• Bonjour à tous,

    Jeudi, c'est votre jour ! Place à vos écrits (poèmes, histoires réelles ou imaginaires). Enfants et parents, n'hésitez pas à m'envoyer vos textes à lucelegendre@yahoo.fr

    Aujourd'hui donc, laissons une petite place à notre ange gardien avec un texte de Nono

    Mon ange gardien

    Après avoir suivi une formation de "magnétisme pour tous" à Lyon, j'ai développé ce domaine qui ne m'était pas totalement inconnu. Je voulais exploiter mes capacités à magnétiser.
    Au cours de cette formation, mais aussi au fil des recherches, nous avons évoqué les anges gardien (cette formation fera partie du niveau 4 et 5 de la session de novembre que je vais suivre également).

    Un jour, je tombe sur un article sur le net qui m'explique le chemin à suivre (en quelques mots : Il faut un maximum de calme et de concentration, s'isoler dans une pièce dans un décor serein. allumer une bougie, encens...envoyer des pensées d'amour à son entourage et son ange gardien et lui demander son prénom...A un moment donné, un prénom apparaîtra...)

     
    Je me prête donc au jeu et me concentre fortement en demandant le prénom de mon ange gardien. Je fais le vide total dans ma tête. Et tout à coup, de façon instantanée un prénom m'arrive, un prénom auquel je ne m'y attendais pas du tout : JEAN. C'est le prénom de mon grand-père. Je suis très surprise car pendant très longtemps j'ai toujours pensé que mon ange gardien était Élise, ma grand-mère.

    Comme je voulais être sûre de ce prénom je lui ai demandé de m'envoyer une preuve. Ma mère m'avait dit que grand-père, de son vivant, passait les verrues. Qu'à cela ne tienne... depuis plusieurs mois j'ai une petite ex-croissance de chair en haut du nez et quand je porte mes lunettes ça me gêne. J'avais essayé les crèmes mais rien n'y faisait. J'étais à deux doigts de prendre rendez-vous avec un dermatologue pour qu'il me l'enlève.
    Et puis si grand-père pouvait l'enlever? Après tout...

    Je demande donc : "grand-père, si c'est bien toi mon ange gardien, alors peux-tu m'enlever cette ex croissance de chair?"
    Un jour passe, 2 jours... et là surprise, je sens quelque chose de bizarre au niveau du nez. Je me dirige vers un miroir... plus rien, hallucinant ! Bien sûr je le remercie (toujours remercier un ange qui vous a répondu à votre question ou à votre demande).
    Pas de doute ça doit être lui.

    Ce que je ne comprends pas c'est que j'ai un souvenir de mon grand-père, comme quelqu'un de réservé, sérieux, presque sévère qui ne parle pas beaucoup, il est grand et impressionnant pour moi qui avait, à l'époque, guère plus de 7-8 ans.

    Réfléchissons... Ma mère m'avait raconté une anecdote sur lui. Nous avions l'habitude de passer nos vacances d'été à Piriac. Un jour, ma famille décide de partir faire un tour au Castelli, très proche de Piriac.
    C'est, à l'époque, un endroit dangereux avec des falaises, et non sécurisé.
    Yann et moi courons gaiement sur l'herbe non loin des dites falaises... mes grands-parents et mes parents se promènent à côté de nous. Et tout à coup, mon grand-père, instinctivement, sans réfléchir, met son bras sur le côté. Je passe un millième de secondes après derrière lui et sauvée! Il me récupère in extremis avant que je tombe de la falaise.
    Il a été lui-même très surpris car il ne m'avait pas entendu arriver, et ne savait pas pourquoi il a tendu son bras... Étrange.
    On peut dire qu'il m'aura sauvée ce jour-là.

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Et après ? Qu'y-a-t-il après ?

    Cette question, je me souviens exactement de la première fois où je me la suis posée. Nous étions tous les quatre (avec mes frères et ma sœur) autour de la table de la cuisine en train de diner pendant que mes parents prenaient leur repas dans le salon devant la télévision.

    En fait, c'est mon frère (celui dont je parle dans le texte ci-dessous) qui l'a posée le premier. On était dans ce drôle de questionnement :" on était où avant?" "qu'est-ce-qu'on faisait?"....Le plus étonnant, c'est que nous avions six ou sept ans à l'époque ! Drôles de questions pour des bout-choux...et je me revois encore comme si c'était hier !!Impressionnant !

    Un hibiscus

    Comme Saint Thomas- 2

     

    Peut-on obtenir des « signes » de nos chers disparus sur commande ? Ne les dérangeons-nous pas lorsqu’on leur demande cette faveur ? Faut-il attendre simplement qu’ils se manifestent quand bon leur semble (Et si ça les chante !)…Et d’abord, y-a-t-il seulement un « monde parallèle » où ils vivent à présent ? Ont-ils envie de communiquer ?

    Que de questions maintes fois posées, avec ou sans réponse…Parce que je pense  encore …après avoir eu de nombreux « signes » …que tout vient de notre imagination, de nos convictions !

    Peu importe, ça fait tellement de bien d’y croire !!!

    Pendant les vacances dernières, j’avais tellement de « doutes » que je souhaitais que ma sœur communique avec moi d’une manière ou d’une autre et je pense qu’elle a répondu à mon appel (texte Comme Saint-Thomas)….J’étais loin d’imaginer alors que mon frère irait la rejoindre quelques mois plus tard, et que ma vie allait une nouvelle fois basculer. Avec cet événement brutal, mes certitudes ont une nouvelle fois été ébranlées et sans ce que j’appelle « un signe » assez surprenant n’était pas intervenu à ce moment-là *, j’aurai purement et simplement cru que la vie s’arrêtait lorsqu’on la quitte. Tout se bousculait dans ma tête.

    Nous étions tellement « connectés » sur terre, mon frère et moi, que j’ai du mal à imaginer qu’on ne peut plus l’être à présent**. Du moins, je l’espère.

    Je me suis donc permis de le solliciter– comme je l’avais fait avec ma sœur l’été dernier – Je souhaitais qu’il m’envoie une sorte de message, n’importe quoi, mais quelque chose qui lui ressemble, que je ne pourrai « ignorer ». C’était la veille de mon anniversaire, et j’étais tellement triste à l’idée que pour la première fois, je ne recevrai pas ce petit coup de fil qu’il ne manquait jamais de me donner à cette occasion.

    Je lui ai donc demandé de se manifester  le lendemain...puis, la nuit aidant, je me suis détendue et j’ai oublié ma requête, d’autant plus que j’ai eu la chance de fêter mon anniversaire pendant le déconfinement (tout le monde ne peut pas en dire autant !). J’ai eu donc l’immense privilège d’être entourée de  tous mes enfants et petits-enfants.

    Et comme chaque année, j’ai eu le plaisir de recevoir de magnifiques bouquets de fleurs. Mon fils, lui, est arrivé avec un hibiscus splendide.

    • J’ai voulu changer cette année...une plante, c’est pas mal non plus et tu pourras la planter dans le jardin.

    Ça m’a tout de suite fait « tilt ». Cet hibiscus m’a immédiatement rappelé une anecdote qui s’était déroulée à la Réunion il y a quelques années lorsque nous étions allés visiter l’Ile avec des amis. Nous étions hébergés chez mon frère. Je me revois nettement dans son jardin, à prendre le soleil dans une atmosphère agréable et sereine. Un instant de bonheur et de bien-être. Mon frère nous avait offert un rafraîchissement et était allé cueillir deux fleurs sur l’immense plante qui recouvrait le mur blanc séparant son logement du jardin voisin. Malicieusement, il en avait accroché une dans les cheveux de mon amie et l’autre sur les miens. Deux superbes fleurs d’hibiscus ! Les mêmes fleurs que celles que j’avais sous les yeux....la même couleur ! Un vrai clin d’œil de mon frère, parrain de mon fils !

    Un hibiscus

    Sur la table du salon, cette plante a bien fière allure...Elle est sous mes yeux toute la journée et je ne cesse de penser à cette anecdote réunionnaise. Seulement, elle a très soif cette plante, Il faut beaucoup l’arroser, alors je me décide à la sortir un peu dans le jardin pour profiter de la pluie annoncée.

    Deux jours plus tard, je suis dans ma chambre et j’entends un énorme bruit dans le salon. La table en verre sur laquelle j’avais posé la plante les jours précédents,  explose littéralement sans aucune raison (Plus exactement, le côté de la table sur lequel elle était posée, puisque la table se divise en trois parties).

    Je ne comprends toujours pas comment une table en verre si épais peut exploser sans secousse, avec juste un pauvre stylo posé dessus...comme ça, sans même que l’on soit dans les parages ! Mystère !

    • * une améthyste à la piscine 
    • ** La mer reprend sa pierre – le téléphone....
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  • Coucou les ti-loulous...et les plus grands

    Un petit pas pour la planète....C'est ce que l'on dit tous, et presque tous les jours.

    Eh oui, il serait temps d'y penser un peu à notre jolie planète..Et parfois, il y a des petits gestes simples à faire pour la préserver, comme de trier nos déchets, ne rien jeter par terre (papiers, plastiques, masques...) marcher pour de petites distances ....Nous le savons tous

    une petite goutte d'eau entrainant une autre petite goutte d'eau....

    N'attendons pas de voir ce qui suit dans l'histoire....Heureusement, ce n'est qu'une histoire!!!

    Lounis et l'hippocampe...

    Lounis et l’hippocampe géant

      Avant de vous raconter l’histoire de Lounis, laissez-moi vous présenter le cheval marin qui est venu lui faire vivre une aventure extraordinaire.

    Tim est un hippocampe géant bleu fluo pourvu de deux grandes ailes blanches presque transparentes qu’il déploie pour voler dans les airs...oui, oui, j’ai bien dit pour « voler dans les airs » ! car cet animal majestueux se déplace aussi facilement dans l’eau grâce à sa nageoire dorsale, que dans le ciel ou il passe pratiquement inaperçu, justement à cause de ses magnifiques couleurs qui rappellent les nuages vaporeux dans le ciel d’été.

    Il se déplace avec tant d’élégance et de légèreté qu’il est capable de vous effleurer sans vous toucher et de laisser dans son sillage une incroyable sensation de douceur et une atmosphère de bien-être. Tous ceux qui ont eu la chance de l’apercevoir ne serait-ce que quelques secondes en gardent un souvenir merveilleux.

             Lounis, quant à lui, à eu l’immense privilège de le croiser sur son chemin pendant ses vacances au bord de la mer...

    C’était il y a quelques jours. Un soleil cuisant se reflétait sur le sable blanc, qui à son tour brûlait les pieds des vacanciers qui s’aventuraient sur la plage.

    Pour se rafraîchir un peu, Lounis s’est littéralement jeté dans l’océan avec son masque et son tuba. En observant les petits crabes et les crevettes qui se faufilaient entre les rochers, il était loin d’imaginer qu’un événement allait transformer le cours de ses vacances...

     

    Il nage tranquillement au-dessus des rochers recouverts d’algues brunes, lorsqu’il se retrouve nez à nez avec deux gros naseaux tout ronds et tout frissonnants ...et au bout de ces naseaux...une énorme tête de cheval toute bleue ! Devant lui, Tim, l’hippocampe géant le regarde droit dans les yeux.

    Le plus étonnant, c’est que Lounis ne semble pas effrayé le moins du monde, tout au plus surpris par cet animal qui lui semble plutôt sympathique. Il a l’air si gentil, si doux et surtout bien triste. S’il n’était dans l’eau, il jurerait que deux grosses larmes coulent le long de ses joues.

    • Je suis venu te chercher pour que tu m’aides à délivrer mon jeune frère...Il faut le sauver de son horrible prison, lui dit Tim sans préambule.
    • Ton petit frère, mais...qui es-tu ? où est-il ? que....
    • Ne pose pas tant de questions ! Installe-toi sur mon dos et laisse-toi guider, je sais que tu es le seul à pouvoir m’aider. Je t’expliquerai tout en cours de route.

    Sans perdre une seconde, Tim sort de l’eau avec Lounis agrippé à son arête dorsale, déploie ses longues ailes translucides et se met à voler dans le ciel d’un bleu profond. De la plage, les baigneurs ne voient qu’un nuage blanc filamenteux ressemblant à un immense papillon qui file à vive allure vers l’infini.

    Tim se dirige en effet tout droit en direction d’une île paradisiaque

    • Waouh ! c’est trop beau ! s’exclame Lounis
    • Oui, c’est ce que tout le monde dit en arrivant ici....cette végétation dense et verdoyante, ces palmiers, ces petits lémuriens attendrissants avec leurs grands yeux, ces petites criques et ces longues plages de sable fin...Mais aussi ces fonds marins peuplés de poissons multicolores qui jouent à cache-cache dans les coraux et les anémones...Alors, viens voir avec moi l’envers du décor.

    Et sans plus attendre, Tim plonge avec Lounis, toujours scotché à son dos, dans le fond de l’océan. Muni de son masque et son tuba, il découvre alors un univers désolant : parmi les roches noires et les rares coraux, s’enchevêtrent des centaines de sacs plastiques, des bouteilles vides, des morceaux de métaux et de cordages, des détritus de toutes sortes et de toutes tailles.

    • Mais, c’est une vraie poubelle cet endroit !
    • Oui, et c’est pour ça que je t’ai amené jusqu’ici. Regarde Tom, mon jeune frère ! Je n’arrive pas à le dégager de ce tas de ferraille ! S’il reste ici, il va mourir comme tous les poissons que tu vois là ! ils ont avalé des bouts de plastiques et autres déchets qui mettent leur vie en danger. Bientôt, plus rien ne pourra vivre dans ce décor autrefois magique...je compte sur toi pour en parler autour de toi afin que plus personne ne déverse ces déchets dans l’océan.
    • Délicatement et sans dire un mot sous le coup de l’émotion, Lounis libère le bel hippocampe jaune et vert de son attirail.

    Les deux hippocampes sont enfin réunis à nouveau et prêts à repartir vers d’autres horizons moins hostiles.

    En attendant, ensemble, ils ramènent Lounis sur la plage. Celui-ci promet à ses nouveaux amis qu’il ira, quand il sera grand, avec ses copains nettoyer les fonds marins afin de ne plus jamais voir un tel spectacle !

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Voici le dernier volet de la série "dans la peau d'une autre"...On peut oublier certains événements, mais le corps, lui se souvient parfaitement...

    Prochainement, un texte inédit....Encore un "signe" !!! Étrange.

    Bon courage à toutes celles et ceux  qui entament une nouvelle semaine de boulot...et bonnes vacances à celles et ceux qui partent en vacances.

    Dans la peau - 3

    Dans la peau d’une autre

     

    II

     

    A la suite de cet épisode douloureux, j’ai passé une année  à l’Ecole Normale pour préparer mon CAP (certificat d’aptitude pédagogique). Je l’ai obtenu assez facilement et notre petite  vie a repris tranquillement. Une nuit cependant, je suis réveillée brutalement, prise d’un malaise qui m’empêche de respirer, m’angoisse et nécessite la venue du médecin de garde. Lorsqu’il me demande de me mettre debout, je sors de mon lit et m’écroule comme une masse sur le sol...impossible de me relever seule...

    • Il s’est passé quelque chose dans la journée ?
    • Non ! rien de spécial
    • Et ? ... il y a un an ? 

     Mon mari et moi sommes « abasourdis » par une telle question de la part d’un médecin... Je réfléchis... Je les regarde tous les deux, complètement « ahurie ». Un an plus tôt, jour pour jour, j’entrai dans la classe de madame Meyer *. En un an, j’ai cessé d’y penser (mes « petits loulous » occupent agréablement mon temps et mon esprit) ...mais pas mon corps !

    Les mois suivants, j’enchaine les remplacements. J’attends mon troisième enfant et je suis enfin nommée sur un poste en maternelle pour une longue période... et pour cause : je dois remplacer une institutrice ...qui vient de perdre la vie dans un accident de voiture...l’accident improbable ! Une collision en pleine ville…Elle venait de conduire son mari chez le dentiste.

    Le hasard se poursuit...elle est jeune elle aussi et évidemment, je ne suis pas vraiment la bienvenue pour « prendre sa place »: elle était tellement sympa ! Avec toujours de formidables projets au sein de l’école... etc...etc...et moi qui arrive avec mes gros sabots et enceinte en plus !!!

    Par contre, l’angoisse n’est pas aussi présente que la fois précédente....OUF ! je n’ai pas mon permis de conduire ! Je ne risque rien !

    Mais quand même, le sort s’acharne sur nous, mon bébé et moi. Des contractions dès les premiers mois de grossesse me paniquent (je viens de faire une fausse couche !)

    Quelle était la probabilité pour que je remplace deux fois dans ma carrière des instits qui perdent la vie avant trente ans ?

    Les années passent. Je suis enfin « titulaire » de mon poste en maternelle....j’ai enfin « ma propre classe ». Quel bonheur !! Difficile d’imaginer ce sentiment de liberté qui nous anime et la joie de pouvoir enfin emmener si loin ces jeunes élèves  dans la vie et dans le rêve !

    Bref...je suis au moins sûre que « mon fantôme » m’a oublié et a quitté les lieux !...sauf qu’en discutant un jour avec le chef d’établissement, la discussion bascule sur ce sujet.

    • Détrompez-vous, me dit-elle sans sourciller, madame Meyer  a aussi enseigné dans cette école...dans la classe même où vous êtes actuellement !!!

    Non ! je rêve !

    Ma carrière se terminera dans ce même établissement. Après quinze années où j’ai pris, malgré les circonstances, beaucoup de plaisir à travailler avec mes petits élèves. J’ai tellement aimé cette profession.

    J’ai cessé d’enseigner après le tragique accident de voiture qui a emporté mes parents. Mon père est mort le jour même (en pleine ville, dans les mêmes circonstances que la deuxième enseignante que j’ai remplacée …un hasard) et ma mère d’une embolie huit jours après (comme madame Meyer… un deuxième hasard !)

    Et comme un hasard n’arrive jamais seul ! En voilà un troisième : cet accident a lieu le 28 novembre, jour du décès de ma tante Hélène. Mon père nous a quittés  le même jour que sa sœur, partie un 28 novembre.

    Je termine ce texte, le 27 novembre, pas le 28 ! Petite pensée à mes parents à qui je pense très très fort.

    • Madame Meyer : Voir texte précédent...j’ai changé le nom de l’institutrice que j’ai remplacée (Oh Non! je n’ai pas oublié son nom !! Jamais je ne l'oublierai!)
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  • Coucou les ti-loulous,

    Connaissez-vous Poupy ? Pas encore...Alors Poupy est un gentil petit personnage tout droit sorti des contes..Pourtant, on peut le rencontrer parfois en Bretagne...Pour de vrai! ...Enfin, ceux qui ont de la chance.

    Voici son histoire

    Belle journée et

    Bizatoussssssssssss

    Poupy le poulpican

    Le Poulpican

    Il y a de cela très très longtemps, au large de la Bretagne, la plus petite des îles abritait une vingtaine de familles qui vivaient heureuses et en parfaite harmonie avec les korrigans à qui appartenait ce bout de terre oublié de tous. L’occupation principale des hommes, la pêche, suffisait pour subvenir aux besoins de toute cette population assez curieuse...

      Lorsqu’ils sortaient en mer et si les poissons remplissaient leurs filets, les pêcheurs se rendaient sur le continent pour échanger leur surplus contre des vêtements, des livres ou des jouets pour les enfants...Pour les fruits et les légumes, la petite île leur fournissait plus que le nécessaire.

     Pour tout le reste, les korrigans se faisaient un plaisir de donner un coup de main. Ainsi, ils se transformaient en maîtres d’école dans une petite grotte formée par les rochers. Les jeunes élèves suivaient les cours le matin et s’adonnaient aux sports nautiques et aux longues promenades sur la plage, l’après-midi.

    Ceux qui avaient le mal de mer et ne sortaient pas sur les embarcations  se faisaient aider aux travaux domestiques par d’autres farfadets qui leur apprenaient à confectionner de magnifiques pulls et doudounes en laine de mouton. Ils leurs dévoilaient également leurs secrets pour construire des maisons souterraines hyper solides, à l’abri du vent et des regards indiscrets.

    Bref, tout allait pour le mieux et il n’y aurait pas d’histoire si l’île du bonheur (c’est ainsi que l’avaient baptisée les occupants !) n’avait été secouée un beau jour (ou plutôt un mauvais jour !) par une terrible tempête. « Un beau jour » est une façon de parler puisque cette tornade a duré près d’un mois.

    La mer était déchainée. Des vagues chargées d’une écume mousseuse et verdâtre déferlaient le long des côtes. La plupart d’entre elles, hautes comme la tour Eiffel emportaient tous les bateaux qu’elles trouvaient sur leurs passages, les fracassant contre les rochers et les falaises qu’elles grignotaient au passage. Un vent violent et sifflant, soufflait à une vitesse vertigineuse, déracinant les arbres et balayant tout sur sa trajectoire. Évidemment, les habitants ne pouvaient plus sortir de chez eux, et même si cela avait été encore possible, il n’était plus question d’aller pêcher puisque les bateaux étaient tous engloutis au fond de l’océan.

    Enfermées entre quatre murs, les familles n’arrivaient plus à communiquer entre elles et manquèrent aussi très vite de vivres. Isolés dans leurs habitations de fortune avec ce vent qui  continuait  de souffler au-dessus de leurs têtes, les gens n’avaient plus rien à manger et connurent des sentiments qu’ils ignoraient: la tristesse et la peur.

      En voyant la détresse de tous ces gens, les farfadets et korrigans qui vivaient sur l’île se sont réunis pour organiser un « Conseil Extraordinaire des Lutins ». Présidé par Poupy, le Poulpican, cette assemblée avait pour objectif de chercher une solution pour leur venir en aide et leur redonner la joie de vivre.

    A l’unanimité, ils décidèrent de creuser des galeries pour relier toutes les habitations et transformer le sous-sol en une immense ville souterraine, chaleureuse et sereine.

    • Je me charge des routes avec ma famille, annonça gaiement Fifi, le doyen des farfadets.
    • Et moi, de la construction des boutiques avec mon groupe de bricoleurs, poursuivit Milly fièrement...Manou, tu veux bien t’occuper de la nourriture ? Tu es le seul Korrigan à pouvoir trouver légumes, champignons ou fruits rien qu’avec ton flair !
    • Pour toute la décoration, je vais faire appel à mes amies tricoteuses, propose à son tour Mylaine. Vous verrez, ce sera magnifique et tellement merveilleux, coloré et lumineux que les habitants vont retrouver le sourire.

    Pendant deux jours et deux nuits, tandis que la tempête faisait rage, les lutins travaillaient d’arrache-pied dans la bonne humeur, creusant, bâtissant, fabricant, terrassant, pointant, sciant...Lorsque la ville fut enfin construite, Poupy déposa dans tous les recoins, les logements et les ruelles des milliers de petites lanternes qu’il alluma avec un brin de magie...

    La vie reprit (presque) comme avant. Le bonheur semblait être revenu. Il ne manquait qu’une chose ...et de taille ! DE L’AIR !! Les gens (et même les lutins !) n’étaient décidément pas faits pour vivre enfermés

     sous la terre, même dans une merveilleuse ville créée avec tant de générosité et de courage.

     Il fallait reprendre des forces avant de prendre une décision. Quelques jours plus tard alors que la tempête était à son paroxysme, Poupy qui venait d’aller jeter un coup d’œil à l’extérieur, annonça, tristement, que l’île était à présent entièrement recouverte par la mer en furie...Il n’était plus question de rester là sous peine de manquer d’air très rapidement... Tous unirent leurs forces pour continuer le tunnel sous l’océan…jusqu’au Continent.

    Les lutins aidèrent les hommes, leurs femmes et leurs enfants à construire de nouvelles maisons toutes mignonnettes, en pierres avec des toits de chaume, avant de repartir… les uns sur l’île engloutie, les autres dans les landes bretonnes et vendéennes. Avant de quitter ses amis, Poupy offrit à chacun un objet en terre à son effigie en disant :

    • « Moi, Poulpican, j’apporte le bonheur en exauçant les souhaits de chacun. Faites un vœu, allumez la bougie qui se trouve à l’intérieur....Cette bougie consumée, le vœu sera exaucé ».

    Poupy le poulpican

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