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    Belle journée à tout le monde..

    Demain, nous saurons enfin si les enfants et les lutins ont réussi à délivrer le Père-Noël ...et si nous avons une petite chance de voir nos petits souliers pleins de cadeaux mardi....

    Aujourd'hui, voyageons un peu du côté d'une ile que j'aime beaucoup : la Réunion

    Le petit Cardinal....

     

    Le petit cardinal qui voulait voir la neige

    Tout le monde sait, bien sûr, que  l’Ile de la Réunion est l’une des plus belles Iles du monde. Entourée par un océan d’un bleu intense, elle est dotée de paysages absolument magnifiques avec son volcan continuellement en activité, ses trois cirques exceptionnels et sa végétation époustouflante. Elle a aussi un aspect étrange qui  lui apporte un côté un peu magique. Elle est si envoûtante que les plus beaux oiseaux du monde sont venus s’y abriter. Ainsi, on peut y rencontrer de très nombreuses variétés aux noms très amusants comme le paille-en-queue, le tuit-tuit, le ti-coq, le tec-tec, le papangue, la zirondelle, le bellier ou la caille patate...et bien d’autres encore.

    J’ai souvent eu l’immense privilège de m’envoler vers cette merveilleuse Ile et j’avoue que je suis carrément tombée sous son charme. Un jour, lors d’une excursion, j’ai rencontré un cardinal, ce curieux petit oiseau tout rouge au bec bleu. Je dis « curieux » parce que, venant de Madagascar, il a si bien investi son espace qu’il passe généralement son temps à chasser ses copains...il lui arrive même de donner des coups de bec dans les fenêtres des habitations ou dans les rétroviseurs des voitures en pensant que son reflet est un congénère.

    Ce petit cardinal semblait bien triste, perché sur la branche d’un arbuste envahi par les fougères. Lorsqu’il m’a vue passer, il n’a pas bronché, se contentant de me regarder fixement. Il a juste ouvert le bec pour chanter… enfin pour émettre son petit cri aigu si caractéristique. Pas farouche pour un sou, il s’est laissé prendre en photo sans bouger d’un pouce. J’ai alors cru qu’il était mal en point, malade ou simplement qu’il n’avait pas le moral...pourquoi les oiseaux n’auraient-ils pas leurs « humeurs » comme nous, après tout ?

    -          - Que t’arrive-t-il gentil oiseau ? tu ne peux plus voler ? ton aile est cassée ? ...tu as peux être trop chaud ?

    -          - Il ne va pas te répondre ! se mit à ricaner derrière moi une vieille femme qui remontait de Mafate...C’est un oiseau !

    Surprise et vexée, je me suis vivement retournée vers elle. Elle semblait bien bizarre cette dame. Sans attendre de réponse, elle a continué à se moquer de moi et a ajouté :

    -          - Il attend la neige !

    -          - La neige ? ici ? mais il fait trop chaud !

    -          - Oh non !...il ne fait pas si chaud que ça dans les hauts ! Vous avez bien pris une petite laine, non ? et vous verrez, la température va encore chuter ces jours-ci.

    -          - Oui, mais de là à neiger !

    -          - Vous n’étiez pas là vous, il y a quelques années lorsque la neige a recouvert le Piton des Neiges et tombait à gros flocons tout autour. C’était si beau que tous les animaux de la Réunion se sont rassemblés au Piton de la Fournaise pour voir le spectacle... ils se racontent tous cette histoire de génération en génération. Tout le monde sait cela. Depuis qu’il l’a entendue, ce petit cardinal vient chaque jour sur cette branche pour voir la neige.

    Quand elle s’est éloignée, j’ai compris que cette femme était la grand-mère Kalle, la sorcière de Mafate...Sûr ! Elle lui avait jeté un sort à ce petit animal sans défenses.

    -          - Tu veux bien que j’attende avec toi, ai-je demandé au gentil oiseau. Des flocons blancs à cet endroit, ça doit être simplement magique !

    Il m’a fait un léger signe de la tête, et chaque jour, je venais lui rendre visite à la même heure, et je restais avec lui un bon bout de temps…et nous avons attendu, attendu....longtemps ! La veille de mon départ, il faisait tellement froid que j’ai bien failli ne pas venir...mais je pensais à ce petit cardinal qui lui aussi devait avoir bien froid sur sa branche. Je me suis dit que je n’allais quand même pas partir sans le revoir et j’ai  quand même grimpé la grosse colline....lorsque je suis arrivée...quelques gros flocons commençaient à virevolter dans le ciel...Le petit cardinal s’est envolé tout joyeux !

    Il neigeait !

     

  • Bonjour ...

    Je ne laisserai pas passer les journées du Patrimoine sans rappeler cette histoire (connue de tous je pense) ...

    Je le dois à mes ancêtres meuniers et boulangers qui me l'ont inspirée depuis leur nouvelle demeure...

    Je dois également avouer que dans cette histoire la réalité côtoie la  fiction.

    Alors voici pour eux "Noyal le Moulin"

    Le moulin

     

    Noyal-le-moulin

     

              Chaque année, dès que l’on évoque les journées du Patrimoine, je pense invariablement à Noyal-Le-Moulin, un petit village breton qui a bercé toute mon enfance. Il tient son nom d’une étonnante et fabuleuse histoire qui a fait le tour du pays il y a de cela bien des siècles.

              Lorsque j’étais enfant, je passais toutes mes vacances d’été dans ce joli village, chez mes grands parents paternels qui habitaient dans la rue principale du bourg. Leur maison recouverte de lierre grimpant était mitoyenne avec la seule épicerie du coin ou j’aimais m’attarder. J’avais tant de plaisir à y respirer cette odeur un peu surannée, mélange de mille parfums différents qui imprégnaient les murs au fil des ans. Là, s’entassaient parmi la nourriture et les boites de conserves, des tas de produits hétéroclites comme des bocaux et des caoutchoucs pour faire les confitures, des bonbonnières transparentes emplies de friandises et de sucreries multicolores, des blouses et chemises pour les personnes âgées, de l’encaustique et autres produits ménagers, mais aussi, et surtout, des tas de jouets anciens. J’en ressortais toujours avec le même petit rossignol rouge, jaune ou bleu que l’on devait remplir d’eau pour laisser échapper une espèce de gazouillis en soufflant dedans.

          En entendant le « chant du rossignol », ma grand-mère souriait

    et profitait toujours d’une délicieuse soirée de pleine lune pour rassembler tous les enfants du village sous la tonnelle du jardin. Elle prenait alors le rossignol dans le creux de sa main et commençait à raconter ….l’histoire du moulin de Noyal !!

    Ce moulin, c’est celui que l’on aperçoit là-haut, sur la petite colline, au milieu du grand champ de boutons d’or. Il surplombe le village et semble veiller sur lui tant il est imposant avec sa solide carcasse de pierres et ses ailes de bois immenses.

    Assis en face d’elle, nous l’écoutions, goutant chacun de ses mots en écarquillant les yeux :

            « Il y a de cela très très très longtemps, vivaient dans notre village, un meunier, sa femme et leurs six enfants.  

    Pour nourrir tout son petit monde, le brave homme avait décidé de construire lui-même son moulin, mais pas n’importe quel moulin ! Un moulin qui soit le plus beau et le plus performant de la région, le plus grand avec des ailes qui toucheraient le ciel. Un moulin où tous les agriculteurs du coin auraient plaisir à apporter leur blé et où tous les boulangers seraient fiers de se procurer une farine d’une finesse inégalable !

    C’est ce qu’il fit….Pendant des années, le soir après un dur labeur dans les champs, il empilait des pierres jusqu’à la tombée du jour. Lorsqu’il rentrait chez lui, il passait le restant de sa nuit à esquisser les plans d’un mécanisme très sophistiqué qu’il fabriqua lui-même. Il travailla sans relâche, portant lui-même de lourdes poutres de chêne, bâtissant, clouant, fixant, forgeant, élaborant et ajustant avec minutie les différents éléments entre eux. Il termina son œuvre en adaptant de splendides ailes de bois et de toile épaisse qui se mirent aussitôt à tourner gaiement.                              

         Le sixième enfant venait juste de naître lorsque le moulin reçut les premiers gros sacs de blé qu’il transforma rapidement en farine. Majestueux, il faisait l’admiration de tout le village avec sa haute tour circulaire, sa toiture conique tournante, et la force tranquille de ses longues ailes qui offraient inlassablement le plus grandiose des ballets aériens.

    De plus, le meunier invitait volontiers tous ceux qui le souhaitaient à venir passer un moment autour de la table familiale et découvrir ainsi le remarquable escalier de chêne qui trônait au centre de la grande salle.

    • Qu’il est beau ton moulin !  s’exclamait le berger qui gardait ses moutons à proximité. Et quel plaisir de sentir le vent jouer dans ses ailes géantes.
    • Ton moulin a quelque chose de magique, ajoutait le bucheron en sortant de la forêt chargé de fagots. Sa mélodie me donne du courage, et grâce à elle, pas besoin de boussole.
    • Et quelle farine douce et fine il fournit! enchaînait le boulanger. Mon pain n’a jamais été aussi tendre et savoureux.
    • Jamais notre blé n’avait été si bien traité, continuait le fermier. Ton moulin…..

         Et ton moulin par-ci, et ton moulin par là. Chacun y allant de sa  petite phrase pour vanter ses mérites….Grâce à lui et au bon pain que l’on dégustait à chaque repas, c’était vraiment le bonheur à Noyal…On y vivait  heureux ….et pas seulement les habitants !!!

    Oh que non ! Les animaux aussi se réjouissaient ! Les petites souris se prélassaient dans la farine qui s’écoulait des sacs dans le grenier et le fournil de la boulangerie, les lapins n’avaient jamais grignoté de si bons quignons de pain, les oiseaux se jetaient littéralement sur les miettes autour des maisons, et même, dans la mare, les grenouilles se régalaient lorsqu’un enfant venait lancer les restes de son pain aux canards !

    Les habitants et tous les êtres qui vivaient à Noyal remerciaient chaque matin le ciel de leur avoir apporté ce moulin dont ils admiraient les ailes déployées et leur gracieuse ronde ininterrompue.

        Mais voilà qu’un matin, le vent oublia le moulin et décida de ne pas se lever. Jouer avec les nuages ne l’intéressait plus tant que ça. Il préféra s’allonger sur un épais manteau de neige très haut dans le ciel. Il s’y trouvait si bien qu’il y demeura un jour, deux jours, trois jours…toute une semaine !

      Un calme et un silence pesants régnèrent sur Noyal. Ce fut la consternation générale parmi les habitants qui ne voyaient plus les ailes du moulin tourner. Cela signifiait bien sûr que si le moulin ne faisait plus son travail, le pauvre meunier qui continuait à engranger les sacs de blé ne pouvait plus les transformer en farine. De ce fait, le boulanger dut fermer sa boutique. L’odeur du pain chaud sortant du four disparut aussi du village.

     Il n’y avait plus une miette de pain à Noyal !

        Les gens qui se déplaçaient des contrées avoisinantes pour acheter les savoureuses baguettes, flutes, boules et viennoiseries de Noyal restèrent chez eux…le village se renferma sur lui-même et devint triste, terriblement triste.

    On n’entendit plus le rire des enfants dans les cours et dans les champs. Les hommes et les femmes de Noyal ne sortirent plus sur le pas de leur porte pour discuter. Les fermiers continuaient leur labeur mais sans gaité de cœur, et dans la petite épicerie, on ne s’attardait plus comme avant pour prendre des nouvelles des uns et des autres.

         Chez nos amis les bêtes, c’était pareil. Les grenouilles se cachèrent sous les nénuphars, les canards se blottirent derrière les roseaux et les lapins se réfugièrent dans leurs terriers. Les cochons, les poules et les dindons s’isolèrent dans leurs coins, les paons refusèrent de faire la roue, les chiens et les chats arrêtèrent même de se poursuivre.

    Dans leurs nids, les oiseaux se dissimulèrent dans leur plumage, et dans la forêt, les bûcherons ne rencontrèrent plus aucune biche.

       Le village s’enveloppa dans le voile gris de la désolation et cessa de vivre… »

        A ce passage de l’histoire, ma grand-mère levait lentement la tête en direction de la colline et fixait le moulin. Elle dégageait le rossignol de sa main et le portait à ses lèvres pour laisser échapper une petite mélodie sensée imiter les roulades et trilles harmonieuses du passereau.

    • « Eh oui, le rôle de ce petit rossignol est déterminant pour la suite de l’histoire » assurait-elle avant de poursuivre son récit.

     « Derrière le moulin, dans un minuscule bosquet laissé en friche par le meunier, vivait une famille de rossignols.

    Perché sur un frêle rameau d’aubépine, le plus jeune de la nichée scrutait jour et nuit les ailes du moulin qui,  bien sûr, demeuraient immobiles !

    Il attendit longtemps, longtemps….puis une nuit, il vit la lune toute ronde, immense, englober l’édifice en l’éclairant d’une lumière douce et vaporeuse. Cet étonnant spectacle avait quelque chose de majestueux par sa beauté, mais aussi de désolant par son immobilité. Il émut tellement le rossignol qu’il se mit à chanter à tue-tête un air chargé de mélancolie.

       Étonnés par cette complainte, tous les oiseaux des environs se dirigèrent vers le bosquet.

    • Il faut sauver le moulin, déclara le rossignol lorsqu’ils se posèrent près de lui. C’est tous ensemble que nous y parviendrons ajouta-t-il avec entrain. Il leur expliqua son plan et tous s’envolèrent en tournoyant dans le ciel à la recherche des moineaux, hirondelles, colombes, pigeons, mésanges, martinets, et même mouettes et goélands… bref, tous les volatiles susceptibles de les aider…ils parcoururent ainsi des kilomètres et des kilomètres dans les airs.

    Une heure plus tard, des milliers d’oiseaux se réunirent au-dessus du bosquet. Tout doucement, ils prirent place sur les immenses ailes du moulin, et d’un même élan volèrent de toutes leurs forces pour les actionner.

         Avec un léger grincement, les ailes se mirent à tourner très lentement le temps de dérouiller un peu le mécanisme. Puis, de plus en plus vite sous l’impulsion et la volonté des oiseaux. Le Moulin se remit ainsi au travail et repris très vite ses vieilles habitudes pour moudre les grains…Le chant mélodieux des oiseaux accompagnant les ailes du moulin attira les chats et les chiens. Ceux-ci  appelèrent les lapins, les vaches et les moutons qui détalèrent vers la forêt pour avertir les biches, les faons et les sangliers. Les animaux de la ferme et de la forêt rappliquèrent tous et se mirent à chanter, miauler, japper, braire, cancaner, beugler, bramer ou bourdonner.

    En entendant ce vacarme, le meunier se réveilla et sortit, suivi de sa femme et de ses six enfants.

    Fous de joies, ils allèrent réveiller les habitants du village qui se précipitèrent pour voir le spectacle.

    Il y eu ensuite une grande fête improvisée, des rondes, des chants, des jeux ou chacun prit part. Quel bonheur !

    Les oiseaux se relayèrent ensuite jour et nuit pour faire tourner les ailes du moulin… jusqu’à ce que le vent daigne enfin revenir sur Noyal.

    Depuis, le moulin a été réhabilité par la mairie de Noyal et transformé en pigeonnier - ou plutôt en volière - pour y abriter tous les oiseaux de la forêt. Si vous passez par là, n’oubliez pas de leur rendre une petite visite.

     

     

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  • Coucou les ti-loups,

    "Rendez-vous au parc "...Quelle est donc cette surprise qui attend Ewenn au parc?

    Avez-vous deviné?

    Belle journée et bon week-end à tous

    illustration : dessin de Noah

    ...au parc

     

                                                      6 – Surprise au parc

     

    • « Rendez-vous au parc ! ... rendez-vous au parc ! » Ewenn tourne et retourne cette phrase dans sa tête...C’est bien gentil ça, mais le message ne dit pas quand ?...à quelle heure ? où dans le parc ? il est grand ce parc ! C’est n’importe quoi ce message ! et qui me l’envoie d’ailleurs ?

    Pour essayer d’avoir une réponse à toutes ses questions, Ewenn remonte vite fait dans sa chambre et ouvre à nouveau le tiroir dans lequel se trouvait le parchemin...Il attrape le crayon et la loupe.

    • Ils ne sont pas là par hasard ces objets, se dit-il, ils doivent bien servir à quelque chose...mais à quoi ???

    Il reprend le message et s’aperçoit que le papier est légèrement gaufré...il passe doucement ses doigts sur les minuscules sillons formés et comprend qu’ils forment des lettres et des mots. Il attrape la loupe pour les observer de plus près mais n’arrive pas à lire...

    • C’est un message secret...J’ai vu ça quelque part....Ah oui ! le crayon !

    Il passe la mine du crayon sur les sillons et comme par magie, les lettres apparaissent enfin nettement devant ses yeux...Il lit :

    «  Ce soir à 18 h sur le petit banc de bois blanc situé derrière le château, face à la rivière ».

    • Eh ben voilà ! à 18h ce soir, répète-t-il machinalement …18h …18h…

    Il jette un coup d’œil sur sa montre. Il est exactement 17h45…Il ne reste plus qu’un quart d’heure…et ses grands-parents l’attendent à 18h30…il n’y a pas de temps à perdre. Il enfourche son vélo et pédale à toute vitesse vers le parc.

    Très vite, il repère le château, le contourne et remarque le petit banc de bois blanc…personne !

    Il laisse sa bicyclette à même le sol et s’assoit sur le banc encore humide…il a plu toute la journée.

    Il fixe un moment la rivière, puis se décide à ramasser quelques cailloux pour faire des ricochets, ce qui ne manque pas d’énerver les rares poissons qui, gênés, sautent hors de l’eau. Le jeu dure quelques minutes, lorsqu’une voix retentit derrière son dos :

    • Salut Ewenn…Tu m’avais oublié ?

    Il reconnait immédiatement cette voix. Il se retourne vivement et se retrouve nez à nez avec son grand ami…Toudouvert !

    • Tu es revenu ?
    • Non, je suis encore en Angleterre !

    Tous deux éclatent de rire.

    • Je t’ai donné rendez-vous pour deux choses. La première, pour te féliciter de tes progrès en anglais…Je crois que Roucoulvert, malgré son accent déplorable, t’a beaucoup aidé…il reviendra d’ailleurs très vite…mais en attendant, j’ai une deuxième nouvelle à t’annoncer.
    • Tu restes ici ?
    • Non ! j’ai vu que tu rechignais souvent pour apprendre l’espagnol…
    • Non ! j’aime bien cette langue !
    • Hum !! tu es sûr ? …alors tu vas être très content, parce que je viens avec toi en Espagne et je te surveillerai de près…Il faudra que tu parles un peu espagnol !! Je sais que tu pars bientôt avec tes grands-parents et ta maman à Salamanque…Tu verras, c’est magnifique…j’en reviens…j’y suis allé la semaine dernière pour préparer le terrain
    • Comment ça ?
    • Il faisait froid, il neigeait encore…alors j’ai soufflé, soufflé très fort et la neige a fondu, laissant place à un temps magnifique…
    • Depuis quand les dragons font-ils la pluie et le beau temps ?
    • Depuis toujours…

    Et sur ces belles paroles, Toudouvert prend son envol et disparait comme il était venu, laissant Ewenn reprendre son vélo et se rendre chez son papy et sa mamy à qui il se garde bien de parler de sa rencontre.

     

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Vous vous souvenez sans doute de cette phrase culte sortie tout droit du film de Steven Spielberg E.T...

    J'ai adoré ce film et ce personnage de fiction tellement attachant. Aussi, si je donne ce titre à l'anecdote qui suit, c'est parce que je pense que quelque soient les circonstances....quand on veut on peut...

    A suivre (dans deux jours)..."le pouvoir des fleurs"

    Bon week-end à tous

    E.T Téléphone maison...

    E.T téléphone maison !

     

         Vous vous souvenez des anciens téléphones ? Avec des chiffres nichés dans des petits trous à peine plus gros que le bout de notre index ! J’entends encore le bruit que faisaient les tours de cadran que l’on exécutait pour composer un numéro...le doigt sur le 7, on tourne jusqu’à la butée...rrrr.ding...sur le 1..rrrr.ding...sur le 7.rrrr.ding...

    Cela  avait un certain charme, c’est certain, mis à part le fait que l’on devait rester près de l’appareil parce que le fil qui le reliait à la prise n’était pas extensible...on ne pouvait pas se promener dans la maison ou dehors avec le téléphone à la main...comme aujourd’hui.

    Pas question non plus de programmer les numéros ! Nous avions ces bonnes grosses pages blanches et jaunes distribuées par les PTT. Le téléphone trônait sur un petit meuble qu’on lui réservait près de l’entrée, à côté de ces deux énormes annuaires et d’un petit carnet où l’on notait les numéros de nos proches, que, bien sûr…nous connaissions par cœur (trente-cinq ans après, je me souviens encore du numéro de mes parents :76 72 62 ! Alors évidemment, il ne figurait pas sur cet agenda).

      Voilà ! Nous sommes dans le contexte de l’anecdote que je vais vous conter aujourd’hui, et bien entendu, tous les petits détails énoncés plus haut ont leur importance.

      Ce jour-là, nous avions décidé d’aller faire les courses avec seulement nos trois filles (c’était déjà pas mal !) en laissant notre petit bonhomme de tout juste six-sept ans, seul à la maison (pas bien !!)

    Bref, nous n’en avions pas pour très longtemps ! Tout se passerait bien. Déjà très raisonnable, il ne pouvait rien lui arriver...

    Pour ma décharge, c’était il y a longtemps, et à l’époque, nous étions sans doute un peu « inconscients », je veux bien l’admettre. …Pas autant que la génération précédente qui l’était encore plus (je me revoie encore dans le jardin, assise sur les marches du perron entre mon frère de quatre ans et ma sœur de six ans …j’en avais cinq….Nous étions seuls, hyper sages, pendant que ma mère était partie faire son marché !)

    Pour en revenir à ma petite anecdote, il faut dire que  les « grandes »  courses dans les hypermarchés pour une famille de six prennent quand même un certain temps!

    Une bonne heure plus tard, le coffre plein, nous sommes revenus à la maison sans penser un seul instant à ce qui pouvait se passer dans la tête de notre chérubin.

    En ouvrant la porte, les bras chargés de paquets, nous sommes tombés nez à nez avec mes parents qui nous attendaient en compagnie de notre fils. Quelle bonne surprise ! Il y a longtemps que vous nous attendez ?

    • Non, on vient d’arriver ! On ne pouvait tout de même pas refuser l’invitation de notre petit-fils. Il était seul et il nous a téléphoné pour nous demander de venir manger ce midi.

    Je ne sais pas trop pourquoi, je me suis sentie vaguement coupable de quelque chose  à ce moment-là.

    • Heu ! Comment ça ? Désolée…mais ?

    L’étonnement puis la stupéfaction remplacèrent  soudain ce sentiment sans doute légitime de culpabilité

    • Mais, il ne s’est encore jamais servi du téléphone ! Il nous a peut-être observés, mais il ne connait pas votre numéro ! Je suis plus qu’étonnée !… je m’adresse à mon fils, tranquillement installé devant la télé et lui demande comment il a fait pour trouver le numéro de téléphone de ses grands parents
    • J’ai cherché dans le gros livre, me répond-il calmement
    • Celui-là ?...Je lui montre l’annuaire
    • Oui !

    Alors là ! Personne ne comprend...le nom de mes parents n’est pas le même que le nôtre et je ne pense pas qu’il le connaisse…enfin !  Pourquoi pas après tout, il l’a peut-être entendu… Mais, il apprend tout juste à lire, alors de là à le déchiffrer ! Ensuite, mes parents habitent à Saint-Herblain et nous à Nantes ! Je ne suis pas sûre qu’il le sache !!

    Et pour couronner le tout,  vous souvenez-vous de ces gros bottins ? Comment un enfant de six ans pouvait-il s’y prendre pour chercher le nom de la ville, d’une personne et son numéro de téléphone ? Pas facile quand même !!!

    Là, il y a un Vrai mystère !! Mais après tout, pourquoi pas ! Sa sœur a bien déplacé une armoire du haut de ses cinq ans !!!

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  • Coucou les ti-loups,

    Roucoulvert est reparti dans son pays d'origine (oui, c'est ça, en Angleterre!)...notre petit écolier tourne en rond dans sa maison, s'occupe (enfin) de son petit animal de compagnie (Clamos!) ...Jusqu'à ce que....

    La suite dans deux jours,

    Belle journée et

    Bizatoussssssssssss

    Rendez-vous

    5- Rendez-vous

     

    Depuis quelques jours, Ewenn qui, entre parenthèses, a fait d’énormes progrès en anglais grâce à son nouvel ami, est un peu inquiet : Roucoulvert est parti un beau matin en lui assurant qu’il reviendrait très vite... mais il ne réapparait pas.

    D’accord, pendant les vacances, il ne va pas sortir son livre d’anglais tout de suite,  mais quand même ! que fait-il ? Notre petit collégien sait bien que le pigeonneau est retourné  chez lui avec ses parents, sa nurse-pigeon Roucoulane...et surtout Toudouvert ! Et s’il décidait de rester en Angleterre ? Bien que cette éventualité semble logique, Ewenn se sent soudain un peu cafardeux...il s’était bien habitué à sa présence !

       Dans son coin, Clamos, lui, est plutôt satisfait. Il doit bien avouer qu’il éprouvait une certaine jalousie pour cet espèce de pigeon voyageur...il n’y en avait que pour lui ces derniers temps. Du coup, Ewenn vient jouer avec lui beaucoup plus souvent...il le sort de sa cag...pardon, de son terrarium... et le fait grimper fièrement sur son bras pour le présenter à ses amis.

      Aujourd’hui, Ewenn se prépare à passer quelques jours chez son Papy et sa Mamy. Tout content, il sort son grand sac de sport et y range quelques vêtements qu’il prend au hasard dans son armoire, un pyjama…et ses doudous. Eh oui ! Il a beau être grand, il a ses peluches fétiches qu’il aime bien emporter partout... surtout sa Rana ! Dans la salle de bains, il attrape sa brosse à dent qu’il glisse dans une petite trousse.

    Avant de quitter la maison, il se ravise et pousse la porte de sa chambre pour choisir un jeu de société....Sûr, Papy lui demandera de « décrocher » de sa tablette ! Il en attrape un sur son étagère, et s’aperçoit que l’un des tiroirs de son bureau est resté ouvert :

    • C’est bizarre, pense-t-il, je croyais l’avoir refermé !

    Il jette un œil à l’intérieur. L’inventaire est vite fait : un crayon, une loupe et une sorte de parchemin roulé.

    Rendez-vous

    • De plus en plus étrange ! il n’y avait rien dans ce tiroir ! je venais de le vider...

    Il prend la loupe dans ses mains, puis le crayon qu’il tournicote entre ses doigts...et s’attarde sur le parchemin… qu’il déroule machinalement. Il lit :

    «  Rendez-vous au parc »

    • Oui, vraiment curieux ! Qui peut bien me donner rendez-vous ? il réfléchit et un éclair de génie traverse son esprit :
    • Ça y est j’ai compris !! et il descend les escaliers quatre à quatre
    • Dis-donc Clamos ? tu n’aurais pas vu Roucoulvert par hasard ???
    • C’est…important ?
    • Bien sûr !
    • Oui, d’accord, je l’ai vu ! mais il est reparti en marmonnant qu’il y avait une surprise pour toi…j’aime pas les surprises !!!
    • T’es sérieux là ???
    • Oups !

    Mais quelle est donc cette surprise qui l’attend dans le parc ????

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    La grosse cagnotte de l'Euromillion vient de tomber ! Waouh ! Que ferions nous, nous avec un petit magot pareil ? Les idées ne manquent pas.

    C'est vrai que pour gagner il faut avant tout tenter sa chance...

    Et si ...et si... On peut aussi passer à côté...et là...

    Chiffres magiques

    Chiffres magiques ?

     

       Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours cru aux signes du destin…et à la chance ! Allez savoir pourquoi ?

    Croire, oui, ça c’est sûr ! Mais suffisamment ? Ça c’est une autre paire de manches !

    Lorsqu’un « signe » se présente à nous... il faut probablement vraiment y croire pour qu’une « manifestation » se réalise

      Je ne suis pas très claire ? C’est juste ! Aussi, je pense, pour illustrer cela, à une petite anecdote qui s’est déroulée très très loin dans mon passé, alors que je n’étais qu’une enfant d’une douzaine d’années.

      Comme beaucoup de personnes de ma génération, l’éducation religieuse était souvent systématique à l’époque de mon enfance, et nous étions beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui à fréquenter les cours de « catéchisme ». Les prêtres ou les religieuses se chargeaient de cet enseignement avec une certaine fierté, dans une grande salle attenante à l’église...et parfois une personne civile complétait notre « formation » à son domicile une fois par semaine pour nous préparer à notre première communion où notre communion solennelle...Oh là là ! Comme c’est loin tout ça !

    Mais revenons à nos moutons (c’est un peu ce que nous étions !). Avec un groupe de jeunes, nous nous rendions chaque samedi après-midi chez une demoiselle très gentille, et je peux affirmer que j’aimais beaucoup cette heure passée avec elle et mes « copines ». Je voyais ce moment comme une petite pause dans mon quotidien, très agréable d’ailleurs. Je ne sais plus trop ce que l’on faisait : des coloriages et des découpages pour illustrer des belles phrases bien pensantes ? Des recherches d’idées pour être au top dans une vie parfaite ??... Oups ! Ce n’est pas ce qui m’a le plus marqué en tout cas puisque mes souvenirs s’arrêtent aux délicieux instants ou l’on se retrouvait dans la rue avec les copines pour se rendre joyeusement chez elle...et au moment où elle nous offrait une collation avant de retourner chez nous.

    Nous y voilà ! C’est là que j’interviens avec ma petite anecdote.

    Nous sommes exactement trois filles autour de la table puisqu’elle sort trois verres à limonade pour y verser un jus d’orange. Sur chacun d’entre eux, un dessin représente un cheval de course avec un numéro bien en évidence...par ailleurs, je sais que mon père épluchera le journal demain pour faire son « tiercé du dimanche », une habitude qu’il a prise avec un ami, et qui lui permet de passer un moment sympa avec lui avant le repas...machinalement, je note les numéros...est-ce un signe ???

    Le lendemain matin, mon père s’apprête à aller valider son jeu au PMU. Je sors 3 francs de ma tirelire (pas très pleine pourtant) et lui demande de jouer pour moi ces trois numéros.

    • Tu veux jouer ? mais ma pauvre fille, tu es en train de parier sur de vrais bourrins! Pas sûr qu’ils terminent la course !

    Je lui raconte « mon signe », ce qui le fait légèrement sourire... Il est bien trop « terre à terre » pour croire à ces foutaises. N’empêche qu’il prend quand même mes sous et me rapporte « le ticket ».

    Dans la soirée, je regarde sur le petit écran les résultats de la course...

    Faut pas croire, les miracles, ça n’existe pas ! Aucun des chevaux sur lesquels j’ai parié n’est arrivé dans les premiers...mon père avait raison !

    Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Le dimanche suivant, mon père me demande le plus sérieusement du monde :

    • Je joue tes numéros ???

    Je sais que s’il « étudie » un peu les probabilités d’arrivée des chevaux, il a aussi ses chiffres fétiches ! Il y a quand même une grande part de chance dans ces courses...j’hésite un peu, regarde le fond de ma tirelire. Il reste juste 3 francs… mais dimanche prochain, c’est la fête des pères...trois francs, ce n’est pas grand-chose (on n’a jamais eu beaucoup d’argent de poche !!!) mais si mes frères et sœur se joignent à moi, on pourra peut-être lui acheter une toute petite babiole avec ... J’ai trop besoin de mes trois francs...Et puis, c’est stupide, je ne vais tout de même pas me mettre à jouer ces chiffres jusqu’à ce qu’ils arrivent !!!

    C’est dommage ! Mon père aurait eu un bien beau cadeau pour sa fête ! Les trois chevaux sont arrivés et j’aurai eu le tiercé dans l’ordre ce jour-là !! Je me souviens encore de la somme que ce tiercé remportait, même si je ne me rendais pas compte à l’époque de son importance : 250 000 francs !!!

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