• Coucou les ti-loulous,

    L'hiver n'en finit pas mais les jours sont plus longs à présent. On pense fort au printemps qui n'est pourtant pas encore là. En attendant,  petit ours aimerait bien sortir de son hibernation, lui, et découvrir cette fin d'hiver....

    Belle journée et Bizatoussssssssssssss

    Petit ours se réveille

    Petit ours se réveille

     

            Après une longue, longue nuit de sommeil, petit ours ouvre un œil, puis l’autre, et décide d’aller mettre le nez dehors pour se dégourdir les pattes. Dans la grotte, papa et maman dorment encore profondément :

     - « C’est dommage, pense-t-il, ils ne vont pas pouvoir  savourer les premières heures du printemps...ils viendront me rejoindre plus tard». Sans réfléchir, petit ours se précipite à l’extérieur. Tout autour de lui, le paysage est recouvert d’une épaisse couche de neige blanche. Il ne reconnait plus les roches, les sentiers et les sapins qu’il a quittés  il y a quelques mois pour hiberner. Un peu aveuglé par la lueur du jour et tout ce blanc éblouissant, il avance sans précaution sur le sol glissant.

    -          - Aïe, que c’est froid !! s’étonne-t-il. Il recule en chancelant, perd l’équilibre et tombe lourdement sur le derrière.

    -       -  Comme tu es drôle ! ricane une jeune marmotte qui vient elle aussi de sortir d’un petit trou creusé dans la neige.

    Les quatre pattes en l’air, petit ours observe sévèrement  la petite boule de poils gris et marron qui vient de se moquer de lui.

    -          - Le printemps n’est pas encore arrivé ? pourtant je n’ai plus du tout sommeil ! que se passe-t-il ?

    -          - Il ne va pas tarder maintenant. Je crois qu’il se fait attendre cette année... moi aussi, je viens de me réveiller. Profitons-en pour découvrir  comme c’est beau et calme lorsque la nature se protège avec cette douce  couverture blanche...Allez, relève-toi et  viens jouer avec moi.

    Petit ours suit la jolie marmotte sur le tapis moelleux et froid. Il s’habitue vite et s’amuse beaucoup. Il jette un coup d’œil en arrière :

    Petit ours se réveille

    -          - Oh ! les jolis trous ! s’exclame-t-il en remarquant les empreintes de  leurs pas laissées dans la neige mousseuse.

    Avec demoiselle marmotte, il glisse sur les pentes douces en riant aux éclats et descend jusqu’au lac. En se tenant l’un à l’autre, ils s’aventurent sur la surface gelé et patinent, et tombent, et repatinent et retombent...ils jouent ainsi très longtemps avant de continuer leur promenade vers la forêt pour une partie de cache-cache entre les sapins blancs.

    La journée passe ainsi, tranquille, heureuse pour ces deux nouveaux amis qui soudain, réalisent que le soleil a complètement disparu derrière l’horizon.  Petit ours frissonne. Il a froid, ses parents lui manquent et...il aimerait tellement retourner dans sa grotte !

    -          - Allez, on rentre ?

    -          - Oh oui ! on n’a pas vu le temps passer ...et la nuit arrive vite. D’ici peu on ne verra plus rien.

    Petit ours et mademoiselle Marmotte se mettent en route, mais avec cette vaste étendue blanche qui se déploie devant eux, ils ne savent pas dans quelle direction aller.

    -           - C'est par ici, je crois, dit l’un

    -          - Non, par-là, je vois encore nos empreintes

    -          - Tu as raison...suivons ce chemin.

    Mais voilà des flocons qui virevoltent autour d’eux, effaçant le paysage et les traces de pas dans la neige. Les deux amis commencent à s’inquiéter. Ils ne savent plus du tout par où passer. Ils commencent à avoir très peur et se tiennent par la patte pour ne pas se perdre....Ils s’arrêtent un peu paniqués de ne plus retrouver leur refuge… et attendent.  Il fait nuit, un brouillard épais les enveloppe...ils tremblent. Le vent en profite pour  se lever, soulevant la poudre blanche et accentuant encore leur malaise. Il souffle de plus en plus fort, et des bruissements et murmures suspects parviennent jusqu’à leurs oreilles.

    -          - C’est toi qui as fait ce bruit ? demande soudain petit ours

    -          - Non ! c’était quoi ? on dirait quelqu’un qui appelle au loin.

    Petit à petit, les appels se font plus pressants, et une ombre apparait brusquement devant eux...C’est Papa ours !

    -          - Ouf ! te voilà enfin Petit ours ! on te cherche partout avec maman... Tu es sorti bien tôt ! le printemps n’est pas encore là, tu sais ! 

    Silencieusement, les deux amis suivent papa ours et retournent se recoucher dans leurs abris respectifs...Dans leurs rêves, ils resteront ensemble en attendant les beaux jours pour reprendre leurs escapades dans la montagne.

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  • Coucou les ti-loulous,

    Avez-vous fait des beaux rêves cette nuit? Fanny, elle, a vécu une aventure extraordinaire, fabuleuse...je vais vous la raconter

    Belle journée et Bizatousssssssssss

    Fanny et les trollissons

     

    Fanny 

    Et les Trollissons

            Il était une fois une gentille petite fille qui se réveillait toujours en plein milieu de la nuit. C’était comme ça ! Elle n’arrivait pas à dormir plus de trois heures d’affilées...Alors, plutôt que de tourner et se retourner dans son lit, d’appeler ses parents ou d’aller réveiller son grand- frère, elle se levait sans faire de bruit. Elle descendait les escaliers sur la pointe des pieds en retenant son souffle, et sortait dans le jardin pour prendre un grand bol d’air. Assise sur l’herbe, le dos appuyé  à un petit muret, elle aimait bien regarder la lune qui lui souriait.

    Elle était très courageuse, parce que la plupart des enfants ont peur de la nuit... mais pas elle...au contraire, elle savourait ce moment de calme où tout semble vivre au ralenti, où les arbres prennent des formes étranges et où les ombres ressemblent à des fantômes bienveillants.

        Un jour, ou plutôt, une nuit, elle ouvre la porte qui donne sur le jardin et étouffe un petit cri de surprise. La lune est trop belle ! Toute ronde,  dorée et couvertes de petites taches multicolores. Ce soir, il fait très chaud, alors elle s’allonge carrément sur la pelouse  pour mieux l’observer, et constate que les petits points colorés grossissent, grossissent et se transforment en longs filaments brillants qui semblent se rapprocher d’elle. C’est bien ça, ils foncent sur elle à toute allure et prennent une drôle d’apparence…on dirait…on dirait…mais oui, des petits êtres moitié trolls, moitié polissons…des trollissons !!

     Fanny en avait bien entendu parler, mais jamais encore elle n’en avait rencontrés ! Elle savait aussi qu’ils squattaient les lieux abandonnés, mais la lune !! Jamais elle n’aurait imaginé qu’ils iraient un jour squatter la lune ! Quelle drôle d’idée !

    -          - Bonjour Fanny ! Il y a longtemps que l’on t’observe...et ce soir, nous avons décidé de te faire une surprise.

    -          - Une surprise ?

    -          - Comme tu le sais, chaque nuit, nous descendons sur terre dans un endroit inhabité pour écrire tranquillement nos contes...en fait, nous racontons des histoires qui se déroulent ici, sur terre, et que nous regardons de notre « maison »...C’est fantastique de vous voir vivre, vous les terriens ! d’ailleurs, c’est toi qui sera l’héroïne de notre prochain conte...Tu es trop mignonne quand   tu nous regardes sans nous voir !

    -          - Comment ça ?

    -          - Quand tu as la tête dans les étoiles la nuit, tu es si près de nous que nous pourrions communiquer...C’est pour ça que nous sommes venus te rendre visite...Que dirais-tu de venir découvrir l’endroit où nous vivons dans la journée ?

    Et sans rien ajouter, le Trollisson « murduçon », un drôle de petit troll habillé d’un magnifique habit de lumière...oui, un peu comme ceux des toréadors...attrape la main de Fanny et s’élance dans les airs à toute vitesse. Pas besoin d’une fusée, en moins d’un quart de seconde, ils arrivent sur la lune.

    Eh bien, vous me croirez si vous voulez, mais la lune n’est pas uniquement ce que les cosmonautes et astronautes nous ont raconté...Il existe une région (l’endroit où vivent les Trollissons) entièrement peuplée par les rêves des enfants…des milliers de songes parmi lesquels fanny circule avec bonheur, entre les dragons et les chevaliers, les châteaux-forts et les princesses, les animaux extraordinaires et les fées. Comme c’est amusant de se promener dans ce monde de rêves où tout est merveilleux, où la peur et les chagrins ont disparus, les larmes effacées, les souhaits réalisés et où tous les problèmes trouvent une solution. Elle tombe même nez à nez avec son propre songe, celui qu’elle a fait dans la journée, en classe, pendant que le professeur parlait.

    Fanny n’a pas trop envie de quitter ce lieu magique…elle respire profondément, sourit et comprend soudain pourquoi sa maman lui répète constamment :

    -          - Fanny ! tu es encore dans la lune !

     - Eh oui ! Au pays des rêves !

    Elle ouvre alors les yeux. Elle est toujours allongée sur la pelouse, alors elle entre tranquillement dans la maison, retourne dans son lit et se rendort aussitôt.

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Avez-vous déjà eu cette drôle d'impression que tout "coulait de source", comme si quoi qu'on fasse, le déroulement des événements était déjà programmé?

    Alors pourquoi s'en faire?

    Bon week-end à tous.

    Tout coule de source (I)

     

    Tout coule de source

     

        Tout problème a une solution. Voilà une idée très intéressante à imprimer dans son esprit lorsque l’on se débat dans les soucis et les situations inextricables.

    Nos philosophes, psychologues ou grand maîtres de la sagesse semblent tous convaincus que s’il y a un problème, c’est qu’il y a une solution.

        Et pour cela, nous diront-ils....il suffit de lâcher prise, être confiant en considérant  que la solution est à portée de mains. Pourquoi s’en faire: « tout ce que votre esprit conscient suppose vrai est accepté par votre esprit subconscient » ai-je lu quelque part ...ça semble très simple.

    Et j’avoue que j’ai vérifié cette « vérité » il y a bien des années... sans le faire exprès !

    J’étais en effet dans une situation très complexe et je ne voyais absolument pas comment j’allais m’en dépêtrer.

    Voici, en quelques lignes, l’état de ma situation :

    1-      1- Nous sommes au mois de juin et mon remplacement dans une classe maternelle vient de se terminer. Je dois attendre septembre pour avoir une nouvelle affectation quelque part en Loire Atlantique.

    2-     2- Nous devons également  quitter le logement que nous occupons à la fin du mois parce qu’il vient d’être vendu.

    3-     3- On fait donc appel à tous nos amis et notre famille pour déménager et entreposer nos meubles et cartons dans les garages des uns et des autres. Nous ne conservons que quelques vêtements et notre matériel de camping...et filons à Piriac sur Mer sur le terrain que mes parents louent à l’année.

    4-     4- J’attends notre troisième enfant...heureusement, tout se passe bien. Il est prévu pour janvier prochain.

    5-     5-Je n’ai pas de permis de conduire

    Avec tous ces éléments, je devrais être très inquiète...Comment vont se passer ces deux mois d’été. Si le temps est « pourri », on est mal !...avec deux enfants et juste une tente de camping !

    Où se loger en septembre ? Nous n’en avons pas la moindre idée. Chercher une location ??? Mais où ?  Je ne sais pas où je vais être nommée...Si je dois aller au fin fond du département...je ne sais pas comment me déplacer. Il faudrait trouver un logement pas trop loin de l’école où je serai affectée (d’autant plus qu’avec un bébé en vue, ce n’est pas évident !).

    En fait, c’est le serpent qui se mord la queue...je dois attendre ma nomination pour trouver un logement, mais sans logement en septembre, on est carrément dans le flou, dans l’incertitude la plus totale de ce qui nous attend à la rentrée…

    Eh bien ! Contrairement à ce que l’on peut imaginer, je suis très sereine et ne pense absolument pas à ce qui peut se passer dans deux mois. Je vis le présent sans me poser la moindre question. On passe nos vacances tranquillement. Au bord de la mer...en camping...et avec un temps superbe ! Les enfants sont heureux et profitent au maximum des journées ensoleillées, des bains de mer, des jeux de plage et des balades...nous aussi.

    Septembre arrive...En attendant mon attribution de poste, on loge quelques jours chez mes parents avec les enfants. Rien d’évident, mais c’est faisable...j’en profite pour faire une demande pour un logement de fonction...on ne sait jamais !

    Quelques jours plus tard, je reçois une note de l’académie. Je suis nommée sur un poste dans un quartier au Nord de Nantes. Le même jour, j’apprends qu’il n’y a que deux logements de fonction sur Nantes : un studio (pour quatre ! on oublie !) et un F4, mais il faut refaire toute la déco !

    -          - Il se trouve où, ce F4 ?

    -          - Au Nord de Nantes (dans l’établissement même ou je vais devoir enseigner toute l’année !!!!)

    -          - Je le prends !

    -          - Mais...Vous ne l’avez pas visité !

    -          - C’est exactement ce qu’il me faut !

    Le bol !!! On ne pouvait pas trouver mieux...Un grand logement au bon endroit (pas de trajet !) et libre de suite ! que demande le peuple ?

    Nous sommes restés dans cet établissement et dans ce logement plusieurs années. Pas de soucis pour mes déplacements, pas de stress ! Et mes deux dernières filles sont nées pendant cette période.

    Pourquoi me serai-je inquiétée ? Pourquoi imaginer que j’aurai pu être mutée à 50 kms de Nantes, sans logement, sans moyen de transport…et enceinte en plus ???

    En fait, cela doit être vrai : Si nous faisons absolument confiance au bon déroulement des événements, si nous n’opposons aucune résistance, tout doit être magnifiquement orchestré dans la vie…

    ....Alors, pourquoi est-ce si difficile d’y croire et pourquoi cela ne marche pas à tous les coups ???

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  • Coucou les ti-loulous,

    Si vous vous promenez dans un parc, regardez bien les arbres...Peut-être cachent-ils bien des surprises!!

    Belle journée et Bizatoussssssssss

    Grande frayeur au parc

    Un éléphant dans le parc

    -         - Regarde cet arbre ! on dirait un éléphant. Tu as vu sa trompe ? et sa bouche grande ouverte ? ...et son œil ? je suis sûr qu’il nous regarde... Tu crois qu’il est vivant ?

    Gabriel s’est arrêté. Cet arbre le fascine. Il l’examine dans les moindres détails,  et plus il l’observe, plus il s’imagine que l’éléphant va surgir près de lui. Il avance un peu, le contourne, et constate que de l’autre côté, c’est un immense serpent qui tire la langue. Il fait très peur ! Il s’avance dangereusement entre les cimes des arbres touffus à cette époque de l’année.

    Il fait très beau aujourd’hui, alors avec son papy et son frère, il est parti en promenade dans l’immense parc qui longe un charmant  cours d’eau. Ils marchent depuis déjà un bon moment dans les allées qui s’entrecroisent lorsqu’ils découvrent l’animal. Sans lui prêter autant d’attention que son jeune frère, Alexandre s’exclame soudain :

    -          - On fait la course ? Le premier arrivé sur le petit pont de pierres, en bas, a gagné !

    Tous deux s’élancent, laissant Papy continuer son chemin seul parmi les chênes, les châtaigniers, les érables et les merisiers. Ils s’éloignent, traversent le pont et s’enfoncent peu à peu dans les bosquets. Soudain, Alexandre s’arrête, comme pétrifié :

    -          - La maison de la sorcière...là, dans cet arbre. C’est drôle ! La  porte d’entrée a l’apparence de sa silhouette de profil!

    Attirés par cette ouverture étrange, les deux frères s’approchent de la fente, plus près, encore plus près...et aperçoivent alors à l’intérieur une petite plante en forme de papillon. Alexandre tend la main pour la cueillir...et hop ! Le voilà subitement aspiré dans cette grotte. Il disparait complètement laissant Gabriel pétrifié près de l’arbre. Il vient d’échapper par miracle au sort de l’horrible sorcière...Que va-t-elle faire de son frère ? Il n’ose pas l’imaginer, mais il tremble de tous ses membres. S’il n’était pas si courageux, il fondrait en larmes. Il sait que lui seul peut à présent délivrer Alexandre....Mais comment? Il jette un coup d’œil vers l’arbre… et eurêka ! Une idée géniale lui vient à l’esprit. Surtout ne pas alerter Papy qui le gronderait sûrement. Il répète tellement souvent qu’il ne faut pas s’éloigner !!

    Il revient sur ses pas en courant, et c’est à bout de souffle qu’il arrive près de l’éléphant-serpent. En le voyant arriver rouge comme un coquelicot, celui-ci prend aussitôt vie, reprenant instantanément la forme d’un éléphant et d’un serpent.

    -          - Vous êtes bien imprudents les enfants ! la sorcière est déjà en train de préparer une potion maléfique pour ton frère. Nous n’avons pas beaucoup de temps...Vite, monte sur mon dos. Ssssssssss - c’est le nom de mon ami -  va nous suivre. Il est super rapide...on va avoir besoin de lui aussi.

    Aussitôt dit, aussitôt fait. La petite troupe arrive en moins de deux devant la grotte de la sorcière. Ssssssssssssss se glisse dans la fente et rampe jusqu’à la sorcière qu’il mord pour l’endormir. Pendant ce temps, Fanfan l’éléphant, attrape Alexandre, prisonnier au sommet de l’arbre et le pose délicatement sur son dos, à côté de son frère. Il dépose ensuite les deux enfants à proximité de l’aire de jeux, où les attend Papy, assis sur un banc. Ouf ! Il ne s’est aperçu de rien ! Les enfants rejoignent alors le petit groupe d’enfants présents pour jouer au foot.

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  • Coucou les ti-loulous,

    Pour les tout-petits une histoire de chaton perdu dans la forêt. Et quelques photos pour illustrer ce texte.

    belle journée et bizatoussssssssssssss

    Ti fou a faim

    Ti-fou A faim

     

       Il était une fois un petit chaton blanc, noir et roux que des  maîtres « distraits » avaient oublié avec sa maman dans une forêt sombre et lugubre. Un beau jour d’hiver, après avoir marché longtemps entre les racines des arbres qui leur tordaient les pattes, ils ont débarqué dans le jardin de Tanette. Avec cette vieille dame charmante et très gentille qui adore les animaux, ils connurent un bonheur immense. Elle avait commencé par donner au chaton le nom de Ti-fou parce qu’il aimait se tortiller sur le sol en jouant avec les feuilles mortes. Il aimait bien ce nom rigolo, et chaque fois qu’elle le prononçait, il s’avançait vers elle en se dandinant. Dorlotés, câlinés et bien nourris, ils n’avaient plus du tout envie de repartir de ce foyer douillet. Tanette aussi appréciait les « ronrons » et les moments de tendresse qu’elle passait avec ses nouveaux petits compagnons.

    Ti fou a faim

    Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’au jour ou Tanette fut atteinte d’une  étrange maladie qui la clouait sur son lit. Chaque jour, le pauvre chaton et sa maman passaient de longues heures avec elle sur sa couette, mais elle était si mal qu’elle ne pouvait pas s’occuper d’eux.

    Ti-fou ne mangeait plus du tout à sa faim. Il avait beau aller jeter un coup d’œil dans sa gamelle, elle était désespérément vide. Un jour sa maman qui l’accompagnait dans sa quête de nourriture  lui a fait comprendre qu’il n’y avait plus qu’une solution : il fallait « chasser ».

    Ti fou a faim

    Elle a bien essayé de lui apprendre, mais rien à faire, il ne voulait pas faire de mal à ces petites créatures aux longues moustaches qui l’amusaient tant...

    Il quitta donc le jardin et partit à l’aventure. En chemin, il rencontra des copains avec qui il passait beaucoup de temps à jouer à cache-cache ou à chat perché...mais il se retrouvait souvent seul pendant que ses nouveaux amis partaient à la recherche de mulots pour se nourrir.

    Ti fou a faim

    -          - Si tu ne veux pas chasser, tu peux toujours retourner  dans la forêt pour chercher de quoi manger...tu trouveras certainement des baies sauvages, des châtaignes ou des champignons, lui dit un jour l’un d’eux.

    Il suivit donc ce conseil...mais comme il était seul, sans sa maman, et que la nuit commençait à tomber, il eut soudain très peur...il se mit à trembler, à greloter et à pleurer...ou plutôt à miauler...et finit par se cacher sous une grande feuille de fougère. Là, il vit deux yeux qui le fixaient. Deux yeux d’un bleu intense qui appartenaient à un curieux et minuscule bonhomme qui se mit à lui adresser la parole d’une voix mélodieuse:

    Ti fou a faim

    -          - Je sais pourquoi tu es là ! et je sais de quoi tu as besoin...j’ai suivi tes aventures depuis le début. Je t’ai vu avec ta maman quand vous étiez seuls, abandonnés tout près d’ici. Vous êtes bien avec Tanette, c’est la plus agréable et généreuse des personnes que je connaisse...il faut retourner près d’elle. Ta maman t’attend elle aussi.

    -          - Mais elle est malade ! et personne ne vient remplir notre gamelle !

    Ti fou a faim

    -          - Regarde ce joli champignon à collerette violette ! prends le doucement...il est magique ! il te suffira de le donner à Tanette pour qu’elle guérisse.

    Et c’est ce que fit Ti-fou...Tanette reprit très vite des forces et avec sa maman qui surveillait très souvent la cuisson des gâteaux qu’elle confectionnait pour eux, il reprit sa vie comme avant … heureux comme un poisson dans l’eau.

    Ti fou a faim

     

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