• Coucou les ti-loulous,

    Aujourd'hui, c'est au tour de Mélissa de retrouver "son histoire" dans ce blog.

    Un peu du soleil de Madagascar ne fera de mal personne je pense !

    Bizatoussssssssssssss

    Mélissa

    Mélissa

    -         - Maki, maki, maki !!!

     Assise sur le sable à l’ombre du grand cocotier, Mélissa appelle son ami Timy. Elle n’a pas besoin de lever la tête en direction des longues feuilles du palmier pour savoir que le petit lémurien au pelage roux et blanc est à proximité. Elle sait bien qu’il la regarde fixement avec ses grands yeux un peu moqueurs, caché dans l’ombre.

    -          - Allez, viens Timy ! j’ai besoin de toi.

    Petite poupée café au lait avec de grands yeux noirs malicieux et une chevelure frisée qui lui encadre un visage tout rond, Mélissa, affiche, du haut de ses cinq ans, un caractère bien affirmé.

    Mélissa

    Le petit lémurien saute sur son épaule en enroulant sa longue queue autour de son cou. Elle le regarde avec douceur et lui souffle à l’oreille :

    -         -  Il faut absolument que tu m’accompagnes sur la plage de Nosy Sokatra. Princesse Sofia m’a confié une mission ultra secrète, urgente et importante.

    -          - Et quelle est donc cette mission ultra secrète, urgente et importante ? lui demande Timy, toujours très curieux.

    -          - Princesse Sofia m’a révélé en rêve que plusieurs enfants qui vivent sur cette île ont disparu la semaine dernière…J’ai tout de suite compris qu’il s’agissait de l’affreuse Tartalapraline. Il parait qu’un certain Louwenn, un petit vazaha, a réussi à la faire déguerpir du territoire français  pour l’envoyer chez nous… à Madagascar !  Il ne pouvait pas l’expédier ailleurs ? sur la lune où à Pétaouchnok !

    -          - Et toi ? tu veux qu’elle retourne en France ? c’est ça ?

    -          - C’est ça !

    -          - Et comment comptes-tu te rendre à Nosy Sokatra ?  interroge Timy en jetant un coup d’œil en direction de la plage…et au loin, vers la minuscule île que l’on distingue à peine.

    -          - C’est très simple ! Sokinetta  va nous porter sur son dos, et quand nous serons arrivés, il faudra prévenir tous tes amis de la forêt pour qu’ils nous aident à déloger la sorcière.

    -          - Sokinetta, la tortue ? On n’est pas arrivés !!!

    Mélissa

    Pendant la traversée, Timy, un peu inquiet, questionne son amie sur le plan qu’elle compte mettre en place pour accomplir sa mission :

    -          - Eh bien, je vais d’abord délivrer les enfants de l’emprise de la sorcière…avec ton aide bien sûr ! et celle de tes amis…et ensuite…ensuite…eh bien, je trouverai bien une idée. Tu me connais !

    -         -  Oooh oui !!!

     - Qui a dit que les tortues avancent lentement ? Peut-être lorsqu’elles se promènent sur la terre ferme, mais dans l’eau, je peux vous assurer que Florent Manaudou peut toujours s’accrocher ! 

    C’est donc en un temps record que Sokinetta, Timy et Mélissa accostent sur le  rivage de Nosy Sokatra et s’enfoncent rapidement dans la forêt ou  baobabs majestueux, katrafay et arbres du voyageur côtoient palmiers, lianes et orchidées sauvages.

    Pendant que Timy regroupe tous ses amis lémuriens, boas, couleuvres et papillons multicolores, Mélissa part à la recherche de la cachette de Tartalapraline.

    Elle avise un petit cabanon minable, construit de guingois avec des bois disparates, sans fenêtre, non loin de la grève. Elle s’approche et son petit nez tout rond ne la trompe pas : ça sent la vanille…ça, c’est normal ! Le chocolat…normal aussi !! Mais à cela s’ajoutent des arômes de miel, de confiture de fraise et de caramel. Ici, ce sont des parfums de jasmin, ylang-ylang et frangipanier qui devraient taquiner les narines de  Mélissa. Elle n’est pas dupe ! Tartalapraline est réfugiée derrière ces vieilles planches pourries. Elle s’écrie :

    -          - Ohé ! il y a quelqu’un ? 

    Comme personne ne lui répond, elle ajoute tout bas:

    -          - J’aimerais bien goûter à ce délicieux potage que vous préparez!

    Mélissa

    Aussitôt, une dame très laide, vêtue d’une longue robe en madras toute sale et d’un châle noir, se présente devant elle. Le visage à moitié recouvert par ses cheveux filasse, elle tord sa bouche dans laquelle n’apparait qu’une seule dent… et d’une voix un peu trop mielleuse, l’invite presque gentiment à venir s’asseoir à sa table pour lui offrir un grand bol de sa  pitance. Mélissa sait qu’elle finira par la retenir prisonnière comme les autres pour la manger quand elle sera bien dodue. Elle est malgré tout un peu effrayée. Elle appelle :

    -          - Maki, maki, maki !!!

    Timy et ses amis s’agrippent tous aux lianes et se projettent à l’intérieur de la bicoque où ils ne tardent pas à trouver les enfants, enfermés dans le sous-sol…Ils attrapent la clé que la sorcière tient serrée dans ses mains crochues, pour les délivrer. Ils sont si nombreux qu’elle ne peut rien faire.

    Survient ensuite une nuée de papillons aux magnifiques teintes rouges, vertes et jaunes qui voltige tout autour de Tartalapraline…complètement étourdie par tous ces insectes qui volent sous ses yeux,  elle tombe sur le sol… nez à nez avec une armée de boas et de couleuvres qui rampent lentement vers elle.

    Elle a une trouille bleue des serpents !!!!…Elle se relève d’un bond et court à toute allure vers la plage.

    C’est là que Sokinetta et ses amies l’attendent patiemment pour l’escorter jusqu’au beau milieu de l’océan atlantique où elles décident de l’abandonner pour retourner dans l’océan indien…

    ….Tartalapraline a dû nager des jours et des jours avant de retrouver les côtes bretonnes….

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    L'histoire de l'armoire qui se déplace seule n'était pas nouvelle, celle-là non plus, mais elle démontre que rien n'est impossible ...

    Si je la publie à nouveau aujourd'hui, c'est que dans le texte qui suivra (après-demain), je raconte des expériences (à la portée de tous) qui peuvent nous étonner nous-mêmes ...et que nous sommes capables de réaliser !! Nous pouvons être très fier(e)s de nous !!!

    Des meubles ....légers

    Des meubles en « bois plume » 2

    Après l’histoire de l’armoire qui se « déplace toute seule », voici une anecdote du même acabit avec une énorme table en chêne massif.

         Il y a de cela quelques années, voire quelques dizaines d’années. Allez, je n’ai pas peur de le dire : près de quarante ans se sont passés depuis cette soirée mémorable, mais ma mémoire est pratiquement intacte ! Oui, oui.

       Nous étions en vacances dans un petit village de Haute Savoie avec des amis très proches. Nous partagions tout : nos soirées, nos jours de détente, nos vacances, nos rires, nos joies, nos passions…enfin tout. Nous n’avions pas encore connu de peines ! Uniquement le bonheur de connaître l’insouciance de la jeunesse.

    Enseignants dans le même bahut, Jean et Bernard s’entendaient comme larrons en foire et l’on ne voyait jamais l’un sans l’autre. C est donc tout naturellement que nos deux familles s’étaient rapprochées…. Nous vivions vraiment ce que l’on peut appeler le « bonheur »

        Allons, allons, laissons de côté la nostalgie des jours passés, je ne vais pas m’étendre sur cette relation qui somme toute, était relativement simple. Je vais juste écrire quelques lignes sur cette mémorable soirée « tarot » durant laquelle notre conversation avait quelque peu viré au « surnaturel », ou plutôt au « pouvoir de la pensée » !

    Comme tout le monde, nous avions appris que nous n’utilisions qu’une infime partie de nos capacités, que nos facultés s’étendaient bien au-delà de ce que nous réalisions, et nous trouvions bien dommage de ne pas savoir comment « aller plus loin »

    -         le pouvoir de la pensée est infini ! c’est fou ce que l’on peut faire simplement en y croyant vraiment, nous affirma notre ami

    -         Que veux-tu dire ?

    -         Que tout est possible !

    -         C'est-à-dire ?

    -         Simplement que l’on peut vraiment déplacer des montagnes !!

    -         Oui, bien sûr ! c’est une expression pour dire que l’on peut toujours faire mieux ! toi, le prof, tu dois dire ça à tes élèves pour les inviter à se dépasser, c’est normal. Mais, c’est quand même limité, non ?

    -         Non ! il y a un exemple très simple que j’ai déjà vérifié avec des potes …Tiens, si vous voulez, on le fait ce soir.

    -         Allons-y

    -         Tu vois cette table ! eh bien, je vous garantie qu’avec Bernard, on la soulève tous les deux avec seulement deux doigts

    Mais bien sûr !! Une grande table comme ça ! En chêne massif en plus ! Tu as fumé la moquette ? J’essaie quand même machinalement de soulever un coin de la table (avec mes deux mains), elle ne bouge pas d’un chouia.

    -         Mets-toi de l’autre côté. On ferme les yeux et on se concentre…il suffit d’imaginer qu’elle est légère…allez, c’est parti

    Mon amie et moi les regardons en silence, complètement incrédules ! Les deux copains se regardent, ferment les yeux et placent leurs deux index sous la table…quelques secondes plus tard, on constate, non sans surprise que la table décolle de quelques millimètres (il ne faut pas exagérer non plus !)

    -         On peut faire encore mieux si vous n’y croyez pas…Tiens, ton fils, il pèse bien une quinzaine de kilos, non ?

    Et sans attendre la réponse, il prend notre fils dans ses bras et l’assoie sur la table…

    -         Allez, on recommence

    L’expérience est une nouvelle fois un succès !! La table se soulève une nouvelle fois ! avec un enfant assis dessus (comme si le poids seul de ce meuble n’avait pas suffi)

    Nous n’avons jamais retenté l’exploit…peut-être parce que le pouvoir de l’esprit fait un peu peur malgré tout.

    Avec le temps, je me demande quand même comment cette expérience a été possible !!

    Il n’y avait bien sûr aucun trucage !

    En écrivant ces lignes, je me dis qu’il est peut être temps de renouveler cela !! Après tout, c’est rassurant de se dire que l’on peut faire toujours plus !

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  • Coucou les ti-loulous,

    Et coucou Jade...Tu te souviens de "ton" histoire ??? La voici à nouveau si tu l'as un peu oubliée....

    Pour tous les autres, voici de gros gros bisous

    Jade dans la forêt

         Les bébés ne sont pas tous identiques lorsqu’ils naissent, il y en a des minuscules, des très gros, des tout fripés, de très beaux et d’autres moins…. Il y en a même un qui est né tout vert ! c’est pour cela que ses parents ont eu l’idée de l’appeler « Jade » !

    …. Non, je rigole ! Ce n’est pas vrai…Je recommence mon histoire…

    Elle n’était pas verte, mais comme la pierre fine et précieuse, Jade resplendissait, et au fil des ans, elle a pris le caractère à la fois solide et tenace de cette pierre…ce qui, bien sûr, est une grande force. Sans elle, jamais elle n’aurait pu sauver son petit cousin Tiago le jour où…..

      Nous sommes en plein mois de décembre dans une forêt de pins. Il fait froid et sombre. Jade tient la main de Tiago et lui conseille de faire attention où il met les pieds à cause des buissons d’épines et du houx qui pourraient le piquer et lui écorcher les jambes.

    -        -  Ça fait longtemps que l’on est parti de chez Mamy Edith. Tu avais dit 5 mn ! …je suis fatigué de marcher…je veux rentrer, se plaint le petit garçon.

    -         Tu exagères, c’est toi qui as voulu entrer dans la forêt pour suivre le petit écureuil et voir où il habite. On s’est quand même bien amusés  quand il s’est précipité sur une pomme de pin pour extraire les graines cachées à l’intérieur et les grignoter, assis par terre.

    En fait, Jade n’est pas très fière. Elle est partie sur un coup de tête pour « faire un petit tour » avec son cousin parce qu’elle perdait au jeu des petits chevaux. Sûr ! son Papy Philippe avait triché !! Cela l’avait énervée, vexée ! Maintenant, elle est perdue au fin fond de cette maudite forêt de conifères et elle ne sait pas trop quoi dire à son cousin.

    -          - Tu veux bien ramasser quelques pommes de pin pendant que je cueille ces jolies branches de houx. On pourra faire de jolies décorations pour Noël avec Papa. On les peindra en or et argent et on  enverra les photos à Mamie Jocelyne. Je suis sûre qu’elle voudra qu’on lui en apporte pour son sapin !

    -          - Non, je veux rentrer...j’ai peur !

    -          ' Il n’y a pas de quoi, je t’assures !

    C’est à ce moment précis qu’une gigantesque masse aux longs poils gris se plante devant eux. Les deux enfants lèvent la tête et aperçoivent deux yeux rouges gros comme des soucoupes qui les observent bizarrement...La créature ouvre en grand sa grosse mâchoire remplie d’énormes dents acérées qui semble vouloir les croquer !

    -          - UN  MONSTRE ! s’écrie Tiago en tremblant comme une feuille. Il aimerait s’enfuir en courant mais n’y arrive pas. Il reste planté devant cette horrible « chose » qui déjà, brandit ses deux pattes avant pourvues de terribles griffes  en direction des deux enfants.

    Jade sort de ses gonds.... Elle se poste juste devant son cousin pour le protéger et fait face au monstre en le fixant droit dans les yeux.

    -          - Tu ne me fais pas peur tu sais ! c’est pas une grosse patate comme toi qui va m’impressionner !

    Le monstre se met aussitôt dans une telle furie que l’on pourrait  entendre son rugissement à des kilomètres à la ronde.  Jade soutient toujours son regard avec une telle intensité que la « bête » se raidit sous son emprise, se transformant instantanément en bloc de pierre, semblable à un menhir.

    -          - Cours aussi vite que tu peux ! ordonne aussitôt Jade à son cousin. Il ne va pas rester longtemps immobile.

    Tous les deux, main dans la main, prennent leurs jambes à leur cou...droit devant eux, traversant la forêt de long en large, s’écorchant au passage, les jambes sur les ronces.

    A l’orée de la forêt, une large rivière leur barre la route. Sur la rive opposée, les enfants savent qu’ils peuvent rejoindre la maison de leur mamie. Jade regarde autour d’elle : pas le moindre pont, pas de passerelle, pas de barque , rien qui puisse les aider. Elle sent la panique l’envahir d’autant plus que les hurlements du monstre lui rappelle qu’il se rapproche dangereusement.

    -          - C’est là que j’interviens ! souffle une voix douce et mélodieuse juste derrière elle...Jade se retourne et se trouve nez à nez avec Elsa, la Reine des Neiges en personne, son héroïne ! Celle-ci s’approche du bord de la rivière, se penche pour transformer l’eau en glace.

    Jade et Tiago n’ont pas le temps de remercier Elsa qu’elle disparait  aussi vite qu’elle est arrivée...dans un halo de brume. Ils ne perdent pas une seconde et s’élancent pour patiner sur cette piste gelée.

     

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Ménage de printemps !! super, un coup de propre dans la maison....ça fait un bien fou...sauf pour le dos qui en prend un drôle de coup quand on déplace les meubles...

    Tiens, tiens tiens....ça me rappelle quelque chose ça !

    Des meubles en « bois plume »

        Enfin ! Ça y est, après bien des « galères », nous avons « notre chez nous ».

     Avec les quatre enfants (la petite dernière vient de naître), nous venons d’emménager dans une grande maison entourée d’un beau jardin paysagé, et qui plus est, dans un quartier très agréable…tout près de l’endroit où j’ai passé mon enfance. Que demander de mieux. Rien, c’est le bonheur !

    Mais le travail ne manque pas. A peine rentrés dans cette maison, nous décidons de faire quelques travaux de décoration…c’est vrai que de ce côté, il y a de quoi faire.

    Méthodiquement, on s’attaque d’abord aux chambres des enfants, et plus précisément la chambre de Nono. Située dans la toute nouvelle extension de la maison, cette pièce ne présente pas trop de difficultés. Après avoir recouvert le sol d’une épaisse moquette bleue (ben oui, c’était la mode dans les années 70 !…bienvenue à nos amis acariens !), on choisit une jolie tapisserie, un papier peint blanc rehaussé de quelques lignes horizontales colorées, assez moderne ma foi (toujours à la même période, cela s’entend), et surtout sans raccords (nous ne sommes qu’aux balbutiements de nos talents de bricoleurs !!).

    Allez, c’est le jour J. Tout le matériel est prêt : les rouleaux, la colle, une grande règle, un crayon de papier, une équerre…

    On commence à prendre des mesures, on s’installe dans la cuisine, plus pratique, et c’est parti !…Premier lai, on coupe, on encolle sur la table. On remonte à l’étage, on longe le long couloir avec le lai dans les bras, on entre dans la chambre, et on pose …Facile !!

     Allez, au suivant, même chose, on coupe, on encolle et on remonte dans la chambre, on juxtapose les côtés et on passe un chiffon pour lisser ….pas mal !

    Pendant tout ce temps, notre bout de chou reste assise au milieu de sa chambre et joue tranquillement avec ses puzzles…tellement absorbée qu’elle ne lève même pas les yeux pour regarder les transformations qui commencent tout autour d’elle….

    De notre côté, tout se passe bien. Nous avons déjà terminé un mur et il nous faut  ramener la grosse armoire au milieu de la pièce si l’on veut tapisser derrière. Un peu fainéants, on décide de la changer de place sans la vider. Pas facile, facile, mais en s’y prenant à plusieurs fois, on arrive tant bien que mal à la décoller du mur et la tirer petit à petit vers le centre de la pièce…Ouf ! Ça c’est fait !! Nono, ne bouge toujours pas et continue à jouer sans bruit, comme si elle était seule dans la pièce…A-t-elle seulement vu qu’on venait de réduire son champ d’activité ???

    Une heure plus tard, le mur est tapissé…on s’éloigne un peu pour voir, et il faut bien avouer qu’on est assez fiers de nous. On se débrouille comme des chefs !

    Allez, on remet l’armoire à sa place! On essaie de la faire glisser, niet ! Il ne faut pas oublier  la moquette ! Bref, pas évident du tout. Vive le parquet ciré !! On fait une deuxième tentative, pas mieux… On renonce cette fois-ci, on verra ça tout à l’heure,  la fatigue commence à se faire ressentir quelque peu.

    -         -  Et si on faisait une petite pause ? on l’a bien méritée non ?

    On redescend et on prend quelques minutes autour d’un petit café entre les bouts de rouleaux et la colle qui recouvre la table….

    Allez, on y retourne avec l’intention cette fois de vider l’armoire avant de la déplacer …il ne faut tout de même pas exagérer.

    On entre dans la chambre et ce que l’on découvre nous cloue sur place. On se regarde sans rien comprendre.

     Nono est toujours au même endroit, tranquille, avec ses mêmes jeux, et ne prête toujours aucune attention à notre arrivée….Derrière elle, l’armoire est à nouveau à sa place, tout contre le mur !!!

    -           - « ôte-moi d’un doute…c’est bien un café que l’on a pris ?  On n’avait pas bougé l’armoire avant de descendre ?

    Ce n’est tout de même pas imaginable d’avoir oublié tous les deux ce que l’on a fait avant de prendre cette petite pause.

    Naïvement, sans même réfléchir à ce que je dis, je pose cette question stupide à ma fille de six ans:

    -          - « C’est toi Nono qui a remis l’armoire à sa place »

    Elle lève la tête, me regarde et répond simplement, comme une évidence :

    -          - « oui » et retourne à ses occupations.

    Ben voyons !!!!!

    Cette histoire véridique fait toujours partie des anecdotes que l’on se raconte en famille…Le souvenir reste intact et nous n’avons toujours pas trouvé d’explication à ce phénomène…A mon avis, ce n’est quand même pas une enfant d’à peine vingt kilos qui a pu bouger cette armoire ! Ce n’est pas non plus l’armoire qui s’est déplacée seule !!!

    Une hallucination ? On aurait réussi à remettre l’armoire en place avant de descendre et on aurait oublié tous les deux ? Ce serait le plus plausible !!! Bizarre quand même !! mais c’est, je pense, ce que tout le monde croira.

     

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  • Coucou les ti-loulous,

    Chose promise, chose due....Voilà pour Alexandre et Gabriel, l'histoire bien étrange qu'il leur est arrivée dans le parc l'autre jour.

    Âmes sensibles s'abstenir!!!

    Bizatousssssssssssss

    Un éléphant

    Un éléphant dans le parc

    -          - Regarde cet arbre ! on dirait un éléphant. Tu as vu sa trompe ? et sa bouche grande ouverte ? ...et son œil ? je suis sûr qu’il nous regarde... Tu crois qu’il est vivant ?

    Un éléphant...

    Gabriel s’est arrêté. Cet arbre le fascine. Il l’examine dans les moindres détails,  et plus il l’observe, plus il s’imagine que l’éléphant va surgir près de lui. Il avance un peu, le contourne, et constate que de l’autre côté, c’est un immense serpent qui tire la langue. Il fait très peur ! Il s’avance dangereusement entre les cimes des arbres touffus à cette époque de l’année.

    Un éléphant...

    Il fait très beau aujourd’hui, alors avec son papy et son frère, il est parti en promenade dans l’immense parc qui longe un charmant  cours d’eau. Ils marchent depuis déjà un bon moment dans les allées qui s’entrecroisent lorsqu’ils découvrent l’animal. Sans lui prêter autant d’attention que son jeune frère, Alexandre s’exclame soudain :

    -          - On fait la course ? Le premier arrivé sur le petit pont de pierres, en bas, a gagné !

    Tous deux s’élancent, laissant Papy continuer son chemin seul parmi les chênes, les châtaigniers, les érables et les merisiers. Ils s’éloignent, traversent le pont et s’enfoncent peu à peu dans les bosquets. Soudain, Alexandre s’arrête, comme pétrifié :

    Un éléphant...

    -          - La maison de la sorcière...là, dans cet arbre. C’est drôle ! La  porte d’entrée a l’apparence de sa silhouette de profil!

    Attirés par cette ouverture étrange, les deux frères s’approchent de la fente, plus près, encore plus près...et aperçoivent alors à l’intérieur une petite plante en forme de papillon. Alexandre tend la main pour la cueillir...et hop ! Le voilà subitement aspiré dans cette grotte. Il disparait complètement laissant Gabriel pétrifié près de l’arbre. Il vient d’échapper par miracle au sort de l’horrible sorcière...Que va-t-elle faire de son frère ? Il n’ose pas l’imaginer, mais il tremble de tous ses membres. S’il n’était pas si courageux, il fondrait en larmes. Il sait que lui seul peut à présent délivrer Alexandre....Mais comment? Il jette un coup d’œil vers l’arbre… et eurêka ! Une idée géniale lui vient à l’esprit. Surtout ne pas alerter Papy qui le gronderait sûrement. Il répète tellement souvent qu’il ne faut pas s’éloigner !!

    Un éléphant...

    Il revient sur ses pas en courant, et c’est à bout de souffle qu’il arrive près de l’éléphant-serpent. En le voyant arriver rouge comme un coquelicot, celui-ci prend aussitôt vie, reprenant instantanément la forme d’un éléphant et d’un serpent.

    -          - Vous êtes bien imprudents les enfants ! la sorcière est déjà en train de préparer une potion maléfique pour ton frère. Nous n’avons pas beaucoup de temps...Vite, monte sur mon dos. Ssssssssss - c’est le nom de mon ami -  va nous suivre. Il est super rapide...on va avoir besoin de lui aussi.

    Aussitôt dit, aussitôt fait. La petite troupe arrive en moins de deux devant la grotte de la sorcière. Ssssssssssssss se glisse dans la fente et rampe jusqu’à la sorcière qu’il mord pour l’endormir. Pendant ce temps, Fanfan l’éléphant, attrape Alexandre, prisonnier au sommet de l’arbre et le pose délicatement sur son dos, à côté de son frère. Il dépose ensuite les deux enfants à proximité de l’aire de jeux, où les attend Papy, assis sur un banc. Ouf ! il ne s’est aperçu de rien ! Les enfants rejoignent alors le petit groupe d’enfants présents pour jouer au foot.

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