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    Belle journée à tout le monde..

    Demain, nous saurons enfin si les enfants et les lutins ont réussi à délivrer le Père-Noël ...et si nous avons une petite chance de voir nos petits souliers pleins de cadeaux mardi....

    Aujourd'hui, voyageons un peu du côté d'une ile que j'aime beaucoup : la Réunion

    Le petit Cardinal....

     

    Le petit cardinal qui voulait voir la neige

    Tout le monde sait, bien sûr, que  l’Ile de la Réunion est l’une des plus belles Iles du monde. Entourée par un océan d’un bleu intense, elle est dotée de paysages absolument magnifiques avec son volcan continuellement en activité, ses trois cirques exceptionnels et sa végétation époustouflante. Elle a aussi un aspect étrange qui  lui apporte un côté un peu magique. Elle est si envoûtante que les plus beaux oiseaux du monde sont venus s’y abriter. Ainsi, on peut y rencontrer de très nombreuses variétés aux noms très amusants comme le paille-en-queue, le tuit-tuit, le ti-coq, le tec-tec, le papangue, la zirondelle, le bellier ou la caille patate...et bien d’autres encore.

    J’ai souvent eu l’immense privilège de m’envoler vers cette merveilleuse Ile et j’avoue que je suis carrément tombée sous son charme. Un jour, lors d’une excursion, j’ai rencontré un cardinal, ce curieux petit oiseau tout rouge au bec bleu. Je dis « curieux » parce que, venant de Madagascar, il a si bien investi son espace qu’il passe généralement son temps à chasser ses copains...il lui arrive même de donner des coups de bec dans les fenêtres des habitations ou dans les rétroviseurs des voitures en pensant que son reflet est un congénère.

    Ce petit cardinal semblait bien triste, perché sur la branche d’un arbuste envahi par les fougères. Lorsqu’il m’a vue passer, il n’a pas bronché, se contentant de me regarder fixement. Il a juste ouvert le bec pour chanter… enfin pour émettre son petit cri aigu si caractéristique. Pas farouche pour un sou, il s’est laissé prendre en photo sans bouger d’un pouce. J’ai alors cru qu’il était mal en point, malade ou simplement qu’il n’avait pas le moral...pourquoi les oiseaux n’auraient-ils pas leurs « humeurs » comme nous, après tout ?

    -          - Que t’arrive-t-il gentil oiseau ? tu ne peux plus voler ? ton aile est cassée ? ...tu as peux être trop chaud ?

    -          - Il ne va pas te répondre ! se mit à ricaner derrière moi une vieille femme qui remontait de Mafate...C’est un oiseau !

    Surprise et vexée, je me suis vivement retournée vers elle. Elle semblait bien bizarre cette dame. Sans attendre de réponse, elle a continué à se moquer de moi et a ajouté :

    -          - Il attend la neige !

    -          - La neige ? ici ? mais il fait trop chaud !

    -          - Oh non !...il ne fait pas si chaud que ça dans les hauts ! Vous avez bien pris une petite laine, non ? et vous verrez, la température va encore chuter ces jours-ci.

    -          - Oui, mais de là à neiger !

    -          - Vous n’étiez pas là vous, il y a quelques années lorsque la neige a recouvert le Piton des Neiges et tombait à gros flocons tout autour. C’était si beau que tous les animaux de la Réunion se sont rassemblés au Piton de la Fournaise pour voir le spectacle... ils se racontent tous cette histoire de génération en génération. Tout le monde sait cela. Depuis qu’il l’a entendue, ce petit cardinal vient chaque jour sur cette branche pour voir la neige.

    Quand elle s’est éloignée, j’ai compris que cette femme était la grand-mère Kalle, la sorcière de Mafate...Sûr ! Elle lui avait jeté un sort à ce petit animal sans défenses.

    -          - Tu veux bien que j’attende avec toi, ai-je demandé au gentil oiseau. Des flocons blancs à cet endroit, ça doit être simplement magique !

    Il m’a fait un léger signe de la tête, et chaque jour, je venais lui rendre visite à la même heure, et je restais avec lui un bon bout de temps…et nous avons attendu, attendu....longtemps ! La veille de mon départ, il faisait tellement froid que j’ai bien failli ne pas venir...mais je pensais à ce petit cardinal qui lui aussi devait avoir bien froid sur sa branche. Je me suis dit que je n’allais quand même pas partir sans le revoir et j’ai  quand même grimpé la grosse colline....lorsque je suis arrivée...quelques gros flocons commençaient à virevolter dans le ciel...Le petit cardinal s’est envolé tout joyeux !

    Il neigeait !

     

  • Belle journée à toutes et à tous,

    La chance, en voilà un mot "étrange"...Quel rapport avez-vous avec elle? Vous arrive-t-il de "passer à côté"?

    Le texte qui suit n'est pas nouveau, mais que voulez-vous, l'inspiration n'est pas toujours au rendez-vous....

    Prenez bien soin de vous...

    Trois chiffres !!

     

    Chiffres magiques ?

       Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours cru aux signes du destin…et à la chance ! Allez savoir pourquoi ?

    Croire, oui, ça c’est sûr ! Mais suffisamment ? Ça c’est une autre paire de manches !

    Lorsqu’un « signe » se présente à nous... il faut probablement vraiment y croire pour qu’une « manifestation » se réalise

      Je ne suis pas très claire ? C’est juste ! Aussi, je pense, pour illustrer cela, à une petite anecdote qui s’est déroulée très très loin dans mon passé, alors que je n’étais qu’une enfant d’une douzaine d’années.

      Comme beaucoup de personnes de ma génération, l’éducation religieuse était souvent systématique à l’époque de mon enfance, et nous étions beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui à fréquenter les cours de « catéchisme ». Les prêtres ou les religieuses se chargeaient de cet enseignement avec une certaine fierté, dans une grande salle attenante à l’église...et parfois une personne civile complétait notre « formation » à son domicile une fois par semaine pour nous préparer à notre première communion où notre communion solennelle...Oh là là ! Comme c’est loin tout ça !

    Mais revenons à nos moutons (c’est un peu ce que nous étions !). Avec un groupe de jeunes, nous nous rendions chaque samedi après-midi chez une demoiselle très gentille, et je peux affirmer que j’aimais beaucoup cette heure passée avec elle et mes « copines ». Je voyais ce moment comme une petite pause dans mon quotidien, très agréable d’ailleurs. Je ne sais plus trop ce que l’on faisait : des coloriages et des découpages pour illustrer des belles phrases bien pensantes ? Des recherches d’idées pour être au top dans une vie parfaite ??... Oups ! Ce n’est pas ce qui m’a le plus marqué en tout cas puisque mes souvenirs s’arrêtent aux délicieux instants ou l’on se retrouvait dans la rue avec les copines pour se rendre joyeusement chez elle...et au moment où elle nous offrait une collation avant de retourner chez nous.

    Nous y voilà ! C’est là que j’interviens avec ma petite anecdote.

    Nous sommes exactement trois filles autour de la table puisqu’elle sort trois verres à limonade pour y verser un jus d’orange. Sur chacun d’entre eux, un dessin représente un cheval de course avec un numéro bien en évidence...par ailleurs, je sais que mon père épluchera le journal demain pour faire son « tiercé du dimanche », une habitude qu’il a prise avec un ami, et qui lui permet de passer un moment sympa avec lui avant le repas...machinalement, je note les numéros...est-ce un signe ???

    Le lendemain matin, mon père s’apprête à aller valider son jeu au PMU. Je sors 3 francs de ma tirelire (pas très pleine pourtant) et lui demande de jouer pour moi ces trois numéros.

    -          - Tu veux jouer ? mais ma pauvre fille, tu es en train de parier sur de vrais bourrins! Pas sûr qu’ils terminent la course !

    Je lui raconte « mon signe », ce qui le fait légèrement sourire... Il est bien trop « terre à terre » pour croire à ces foutaises. N’empêche qu’il prend quand même mes sous et me rapporte « le ticket ».

    Dans la soirée, je regarde sur le petit écran les résultats de la course...

    Faut pas croire, les miracles, ça n’existe pas ! Aucun des chevaux sur lesquels j’ai parié n’est arrivé dans les premiers...mon père avait raison !

    Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Le dimanche suivant, mon père me demande le plus sérieusement du monde :

    -          - Je joue tes numéros ???

    Je sais que s’il « étudie » un peu les probabilités d’arrivée des chevaux, il a aussi ses chiffres fétiches ! Il y a quand même une grande part de chance dans ces courses...j’hésite un peu, regarde le fond de ma tirelire. Il reste juste 3 francs… mais dimanche prochain, c’est la fête des pères...trois francs, ce n’est pas grand-chose (on n’a jamais eu beaucoup d’argent de poche !!!) mais si mes frères et sœur se joignent à moi, on pourra peut-être lui acheter une toute petite babiole avec ... J’ai trop besoin de mes trois francs...Et puis, c’est stupide, je ne vais tout de même pas me mettre à jouer ces chiffres jusqu’à ce qu’ils arrivent !!!

    C’est dommage ! Mon père aurait eu un bien beau cadeau pour sa fête ! Les trois chevaux sont arrivés et j’aurai eu le tiercé dans l’ordre ce jour-là !! Je me souviens encore de la somme que ce tiercé remportait, même si je ne me rendais pas compte à l’époque de son importance : 250 000 francs !!!

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  • Coucou les ti-loulous,

    Çà y est Gabriel! Ton poisson m'a inspiré et ton histoire est prête. La voilà ( A ce propos, les noms du poisson et de l'oiseau n'ont pas été choisis au hasard : Gob et Aile...)

    Je veux bien recevoir d'autres dessins pour écrire de nouvelles histoires ...Alors à vos crayons ! Le week-end approche ! ça vous laissera le temps...

    Bizatoussssssssss

    Gob et Aile Rouge

    Gob et Aile rouge

         Fier de son magnifique plumage rouge, le petit cardinal vole de branche en branche depuis le matin. Il vit sur l’Ile de la Réunion et  il n’en finit pas de découvrir de nouveaux paysages en se déplaçant d’un endroit à l’autre. Ses parents lui ont tellement raconté leurs propres voyages qu’il veut, lui aussi, s’aventurer sur les palmiers, les fougères arborescentes, les tamarins, les cryptomerias, les flamboyants ... et autres plantes endémiques. Il aperçoit bientôt les filaos dont il a tant entendu parler. Il parait qu’ils poussent sur les sols sablonneux près du littoral dans des sites à couper le souffle....

    Gob et Aile Rouge

    C’est justement là qu’il voulait aller : voir la mer et ses hautes vagues qui s’écrasent et se brisent lourdement sur la barrière de corail dans un flot d’écume mousseuse. Il se pose sur la cime de l’arbre et se laisse doucement bercer par le souffle léger de l’air.  Il observe un long moment cette agitation sauvage de la mer quand soudain, son regard se porte à l’avant de la barrière de corail. Sur cette petite plage, des baigneurs insouciants semblent suivre quelque chose (mais quoi ?) sous l’eau.  Curieux, il se décide à s’approcher du rivage, se pose délicatement sur un rocher suffisamment haut pour avoir une vue panoramique.

     Il est intrigué par deux jeunes enfants qui se font appeler Gabriel et Noah. Ils ont un masque sur le nez, et chassent en riant de drôles de  petits poissons à peine plus grands que lui, qui « volent » sous l’eau. Il en voit un magnifique s’enfuir près d’une roche.  Il l’interpelle :

    -          - Tu veux bien m’apprendre à voler sous l’eau moi aussi, joli poisson ?

    -          - Je ne vole pas, je nage, répond le poisson multicolore, moqueur...Et je ne m’appelle pas « joli poisson », mais Gob, parce que je gobe toute la nourriture qui passe devant moi.

    -          - Et moi, je me nomme  « Aile rouge » parce que ...

    -          - J’ai deviné, parce que tu es tout rouge !

    -          - Tu veux bien m’apprendre à nager ? demande Aile Rouge

    -          - D’accord, mais si tu m’apprends à voler ensuite.

    -          - Topé là, c’est d’accord ! On y va?

    -          - Pour commencer, il faut que tu plonges !

    Le petit cardinal plante son bec dans l’eau, mais le ressort aussitôt. Il fait un deuxième essai, se penche, se penche...et plouf ! Il tombe à l’eau. Cela amuse beaucoup Gob qui le voit ressortir tout penaud avec ses belles plumes toutes mouillées.

    -          - Je pense que le mieux, c’est que tu grimpes sur mon dos, lui dit-il...

    Aussitôt dit, aussitôt fait, Aile Rouge saute sur le dos de Gob qui ne tarde pas à s’éloigner à la vitesse de l’éclair.

    -          - Accroche-toi petit oiseau ! Nous allons surfer sur les vagues.

    Quel bonheur ! Pendant de longues minutes, les vacanciers n’avaient d’yeux que pour ce magnifique poisson aux couleurs chatoyantes, jouant et sautant dans l’écume, un cardinal sur le dos.

    -          - Allez, maintenant, à toi de m’apprendre à voler !

    -          - Pour commencer il faut que tu sortes de l’eau !

    Le joli poisson multicolore prend son élan et s’élance dans les airs. Mais plof ! Il retombe aussitôt dans l’océan ...il tente une nouvelle fois, mais rien à faire, il n’y parvient pas.

    -          - Je pense que le mieux, c’est que tu grimpes sur mon dos, toi aussi.

    Aussitôt dit, aussitôt fait, Gob saute sur le dos d’Aile Rouge qui ne tarde pas à s’envoler à la vitesse de l’éclair.

    -          - Accroche-toi petit poisson! Nous allons exécuter quelques voltiges aériennes et pirouettes dont tu me donneras des nouvelles !

    Quel plaisir ! Un peu étourdi par les figures acrobatiques d’Aile Rouge, notre petit poisson retourne quelques instants plus tard dans son élément, heureux par cette nouvelle expérience.

    Si un jour, vous allez vous baigner dans un lagon à la Réunion, peut-être y croiserez-vous les deux amis qui ne se sont plus quittés depuis ce jour...C’est d’ailleurs en les voyant s’amuser ainsi qu’une chanteuse a eu l’idée d’écrire cette mélodie :

    « Un petit oiseau, un petit poisson

    S’aimaient d’amour tendre

    D’un amour si tendre,

    Quand on est dans l’eau..... »

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  • Bonjour tout le monde,

    Hier, j'ai reçu un magnifique dessin de poisson que Gabriel a réalisé spécialement pour moi.

    Demain, vous le verrez avec "son" histoire...Il le mérite bien, ce poisson.

    Si vous aussi vous avez des dessins (ou des histoires) à me proposer, n'hésitez pas ...Je suis preneuse.

    En attendant, voici une histoire "véridique" qui s'adresse à tous (petits et grands" ....

    Juste un petit sourire pour débuter une nouvelle journée à la maison.

    Belle journée à tous

     

    Au feu !

     Au feu les pompiers

     

    « Au feu les pompiers,

    La maison qui brûle

    ...au feu les pompiers... »

       Cette anecdote surprenante est pourtant bien réelle. Elle  est arrivé il y a quelques dizaines d’années à un ami de mon frère qui habitait à quelques maisons de la sienne, dans un joli village tout près d’Herbignac. En écrivant ces mots, je m’aperçois que « Joli village » est un mot bien faible pour qualifier cet ensemble de chaumières aux murs de pierres ou glissent paresseusement des rosiers grimpants ou des glycines. Recouvertes d’un toit de roseaux comme on en rencontre un peu partout en Brière, elles sont entourées de massifs d’hortensias roses ou bleus comme leurs voisines bretonnes.

    J’en reviens à mon histoire. Pierre est à la retraite depuis peu, mais son engagement comme volontaire chez les pompiers est toujours d’actualité. Il peut donc être appelé à tout moment, de jour comme de nuit, et ne s’éloigne jamais très loin de son domicile.

    Ce jour-là, il  a décidé de s’occuper de son jardin. Il commence par ôter les mauvaises herbes qu’il entasse au centre d’un carré de terre pour les faire brûler. Tout va bien, il fait beau et il ne pense à rien d’autre qu’à ce petit moment de bonheur tout simple.  Soudain, il est surpris par le bruit strident de la sirène qui appelle tous les pompiers à la caserne. Apparemment, il s’agit d’un feu.

    Il rentre rapidement dans sa maison, prévient son épouse en enfilant son bel uniforme, se précipite au-dehors, monte dans sa voiture et arrive à la caserne en deux temps, trois mouvements. Il ne pose pas de questions et rejoint ses collègues dans le camion qui démarre aussitôt.

    Ses collègues lui expliquent rapidement la situation. Ils ont reçu un coup de téléphone alarmant d’un villageois qui vient de voir des flammes chez son voisin. Le feu risque de s’étendre au-delà de sa propriété. Ils se rendent donc dans ce village où le feu est en train de menacer ces charmantes demeures...Les toits de chaume, ça craint !!

    En chemin, Pierre s’interroge. Il vient de prendre la même route pour se rendre à la caserne et il n’a vu le feu nulle part....plus le camion roule, plus il se rapproche de son propre village....Bizarre, il doit s’agir d’un village plus éloigné. Il  pense qu’il aurait pu s’y rendre sans passer par la caserne.

    Finalement, le camion s’arrête....juste devant sa maison ! Le feu n’était autre que celui qu’il avait lui-même allumé pour brûler ses mauvaises herbes !!!

    Oups !!!

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  • Coucou les ti-loulous,

    Nous sommes mercredi aujourd'hui....donc normalement pas d'école à la maison.

    En plus, nous sommes le 1er avril...et ça, c'est plutôt rigolo....C'est le jour des poissons sous toutes ses formes...Alors, j'en ai un pour vous....ou plutôt une puisqu'il s'agit d'une drôle de sirène, moitié sirène- moitié grenouille

    Et vous ? Avez-vous des poissons pour moi (en dessin ou en histoire?) que je pourrai présenter dans ce blog????? A vos crayons !!!

    La Sirainette

     

        Il était une fois une adorable petite créature mi- sirène et mi- rainette qui avait comme particularité de posséder toutes les qualités, mais aussi tous les défauts de l’une et de l’autre. Cette Sirainette verte savait donc nager comme un poisson, s’accrocher aux arbres grâce à ses ventouses à l’extrémité de ses doigts...mais aussi…heu… chanter !!

    Comme vous avez dû le deviner, le chant n’était pas son point fort puisqu’elle alliait le chant des sirènes à celui des grenouilles... elle multipliait inévitablement les couacs ou plutôt les Coa..k coa..k, ce qui ne plaisait pas du tout, mais alors pas du tout à ses amies sirènes.

    Celles dont les chants mélodieux charmaient les marins pour les attirer au fond de l’océan, avaient honte de cette créature à la voix rauque. A cause de ces couacs qui posaient de gros problèmes dans leur chorale, et d’un commun accord, les sirènes n’avaient eu aucun scrupule à chasser notre petite Sirainette de son milieu d’origine : la mer....

    Depuis, elle vivait paisiblement sur les bords de l’Erdre, une magnifique rivière, majestueuse et sereine, bordée de belles demeures qui ne manquaient pas de lui rappeler les contes de fées.

    Elle s’en trouvait ma foi très heureuse, et lorsqu’elle ne rêvait pas du « prince charmant », elle passait son temps à jouer avec les animaux qui peuplaient les rives verdoyantes. Les canards, les poules d’eau et les oies l’aimaient beaucoup pour le courage dont elle faisait preuve pour aller leur cueillir des fruits sauvages sur les arbustes... sans se soucier des épines qui lui griffaient le dos.

     Les grenouilles s’amusaient beaucoup lorsqu’elle leur permettait de grimper sur sa queue de poisson recouverte d’écailles, pour se prélasser au soleil. Avec les poissons, elle participait à des courses de crawl et des épreuves de natation synchronisée...sa grâce, son élégance et sa souplesse dans cette discipline suscitait l’admiration de tous.

    Un beau jour d’été, un jeune prince qui habitait dans l’un des splendides châteaux qu’elle admirait tant, passa près d’elle avec son paddle. Elle sortait juste la tête de l’eau en secouant sa longue chevelure blonde pour laisser échapper de longs filets d’eau. Lorsqu’il l’aperçut, il tomba littéralement sous son charme. Il se retourna brusquement pour admirer cette étrange créature et perdit l’équilibre…Il se débattit, tenta de se redresser mais sans grand succès et plongea littéralement dans l’eau dans un grand « Plouf » ! Elle se précipita pour le rattraper et le hissa tant bien que mal sur sa planche:

    -         -  Oh ! tu es trop mignonne toi ! s’exclama-t-il en lui déposant un baiser sur le nez.

    Et hop ! Elle se transforma immédiatement en princesse charmante. Depuis ce jour, ils ne se sont plus jamais quittés....Ils ont même remporté le championnat du monde pour la pratique du Stand up Paddle.

    Plus tard, comme dans les contes, ils se marièrent et eurent deux beaux enfants, un garçon et une fille qui adorent jouer avec les grenouilles dans les mares...on ne sait vraiment pas pourquoi.

    De leur côté, les sirènes, à qui on a bien entendu raconté cette histoire, sont devenues « vertes » de jalousie…

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Alors c'est quoi votre programme aujourd'hui? Cuisine...couture ... sport ... jardinage?

    Pour ma part, je pense que je vais encore écrire un peu...ça détend bien...Voilà le résultat de ce que j'ai écrit hier...Que de souvenirs!!!

    Prenez bien soin de vous.

    La cuisine...

     

    La cuisine ne s’improvise pas...

     

        En cette période de confinement, on s’invente presque tous des tas de nouveaux talents pour occuper le temps à la maison (évidemment lorsque l’on n’est pas  en télétravail ou sur les devoirs des enfants)

    On voit sur les réseaux sociaux des tas de blagues (la plupart excellentes) qui nous permettent de bien commencer la journée sur un éclat de rire ...un peu de baume au cœur pour vaquer ensuite à nos « nouvelles » occupations, à savoir : jardinage, ménage, course à pieds sur la terrasse, step dans les escaliers, pompes sous l’œil attendri de Toutou, ski nautique dans la salle de bain, et...cuisine !! heureusement Laurent Mariotte est là chaque jour pour nous donner de précieux conseils.

     Bien coachée par mes enfants qui m’envoient presque chaque jour des photos de leurs nouvelles recettes, je m’y suis également remise (à la cuisine !) Et là, je suis tranquille, nous ne sommes que deux à tester mes nouveaux efforts...Il faut bien avouer que mes talents de cuisinière n’ont pas toujours été reconnus à leur juste valeur...C’est comme ça !

    J’ai pourtant essayé ! Au début de ma vie de couple je me souviens très bien avoir fait de mon mieux pour me lancer dans de nouvelles recettes. Un jour, satisfaite de mes premières réussites, je me suis lancée un plat hyper compliqué : un bœuf carottes. Pas facile et long...il faut quand même éplucher un gros tas de carottes et les couper en rondelles.

    Tous les ingrédients réunis dans la casserole, je me suis remise à ma préoccupation première : mes préparations de classe. Celles-ci me prennent un temps fou, mais j’aime mon travail et j’y mets tout mon cœur ....

    Nous habitons au deuxième étage d’un immeuble et soudain, je suis surprise par  des cris alarmants venant de la cour : Le feu !! le feu...je lève la tête et me précipite dans la cuisine pour regarder par la fenêtre. Qui crie donc comme ça ! J’ouvre la porte et suis immédiatement enveloppée dans un  nuage de fumée ...qui s’échappe par la fenêtre heureusement ouverte! Mon bœuf carotte !!! Flute ...il ne nous reste plus qu’à manger des pâtes !!!

    Bon, heureusement, j’ai fait quelques progrès et je peux en toute tranquillité reprendre mes efforts...mais la cuisine ne prend pas tout mon temps...et  en ces circonstances un peu particulières, il faut trouver autre chose :

    je me remettrai bien à la couture, comme le font certaines pour passer le temps, mais là encore, je n’ai jamais été assez perfectionniste....pourtant, je dois l’admettre, je travaillais assez bien dans les cours de couture. Bref, j’aime quand ça va vite...alors les finitions ...

    Encore un souvenir : Je ris encore lorsque je me revois demander à ma mère de faire une petite robe pour ma fille qu’elle garde pendant que je travaille. J’aimais tellement ses réalisations !! Elle, on peut dire qu’elle cousait et brodait à la perfection !

    -          - Pas de problèmes, m’avait-elle répondu. Donne-moi juste l’une de ses robe pour avoir les dimensions.

    Je ne me fais pas prier et lui apporte un modèle. Le soir-même, ma fille était heureuse de me montrer la magnifique petite robe qu’elle portait. Incroyable. Une seule journée pour réaliser un tel ouvrage !

    -          - Waouh ! c’est magnifique ! Tu as déjà terminé ! Superbe.

    -          - C’est vrai que c’est plus joli et mieux fini quand on le fait soi-même me répond simplement ma mère. Sur ce, elle attrape la petite robe que je lui ai apportée et se met à la détailler :

    -          - Tu as vu le col ? ça ne ressemble à rien ! Et les coutures ? C’est vraiment pas beau ! C’est fou ce que c’est moche ce que l’on achète de nos jours !

    Je l’arrête avant qu’elle n’en dise trop :

    -          - Oui, mais celle-là, c’est moi qui l’ai faite !

    OUPS !

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