• Bonjour tout le monde,

    Jeudi, c'est votre jour,

    alors n'hésitez pas à m'envoyer vos textes, poèmes, histoires etc....

    Aujourd'hui, j'ai sélectionné un très joli poème que Jade a écrit lorsqu'elle avait 11 ans, mais aussi, cette très jolie histoire imaginée par les enfants lors d'un atelier à "Maison pour Tous" à la Chapelle sur Erdre.

    Belle journée à tous

    Petite Fraîcheur...

    Petite fraîcheur

    Ce matin, je marche dans l'herbe qui me mouille les pattes.

    Les rayons du soleil me touchent et m'illuminent.

    Je m’assois sous un arbre.

    Une goutte me mouille le pelage.

    Le soleil éclaircit le pré.

    Un petit chat blanc au collier rose est devant moi.

    Il s'avance et me fait une léchouille.

    On dirait qu'il m'aime.

    Petite fraîcheur

    Petite Fraîcheur...

    Œil rouge, le dragon

    Tartiflette est une très gentille sorcière. Elle s’est donné comme mission de transformer les méchantes sorcières et de les rendre gentilles elles aussi.  C’est pour cette raison qu’elle élève des dragons qui sont chargés de changer ces affreuses sorcières, un élevage relativement facile puisqu’une dragonne peut pondre jusqu’à 20 000 œufs à la fois. Elle aime beaucoup ses animaux de compagnie et elle les dresse avec beaucoup de patience.

    « Œil rouge » est son préféré. Il est rouge avec une armure et des griffes en or. Il a aussi un bouclier pour se protéger. Il peut se téléporter pour accomplir sa tâche. Quand il rencontre une méchante sorcière, il l’hypnotise pour la rendre plus aimable. Et gare à celles qui résistent ! Parfois, forcément, ça ne marche pas, alors « Œil rouge » leur mange un orteil ! Ainsi, elles ne peuvent plus lancer de sorts !

    Petite Fraîcheur...

    Son rôle est également de monter la garde près de la fenêtre de la maison de Tartiflette...pour la protéger au cas où il y aurait une attaque de chevalier !

    Mais voilà qu’un jour, fatigué par ses longues nuits de garde, le dragon s’est endormi devant la maison. Tartiflette est allée cueillir des herbes spéciales pour ajouter à ses potions magiques. Elle est partie de l’autre côté de la planète avec son balai et son voyage doit durer trois jours et trois nuits.

    Une méchante sorcière, qui n’attendait que ce moment, en profite pour capturer le dragon en lui ôtant son armure. Elle le traîne jusqu’à son manoir, une immense forteresse, et l’enferme après l’avoir enchaîné solidement.

    La dragonne de cette horrible sorcière se prénomme « Œil de Lynx » parce que sa vue est extrêmement puissante. Elle l’aperçoit de loin dans son  cachot. Il semble si malheureux qu’elle vient le délivrer. Évidemment, ils tombent amoureux l’un de l’autre. Pour s’échapper et vivre heureux loin de la sorcière, ils crament son chapeau avant de s’enfuir par téléportation.

    C’est bien connu, sans leur chapeau, les sorcières n’ont plus aucun pouvoir. Elles sont bien trop coquettes pour sortir de chez elles… Vous en connaissez, vous, des sorcières sans leur chapeau pointu ?

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Ouf ! C'est enfin le déconfinement...On peut profiter des plages et se baigner,  s'asseoir à la terrasse des cafés, revoir les amis, retourner au boulot, à l'école...et même reprendre le sport.

    ...même le golf ???.... Oups !

    Profitez bien de cette nouvelle liberté et prenez bien soin de vous

    A bientôt pour une nouvelle anecdote

    Golf

    A un centième de seconde près !

    On dit parfois que la vie ne tient qu’à un fil !

    Une autre expression rappelle que « lorsque notre  heure n’est pas encore venue, rien ne peut nous arriver ! »

    Et bien maintenant je sais que c’est vrai !

    A quelques centièmes de secondes près, j’aurai pu moi aussi disparaitre du paysage purement et simplement...mais voilà ! Ce n’était pas mon heure !

    Cette histoire se déroule il y a deux ou trois ans (peut-être un peu plus !! ça passe si vite !).

    Il faisait très beau ce jour-là et je roulais, vitre gauche ouverte vers la Chapelle sur Erdre, le long du golf ou les joueurs semblaient fort nombreux...On les apercevait nettement à travers les arbres de la haie.

    Je m’en souviens parfaitement… Perdue dans mes pensées, j’entends soudain mon téléphone vibrer, ce qui ne manque pas de me surprendre, et de me faire lever insensiblement le pied de l’accélérateur...ralentissant ainsi très très très légèrement ma vitesse...

    Aussitôt, je vois, stupéfaite, une balle de golf à hauteur de  mes yeux, juste devant le pare-brise !!!

     A un centième de seconde près, la balle passait par la fenêtre et me frappait de plein fouet sur la tempe ! Sans la vibration du téléphone à ce moment précis, je la recevais en pleine tête, cette fichue balle qui venait de traverser la route à une vitesse incroyable !

    Je réalise alors que la chance est bel et bien au rendez-vous ce jour-là, mais aussi, que cette absence de grillage pour protéger les piétons, les cyclistes et même les automobilistes est bien dangereuse...

    En fait, il y a bien un grillage, mais il ne dépasse pas un mètre de hauteur, et les joueurs de golf ne sont pas tous des champions !! Loin de là ! Certains sont même très maladroits et les balles fusent ! La preuve, celle qui vient de passer sous mes yeux...et ce n’est pas la seule...Je me souviens en avoir reçu une sur le toit de la voiture. Elle avait ricoché dans un bruit assourdissant... l’impact est toujours là pour le rappeler!

    En attendant, en ce moment, je tremble de tous mes membres, mais réussit quand même à me rendre jusqu’à la maison...légèrement choquée.

    Non. Tellement choquée que quelques jours plus tard, je me décide à aller jusqu’à l’accueil du golf pour parler de ce problème. Je suggère qu’il serait sympa qu’une haute grille entoure le terrain pour arrêter les balles.

    • On y a bien pensé, mais le golf et la municipalité se « renvoient la balle »...ça coûte très cher et personne n’est prêt à payer cette somme !

    Donc, on ne fait rien ! Et les dangers ? J’aurai pu recevoir cette balle en pleine tête ! N’importe qui pourrait être victime d’une « balle perdue » (une balle de golf bien sûr !)

    • Vous savez, nous sommes bien assurés ! me répond cet homme à l’accueil.

    Alors, pas de problèmes...on peut mourir tranquille !

    Ça rassure !!!!!

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  • Coucou les ti-loulous,

    Certains d'entre vous ont déjà repris le chemin de l'école...d'autres vont revoir leurs copains aujourd'hui ou dans les prochains jours.

    Bien sûr, vous allez enfin revoir votre gentille " maîtresse" qui ne vous a pas lâché de tout le confinement. Vous pouvez la remercier (à défaut de lui faire un gros bisou) parce qu'elle a fait un travail formidable.

    Moi je lui "tire mon chapeau " (c'est une expression pour dire : féliciter)...A propos d'expressions...Que pensez-vous de cette institutrice ???....qui n'a rien à voir avec la vôtre évidemment...

    La maîtresse est une... sorcière

    La maîtresse est une sorcière

          Dans le petit village de Noyal, les enfants sont très excités, nerveux et même un peu anxieux. C’est la rentrée des classes et Hélène, l’institutrice, a déménagé pendant les vacances. Ils l’aimaient pourtant bien Hélène, elle était douce, gentille et ne donnait jamais beaucoup de devoirs à faire le soir…Qui va la remplacer ? Voilà la question que tout le monde se pose.

    Dans la cour de récréation, au beau milieu, les enseignants se sont rassemblés et tout le monde a le regard fixé sur la dame qui accompagne le directeur, monsieur Patachou.

    • Tu crois que c’est elle la remplaçante ? demande Alban

    -         Elle n’est pas très souriante ! Et puis elle est drôlement moche avec ses couettes et ses grosses lunettes, répond Kilian.

    • C’est vrai ça ! en plus, elle est vraiment bizarre avec ses habits de clown tout bariolés! on dirait …

    La phrase d’Alban est coupée par la sonnerie qui annonce qu’il est grand temps de se ranger devant la classe.

    Un peu bruyamment, certes, les élèves cherchent un endroit pour être placé près de leur copain ou de leur meilleure copine, lorsqu’ils sont arrêtés net par la voix un peu trop « chantante » de leur nouvelle enseignante.

    • Silence !
    • Mince, c’est bien elle qu’on va se coltiner toute l’année! chuchote Kilian
    • Continuez à faire du bruit et à bavarder comme des pies, et moi, je vais vous clouer le bec ! ricane la maîtresse

    Les enfants se demandent un instant comment cette femme très étrange ferait pour leur « clouer la bouche »…Avec du fil et une grosse aiguille ? Ils n’en mènent pas large.

    • Je suis votre nouvelle institutrice, je m’appelle Arlette Tartiflette et si vous n’arrêtez pas de gesticuler, je vous scotche sur vos chaises ! Vous savez, cette année je vais prendre le taureau par les cornes et ensemble nous allons abattre beaucoup de travail !

    Une fois encore, les élèves paniquent en imaginant le pire.

    Plus tard dans la journée, elle s’est adressé à Mathis pour lui affirmer que son petit doigt lui avait dit qu’il faisait ses devoirs par-dessus la jambe…Vous auriez vu sa tête !! Il ne comprenait rien du tout.

    Juste avant la récréation, c’est Amélie qui a subi sa mauvaise humeur quand elle lui a demandé de « tenir sa langue », c’est ce qu’elle a fait, mais ce n’est pas facile…essayez, vous verrez !

    A midi, elle a carrément dit qu’elle avait l’estomac dans les talons,  une faim de loup et qu’elle pourrait manger un bœuf …ça fait bigrement peur !!

    Dans l’après-midi, elle a complètement déliré et n’a pas arrêté de critiquer les copains : Lounis était soi-disant une tête de linotte, Jules pleurait des larmes de crocodile, Ewenn coupait les cheveux en quatre, Gabriel n’était pas dans son assiette, Alexandre avait le nez creux et Noah, comme un poisson dans l’eau riait comme une baleine. N’importe quoi !

    Après tout ça, elle a semé la terreur en disant tour à tour qu’elle avait plus d’un tour dans son sac, qu’on la faisait devenir chèvre, qu’elle était médusée, qu’on était « à croquer », qu’elle pouvait nous donner un coup de main et qu’elle n’y voyait que du feu…Oh là là !!! .Elle a même ajouté :

    • Après moi le déluge !!!

    Alors, quand elle a parlé de  « croquer le marmot », toute la classe a bien compris que la maitresse était une sorcière !

    Il ne restait plus qu’à attendre « sages comme des images » que la cloche sonne enfin …et là tous les élèves ont pris leurs jambes à leur cou.

    Et vous ? Que pensez-vous d’Arlette Tartiflette ?

    Il ne faut peut-être pas prendre tout au pied de la lettre, non ?

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Place à l'étrange avec ce texte.

    Avez-vous déjà observé de près les lignes tracées dans le creux de votre main...Il parait qu'elles ont une signification précise, qu'elles donnent des indications sur notre vie, passée et future...Perso, je n'y comprends rien, mais certains savent y lire comme dans un livre ouvert...voyons, voyons....

    Lignes de la main

    Les lignes de la main

     

        Dans mes récits « étranges », je parle rarement de mon père, et pour cause ! Il est bien trop cartésien pour admettre que certains événements n’ont pas d’explication scientifique. En effet, pour un militaire réserviste hyper sérieux et carré, il est hors de question de croire à ce qui touche de près ou de loin l’invisible, l’insolite ou le surnaturel. Il y a forcément un raisonnement logique à tout ce que nous pouvons vivre d’ «extraordinaire ». Mis à part le pouvoir immense de la pensée, il peut s’agir d’illusions, d’étourderies, de coïncidences, de hasards ou d’une mauvaise interprétation d’un incident ou d’une péripétie qui semble déconcertante.

    Et pourtant, un ami de la famille, l’a complètement bluffé lors d’une expérience à laquelle il a accepté de se livrer sans rechigner (sans doute pour faire plaisir à ma mère). Il ne s’en est pas vanté...si j’ai eu connaissance de cette anecdote, je le dois à ma mère qui ne manquait jamais une occasion (un peu comme moi d’ailleurs !) de nous faire part de ce genre de récits.

    Cet ami était connu dans la région pour « passer le feu », ce qu’il avait fait avec succès sur mon frère, victime à l’âge d’une dizaine d’année, d’une bouilloire d’eau bouillante sur le dos. Un peu vif, il courait dans la cuisine tandis que ma sœur s’emparait de cette maudite bouilloire pour la verser dans l’évier (pas d’eau chaude à l’époque !!!)...Bref, cet homme qui avait sauvé mon jeune frère était toujours le bienvenu à la maison. Il avait également d’autres dons, et parmi eux, celui de lire dans les lignes de la main, la chiromancie.

    Ce jour-là, il expliquait donc à mes parents comment interpréter ces dessins formés dans les paumes des mains. Il leur désignait chaque ligne visible (ligne de cœur, de tête, de vie, de chance et de santé) en leur expliquant qu’elles donnaient une idée assez précise de la personnalité et du destin de chacun d’entre nous.

    Il était ainsi capable de dessiner un  portrait assez précis de ma mère, avec quelques traits de son caractère...quelques trucs assez étonnants, mais le plus surprenant se passa lorsqu’il décida de jeter un coup d’œil sur l’énorme paluche de mon père :

    • Elle est bizarre ta ligne de vie...Je n’en ai jamais vue comme la tienne. Elle  prend naissance nulle part, c’est drôle, c’est un peu comme si tu n’étais pas né !! incroyable !

    Sur le moment, mon père est resté silencieux en attendant que son ami précise sa pensée...les lignes de sa main occultaient sa venue au monde.

    N’allez surtout pas croire que mon père était une sorte de super héros venu d’une autre planète, un peu comme superman ! Non, non, non, mais la réalité était néanmoins bien surprenante, et mon père accepta enfin d’en parler...pour la première fois :

    • C’est exact, mon père m’a confié un jour que lorsque je suis venu au monde, on m’a déclaré « mort-né »

    A la suite d’un long travail douloureux, ma grand – mère avait accouché d’un bébé de plus de cinq kilos... mais mort : pas de cri, pas de respiration non plus. Le médecin n’avait pas d’autre solution, à l’époque, que d’envelopper cet enfant dans un linge et de le déposer dans un coin de la pièce….en attendant.  Mon grand-père est arrivé quelques instants plus tard. Fou de douleur, il enrageait de voir enfin un fils (après deux filles)... sans vie. Il prit son fils dans ses bras, tenta désespérément de le réchauffer, sans succès ...Il ne pouvait admettre la mort de cet enfant ! Il se dit alors que perdu pour perdu, il devait tenter un dernier truc (y-avait-il eu un massage cardiaque auparavant ? je n’en sais rien)Il le frictionna avec  de l’eau de vie qu’il fabriquait lui-même.. Dans les secondes qui suivirent, le bébé se mit enfin à crier ! Un miracle !

    Ma mère apprit ce jour-là le mystère de la naissance de son mari, et se vit confirmer cette version par sa belle-mère beaucoup plus tard.

    Lorsqu’elle nous a raconté cette histoire, mon père était présent et l’écoutait avec attention. Du coup, c’est moi qui suis restée scotchée quand je l’ai vu approuver ce que révélait ma mère. Il s’est même laissé aller à préciser certains détails :

    • Ces lignes nous suivent tout au long de notre vie...elles ont sans doute leur raison d’être. Je me souviens d’avoir été très surpris de voir les mains de ma sœur lisses lorsqu’elle est décédée. Toutes ses lignes avaient disparues.

    Un détail que personnellement je n’ai jamais remarqué ! Mon père était sans doute moins cartésien que je ne l’imaginais !

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  • Bonjour tout le monde,

    Vous croyez aux "signes"? Eh bien moi, oui...mais ça tout le monde le sait !

    Alors voilà,  en voilà un "ÉNORME" et c'est très drôle ! j'écris en vrac tous les éléments parce que je suis sûre qu'il y a un lien entre eux:

    1 - Je parlais hier de l'inspiration...et je pensais à certaines histoires que j'ai laissées en "plan" faute d'inspiration.

    2- Ce matin, je vois cette image sur mon écran :

     Les îles Galápagos sont à l'honneur

    3- Une tortue ? ça me rappelle de suite "Félicité", la tortue que dessine mon neveu et dont l'histoire à commencé en Bretagne...et qui devait partir dans la région PACA ...Cette histoire, je l'ai commencée il y a quelques mois (oups...années!).

    4- Bien sûr, je me dis que c'est un signe...C'est comme si une petite voix me disait : " tu es toi-même cette tortue qui prend son temps pour écrire...Aujourd'hui tu as un an de plus! il est peut-être temps de continuer cette histoire non????"

    Je suis donc allée voir Félicité...et je me suis promis de terminer son deuxième voyage...mais pour être sûre de tenir ma promesse, je vais vous livrer le début de l'histoire ...

    Félicité part à Marseille

    Qui est Félicité ?

        Pour ceux qui n’ont pas suivi Félicité dans son mémorable voyage en Bretagne, retraçons en quelques lignes ses premiers pas dans la vie de Xavier, un jeune écolier qui passe son temps à dessiner pendant les cours de mathématiques de Milou (un professeur dont les cours sont particulièrement ennuyeux !).

    C’est précisément là que tout a commencé, un beau jour d’automne, pendant un cours de Milou. Xavier venait de dessiner une tortue toute rigolote avec une carapace ornée de larges taches de couleur verte, des grosses pattes fripées, un léger strabisme et un air espiègle.

    Sans qu’il comprenne comment, la tortue sortit tranquillement la tête hors de sa carapace, elle lui envoya un large sourire et s’adressa à lui comme s’ils se connaissaient depuis toujours, d’une voix chantante et légèrement traînante. On apprendra par la suite que la fée Viviane n’était pas étrangère à ce tour de passe-passe.

        Pour éviter que le professeur ne la remarque, elle se cacha dans le casier de Xavier, entre sa trousse à crayons et son livre de géographie ouvert, et se découvrit sur le champ une véritable passion pour les voyages, n’ayant qu’une idée en tête : parcourir les vingt-deux régions métropolitaines (et très sûrement aussi, les îles françaises !) une par une. La France est si belle !!

        Ce qu’elle ignore, c’est que dans chaque région l’attend une aventure hors du commun. Ainsi, lors de son premier séjour en Bretagne, elle se retrouva impliquée dans histoire rocambolesque, chargée d’une mission très difficile. Elle y rencontra aussi de nombreux amis : Sézig, le gardien du phare, le potier Loïg, Yann le bûcheron … et la fée Viviane qui lui apporta une aide précieuse pour venir à bout de sa tâche : retrouver le trésor de Poupy, le petit korrigan qui ne fait qu’un avec Mirabelle, la mouette rieuse.

       Félicité décide à présent de se rendre dans la région PACA, à Marseille, mais cette fois-ci avec son pote Xav’, chez la grand-mère de celui-ci.

     

    Vue du ciel

    • Non, non, non et non !!! il est hors de question que j’entre là-dedans ! s’insurgea Félicité en se penchant sur le gros sac de Xavier qui regorgeait d’objets complètement inutiles. Tu peux me dire ce que tu vas faire d’une polaire à Marseille ? tu ne sais donc pas qu’il fait toujours beau dans cette région ?
    • Toujours beau, toujours beau !! c’est l’hiver quand même. Et ne crois pas tout ce que dit mamy de cette région. Dans sa carte, elle écrit qu’il fait 25 degrés toute la journée, mais c’est dans son mas situé à quelques dizaines de kilomètres de Marseille, pas dehors…et encore, elle ne chauffe pas tant que cela !
    • D’accord, alors pourquoi emportes-tu ton masque et ton tuba. Tu ne comptes pas plonger tout de même !
    • Je…je ne sais pas !! mais, ne change pas de sujet ! je t’ai déjà expliqué cent fois que tu n’as pas le droit d’avoir un siège dans l’avion. Tu peux voyager à condition d’être enfermée dans un sac.
    • Dans ce cas, tu n’as qu’à partir tout seul !
    • Quel mauvais caractère ! promis, je te libérerai quand nous serons là-haut…Comme ça tu pourras voir le paysage ! ça te va ?

    Xavier était un peu excédé, mais il comprenait malgré tout la mauvaise grâce de son amie qui n’avait connu jusque là que la liberté d’aller et venir à sa guise. Elle en avait bien profité pendant son séjour mémorable chez les bretons. C’est d’ailleurs à tous ses amis de la côte sauvage qu’elle pensait pendant que Xavier forçait sur la fermeture éclair de son sac bourré à craquer.

    En ce moment précis, celui-ci était partagé entre la joie de revoir sa mamy et son cousin Matèu et le stress des préparatifs. Il ouvrit et referma les portes de sa penderie, les tiroirs, se demandant ce qu’il avait oublié d’important, sortit de sa chambre, et y entra à nouveau pour attraper son carton à dessin qu’il avait laissé sur son lit.

       Quelques heures plus tard, Xavier regardait par le hublot ses parents au loin qui lui faisaient de grands signes, et machinalement, il resserra autour de son cou l’écharpe bleu et blanc que sa maman venait de lui offrir en prévision d’un éventuel match qu’il irait voir avec son cousin…

    Une drôle de petite boule se coinça au fond de la gorge comme à chaque fois qu’il se séparait d’eux. Il avait beau être heureux de retrouver sa mamy et ses copains du midi, il devait toujours retenir une petite larme qui ne demandait qu’à glisser sur sa joue.  Félicité s’en aperçut, bien sûr, et ne manqua pas une si belle occasion de ricaner un peu.

    • Allez, allez, tu les reverras tes parents ! Quand je pense que tu seras dans le même état lorsque tu quitteras tes potes ! vous êtes drôles vous !

    Elle appliqua  ses deux pattes avant sur ses oreilles et conseilla à son ami d’en faire autant pour couvrir le bruit du moteur. L’avion s’apprêtait à décoller.

        Le voyage se passa sans encombre, l’hôtesse de l’air fit même une exception pour  Félicité en l’autorisant à reste sur le siège…au grand dam d’un petit chihuahua qui lui, dut rester prisonnier sur le coussin de satin rouge de son panier d’osier. Sa maîtresse, une dame respectable de forte corpulence, vêtue d’une simple robe rose fuchsia lui adressa à maintes reprises un regard chargé d’étincelles.

       Xavier déplora néanmoins le temps couvert qui le privait du paysage. Il aurait tant aimé apercevoir le relief des montagnes et les hauts sommets recouverts de neige, les longues rivières qui serpentaient à travers les villes, les plans d’eau, les figures géométriques évoquées par le tracé des champs, les châteaux…

    • Waouh ! regarde Xav !

    Le ciel venait subitement de se dégager laissant apparaître à travers le hublot toute la découpe du littoral, les calanques, les plages et le vieux port avec ses innombrables rangées de bateaux, la ville de Marseille, gigantesque, et tous ces endroits un peu magiques qui allaient bientôt abriter une  nouvelle aventure.

    Les deux amis restèrent un long moment à contempler ce spectacle qui se rapprochait lentement d’eux…jusqu’à ce que l’avion se pose sur le sol avec une légère secousse.

      A la réception des bagages, Félicité remarqua un groupe de jeunes qui s’agitaient et parlaient bruyamment. Elle reconnut immédiatement le plus âgé qui lui avait adressé un clin d’œil dans l’avion. Il devait avoir une quinzaine d’années et portait un pantalon trop large et trop long pour lui, un gros pull irlandais et une guitare en bandoulière. Il l’ignora cependant et s’approcha de Xavier en lui lançant comme s’il le connaissait depuis toujours :

    • rendez-vous samedi vers 20 heures sur les marches du Palais Longchamp…nous…

    Sa phrase fut interrompue par une exclamation provenant de nulle part, juste derrière eux :

    • Bonne mère, mais tu as encore grandi mon pitchoun’…tu vas bientôt rattraper ton cousin Matèu !
    • Mamaïoun ! comme je suis content de te voir ! s’écria Xavier en se jetant littéralement dans les bras de sa grand-mère. Non, non, je n’ai pas pris un centimètre depuis les grandes vacances ! ajouta-t-il tandis qu’elle le soulevait dans les airs.

    Il faut dire que Maïoun, bien qu’ayant atteint la bonne soixantaine, était toujours animée d’un grand dynamisme et qu’elle ignorait totalement tout ce qui concernait les rhumatismes, sciatiques et autres maux dont se plaignaient la plupart de ses amies.

    Félicité profita de ces chaleureuses retrouvailles pour s’éloigner et visiter l’immense crèche qui la fascinait au centre du hall de l’aéroport. Elle s’approcha, se hissa comme elle put en s’agrippant à la toile qui entourait le socle, glissa entre les barreaux de bois qui délimitaient le paysage et commença sa prospection.

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