre couverte de toiles d’araignées, et décident d’entrer. Elle est déserte. Des feuilles mortes et de la mousse tapissent le sol sur lequel une table de camping brinquebalante et trois chaises constituent le seul mobilier. Les enfants s’assoient autour de la table sur laquelle Sylvain dépose ses « trouvailles »

    -       Sur le parchemin, il est écrit : «  Pour découvrir le Trésor de Jaune-rouge, le moineau, suis le chemin jusqu’au gros chêne roux» …Mais, il est où ce chêne ? A part cette cabane, il n’y … 

    Sa phrase reste en suspens, stoppée net par le hululement lugubre d’un grand-duc.

    -         Un hibou ? En plein jour ? S’étonne Angélique

    Les enfants se regardent et sans se concerter sortent de la cabane en direction du cri qu’ils viennent d’entendre. Il s’agit sûrement d’un appel ! Ils contournent la bâtisse et se retrouvent nez à nez avec le grand-duc, perché sur une branche basse d’un vieux chêne, juste à l’orée du bois.

    Le mystère du noisetier - 3

    Caché par la cabane, ils ne l’avaient pas remarqué en arrivant. Ils s’approchent silencieusement tandis que l’oiseau s’éclipse dans un énorme creux formé dans le tronc de l’arbre, situé tout juste à un mètre du sol. Ensemble, les trois amis grimpent sur une grosse souche à moitié vermoulue et scrutent l’intérieur de la cavité. D’abord, ils ne distinguent que deux grands ronds jaunes lumineux encerclant deux billes noires – les yeux de l’animal – puis petit à petit, ils s’habituent à l’obscurité et leurs regards analysent les ombres qui se détachent dans ce décor insolite.

        Mathis est le premier à l’apercevoir, niché au fond de la cavité, à peine plus grand que la boite en plastique dans laquelle il range ses crayons de couleurs :

    -         Regardez !  S’écrie-t-il, tout excité par ce qu’il vient d’entrevoir.

    -         Le trésor ! s’exclame à son tour Angélique avec un grand éclat de rire.

    Les deux amis s’éloignent un tout petit peu pour laisser Sylvain s’approcher plus près, tendre le bras et retirer délicatement la cassette de cuivre brun-rouge.

    Fier comme Artaban, tenant précieusement le coffret entre les mains, il lance un regard victorieux en direction de Mathis et Angélique, et, à l’unisson, tous les trois laissent éclater leur joie. Ils se mettent à danser et crier des « Waouh !! », des « Super ! » et des « Génial ! » en se dirigeant vers le cabanon.

    Quelques minutes plus tard, les trois « compères » sont penchés au-dessus du coffret tandis que Sylvain s’empare de la minuscule clé d’or pour l’ouvrir.

    -         A la une….à la deux ….à la trois… ta-tam !

    Les enfants réalisent enfin ce que le « trésor » leur offre :

    -         OUPS !!!!

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  • Coucou les p'tits loups,

    Deux petits écureuils adorables Jimmy et Sammy

    Histoire pour les tout-petits

    Jimmy et Sammy

      Jimmy et Sammy

    Chut !!! Pas un bruit ! Regardez ! Là ! Au pied du grand chêne ! Vous voyez les deux jeunes écureuils roux qui s’amusent avec les feuilles déjà brunes, les brindilles et les glands ? 

    Jimmy et Sammy

    A quoi jouent-ils ?  A cache-cache derrière le tronc d’arbre ou à saute-mouton par-dessus les branchages ? 

    Je m’approche. Plus près…encore plus près. Le plus petit s’éloigne, mais son frère me regarde sans bouger. 

    Jimmy et Sammy

    Je m’approche encore et tend la main dans sa direction. Pas farouche le moins du monde, il pose son petit nez tout doux sur le bout de mes doigts, me chatouillant au passage avec ses fines moustaches. Du coup, c’est  moi qui n’ose plus faire un geste. Je reste immobile face à lui à l’observer. Il me fixe lui aussi avec ses grands yeux noirs, les oreilles dressées, et j’entends une petite voix cristalline me dire : 

    Jimmy et Sammy

     

    -         Je m’appelle Jimmy et mon frère Sammy…Comme c’est l’automne aujourd’hui, nos parents sont partis à la recherche de provisions pour l’hiver…Ils nous ont demandé de creuser un trou au pied de cet arbre pour y enfouir nos réserves…. Tu veux bien nous aider ? 

    Il semble si fragile et si jeune… et tellement adorable que je n’hésite pas une seconde…

    Jimmy et Sammy

    J’ai également laissé pour lui une grande assiette remplie de noisettes dans le jardin, au pied du noisetier (j’avais tout ramassé quelques jours avant !). Il a tout emporté dans le grand trou que nous avons fait ensemble. 

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