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    Belle journée à tout le monde..

    Demain, nous saurons enfin si les enfants et les lutins ont réussi à délivrer le Père-Noël ...et si nous avons une petite chance de voir nos petits souliers pleins de cadeaux mardi....

    Aujourd'hui, voyageons un peu du côté d'une ile que j'aime beaucoup : la Réunion

    Le petit Cardinal....

     

    Le petit cardinal qui voulait voir la neige

    Tout le monde sait, bien sûr, que  l’Ile de la Réunion est l’une des plus belles Iles du monde. Entourée par un océan d’un bleu intense, elle est dotée de paysages absolument magnifiques avec son volcan continuellement en activité, ses trois cirques exceptionnels et sa végétation époustouflante. Elle a aussi un aspect étrange qui  lui apporte un côté un peu magique. Elle est si envoûtante que les plus beaux oiseaux du monde sont venus s’y abriter. Ainsi, on peut y rencontrer de très nombreuses variétés aux noms très amusants comme le paille-en-queue, le tuit-tuit, le ti-coq, le tec-tec, le papangue, la zirondelle, le bellier ou la caille patate...et bien d’autres encore.

    J’ai souvent eu l’immense privilège de m’envoler vers cette merveilleuse Ile et j’avoue que je suis carrément tombée sous son charme. Un jour, lors d’une excursion, j’ai rencontré un cardinal, ce curieux petit oiseau tout rouge au bec bleu. Je dis « curieux » parce que, venant de Madagascar, il a si bien investi son espace qu’il passe généralement son temps à chasser ses copains...il lui arrive même de donner des coups de bec dans les fenêtres des habitations ou dans les rétroviseurs des voitures en pensant que son reflet est un congénère.

    Ce petit cardinal semblait bien triste, perché sur la branche d’un arbuste envahi par les fougères. Lorsqu’il m’a vue passer, il n’a pas bronché, se contentant de me regarder fixement. Il a juste ouvert le bec pour chanter… enfin pour émettre son petit cri aigu si caractéristique. Pas farouche pour un sou, il s’est laissé prendre en photo sans bouger d’un pouce. J’ai alors cru qu’il était mal en point, malade ou simplement qu’il n’avait pas le moral...pourquoi les oiseaux n’auraient-ils pas leurs « humeurs » comme nous, après tout ?

    -          - Que t’arrive-t-il gentil oiseau ? tu ne peux plus voler ? ton aile est cassée ? ...tu as peux être trop chaud ?

    -          - Il ne va pas te répondre ! se mit à ricaner derrière moi une vieille femme qui remontait de Mafate...C’est un oiseau !

    Surprise et vexée, je me suis vivement retournée vers elle. Elle semblait bien bizarre cette dame. Sans attendre de réponse, elle a continué à se moquer de moi et a ajouté :

    -          - Il attend la neige !

    -          - La neige ? ici ? mais il fait trop chaud !

    -          - Oh non !...il ne fait pas si chaud que ça dans les hauts ! Vous avez bien pris une petite laine, non ? et vous verrez, la température va encore chuter ces jours-ci.

    -          - Oui, mais de là à neiger !

    -          - Vous n’étiez pas là vous, il y a quelques années lorsque la neige a recouvert le Piton des Neiges et tombait à gros flocons tout autour. C’était si beau que tous les animaux de la Réunion se sont rassemblés au Piton de la Fournaise pour voir le spectacle... ils se racontent tous cette histoire de génération en génération. Tout le monde sait cela. Depuis qu’il l’a entendue, ce petit cardinal vient chaque jour sur cette branche pour voir la neige.

    Quand elle s’est éloignée, j’ai compris que cette femme était la grand-mère Kalle, la sorcière de Mafate...Sûr ! Elle lui avait jeté un sort à ce petit animal sans défenses.

    -          - Tu veux bien que j’attende avec toi, ai-je demandé au gentil oiseau. Des flocons blancs à cet endroit, ça doit être simplement magique !

    Il m’a fait un léger signe de la tête, et chaque jour, je venais lui rendre visite à la même heure, et je restais avec lui un bon bout de temps…et nous avons attendu, attendu....longtemps ! La veille de mon départ, il faisait tellement froid que j’ai bien failli ne pas venir...mais je pensais à ce petit cardinal qui lui aussi devait avoir bien froid sur sa branche. Je me suis dit que je n’allais quand même pas partir sans le revoir et j’ai  quand même grimpé la grosse colline....lorsque je suis arrivée...quelques gros flocons commençaient à virevolter dans le ciel...Le petit cardinal s’est envolé tout joyeux !

    Il neigeait !

     

  • Bonjour tout le monde,

    Voici une toute nouvelle histoire "inédite" comme promis hier...Elle sort tout juste du four !

    Bien belle journée à tous

    Petite fille sauvage

    Petite fille sauvage

     

    Certains soirs après l’école, Mathias parcourt un long chemin à travers bois et longe un ruisseau pour se rendre à son cours de musique. Il aime regarder la surface lisse sur laquelle les arbres se penchent pour admirer leur reflet. Lorsqu’il traverse le petit pont de bois qui l’enjambe, il sort le petit caillou qu’il a glissé dans sa poche et le lance au loin, juste pour brouiller cette image trop parfaite.

    Ce soir, il fait déjà presque nuit et le vent glacial de l’hiver lui gifle le visage. Machinalement, il remonte son col et allonge le pas. C’est à ce moment précis qu’il l’aperçoit pour la première fois. Elle aussi l’a vu. Elle détourne le regard et se sauve, aussi rapidement qu’une biche effrayée, dans la petite cabane à moitié cachée par un bosquet de peupliers.

    -         Bizarre, pense-t-il, je pensais que cette petite bâtisse était abandonnée, elle est trop disloquée et minuscule pour que quelqu’un puisse y vivre.

    Il n’a fallu que quelques secondes, juste le temps d’entrevoir le visage apeuré de la fillette, pour que Mathias décide brutalement de « sécher » son cours et de la suivre. Elle a l’air si fragile et menue dans cette petite robe légère malgré ce froid poignant. Qui est-elle ? Comment est-elle arrivée là, dans cet endroit désert ?

    Malgré lui, il s’éloigne de la rive et se dirige sans bruit en direction de  la masure qu’il contourne. A quelques mètres, il lui semble entendre quelques mots suivis d’une toux rauque et d’une sorte de gémissement. Il s’approche plus près et jette un coup d’œil discret à travers une fente délaissée entre deux planches de bois disjointes. Il distingue nettement la tignasse désordonnée de la fillette, penchée au-dessus d’une sorte de  lit de camp où git une vieille femme. Elles semblent seules dans cet abri de fortune uniquement meublé de cartons et de vaisselle sommaire.

    Mathias sait qu’il ne doit pas les déranger, ni leur signifier qu’il les a surprises. Il aimerait juste pouvoir les aider un peu, sans savoir vraiment comment faire. Pour le moment, il s’éloigne de quelques pas, s’assoit à même le sol et dégage son violon de son étui. Il dépose la tête de l’instrument dans sa main gauche et fixe doucement la mentonnière entre son menton et son épaule. Avec une infinie délicatesse, il frotte alors les cordes avec son archet pour jouer son morceau favori. Il a été si troublé et ému par la scène qu’il vient de découvrir que la mélodie qui s’en échappe semble plus harmonieuse et aérienne que tout ce qui lui est arrivé de jouer jusqu’alors...Il replace ensuite son violon dans son étui, et comme il est venu, il reprend le chemin de sa maison. Il est loin d’imaginer que le morceau qu’il vient de jouer a profondément bouleversé la vieille femme. Son visage s’est brusquement illuminé et d’une voix douce, elle s’est exclamée :

    -         Oh ! comme c’est beau ! cette musique  me fait tellement penser à ton grand père. Je me souviens de ce bal de fin d’année...c’était il y a si longtemps ! Quand je l’ai vu pour la première fois, l’orchestre jouait cet air-là. Ton grand père est venu vers moi pour m’inviter à danser. On ne s’était jamais quitté depuis...Pourquoi est-il parti sans moi ?

     

    Ce soir-là, en rentrant chez lui, Mathias n’a pas caché à sa maman qu’il n’était pas allé à son cours de musique. Il lui a raconté ce qu’il avait vu dans la vieille bâtisse abandonnée. Pour toute réponse, sa maman l’a pris tendrement dans ses bras. Le lendemain il n’avait pas classe, alors elle lui a tendu un panier rempli de nourriture pour qu’il le porte à la vieille femme et cette enfant.

    Sur le chemin, Mathias chantonne en balançant légèrement le panier. Il est si heureux d’aller porter le grand bol de soupe préparé par sa maman, ces gâteaux et ces beaux fruits qui redonneront sûrement le sourire à cette jolie petite fille sauvage.

    Cette fois, il frappe faiblement à la porte et n’attend pas qu’elle s’ouvre. Il repart très vite pour ne pas déranger. Il ne verra pas la porte s’ouvrir doucement quelques instants plus tard pour laisser passer une petite main toute égratignée par les ronces, habituée jusqu’alors à ramasser les baies sauvages. Il ne verra pas non le visage réjoui de la jeune fille qui regarde son aïeule manger avec un réel appétit. 

    Chaque jour, pendant près d’un mois, il apporte ainsi un panier rempli de victuailles, quelques vêtements ou des couvertures, toujours aussi discrètement....Au fond de lui, il aimerait bien parler avec cette enfant dont il ignore tout, sauf qu’elle est bien jolie avec ses grands yeux en amande et cette longue crinière blonde ondulée. Il sait aussi qu’elle se prénomme Mélanie parce qu’il a entendu sa grand- mère l’appeler hier, entre deux quintes de toux.  Il attend le bon moment...quand elle sera décidée. 

    Ce jour-là justement, tandis qu’il arrive les bras chargé d’une lourde couette, Mélanie l’attend devant la cabane. Elle est en larmes !

    -         C’est ma grand-mère ... elle a beaucoup de fièvre et je ne sais plus quoi faire. Il lui faudrait des soins à l’hôpital, mais nous n’avons pas d’argent, dit-elle entre deux sanglots.

    Mathias n’hésite pas une seconde et appelle les secours avec son portable. En attendant l’ambulance, la fillette se confie. Elle raconte comment sa grand-mère et elle se sont retrouvées à la rue après la mort de son papy. Sans travail et sans argent, elles ne pouvaient plus payer le loyer. Un jour, une dame austère, vêtue d’un tailleur sombre et coiffé d’un horrible chignon est venue pour l’emmener... Mais elle refusait d’être séparée de sa mamy... Elle s’est débattue de toutes ses forces pour lui échapper lorsqu’elle a tenté de l’enlever de force. Elle ne se résignait pas à laisser seule sa grand-mère qui l’avait élevée. Depuis deux ans, elles se cachent dans les bois et dans les maisons inoccupées.

    -         Ça  y est, ils arrivent, s’exclame Mathias en voyant la voiture de ses parents suivie d’un long véhicule blanc surmonté d’un gyrophare.

    Le plus naturellement du monde, les parents de Mathias ont invité Mélanie à aller vivre chez eux.  Les deux enfants  se  rendent chaque jour à l’hôpital pour rendre visite à la vieille femme dont la santé ne s’améliore guère…

    Mais aujourd’hui, nous sommes en plein cœur de l’hiver et l’on peut voir les flocons tourbillonner derrière les vitres de la chambre. La vieille femme, prend la main de sa petite fille et lui parle tendrement :

    -         Je sais que Mathias est pour toi comme un frère, et que ses parents prendront bien soin de toi. Ils m’ont confié qu’ils veulent t’adopter prochainement. Je peux partir tranquille. Tu seras très heureuse à présent.

    Puis, elle s’adresse à Mathias avec douceur :

    -         Je tiens à te remercier pour tout ce que tu as fait pour nous deux. Aujourd’hui, il est temps pour moi de rejoindre mon cher époux...Mais avant, j’ai une dernière faveur à te demander...j’aimerais que tu rejoues pour moi cette jolie mélodie qui m’a tant bouleversée lorsque tu nous as aperçues la première fois dans cette petite cabane de bois.

    Mathias dégage tranquillement son violon de son étui, et se met à pincer les cordes avec une infinie douceur. Les notes qui s’en échappent sont si belles et si surprenantes qu’un voile transparent et vaporeux  semble envelopper la pièce entière. A travers ses larmes,  Mélanie distingue alors nettement la silhouette de son grand-père qui se détache pour se diriger vers le lit. Il s’approche de sa grand-mère  pour l’entrainer dans une dernière valse.

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  • Coucou les ti-loulous,

    Le froid pointe le bout de son nez, et avec lui les gros rhumes....Que se passerait-il si le Père-Noël prenait lui aussi froid malgré son gros manteau de fourrure rouge???

    Je crois que je le sais...Voyez vous mêmes.

    Demain, une histoire "inédite".

    Père-Noël enrhumé

    Le Père-Noël est enrhumé !

     

    -          - Ah ah atchoum! Atchoum!

    Depuis ce matin, le Père Noël n’arrête pas d’éternuer. Son nez a pris une jolie couleur rouge pourpre et doublé de volume. Les yeux larmoyants et un grand mouchoir de coton à la main, il annonce à la Mère Noël :

    -           - Cette année, je ne peux pas sortir pour faire la distribution des jouets...je  suis trop enrhumé !! je reste dans mon lit ! Et, en disant ces mots, notre bon gros bonhomme en pyjama rayé rouge et blanc rabat sa couette jusqu’à ses yeux.

    -           - Ah non ! certainement pas ! gronde maman Noël en tirant vivement sur la couette. Lève-toi et prépare-toi...les enfants seront très malheureux  s’ils ne trouvent pas leurs cadeaux dans leurs souliers.

    -           - Ah atchoum ! Je vais leur envoyer un mail ou un sms pour les prévenir que je passerai dès que je serai rétabli ! En janvier, ça ira mieux.

    -           - T’es sérieux là ? Mais tu délires complètement, mon pauvre homme. C’est hors de question ! Sors de ton lit, prend une bonne douche, une tisane chaude avec du miel et du thym, et monte sur ton traineau !

    Toujours charmante, maman Noël prépare également une potion de sa composition à base de plantes apaisantes et énergisante à son mari. Elle lui conseille d’en prendre quelques gouttes, mais seulement s’il se  sent un peu stressé ou trop fatigué avec ce rhume qui ne passe pas !

    -          - Cela va te détendre. Je te laisse le flacon, mais n’en prend pas trop, cela risquerait de t’énerver !

    Ce soir –là, le Père-Noël part donc comme d’habitude avec ses centaines de cadeaux sur son traineau. Heureusement, rennes et lutins connaissent le chemin par cœur. Arrivé chez Alexandre et Gabriel, il ouvre la porte avec son double de clés, entre sur la pointe des pieds et se dirige doucement jusqu’au sapin....mais, au moment même où il s’apprête à déposer les jouets dans les baskets des enfants, un énorme éternuement retentit dans la maison :

    -          - Ah ah atchoum !

    Réveillés dans leur sommeil, Gabriel  et Alexandre  descendent l’escalier en se tenant par la main. Ils stoppent net au milieu de l’escalier

    -          - Oh ! le père-noël !

    -          - Chut ! ne dites à personne que vous m’avez vu...retournez  vous coucher !

    Évidemment, les enfants veulent rester avec lui, lui parler, voir les cadeaux, et tout et tout ...forcément ! Le père-noël est obligé d’utiliser sa poudre magique pour les endormir et va lui même les reconduire dans leur lit...il dépose les jouets, débouche le flacon que lui a donné  la Mère Noël et en avale quelques gouttes….c’est trop bon ! Il en reprend un petit peu…pour être sûr d’aller mieux.

    Il continue sa tournée et arrive chez la gentille Jade qui a bien du mal à s’endormir cette nuit-là...Elle aimerait tellement le voir ...au moins une fois !

    Et voilà que notre Père-Noël arrive à grands fracas, ouvre la porte sans même s’assurer que tout le monde dort, se met à éternuer... et bien sûr il se trouve nez à nez avec Jade !

    -          - Chut ! lui dit-il, normalement tu ne devrais pas me voir...mais vois-tu, je suis si enrhumé que je me dépêche...j’ai hâte de retourner chez moi. Il se met à rire et dépose ses paquets, laissant Jade, les bras ballants devant le sapin. Lorsqu’il remonte sur son traineau, ses lutins ne se gênent pas pour dire ce qu’ils pensent de son attitude un peu…bizarre.

    -         Il ne faut pas que les enfants te voient. Tu le sais pourtant, depuis le temps ! Tu n’as pas regardé par la fenêtre avant ? et puis, tu n’as pas été très gentil avec Jade !

    Le père-noël est un peu fâché, il n’aime pas trop les reproches, et puis, il sent la fatigue revenir, et ce maudit rhume qui l’embarrasse  terriblement ! Il attrape la fiole et avale encore deux ou trois gorgées de ce délicieux nectar.

    -          - Mais, qu’est-ce-que tu fais ?

    Pour toute réponse, le père-noël éclate d’un rire joyeux...

    -          - Ça y est ! ça va beaucoup mieux...j’ai une de ces pêches !! Drôlement efficaces ces plantes de la mère noël ! Allez en route les lutins !

    Et voilà notre gros bonhomme hilare, il n’arrête pas de se tordre de rire! Il continue ainsi sa tournée et n’arrête pas de faire des bêtises. Chez Lounis et Noah, il se cogne lourdement contre une table, puis contre la cheminée, et renverse le chocolat que les enfants lui avaient préparé près du sapin ; chez Ewenn, il se trompe dans les paquets, et dépose des poupées et un landau. Il arrive chez Justine et Lucile et saisit de gros paquets !

    -          - Elles vont être contentes...ce sont de gros cadeaux !

    Il n’a même pas pris le temps de regarder le nom sur l’étiquette, mais je crois qu’il s’agissait d’un grand train électrique destiné à un petit voisin... il continue ainsi toute la nuit. Heureusement que les lutins réparent ses sottises au fur et à mesure, sinon Matilde aurait eu un gros chien blanc dans ses souliers (un gros bouledogue qui n’aime pas les chats par-dessus le marché)

    Lorsque la tournée est enfin terminée, les pauvres lutins sont sur les genoux, les rennes n’arrêtent pas de se marrer, et la Mère Noël est très en colère :

    -          - Jamais plus je ne te confierai mes potions! un vrai gamin ! On ne prend pas n’importe quoi comme ça ! Tu as de la chance...ce n’est pas dangereux, mais je crois qu’à présent tu vas bien dormir avec tout ce que tu as avalé!!!

    Et effectivement, à peine installé sur son fauteuil, le Père Noël s’écroule littéralement et se met à ronfler bruyamment....Si vous tendez l’oreille, vous pourriez presque l’entendre.

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Voilà ! Noël approche et nous nous posons (presque) tous cette fameuse  question :

    - Que vais-je offrir à ma belle mère, ma grand-mère ou mon petit neveu??? Un livre ? une boite de chocolats ? une boule à neige????

    Et bien, voici un conseil : Suivez votre intuition...Ne cherchez plus et l' IDÉE viendra toute seule....Voici quelques anecdotes qui m'ont un peu bluffée dans ce domaine.

    Quel cadeau choisir?

     

    Le sable magique

        Tout comme l’histoire du livre en 3 D, cette petite anecdote se déroule quelque temps avant Noël. Encore une occasion pour moi d’écouter ma «  petite voix intérieure ». Transmission de pensée une nouvelle fois ? Je ne sais pas, mais cette deuxième histoire est assez troublante...et tellement similaire à la précédente.

    Ça s’est passé il y a quelques jours, je n’ai donc aucune chance de transformer la réalité.

    Mon frère qui a quitté la France depuis bien longtemps, vit depuis plusieurs années maintenant à Madagascar avec son épouse et sa fille...Nous sommes allés les voir il y a trois ans, et depuis, j’attendais de les revoir avec impatience. Il faut dire que les contacts avec ce pays sont relativement difficiles...mis à part le téléphone (et encore pas dans tous les endroits !)...le courrier passe mal...et les colis !!! N’en parlons même pas. Je lui ai envoyé des agendas pour Noël dernier...et il les attend encore un an après !! Le prix que j’ai payé à la poste pour lui faire parvenir (avec en surplus les taxes et tout le tralala...) est largement justifié par le voyage qu’il a effectué (plus de six mois avec séjour prolongé à Mayotte !!!) ...En ce moment, il dort dans un bureau de poste de Nosy Be.

    Tout cela pour en venir au vif du sujet : Comment faire un cadeau pour Noël à ma petite nièce sans passer par la poste ?

    Cette année, c’est relativement simple, puisque nous avons eu la chance d’avoir la visite de nos « petits malgaches » dernièrement à Nantes!! Nous avons enfin pu rattraper un peu du temps perdu et passer de bons moments ensemble, visiter le château, les machines de l’Ile, les parcs, le Nid au sommet de la Tour de Bretagne...et les boutiques.

    Entre les balades, j’ai remarqué que ma petite nièce aimait beaucoup les livres d’images qu’elle choisissait avec attention pour nous les faire lire, et qu’elle jouait souvent avec les jeux de memory, les cubes et le sable magique. Je n’ai que l’embarras du choix, quoique je sache qu’elle a une légère préférence pour ce dernier aussi malléable que la pâte à modeler et tellement agréable au toucher.

    Aussi, lorsque mon frère me demande de l’emmener dans un grand magasin pour choisir quelques jeux pour le Noël de sa fille (il faut avouer qu’il y a quand même plus de choix ici qu’à Nosy  Be), j’en profite pour mettre dans mon charriot un coffret contenant quelques pots de sable de couleur...puis j’hésite, je le repose...je le reprends, compare avec les autres boites...non ! Celle-là devrait lui plaire...je la montre à mon frère qui me dit que c’est parfait !!! ...pas pour moi, je ne sais pas pourquoi mais je le garde dans les mains le temps des courses, je le regarde, regarde encore...et finalement je vais le reporter dans le rayon. Pourquoi ????

    Mon frère termine ses achats,  ravi d’avoir trouvé ce qu’il souhaitait. De mon côté, je ne dis rien, mais je suis mal à l’aise. Je n’ai pas mon cadeau et je suis un peu nauséeuse (un peu comme dans l’histoire précédente)...Pourquoi est-ce-que je n’ai pas pris cette boite ??? C’est du sable magique pourtant !

    A ce stade de l’histoire, j’ai beaucoup de mal à expliquer ce que je ressens : je m’en veux de ne pas acheter ce que j’avais choisi au préalable sans savoir pourquoi ! J’ai l’impression de ne pas réussir à prendre une décision pour des banalités. Je me sens un peu nulle...et ça me poursuit toute la soirée. Ce n’est pourtant qu’une formalité : je prends ces foutus pots de sable et basta !!!

    Le lendemain, à l’occasion d’une autre sortie, je m’arrête au supermarché proche de chez moi pour regarder une nouvelle fois dans le rayon des jeux, et je vois le même coffret que la veille....encore plus abordable au niveau du tarif...Voilà, ça doit être pour cette raison que j’hésitai...quoique c’est stupide. Bon, je le mets dans mon panier...je regarde les autres boites...rien qui m’attire vraiment...je me dirige donc vers les caisses, enfin !!...et me ravise ! Non ! Décidément, je ne peux pas acheter ce coffret...j’aimerais en fait trouver une quantité suffisante de sable pour le modeler plus aisément (trois petites boites de couleurs différentes, ce n’est pas pratique !)

    Je retourne dans le rayon et là ! Je la vois ! Une boite de sable magique couleur beige, (le triple du poids de l’autre), et surtout avec des moules du personnage préféré de ma nièce : la reine des neiges !!! Je ne savais même pas que cela pouvait exister...D’un seul coup, je me sens superbement bien...comme si je venais de faire un exercice hyper difficile ou si j’avais gagné un concours...C’est le cadeau parfait !!!

    Je rentre à la maison avec le sourire et donne discrètement le cadeau à ma belle-sœur pour qu’elle le cache dans ses valises !! C’est pour Noël.

    Elle n’en revient pas. Pendant mon absence, sa fille à fait sa commande au Père-Noël :

    -          - Je veux du sable magique avec la Reine des Neiges a-t-elle seulement demandé.

    J’avais une chance sur combien de tomber juste ?

    Et elle, ou a-t-elle vu que ce modèle existait ? Pas à Madagascar, pas ici non plus (elle ne connaissait même pas ce jeu de modelage avant qu’elle trouve celui des enfants !) et pas sur les innombrables catalogues de jouets que nous avons reçus à la maison....Je les ai tous regardés de A à Z après son départ, et cet article ne s’y trouve pas!!!!!

    Pire ! Elle a fait sa demande au moment même où je découvrais moi-même cette boite (je précise que j’avais déjà fouillé le rayon sans voir cette boite et qu’elle n’est pas sur le catalogue du magasin !)

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  • Bonjour tout le monde,

    Çà y est ! On parle de Noël partout ! sur les affiches, dans les prospectus que nous recevons deux ou trois fois par semaine, dans les magasins qui proposent chocolats et jouets par milliers...et à la télévision qui re (visionne) des films de Noël... parfois pour enfants....en plein après-midi !!!

    Alors voilà pour nous quelques histoires de Noël en attendant le bon vieux gros bonhomme rouge.

    Et pour commencer, l'une de celles que je préfère ....pour ceux qui ne la connaissent pas encore....pour les autres, très très bientôt, une histoire inédite.

    Bonne journée...Bises

    La petite danseuse

    La petite danseuse étoile et le pompier

         Quelle était jolie Marie avec ses grands yeux bleus en amande et ses longs cheveux blonds tirés en arrière, emprisonnés dans un diadème …Quelle grâce et quelle légèreté quand elle virevoltait sur la pointe des pieds dans son tutu blanc cousu de fils d’or et d’argent. On aurait dit une frêle libellule qui voletait au-dessus d’un lac.

       Toute petite déjà, elle rêvait d’être danseuse et ne manquait jamais un cours à l’école de danse où sa maman l’avait inscrite. Elle étonnait ses professeurs qui n’avaient aucun mal à lui enseigner les pas les plus compliqués et les plus difficiles à réaliser, et ils ne tardèrent pas à  lui demander de plus en plus de concentration et de discipline. Cette petite avait un don qu’il fallait exploiter au maximum.

       Marie ne reculait devant aucun effort et elle travaillait sans relâche. Toujours souriante, elle réalisait des prouesses sans jamais se plaindre, si bien que très vite, elle fit ses premiers pas sur scène à l’opéra de Paris comme « Petit rat ».

        Là encore, il lui fallut plusieurs années d’un travail acharné et continu, de souffrances physiques même. Elle devait toujours aller au-delà de ses capacités pour atteindre la perfection absolue.

        Mais rien ne l’arrêtait…Ce qui comptait pour elle et surtout pour ses professeurs, c’est qu’elle devienne une « danseuse étoile ». Ce qui finit bien sûr par arriver.

       On  la réclamait alors dans toutes les villes de France et de l’étranger et elle enchaînait les galas avec grâce sans jamais se lasser. Passionnée et apparemment infatigable, elle était capable de danser à Marseille un soir et de s’envoler pour l’île de la Réunion au petit matin…juste pour un spectacle... et le plaisir de danser.

        Toujours à la recherche d’une performance idéale, elle finit par ne plus penser qu’à la danse, sans tenir compte d’une petite douleur apparue un beau jour au niveau de sa cheville, une sensation bizarre qui l’accompagnait de plus en plus souvent lors de ses nombreux galas et qui parfois même la  réveillait en pleine nuit.

       Mais voilà ! Ce qui devait arriver arriva : un beau jour d’été, lors d’une représentation du « Lac des Cygnes » de Rudolf  Noureev sur une grande scène parisienne, la petite ballerine, épuisée, s’effondra sur le sol avec une horrible fracture de la cheville. On entendit une énorme exclamation dans la salle tant la consternation était grande…Puis plus rien…le silence.

        Ce  jour-là… la petite danseuse étoile perdit son étoile…et tout autour d’elle sembla s’écrouler !!! Ses espoirs et ses rêves.  Ses larmes coulèrent lentement sur son visage et rien ne put les arrêter.

       Très pessimistes, les médecins ne comprirent pas vraiment son désarroi et lui conseillèrent de stopper net la danse, de choisir une autre carrière.

         Marie s’enferma dans sa tristesse et retourna dans sa famille avec ses parents et son jeune frère qui essayèrent en vain de la réconforter. Ils lui témoignèrent beaucoup d’affection et lui affirmèrent sans trop y croire eux-mêmes que sa douleur morale finirait par disparaître en même temps que sa douleur physique.

        Inconsolable, elle s’isola complètement pendant quelques temps et se dit que finalement rien ne pourrait plus jamais la rendre heureuse. Son sourire avait disparu, mais pas sa gentillesse…et elle chercha un nouvel emploi.

       Elle accepta un travail dans un grand magasin de jouets en se disant que dans ce milieu, elle pourrait au moins rencontrer des enfants à qui elle pourrait donner un peu de sa tendresse. Elle les aimait tellement !

        Les jours passèrent, les semaines et puis les mois. Le printemps fit place à l’été, et l’été à l’automne. Dehors, les arbres prirent de jolies couleurs rouges, oranges, ocres et marron et les feuilles tombèrent une à une en tournoyant sur le sol…Marie regardait le spectacle de sa fenêtre mais n’avait pas le cœur à s’attendrir sur tant de beauté ! Elle souffrait toujours de sa cheville et ne sortait jamais sans ses béquilles.

    Quelques temps plus tard, ces mêmes arbres se retrouvèrent complètement dénudés et le ciel gris annonçait un hiver précoce. La neige se mit à tomber et les arbres s’emmitouflèrent dans un épais manteau blanc…Noël approchait.

        Les bûcherons allèrent couper de jolis sapins pour décorer les maisons et les appartements. Ils s’enfoncèrent le plus loin possible dans la forêt à la quête du plus grand, du plus beau, du plus majestueux des arbres. Quand ils le virent, ils l’abattirent avec leur hache avec la plus grande des délicatesses et l’installèrent sur la grande place du village.

     Les habitants le découvrirent avec bonheur et s’empressèrent d’apporter de quoi le décorer. Les uns revenaient chargés de guirlandes multicolores, d’autres de boules scintillantes ou de bougies,  d’autres encore de friandises et de fruits qu’ils disposèrent sur les branches du grand sapin.

          Les parents de Marie lui demandèrent si elle voulait elle aussi participer à ce grand événement et elle accepta en dissimulant sa souffrance au fond de son cœur. Elle accrocha elle-même  une grande quantité de petits jouets entre les aiguilles de l’arbre de Noël.

      La veille du grand jour, tout le village se rassembla au pied du grand sapin pour chanter Noël, jouer, raconter des histoires, et passer un bon moment ensemble avant de réveillonner en famille. Les enfants firent une grande farandole autour de l’arbre et les grands les regardèrent s’amuser et rire avant l’arrivée du Père Noël.

        Un peu en retrait, Marie contemplait le spectacle tout en fixant l’étoile retenue à la cime du sapin. Ses yeux se remplirent de larmes et tous les habitants tournèrent vers elle leur attention. Ils comprirent son chagrin et d’un commun accord, pour lui changer les idées, ils lui demandèrent d’allumer les bougies placées sur l’extrémité des branches, avant de terminer la soirée sur une dernière chanson.

       Le spectacle était fabuleux et chacun resta un moment sans voix, émerveillé par tant d’éclat et de splendeur…

       Soudain, l’une des bougies se décrocha, tomba sur la branche du dessous qu’elle enflamma…le feu se propagea à une vitesse incroyable sans que personne ne put faire quoi que ce soit…On entendit des cris venant de toutes parts, des plaintes…et ce fut le branle-bas de combat. Tous les habitants se sauvèrent en attrapant la main des enfants qu’ils entraînèrent le plus rapidement possible dans la salle municipale ou un chocolat chaud et une brioche les attendaient.

        Seule au milieu de la place, Marie contemplait la scène en  observant au sommet de l’arbre l’étoile brillante qui scintillait de plus en plus sous l’effet des flammes, et elle resta immobile sans se soucier du danger qui déjà la menaçait.

       C’est alors qu’un pompier venu de nulle part, fit son apparition avec son camion. Il s’empressa d’éteindre les flammes avec sa lance, jeta un coup d’œil rapide en direction de Marie et déploya sa grande échelle pour aller cueillir l’étoile. Il l’attrapa doucement et descendit les barreaux très lentement. Il s’approcha alors de la petite danseuse pour  lui déposer son présent au creux de la main.

        Marie sentit alors une immense chaleur l’envahir et elle dévisagea l’homme tout habillé de rouge qui venait de lui offrir ce cadeau. Elle  comprit aussitôt qu’il ne s’agissait pas seulement d’un pompier…il semblait très âgé et portait une immense barbe blanche. Ses yeux souriaient et elle lui rendit son sourire…. Puis, avant même qu’elle ait pu le remercier, il disparut comme il était venu.

        C’est à ce moment précis que tous les habitants se rendirent compte que Marie ne les avait pas suivis et qu’ils se dirigèrent vers les fenêtres de la salle municipale pour l’appeler.

    A leur grande surprise, ils virent le sapin à nouveau joliment décoré comme si rien ne s’était passé. Il semblait même plus beau qu’avant avec de longs fils d’or qui l'enveloppaient et des paillettes argentées qui brillaient de mille feux…A ses pieds, des centaines de cadeaux emballés dans de jolis papiers chamarrés et ornés de gros rubans rouges et bleus, attendaient les enfants…

    Mais le plus incroyable se produisit alors, les laissant muets d’admiration : La neige commençait à virevolter dans le ciel et avec elle, une gracieuse danseuse étoile, légère comme une plume évoluait en réalisant de magnifiques pirouettes sur le tapis blanc qui déjà recouvrait le sol.

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  • Coucou les ti-loulous,

    Voici vos derniers dessins réalisés par Candice, Malo, Pierre, Clémence Avril, Rosane et Cloé...Tout comme la sorcière "Fédébétiz", j'ai un peu mélangé les histoires que vous m'avez racontées, et voici un drôle de résultat.

    Bizatoussssssssssssss

    Histoires d'enfants- suite et fin

    Dans la forêt, Fédébétiz prépare une potion magique pour faire sortir un volcan de terre. Le voilà qui s'élève dans les airs, énorme, puissant...il entre en éruption. Il commence à gronder et cracher des flammes énormes, plus longues que celles du dragon. Effrayée, la sorcière s'enfuit dans une fusée

    Histoires d'enfants- suite et fin

    Elle s'élève très haut dans le ciel et demande aux nuages de souffler très fort sur le feu...mais le vent qu'empirer les choses...les flammes prennent de la puissance...Fédébétiz demande alors aux nuages de se transformer en neige...mais ce n'est pas suffisant...

    Histoires d'enfants- suite et fin

    Il fait encore beaucoup trop chaud, alors Fédébétiz utilise ses pouvoirs magique pour faire apparaître une cascade d'eau qui se déverse sur l'ensemble des sorcières....elles disparaissent alors et ne reviendront que dans un an...Ouf!!!

    Histoires d'enfants- suite et fin

    Enfin tranquille , Fédébétiz retrouve sa copine...elles s'enfuient sur leurs balais après avoir transformé quelqu'un (mais qui ?) en crapaud.

    Histoires d'enfants- suite et fin

    Et voilà !!!

    Histoires d'enfants- suite et fin

     

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