• Coucou les ti-loulous,

    Il y a tout juste un an, une tribu de marsouins est venue nous rendre une petite visite sur la plage...Quel beau souvenir !

    Les enfants ne les ont sûrement pas oubliés...

    Belle journée et bizatousssssssssssssssssssss

    Surprise sur la plage

     

    Surprise sur la plage

    Le papa d’Ewenn est le premier à les voir danser devant le bateau du pêcheur...Ils sont là, tout près, à quelques mètres de la plage. Tous les regards se tournent vers ce bras tendu en direction des nageurs exceptionnels qui bondissent hors de l’eau et replongent dans une chorégraphie à couper le souffle. Ils entourent l’embarcation comme des dizaines de gardes du corps soucieux de conduire les marins à bon port.

    Ewenn se précipite vers son père et reste bouche bée devant un tel spectacle, suivi par des centaines de personnes, qui, d’un bond se lèvent pour approcher du rivage.

    Pendant un long moment, les marsouins vont et viennent ainsi jusqu’à devenir un point minuscule à la surface de l’eau...au loin. Chacun reprend alors ses activités : jeux de ballons entre jeunes, baignades bruyantes avec d’énormes bouées gonflables, lecture sous un parasol ou simplement bronzette en plein soleil, histoire d’attraper les premiers coups de soleil de l’année...

    Sur le camping, la soirée est bien animée, chacun racontant à qui veut l’entendre, cet étonnant défilé du 14 juillet !!  peu classique, il faut bien l’avouer !

    Ewenn, de son côté, s’endort avec cette image devant les yeux...dans son sommeil, la représentation se poursuit. Lentement, les marsouins disparaissent un par un à l’horizon... tous, sauf un...le plus jeune  échappe à la surveillance de sa mère et s’approche de lui avec un petit air malicieux. Ewenn  comprend vite qu’il a envie de jouer, alors il s’élance dans la mer et nage avec ce gentil petit cétacé. Il saute avec lui par-dessus les vagues, s’enivrant des senteurs marines mêlant harmonieusement l’iode et le goémon. Il plonge jusqu’aux rochers recouverts d’anémones et joue avec Juju (le marsouin) à effrayer les poissons qui s’y réfugient pour échapper aux crabes. Que de fous rires avec lui...Ils s’amusent comme des petits fous jusqu’à son réveil.

    Son rêve semblait si authentique, qu’Ewenn se précipite dès les premières heures du jour sur la petite crique qu’il a vue en songe, muni de son masque de plongée ...il fonce droit dans la mer tout en scrutant le fond de l’eau, et aperçoit « Juju » là où il l’avait laissé cette nuit.

    -          - Je t’attends depuis un moment...Pourquoi m’as-tu laissé tout seul ici ?

    -          - Oups ! heueueu...mais heu !

    -          - Ma famille est partie depuis longtemps, se lamente le gentil petit marsouin, tu veux bien m’aider à la retrouver ?

    -          - Bien sûr, répond Ewenn qui a entendu dire que les marsouins vivaient non loin de l’Ile Dumet...

    -          - Alors monte sur mon dos et dirige-moi

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Juju et Ewenn rejoignent l’Ile Dumet en un rien de temps. Ils sont accueillis par toute la colonie des marsouins, qui, inquiets, ont passé la nuit à la recherche du « bébé » égaré. La maman est si heureuse qu’elle offre à Ewenn un superbe coquillage très coloré en forme d’entonnoir à spirales, rapporté d’une île lointaine :

    -         C’est un coquillage magique. Il te suffira de le porter à ton oreille chaque fois que tu en éprouveras le besoin. D’abord, tu entendras le bruit des vagues contre les rochers, puis une douce mélodie accompagnée de paroles, d’abord indistinctes, et de plus en plus précises...ce sont les réponses aux questions que tu te poses...

    Un peu incrédule, Ewenn accepte le présent qu’il garde précieusement tandis que les marsouins l’encerclent pour lui présenter une dernière valse avant de le ramener sur le sable.

    Il se retourne une dernière fois et s’aperçoit que la mer a retrouvé tout son calme...Il pose alors délicatement le coquillage tout contre son oreille quelques secondes et sourit en entendant la voix de « maman marsouin ».

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    l'intuition...en voilà un drôle de truc ! Bien pratique cependant.

    l'histoire qui suit n'est pas nouvelle, mais elle a un rapport étroit avec la suivante (histoire inédite de jeudi : "Réflexes")

    Bon mardi ensoleillé !

    Intuition

    Une « simple » intuition

     

    L’intuition ! En voilà une chose étrange ! Sur quoi se base une simple intuition ? Et d’abord qu’est-ce-que c’est ?

    D’après le dictionnaire, il y a deux significations : la première semble être une forme de connaissance immédiate qui ne recourt pas au raisonnement... une compréhension par intuition. C’est en fait ce qui nous pousserait à dire par exemple : « j’ai l’intuition que ma fille va réussir ses examens »...cette intuition est néanmoins basée sur le fait que la demoiselle en question a beaucoup bossé auparavant !...Il y a quelques signes avant-coureurs ! De même que ce sportif qui affirme : « j’ai l’intuition que je vais gagner l’épreuve aujourd’hui »...il est super entraîné …ou dopé ! (non ! je rigole !)

     L’autre définition ne fait absolument pas appel au raisonnement, ni à une quelconque logique puisqu’il s’agirait d’un « sentiment ou conviction de ce qu’on ne peut vérifier, de ce qui n’existe pas encore...une sorte de pressentiment. Uneintuition qui nous pousse parfois à agir de manière complètement « irraisonnée ».

    L’intuition correspondant à la première signification est assez fréquente, et nous en faisons tous l’expérience très souvent.

    Par contre, pour le pressentiment proprement dit, il est fort possible que l’on ait un peu de mal à l’écouter.On ne se fie pas facilement aveuglément à lui et bien souvent on fait appel à son raisonnement…et on le regrette !

    Eh oui ! Forcément, j’ai une petite anecdote pour illustrer ce pressentiment qui nous vient de « je ne sais où ! ».

    Mon père était l’exemple type de la personne « cartésienne » par excellence. Il n’était pas du style à suivre une « intuition » sans réfléchir et faire appel à son sens du raisonnement et du jugement. Jamais il n’a agi sans jauger les tenants et les aboutissants d’une situation...et pourtant !!!

    Ce jour-là, il est en voiture avec ma mère pour une excursion en montagne semble-t-il...je ne connais pas parfaitement l’histoire qui m’a été rapportée par ma mère, mais il est indéniable que trente ans après, elle était encore « sous le choc ». Elle s’est donc strictement limitée à l’essentiel de l’histoire. Ce que je sais avec certitude, c’est que mon père est un excellent conducteur et qu’il se montre très prudent.

    Il le faut, parce que loin d’être belle à l’époque, la route est très sinueuse et peu protégée des ravins. Elle comprend, comme toutes les routes de montagnes  de nombreuses courbes, voire des virages en épingles à cheveux particulièrement dangereux.

    C’est d’ailleurs dans l’un de ces lacets surplombant un profond ravin que se situe cette anecdote, courte, certes, mais tellement explicite de ce qui peut se passer dans notre esprit lorsqu’une « intuition » est plus forte que le raisonnement.

    Après de nombreux kilomètres m’ont père s’exclame brusquement :

    -          - Nom de Zeus ! La voiture noire !!! Il y a un fou qui fonce droit sur nous ! il roule à gauche !

    Ma mère ne voit rien de la scène forcément, la voiture en question est cachée par la montagne dans ce fameux lacet ! S’agit-il d’un « flash » ?, d’un pressentiment ? Mon père n’admettra bien sûr pas qu’il a eu une « vision », mais seulement une « intuition »…et encore, il n’en reparlera jamais ! Trop rationnel ! Il n’admettra d’ailleurs jamais qu’un événement n’ait pas un fondement, une quelconque logique !

    Toujours est-il que mon père n’a pas terminé sa phrase qu’il donne (sans réfléchir) un grand coup de volant qui le déporte complètement sur sa gauche (au plus près de la montagne !) Ma mère reste interloquée ! Pas par le geste « irréfléchi » de mon père, mais parce qu’elle voit, au même moment, une voiture noire, débouler à vive allure, sur sa droite…côté ravin ! 

     

     

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  • Coucou les ti-loulous,

    Voici, rien que pour vous, une toute nouvelle histoire.

    Bonne journée ensoleillée...

    Bizatoussssssssssssss

    Jour de pluie

    Jour de pluie...

     

        Il pleut...

    Tout le monde rentre dans sa maison pour se mettre à l’abri...tout le monde sauf Gri-gri l’escargot gris, qui lui, sort de la sienne, une magnifique coquille nacrée qu’il porte sur son dos. Il glisse lentement vers le potager et s’attaque à une belle salade verte. Elle est si tendre et si croquante qu’il la grignote goulûment sans s’apercevoir que quelqu’un s’approche. C’est le jardinier qui, comme par hasard choisit la même salade pour son déjeuner.

    Voilà notre petit escargot qui s’envole dans les airs caché dans les feuilles frisées.

    -          - Waouh ! c’est haut !

     Il s’accroche tant bien que mal, mais il a un peu le vertige. Il est ensuite bousculé, secoué, brusqué comme il ne l’a jamais été ! C’est Gustave, notre jardinier qui jette les feuilles de salade dans l’évier rempli d’eau froide. Il les remue pour ôter toutes les petites salissures qu’elles contiennent. Il tombe dans le fond du bac et se cogne au risque de briser sa belle maison :

    -          - Aie, aie, aie...ouille !

    Heureusement, Gustave ne l’a pas vu et tire la chainette pour vider l’eau.  Il se retrouve alors seul dans un tourbillon qui l’entraine dans un long tuyau sombre. Il a peur. Il a froid. Il y a bien longtemps qu’il s’est réfugié tout au fond de sa coquille et qu’il tremble comme une feuille justement.

    Il n’est pourtant pas au bout de ses surprises, ni de ses émotions ! Il est ballotté à une vitesse vertigineuse dans cette cascade qui n’en finit pas. Puis, le calme revient, mais une odeur insoutenable lui chatouille les narines. Il nage malgré lui dans une nappe d’eau crasseuse et malodorante...Il ne le sait pas, mais il voyage dans les égouts qui récoltent les eaux usées du village.

    Il fait ensuite un très très long voyage, toujours enfermé au fond de sa maisonnette. Soudain, il est éjecté...dans la mer ! Il sent alors un parfum où se mêlent le sel, l’iode et le goémon... et se décide à sortir sa tête. Il se pose tranquillement sur un rocher

    -          - Ouf ! enfin tranquille !

    C’est alors qu’il aperçoit, tout près de lui, un petit animal qui lui ressemble étrangement.

    -          - Qui es-tu ?  lui demande-t-il

    -          - Je suis Bauno, le petit bigorneau...Et toi, que fais-tu là ?

    -          - Oh c’est une longue histoire.

    Et voilà notre Gri-gri qui n’en finit pas de raconter son épopée à son nouvel ami. Ils se jettent ensuite sur une algue savoureuse qu’ils dégustent de bon cœur pour apaiser leur fringale. Sur leur rocher, ils s’amusent à regarder des crevettes et des minuscules poissons qui jouent à défier des anémones aux longs bras multicolores, prêtes à les attraper pour les croquer. Ils suivent du regard les petits crabes qui jouent à cache-cache sous les galets et dans les cavités étroites de la roche, et tentent une petite escalade pour atteindre le sommet du rocher qui surplombe la mer afin de prendre un peu l’air.

    -         Nous n’aurons plus qu’à attendre la marée basse si tu veux reprendre le chemin de la terre ferme, lui dit Bauno..Oups ! tu ne seras pas arrivé sur le sable avant la marée haute...je crois qu’il est préférable que tu attendes une vague...elle te conduira directement sur le sable.

    Et c’est ce que fait notre petit escargot à la coquille nacrée. Il ne veut pas attendre que la mer se retire et se laisse emporter par un gros rouleau qui l’enveloppe et le déroule sur le sable mouillé. Il repart alors tranquillement, s’éloigne de la plage et dans quelques jours , il retrouvera un magnifique jardin potager en haut de la falaise...Cette fois, il choisira un énorme chou aux larges feuilles vert foncé pour s’y enfouir et dormir un long, long moment.

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    C'est dimanche aujourd'hui...peut-être avez-vous envie d'aller faire un tour sur un stade de foot...oups! c'est la trêve! Heureusement pour vous, parce qu'il pourrait vous arriver de drôles de choses...

    Oui, je sais les filles ! encore cette histoire!...mais je ne m'en lasse pas.

    Bonne journée.

    Le tapis volant

     

    Le tapis volant

     

     - Qu’est-ce-qu’on fait aujourd’hui  ??

     Qui ne s’est jamais posé cette question le dimanche matin après une grasse matinée bien méritée…. On peut décider alors de bien commencer la journée par un footing en pleine nature…mais qu’envisager par la suite ? Une journée en famille ?  Une promenade en forêt, à la campagne ou au bord d’une rivière ? Une expo ? Une journée à la plage quand le temps le permet?...Ou tout simplement une journée pantoufles-plateau télé-cocooning ?

    Si le choix  est immense, pour nous, c’était invariablement foot, foot et foot !!! Les terrains de football  qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou qu’il vente !!! Je suivais les matchs tous les dimanches avec les épouses des joueurs de l’équipe locale, et les enfants : les miens, ainsi que mes neveux et nièces (il faut dire que tous les hommes de la famille s’éclataient sur les terrains chaque dimanche…Oh ! cela n’avait rien de franchement désagréable…et puis, les gamins prenaient l’air avant de terminer la journée à la maison devant une montagne de crêpes que je préparai pour tout ce petit monde !

    Des souvenirs, on en garde d’excellents. Je ne parle bien sûr pas des matchs que les hommes répétaient en long et en large toute la soirée (c’est étrange d’ailleurs, ils me semblaient plus longs au retour ! Une simple action pouvait être racontée une quinzaine de fois avec toujours autant de fougue !)…Je parle plus précisément d’une certaine ambiance chaleureuse entre les familles, de nos papotages de femmes derrière la main courante entourant le stade, des jeux des enfants près ou loin de nous, et des encouragements que nous prodiguions à nos conjoints partis courir après ce maudit ballon rond.

    Toute à mes pensées, je me projette à Nantes, aux Basses Landes où les joueurs avaient l’habitude de s’affronter, et je revois une image très forte que  mes enfants et mes nièces m’ont rappelée cet été…Ce qui m’ étonne le plus, c’est que près de trente ans après cet épisode, chacun, pris séparément, m’en a parlé avec la même effervescence…tous, sans exception, semblaient aussi agités et troublés que le jour où ils étaient arrivés en courant, complètement affolés (limite terrifiés)  pour me raconter,dans la confusion la plus totale, l’objet de cette panique…Ils jouaient tranquillement au bout d’un terrain voisin sur un énorme tas de tapis de réception (pour du saut à la perche je pense), lorsque la bâche qui le recouvrait  s’est violemment retournée sur eux…A l’époque, ils relataient cet incident comme s’il provenait d’un « mauvais esprit » mais je n’y avais pas attaché une grande importance,  n’ ignorant pas l’imagination débordante de cette petite équipe !  J’étais simplement déconcertée de les sentir si désemparés …d’autant plus qu’ils insistaient sur le fait que cette bâche attachée solidement  n’aurait pas dû se retourner sans  le moindre souffle de vent…

    Tant d’années plus tard,  ces enfants devenus adultes me racontent encore la même histoire dans les moindres détails …et surtout la même version des faits …avec parfois les mêmes phrases, le même trouble !!!

    L’une de mes nièces a des souvenirs extrêmement précis sur les moindres détails de cette journée qui les a tous choqués. Elle se rappelle du décor, des rosaces en papier bleu –blanc –rouge (des cocardes du 8 mai !),  de la rangée de hauts cyprès le long du cimetière voisin, et  évoque  leurs  différents jeux comme s’ils s’étaient déroulés la veille: «  Notre premier jeu consistait à fermer les yeux et faire deviner l’objet et la couleur de l’objet auquel on pensait,  comme par exemple un marteau rouge ou un ballon bleu. …A la nuit tombante, on a fait un pari : il fallait aller toucher la grille du cimetière sans se retourner…Moi, je flippais trop. Il n’y a que Nono qui a réussi ».

    La suite,  ma fille et mes deux nièces me l’ont toutes trois rappelée  séparément, avec pratiquement les mêmes mots,  avec les mêmes précisions, la même clarté. J’étais carrément impressionnée. Trente ans se sont écoulés et pas un seul élément ne s’est échappé de leur mémoire. Pire, elles n’avaient même jamais évoqué cet épisode ensemble auparavant.

    En réunissant tous les récits, reprenant les explications de chacune, cela donne ceci :

    -             - On voulait faire appel aux esprits. On se tenait par la main, en cercle. Il fallait se concentrer et on a dit « chut, il faut le dire dans sa tête…Après vingt secondes de silence, la bâche s’est retournée avec une violence inouïe alors qu’il faisait chaud et qu’il n’y avait pas une once de vent…Soaz et moi, on l’a reçue de plein fouet sur le dos… tout le monde s’est mis à crier ».

    Les trois filles précisent :

    -           - Pour faire céder les gros élastiques qui maintenaient cette lourde bâche, il fallait au moins l’équivalent d’une tempête de 100 kms/h…Elle était super lourde et impossible à soulever pour des gamins comme nous. On a vraiment eu une trouille bleue…ça nous a calmé. On n’a jamais réessayé de « faire du spiritisme » !

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  • Coucou les ti-loulous,

    Vous avez déjà regardé le ciel la nuit? que voyez-vous?

    Et vous l'avez regardé les soirs de Pleine Lune? C'est beau hein !

    Peut-être un jour y découvrirez-vous ceci :

    L'étoile blessée

    L’étoile blessée 

      

           Il fait nuit. Les étoiles s’allument une à une dans un ciel d’été sans nuages. Une douce chaleur enveloppe encore les vacanciers qui s’attardent sur la plage pour les admirer. Subjugué par ces points lumineux qui habillent lentement l’étendue sombre, un enfant écarquille les yeux et lance soudain, admiratif: 

    -           - On dirait de l’or !  

    -         - C’est pourtant vrai ! elles sont en or ! lui répond tranquillement sa maman. 

    -         - Oh ! tu es sérieuse ? 

    -          - Bien sûr ! Tiens, regarde celle-là, à l’horizon, tout près de la lune, deux de ses branches sont ébréchées, et .... 

    -          - Mais ! on ne voit que des points brillants ! où as-tu vu des branches ?  

    -          - Regarde mieux...allez, fais un effort ! Tu les distingues mieux à  présent ? 

    -          - Heu... Ah oui, ça y est ! Pourquoi elles sont cassées ses branches ?  

    -          - Ah ça, c’est toute une histoire. Cela s’est produit il y a très très longtemps. Tu veux que je te raconte ? 

    -          - Oh oui ! raconte supplie l’enfant en se blottissant davantage contre sa maman. 

    La voix de maman s’élève alors, douce et légère dans le calme de la nuit, seulement accompagnée par le roulis des vagues sur la grève. Les enfants se rapprochent lentement d’elle pour écouter ce conte étrange qui semble émerger du fond de l’océan : 

    « Comme vous le savez tous, la lune se lève toujours à l’instant même où le soleil disparait à l’horizon, éclaboussant le ciel et la mer de poussières d’or tout en bariolant les nuages de couleurs  rouges, mauve et oranger. Un spectacle que nous sommes des millions, peut-être même des milliards, à contempler chaque soir.  

    Fier de son effet, le soleil a toujours dédaigné madame la lune qui l’observait du coin de l’œil, jalouse de cette incroyable beauté. Il était est loin de se douter qu’elle aussi, elle aurait bien aimé être admirée. 

    Ce n’était pas faute d’essayer de lui voler la vedette une fois par mois en s’arrondissant pour l’imiter, mais elle restait bien pâle en comparaison de cet astre flamboyant. Même les étoiles, pourtant plus petites, brillaient davantage. 

    Son unique habitant, Jean de la Lune était bien triste lui aussi. Toujours palot, il avait bien piètre allure. Sur terre, on pouvait l’apercevoir, malheureux, accablé, dans sa boule blanchâtre… mais personne ne savait quoi faire pour le rendre heureux. 

    Un jour, il y a de cela bien longtemps, un jeune homme assez farfelu, mais très ingénieux, décida sur un coup de tête d’aller lui rendre visite. Il construisit une fusée et partit pour un long voyage dans le ciel. Une nuit de pleine lune, il se posa près de Jean de la Lune pour lui faire part d’une idée géniale qu’il avait eu en le voyant se morfondre ainsi dans son bocal. Il avait un plan ! 

    Le lendemain, dès que le soleil commença à plonger dans l’océan, tous deux montèrent dans la fusée pour se rendre sur l’étoile la plus proche. Avec leurs pelles et leurs pioches, ils ramassèrent un maximum d’or sur les branches de cet astre scintillant pour l’apporter sur la lune.  

    Pendant des heures, ils travaillèrent d’arrache-pied pour recouvrir la lune d’une légère couche d’or. Ils firent ensuite un repas pendant lequel tous les deux se racontèrent des histoires qui les firent rire aux larmes, puis ils se séparèrent en se promettant de se revoir très vite. Le jeune homme reprit le chemin de la terre et Jean de la Lune lui fit signe très souvent depuis sa maison qui depuis, brillait presque autant que le soleil couchant. 

    Depuis ce jour, les nuits de Pleine Lune, on peut voir Jean de la Lune, tout sourire, qui nous fait un clin d’œil  pour nous inviter à venir lui rendre une petite visite ».

     

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