• Accueil

    Belle journée à tout le monde..

    Demain, nous saurons enfin si les enfants et les lutins ont réussi à délivrer le Père-Noël ...et si nous avons une petite chance de voir nos petits souliers pleins de cadeaux mardi....

    Aujourd'hui, voyageons un peu du côté d'une ile que j'aime beaucoup : la Réunion

    Le petit Cardinal....

     

    Le petit cardinal qui voulait voir la neige

    Tout le monde sait, bien sûr, que  l’Ile de la Réunion est l’une des plus belles Iles du monde. Entourée par un océan d’un bleu intense, elle est dotée de paysages absolument magnifiques avec son volcan continuellement en activité, ses trois cirques exceptionnels et sa végétation époustouflante. Elle a aussi un aspect étrange qui  lui apporte un côté un peu magique. Elle est si envoûtante que les plus beaux oiseaux du monde sont venus s’y abriter. Ainsi, on peut y rencontrer de très nombreuses variétés aux noms très amusants comme le paille-en-queue, le tuit-tuit, le ti-coq, le tec-tec, le papangue, la zirondelle, le bellier ou la caille patate...et bien d’autres encore.

    J’ai souvent eu l’immense privilège de m’envoler vers cette merveilleuse Ile et j’avoue que je suis carrément tombée sous son charme. Un jour, lors d’une excursion, j’ai rencontré un cardinal, ce curieux petit oiseau tout rouge au bec bleu. Je dis « curieux » parce que, venant de Madagascar, il a si bien investi son espace qu’il passe généralement son temps à chasser ses copains...il lui arrive même de donner des coups de bec dans les fenêtres des habitations ou dans les rétroviseurs des voitures en pensant que son reflet est un congénère.

    Ce petit cardinal semblait bien triste, perché sur la branche d’un arbuste envahi par les fougères. Lorsqu’il m’a vue passer, il n’a pas bronché, se contentant de me regarder fixement. Il a juste ouvert le bec pour chanter… enfin pour émettre son petit cri aigu si caractéristique. Pas farouche pour un sou, il s’est laissé prendre en photo sans bouger d’un pouce. J’ai alors cru qu’il était mal en point, malade ou simplement qu’il n’avait pas le moral...pourquoi les oiseaux n’auraient-ils pas leurs « humeurs » comme nous, après tout ?

    -          - Que t’arrive-t-il gentil oiseau ? tu ne peux plus voler ? ton aile est cassée ? ...tu as peux être trop chaud ?

    -          - Il ne va pas te répondre ! se mit à ricaner derrière moi une vieille femme qui remontait de Mafate...C’est un oiseau !

    Surprise et vexée, je me suis vivement retournée vers elle. Elle semblait bien bizarre cette dame. Sans attendre de réponse, elle a continué à se moquer de moi et a ajouté :

    -          - Il attend la neige !

    -          - La neige ? ici ? mais il fait trop chaud !

    -          - Oh non !...il ne fait pas si chaud que ça dans les hauts ! Vous avez bien pris une petite laine, non ? et vous verrez, la température va encore chuter ces jours-ci.

    -          - Oui, mais de là à neiger !

    -          - Vous n’étiez pas là vous, il y a quelques années lorsque la neige a recouvert le Piton des Neiges et tombait à gros flocons tout autour. C’était si beau que tous les animaux de la Réunion se sont rassemblés au Piton de la Fournaise pour voir le spectacle... ils se racontent tous cette histoire de génération en génération. Tout le monde sait cela. Depuis qu’il l’a entendue, ce petit cardinal vient chaque jour sur cette branche pour voir la neige.

    Quand elle s’est éloignée, j’ai compris que cette femme était la grand-mère Kalle, la sorcière de Mafate...Sûr ! Elle lui avait jeté un sort à ce petit animal sans défenses.

    -          - Tu veux bien que j’attende avec toi, ai-je demandé au gentil oiseau. Des flocons blancs à cet endroit, ça doit être simplement magique !

    Il m’a fait un léger signe de la tête, et chaque jour, je venais lui rendre visite à la même heure, et je restais avec lui un bon bout de temps…et nous avons attendu, attendu....longtemps ! La veille de mon départ, il faisait tellement froid que j’ai bien failli ne pas venir...mais je pensais à ce petit cardinal qui lui aussi devait avoir bien froid sur sa branche. Je me suis dit que je n’allais quand même pas partir sans le revoir et j’ai  quand même grimpé la grosse colline....lorsque je suis arrivée...quelques gros flocons commençaient à virevolter dans le ciel...Le petit cardinal s’est envolé tout joyeux !

    Il neigeait !

     

  • Belle journée printanière à toutes et à tous,

    Histoire insolite...tout le monde la connait à présent, mais c'est ma préférée, alors la voici une nouvelle fois

    La prochaine histoire "'insolite" sera "inédite"

    N'oubliez pas de cliquer sur le lien...trop belle cette chanson !!!

    My Ghost

    My Ghost 

    Nous avons tous dans un coin de notre tête une petite musique, une chanson, un air que l’on aime particulièrement, qui nous fait vibrer ou simplement nous rappelle des souvenirs, le plus souvent très agréables…eh bien pour moi, c’est pareil. Il y a une chanson qui me donne carrément la chair de poule, et pour être plus précise, je vous invite à l’écouter en cliquant sur ce lien :  Righteous Brothers - Unchained Melody - Vidéo Dailymotion

    Vous l’aurez reconnu, c’est « Unchained Mélody » chantée par un très ancien groupe « les Righteous Brothers ». Cette chanson nous a tous plus ou moins émus dans « Ghost ». (Je parle d’une certaine génération bien sûr !)

    Eh bien, voilà, moi aussi, comme Demi Moore, j’ai mon fantôme. Et lorsque j’entends (par hasard) cette « mélody », mes poils se dressent sur mes bras, j’ai l’impression de « fondre »  et j’ai très envie de fermer les yeux pour l’écouter…Je dis « j’ai très envie », parce que la plupart du temps, ce phénomène se produit lorsque je suis au volant de ma voiture…ça ferait désordre ! Mais j’avoue que je suis quand même dans un état « second » !!!

    En fait, JE SAIS, je ne pourrai pas dire pourquoi exactement, que ma mère est auprès de moi à cet instant précis.

    Je  l’ai « compris » lorsque, au volant de ma petite 4L, je l’entendais sur les ondes.  Tout le monde sait dans mon entourage que je ne suis pas une « fana » de la route. Eh bien, chaque fois que ce titre passait sur les chaines, je me sentais beaucoup plus calme, plus confiante, rassurée.  Oui, c’est cela rassurée. Comme si quelqu’un était près de moi, bienveillant….et souvent, il m’est arrivé de regarder sur le siège passager en me disant que « ma mère » était près de moi…Bien sûr, cela me faisait sourire, parce qu’il n’y avait personne évidemment !!

    .Jusqu’au jour où …

    C’était il y a quelques années, six ans et demi exactement…A ce moment-là, on n’entendait plus jamais cet air sur les chaines, ou vraiment très rarement !

    Mon petit-fils est hospitalisé le 25 avril 2006.  A sept mois à peine, ce petit bout va se faire opérer d’une fente palatine, une intervention assez longue qui m’angoisse littéralement.

    Il est neuf heures et je prends ma voiture pour aller accompagner ma fille…l’attente sera moins longue à deux.  La clinique est à deux pas, j’en ai pour 10 mn tout au plus pour m’y rendre.

    Je n’ai pas fait cinquante mètres que j’entends  « Unchained Mélody ». J’avais une chance sur cinquante mille d’entendre ce titre ! Et seulement celui-là ! Je n’ai entendu qu’une seule chanson dans mon trajet !

    Dès les premières notes, je sais que tout va bien se passer…c’est un message, c’est sûr !

    Et je reste « zen » tout le temps de l’intervention….trois heures pendant lesquelles on va faire un tour dans la galerie marchande voisine.

    Et bien sûr l’opération est une totale réussite !

    Je n’ai pas souvenir d’avoir entendu ce titre les années qui ont suivi…juste quelques vagues reprises peut-être !

    Jusqu’au jour où :

    Il y a très peu de temps, mon petit-fils, le même, tombe malade…nous le gardons une semaine. Il a une angine…rien d’affolant … mais il mange de moins en moins…et après quelques jours, la fièvre monte, il ne peut plus avaler quoi que ce soit, juste de l’eau…Première hospitalisation, on décèle une mononucléose…rien de grave !! N’empêche que deux jours après, même l’eau ne « passe plus », il parle de moins en moins et crache même sa salive.

    Hospitalisé de nouveau, on le met sous perfusion pour l’hydrater et l’alimenter. Il semble sombrer de plus en plus, il ne parle plus et lorsqu’on lui pose des questions, il s’énerve parce qu’il n’arrive pas à formuler quoi que ce soit… je passe sur les détails mais l’inquiétude grandit, même chez les médecins qui l’examinent régulièrement…on essaie de  l’occuper comme on peut avec des légos, des livres, et lorsqu’il joue, on respire un peu…on lui présente ses glaces préférées et il pleure parce qu’il n’arrive même pas à y goûter. Un jour pourtant, au prix de gros efforts, il parvient (pour faire plaisir à sa maman) à faire quelques « léchouilles » dans la glace…

    On se relaye à son chevet afin qu’il ne reste pas seul une seule seconde…

    Le samedi, mon mari et moi décidons d’aller en forêt pour nous changer les idées. Un bon bol d’air et un panier de champignons plus tard, on retourne à la voiture.

    Contact…A ce moment précis, j’ai l’impression qu’un éclair me traverse le corps ! Les toutes premières notes de « Unchained Mélody » s’égrènent, rompant le silence qui nous a accompagnés toute la matinée :

    « Ça y est, il est sauvé ! ». Je lance cette phrase comme une évidence. J’attends la fin de la chanson et je donne un coup de fil à ma fille qui ne me rassure pas plus que ça et me dit d’une voix un peu lasse après une nouvelle nuit à l’hôpital :

    « État stationnaire, aucun changement ».

    La journée passe lentement, je me sens un peu bizarre, tantôt confiante, tantôt mitigée en remettant en cause cette histoire de « signe »…

    22h : je jette un coup d’œil sur mes mails avant d’aller me coucher et je vois la photo de mon petit-fils en train de manger un yaourt. Sans réfléchir une seconde et malgré l’heure tardive, je téléphone à mon gendre qui me confirme que son fils a réussi à boire un verre de sirop et avalé un yaourt entier…. Les larmes me viennent aux yeux, et je peux vous assurer que cette nuit-là, j’ai dormi comme un bébé.

    S’agissait-il d’un signe ???  Je viens de trouver un semblant de  réponse en regardant le calendrier après avoir terminé d’écrire ces quelques lignes : nous sommes le 22 janvier. Maman est née le 22 janvier 1928. Elle aurait exactement 85 ans aujourd’hui.

     

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Coucou les loulous,

    C'est mercredi et en plus aujourd'hui, c'est le printemps!

    Pour vous, Joyce a décidé que l'histoire de la malle n'était pas terminée...elle n'a pas terminé son week-end chez ses grands- parents....

    La vieille malle - 2

    La vieille malle - 2

     

        Une telle aventure, ça donne faim ! Joyce propose à son cousin de rentrer pour déguster le gros gâteau d’anniversaire que Mamy a préparé.  Ils arrivent juste à temps pour voir Papy souffler ses bougies.

    -          - Ah ! vous voilà enfin ! s’exclame la maman de Jérémy, on vous attendait pour offrir les cadeaux.

    Joyce n’écoute déjà plus...il y a trop de bruit dans la pièce. Tout le monde parle en même temps, chante et s’exclame devant les paquets enrubannés. Elle n’est pas encore bien remise de ses émotions et n’arrête pas de penser à cette horrible sorcière qui vit au fond de la malle. Elle  n’attend qu’une chose : rentrer à la maison.

    Il va falloir pourtant attendre un peu ! La fête s’éternise et toute la famille décide de rester sur place pour terminer le week-end dans cette magnifique demeure. Papy et Mamy sont aux anges, ils aiment tant ces longs week-ends, entourés de leurs enfants et petits-enfants. Demain, ils prendront les barques pour aller faire une balade sur le lac.

          Joyce a bien du mal à s’endormir. Dans sa petite chambre sous les combles, il lui semble voir des ombres bizarres, elle entend des bruits suspects et reste à l’affut du moindre craquement. Soudain, elle perçoit nettement des pas lourds dans l’escalier. Là, elle en est sûre ! Il y a quelqu’un qui monte à l’étage jusqu’à la pièce voisine.  Inquiète pour son cousin, Joyce enfile  un pull et se précipite dans sa chambre.

    -          - Jérémy ? ça va ?

    Pas de réponse ! Il dort comme un bébé ! Bizarre, pense-t-elle…il me semblait pourtant... C’était quoi ce bruit ? De plus en plus effrayée, elle retourne malgré tout se coucher, non sans avoir fermé sa porte à double tour.

                           Si elle savait !!!

    Le lendemain matin, très tôt, Joyce sort dans le jardin pour prendre un bon bol d’air frais. Après une nuit tourmentée par d’horribles cauchemars, elle compte sur le parfum enivrant du seringa pour reprendre ses esprits. C’est alors qu’elle aperçoit Jérémy en train de piétiner les plates-bandes et d’arracher les fleurs que Mamy bichonne avec tant de patience.

    -          - Eh ! Jimmy ! Arrête ! ça n’va pas dans ta tête !

    -          - De quoi j’me mêle la cousine ! Tu ferais mieux de t’occuper de ce qui te regarde !

    Joyce n’en revient pas ! Que lui arrive-t-il ? Il est devenu complètement fou !

    Comme si cela ne suffisait pas, elle le voit se diriger vers les bords du lac comme une furie. Là, il s’attaque aux embarcations qu’il détache toutes une par une. Libérées de leurs amarres, les barques s’éloignent alors des berges, poussées par le souffle léger du vent.

    Quelle mouche l’a piqué ! Joyce ne reconnait plus son cousin.

    Elle n’est pourtant pas au bout de ses surprises ! En attendant son retour pour tenter d’obtenir une explication, elle entre dans la cuisine pour se préparer son petit déjeuner…et constate les dégâts. Tout est sens dessus-dessous. Les casseroles, les assiettes et les couverts gisent à même le sol. Les pâtes, le riz, la farine et les céréales sont mélangés sur la table. Des œufs ont même été projetés contre les murs…un vrai capharnaüm ! Ce ne sont plus de simples bêtises !  C’est épouvantable ! Ça ne lui ressemble pas. C’est un enfant calme et gentil d’habitude. Les bêtises, il connait bien sûr, comme tous les enfants, mais ça !!!

    Joyce est effondrée. Elle attend son cousin de pied ferme pour lui faire ranger la cuisine et réparer les dégâts qu’il a commis ! Et surtout pour avoir des éclaircissements sur de tels actes !

    Elle a bien une petite idée, mais elle a du mal à y croire.

                                           Si elle savait !!!

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Belle journée à toutes et à tous,

    Allez les filles ! je ne peux pas m'en empêcher ! Je la trouve trop "énorme " cette histoire-là!

    J'imagine la frousse que vous avez dû avoir ce jour-là ! D'autant plus que nous ne vous avions pas vraiment prises au sérieux, nous les adultes...D'un autre côté: Qu'aurions-nous pu faire???

    Le tapis volant

    Le tapis volant

     - Qu’est-ce-qu’on fait aujourd’hui  ??

     Qui ne s’est jamais posé cette question le dimanche matin après une grasse matinée bien méritée…. On peut décider alors de bien commencer la journée par un footing en pleine nature…mais qu’envisager par la suite ? Une journée en famille ?  Une promenade en forêt, à la campagne ou au bord d’une rivière ? Une expo ? Une journée à la plage quand le temps le permet?... Ou tout simplement une journée pantoufles-plateau télé-cocooning ?

    Si le choix  est immense, pour nous, c’était invariablement foot, foot et foot !!! Les terrains de football  qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou qu’il vente !!! Je suivais les matchs tous les dimanches avec les épouses des joueurs de l’équipe locale, et les enfants : les miens, ainsi que mes neveux et nièces (il faut dire que tous les hommes de la famille s’éclataient sur les terrains chaque dimanche…Oh ! cela n’avait rien de franchement désagréable…et puis, les gamins prenaient l’air avant de terminer la journée à la maison devant une montagne de crêpes que je préparai pour tout ce petit monde !

    Des souvenirs, on en garde d’excellents. Je ne parle bien sûr pas des matchs que les hommes répétaient en long et en large toute la soirée (c’est étrange d’ailleurs, ils me semblaient plus longs au retour ! Une simple action pouvait être racontée une quinzaine de fois avec toujours autant de fougue !)…Je parle plus précisément d’une certaine ambiance chaleureuse entre les familles, de nos papotages de femmes derrière la main courante entourant le stade, des jeux des enfants près ou loin de nous, et des encouragements que nous prodiguions à nos conjoints partis courir après ce maudit ballon rond.

    Toute à mes pensées, je me projette à Nantes, aux Basses Landes où les joueurs avaient l’habitude de s’affronter, et je revois une image très forte que  mes enfants et mes nièces m’ont rappelée cet été…Ce qui m’ étonne le plus, c’est que près de trente ans après cet épisode, chacun, pris séparément, m’en a parlé avec la même effervescence…tous, sans exception, semblaient aussi agités et troublés que le jour où ils étaient arrivés en courant, complètement affolés (limite terrifiés)  pour me raconter, dans la confusion la plus totale, l’objet de cette panique…Ils jouaient tranquillement au bout d’un terrain voisin sur un énorme tas de tapis de réception (pour du saut à la perche je pense), lorsque la bâche qui le recouvrait  s’est violemment retournée sur eux…A l’époque, ils relataient cet incident comme s’il provenait d’un « mauvais esprit » mais je n’y avais pas attaché une grande importance,  n’ ignorant pas l’imagination débordante de cette petite équipe !  J’étais simplement déconcertée de les sentir si désemparés …d’autant plus qu’ils insistaient sur le fait que cette bâche attachée solidement  n’aurait pas dû se retourner sans  le moindre souffle de vent…

    Tant d’années plus tard,  ces enfants devenus adultes me racontent encore  la même histoire dans les moindres détails …et surtout la même version des faits …avec parfois les mêmes phrases, le même trouble !!!

    L’une de mes nièces a des souvenirs extrêmement précis sur les moindres détails de cette journée qui les a tous choqués. Elle se rappelle du décor, des rosaces en papier bleu –blanc –rouge (des cocardes du 8 mai !),  de la rangée de hauts cyprès le long du cimetière voisin, et  évoque  leurs  différents jeux comme s’ils s’étaient déroulés la veille: «  Notre premier jeu consistait à fermer les yeux et faire deviner l’objet et la couleur de l’objet auquel on pensait,  comme par exemple un marteau rouge ou un ballon bleu. …A la nuit tombante, on a fait un pari : il fallait aller toucher la grille du cimetière sans se retourner…Moi, je flippais trop. Il n’y a que Nono qui a réussi ».

    La suite,  ma fille et mes deux nièces me l’ont toutes trois rappelée  séparément, avec pratiquement les mêmes mots,  avec les mêmes précisions, la même clarté. J’étais carrément impressionnée. Trente ans se sont écoulés et pas un seul élément ne s’est échappé de leur mémoire. Pire, elles n’avaient même jamais évoqué cet épisode ensemble auparavant.  

    En réunissant tous les récits, reprenant les explications de chacune, cela donne ceci :

    -             - On voulait faire appel aux esprits. On se tenait par la main, en cercle. Il fallait se concentrer et on a dit « chut, il faut le dire dans sa tête…Après vingt secondes de silence, la bâche s’est retournée avec une violence inouïe alors qu’il faisait chaud et qu’il n’y avait pas une once de vent…Soaz et moi, on l’a reçue de plein fouet sur le dos… tout le monde s’est mis à crier ».

    Les trois filles précisent :

    -         - Pour faire céder les gros élastiques qui maintenaient cette lourde bâche, il fallait au moins l’équivalent d’une tempête de 100 kms/h…Elle était super lourde et impossible à soulever pour des gamins comme nous. On a vraiment eu une trouille bleue….ça nous a calmé. On n’a jamais réessayé de « faire du spiritisme » !

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Belle journée à tous

    On l'attend avec impatience !! qui ? monsieur printemps pardi!

    il se prépare très lentement...mais il ne va pas tarder à arriver....

    Bizatousssssssssss

     

    Monsieur Printemps

    Monsieur printemps

     

        Après une longue nuit de sommeil, monsieur Printemps ouvre timidement les yeux. Il s’étire longuement et sort de son lit, un charmant ruisseau qui serpente gaiement entre les roseaux et les grosses pierres luisantes.  A son réveil, il écoute  la musique relaxante du clapotis de l’eau et de la cascade  qui s’élance et s’écoule entre les roches brunes. Accompagnés par cette douce mélodie, mésanges, rossignol  et passereaux se mettent  à gazouiller et chanter leur hymne à la nature pour le saluer. Amusés par cette chorale improvisée, grenouilles et crapauds sautent sur les larges feuilles d’un nénuphar et  se joignent à eux avec entrain.

    A peine levé, monsieur Printemps  s’habille de couleurs fraîches,  pastel ou vives. Chênes, bouleaux, saules, peupliers et ormes  se couvrent alors de bourgeons colorés et de feuilles frissonnantes de toutes les nuances de vert. Les cerisiers, amandiers, pruniers et autres arbres fruitiers se parent de fleurs roses et blanches délicieusement parfumées, tandis que les  Jacinthes, jonquilles, narcisses et primevères lèvent la tête  pour offrir leur plus joli sourire au soleil en ouvrant largement leurs corolles.

    Pour se coiffer, monsieur Printemps se laisse bercer par une brise légère ébouriffant tendrement les champs de coquelicots rougeoyants,  de  tulipes multicolores et de colza d’un joli jaune intense.

    Ainsi paré, Monsieur Printemps ajoute sa touche finale sur son costume en s’accompagnant d’abeilles voletant de fleur en fleur pour butiner, de papillons aux ailes délicates, de coccinelles et d’une ribambelle de bébés animaux.

    C’est alors que d’un pas léger et d’humeur joyeuse, il s’invite dans chaque demeure et dans le cœur de chacun pour chasser la morosité de monsieur Hiver et apporter  joie de vivre, vitalité et bonheur.

    Partager via Gmail Yahoo!

    2 commentaires
  • Belle journée à toutes et à tous,

    Et voilà! Une nouvelle histoire, inédite et bien réelle que j'avais (un peu) oubliée...Pourtant ma mère me l'a racontée à plusieurs reprises...sans que mon père soit là, évidemment (il n'avait encore pas trouvé d'explications rationnelles à cet événement!).

     

    Intuition ???

    Une « simple » intuition

     

    L’intuition ! En voilà une chose étrange ! Sur quoi se base une simple intuition ? Et d’abord qu’est-ce-que c’est ?

    D’après le dictionnaire, il y a deux significations : la première semble être une forme de connaissance immédiate qui ne recourt pas au raisonnement... une compréhension par intuition. C’est en fait ce qui nous pousserait à dire par exemple : « j’ai l’intuition que ma fille va réussir ses examens »...cette intuition est néanmoins basée sur le fait que la demoiselle en question a beaucoup bossé auparavant !...Il y a quelques signes avant-coureurs ! De même que ce sportif qui affirme : « j’ai l’intuition que je vais gagner l’épreuve aujourd’hui »...il est super entraîné …ou dopé ! (non ! je rigole !)

    Par contre, l’autre définition ne fait absolument pas appel au raisonnement, ni à une quelconque logique puisqu’il s’agirait d’un « sentiment ou conviction de ce qu’on ne peut vérifier, de ce qui n’existe pas encore...une sorte de pressentiment.  Une intuition qui nous pousse parfois à agir de manière complètement « irraisonnée ».

    L’intuition correspondant à la première signification est assez fréquente, et nous en faisons tous l’expérience très souvent.

    Par contre, pour le pressentiment proprement dit, il est fort possible que l’on ait un peu de mal à l’écouter. On ne se fie pas facilement aveuglément à lui et bien souvent on fait appel à son raisonnement…et on le regrette !

    Eh oui ! Forcément, j’ai une petite anecdote pour illustrer ce pressentiment qui nous vient de « je ne sais où ! ».

    Mon père était l’exemple type de la personne « cartésienne » par excellence. Il n’était pas du style à suivre une « intuition » sans réfléchir et faire appel à son sens du raisonnement et du jugement. Jamais il n’a agi sans jauger les tenants et les aboutissants d’une situation...et pourtant !!!

    Ce jour-là, il est en voiture avec ma mère pour une excursion en montagne semble-t-il...je ne connais pas parfaitement l’histoire qui m’a été rapportée par ma mère, mais il est indéniable que trente ans après, elle était encore « sous le choc ». Elle s’est donc strictement limitée à l’essentiel de l’histoire. Ce que je sais avec certitude, c’est que mon père est un excellent conducteur et qu’il se montre très prudent.

    Il le faut, parce que loin d’être belle à l’époque, la route est très sinueuse et peu protégée des ravins. Elle comprend, comme toutes les routes de montagnes  de nombreuses courbes, voire des virages en épingles à cheveux particulièrement dangereux.

    C’est d’ailleurs dans l’un de ces lacets surplombant un profond ravin que se situe cette anecdote, courte, certes, mais tellement explicite de ce qui peut se passer dans notre esprit lorsqu’une « intuition » est plus forte que le raisonnement.

    Après de nombreux kilomètres m’ont père s’exclame brusquement :

    -        -   Nom de Zeus ! La voiture noire !!! Il y a un fou qui fonce droit sur nous ! il roule à gauche !

    Ma mère ne voit rien de la scène forcément, la voiture en question est cachée par la montagne dans ce fameux lacet ! S’agit-il d’un « flash » ?, d’un pressentiment ? Mon père n’admettra bien sûr pas qu’il a eu une « vision », mais seulement une « intuition »…et encore, il n’en reparlera jamais ! Trop rationnel ! Il n’admettra d’ailleurs jamais qu’un événement n’ait pas un fondement, une quelconque logique !

    Toujours est-il que mon père n’a pas terminé sa phrase qu’il donne (sans réfléchir) un grand coup de volant qui le déporte complètement sur sa gauche (au plus près de la montagne !) Ma mère reste interloquée ! Pas par le geste « irréfléchi » de mon père, mais parce qu’elle voit, au même moment, une voiture noire, débouler à vive allure, sur sa droite…côté ravin !

    Partager via Gmail Yahoo!

    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique