• Coucou les enfants...et les grands enfants,

    Vous n'avez pas terminé vos dessins???? c'est dommage ! je vous raconte quand même la fin de mon aventure...D'ailleurs Ewenn m'a promis de m'en "inventer" une autre suite....Il a plus d'imagination que moi, je crois .

    Voici quand même la "vraie" fin de mon périple en forêt

    Bisatoussssssssssssss

    Luth

     

    Quelle frousse !!!

    Complètement sonnée, dans le cirage, je sens que ma dernière heure est arrivée. Je suffoque et je ne peux déjà plus respirer lorsque je sens une légère décharge au niveau de ma cheville.               

    Aussitôt, je me mets à rétrécir, rapetisser, jusqu’à devenir minuscule, échappant ainsi à l’horrible vieille mégère. Délivrée oui, mais si petite que tout ce qui m’entoure me semble monstrueux. Devant moi, une immense fourmi se tord de rire en voyant mon air hébété. La gorge douloureuse, complètement assommée, j’entends la sorcière grogner, pester, fulminer et tempêter très loin au-dessus de ma tête....elle est gigantesque ! Plus effrayante que tout ce que l’on peut imaginer !  Elle tape du pied si fort que le sol se met à trembler. Je réalise alors que si elle me découvre, là, à moitié dissimulée sous sa robe qui sent le chou pourri, elle va m’écraser comme une mouche. Je suis complètement pétrifiée, ne sachant plus quoi faire, ni où aller...Je panique également à l’idée de rester dans cet état.

    Je n’ai pas encore repris mes esprits que j’entends une voix douce et chantante juste derrière mon dos :

    -        -   Vite, suis-moi !

    C’est Luth, le lutin. Malgré ma détresse, j’ai presque envie d’éclater de rire en voyant son accoutrement : un bonnet de laine bleu terminé par un pompon blanc, une veste verte et un pantalon rouge. Il attrape ma main et me tire vers les fougères.

    -        -  Que...que s’est-il passé ?

    -         Je t’expliquerai plus tard, pour le moment, cache-toi sous ce  champignon...Foldingue n’a pas encore compris pourquoi tu as disparue, mais elle ne va pas tarder à te trouver si tu restes dans les parages. Ne bouge pas en attendant notre taxi

    -         -  Notre « taxi » ?

    -         -  Oui, c’est une façon de parler...Le voilà, vite !

    -          - Un né-né...un écureuil ?

    -          - Grimpe sur son dos, vite !!

    -          -   Ohhhhh !mais  non ! je ne peux pas... j’ai le vertige !

    -           -  Ne fais pas tant d’histoires ! dépêche-toi ! tu préfères te faire écrabouiller par la sorcière ?

    Avec Luth, je m’installe tant bien que mal sur le dos de cet écureuil, incroyablement grand (non, c’est vrai, c’est moi qui suis riquiqui). Je m’agrippe comme je peux à son cou, tandis qu’il saute de branche en branche et d’arbre en arbre avec une facilité déconcertante et une agilité extraordinaire. J’ai mal au cœur...il faut avouer que ça secoue pas mal. Les montagnes russes, le grand huit et le saut à l’élastique ne sont rien à côté…mais quel spectacle ! je découvre la forêt du sommet des arbres, je revois les sapins qui n’en finissent pas d’éternuer et je frôle les « grelots » musiciens des châtaigniers.

    En chemin, Luth m’explique que la fée Douceline, en m’apercevant dans son miroir magique, a compris que j’étais bien stupide d’aller affronter seule la sorcière…elle lui a donc confié la mission de me sauver en me faisant cette petite injection de potion magique dans la cheville

    -         -  Tu connais la suite...A présent, nous devons nous séparer….Tu es arrivée à ton point de départ…

    -          - Je ne vais pas voir la fée ?

    -          - Eh non ! pas aujourd’hui. Tu n’as pas été invitée !

    -         -  Mais c’est stupide…. C’est moi qui décide après tout !

    -         -  Tu vois où ça t’a menée cette histoire ! une autre fois peut-être.

    Je suis très déçue ! Toute cette aventure ne m’a même pas permis de rencontrer Douceline…mais je n’ai pas dit mon dernier mot !! je trouverai bien un moyen. Pour le moment, je ne dis rien à Luth qui s’apprête à retourner au cœur de la forêt.

    -          - Tu n’oublies rien Luth ?

    -          - Non, au revoir et à bientôt j’espère

    -          - Heu ! un tout « petit » détail !

    -          -  Oups ! Qu’est-ce-que j’ai fait de la poudre magique que m’a confiée Douceline ? zut, je l’ai perdue…

    -          - Oh non ! tu n’as pas fait ça ?...

    -          - Non ! c’est une blague !  comme dirait Gabriel. Tu m’as cru hein ? comme dirait  Noah…D’ailleurs, tu leur feras un bisou de ma part…Tiens avale ça !

     

    Et voilà !!!! Toute l’histoire.

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  • Coucou tout le monde,

    Oui, oui, j'ai promis...

    Voici donc le compte-rendu de mon aventure dans la forêt....oups ! juste le début...la suite demain

    D'ailleurs, les enfants? vous êtes bien en vacances en ce moment ? Non ? Que diriez-vous si je vous demandais des beaux dessins pour illustrer cette histoire????

    Merci à vous

    Bisatoussssssssssssssssss

    Rencontre...(In) attendue

     Effervescence dans la forêt

       En pénétrant, non sans une certaine appréhension, dans le petit bois de Douceline, je repense en souriant à la réflexion de Gabriel «  les arbres n’ont pas d’yeux !»*...Ils n’ont pas d’yeux, certes, pourtant, j’ai vraiment l’impression qu’ils me regardent, m’observent, me dévisagent lorsque je m’approche d’eux. J’avoue que je suis légèrement troublée par cette drôle de sensation.

    J’avance tranquillement dans une large allée rassurante, bordée de bouleaux et de châtaigniers qui, tels des caméléons ont revêtu les couleurs de l’automne : toutes les gammes de brun, rouge, orange et ocre. Leurs feuilles frémissent et vibrent sur mon passage comme des milliers de grelots minuscules agités par le vent. Elles entonnent une charmante mélodie et dansent en virevoltant dans les airs...Le cœur léger, je chantonne avec elles en m’enfonçant davantage dans la forêt.

    Le sentier s’efface peu à peu et laisse place à un grand rassemblement d’épicéas si hauts qu’ils touchent presque le ciel qui commence à s’assombrir. C’est déjà l’hiver ? Tiens, il neige ! Un frisson me parcourt tandis que les bras tendus des sapins recouverts d’une légère étole blanche se veulent apaisants :

    -           - Ah ah ahhh tchoum !

    -             -   A tes souhaits !

    Je  prononce cette phrase machinalement, sans même me rendre compte que j’adresse la parole au  plus petit des arbres, secoué par un éternuement. Je l’entends nettement me répondre :

    -          - Merci... Si j’étais toi, je n’irai pas plus loin

    -          - Pourquoi ?

    -          - Tu vas le regretter ! Ah ah ahhh tchoum

    Un peu inquiète par ce propos, je poursuis néanmoins mon exploration dans la forêt. J’ai promis et je veux tenir ma promesse.

    Plus de chemin ! Pas le moindre petit passage parmi des arbres dépouillés de toutes leurs feuilles, et qui semblent de plus en plus hautains, arrogants, provocateurs... je suis quand même très peu rassurée et commence à avoir carrément peur.  Pour vaincre cette angoisse qui m’envahit soudain,  j’essaie de reconnaître ces arbres massifs, trapus, puissants, robustes, qui m’accueillent étrangement et viennent vers moi avec un air menaçant....Des hêtres ?  Des chênes ? Des charmes peut-être...des...Oh ! On dirait qu’ils se rapprochent encore.

    Mais, non, ce n’est pas possible ! Ils ne peuvent pas bouger ! Je rêve !

    Eh bien non ! En fait, ils sont en train de déployer vers moi leurs énormes branches vigoureuses...je suis sûre à présent qu’ils cherchent à m’attraper...mais pourquoi ?

    J’essaie de déguerpir au plus vite… mais en vain. Leurs « bras musclés » s’entremêlent, s’entrelacent et s’enchevêtrent. Je suis encerclée et ne  peux plus avancer d’un pas.

    Du coup, je tremble de tous mes membres...je suis terrifiée !

    Devant moi, une vieille cabane de bois apparait enfin. De la fumée sort par la cheminée...la porte s’ouvre dans un grincement sordide. Je sens que je vais défaillir....je me ressaisis.

    Tranquillement, une très vieille femme sort et me regarde droit dans les yeux…..La Sorcière !!!! Qu’elle est laide, plus moche encore que je ne l’imaginais. Elle est grosse, sale et ses vêtements noirs sont en loques. Son visage verdâtre répugnant est déformé par les grimaces, les pustules et les boutons...en plus elle sent mauvais ! J’ai envie de lui dire, mais je me retiens...En fait, je suis bien incapable de prononcer un mot :

    - ah ah ah ! Te voilà enfin !! Vocifère-t-elle d’une voix railleuse, je vais t’apprendre, moi, à raconter des horreurs sur moi...

    Et sans rien ajouter, elle se jette sur moi, m’attrape le cou et sert de toutes ses forces. Je suis morte de trouille !...

       A suivre....

     

    ·       *Voir histoire précédente

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  • Coucou tout le monde,

    Ravie de vous retrouver ! ça y est, je l'ai "traversée" la forêt de Douceline !!!

    Quelle histoire ! mais alors, quelle histoire !!! j'ai bien failli ne jamais revenir !! ...et de ce fait, ne jamais vous revoir....Je ne suis pas encore remise de mes émotions, alors, il va falloir attendre demain pour que je vous raconte tout dans le moindre détail !

    En attendant, j'ai une très jolie petite histoire "véridique" que j'aime beaucoup....racontable bien sûr à des enfants !!!

    C'est bientôt Halloween, mais c'est aussi bientôt la Toussaint, et il y a des personnes que j'aimais beaucoup et à qui je pense

     

    Le petit merle

    Piou - Piou

         Tous ceux qui ont connu ma mère seraient certainement d’accord avec moi pour dire qu’elle était extraordinaire. Très humaine et sûrement un peu naïve, elle aurait donné sa chemise comme on dit. Elle respectait et aimait tout le monde, s’effaçait pour sa famille et aurait donné sa vie pour ses petits-enfants.

    Cette tendresse infinie, elle la partageait aussi avec les animaux dont elle était constamment entourée. Je me souviens de Kaali et Maya qui ressemblaient plus à des gros nounours qu’à des Groenendael, et de Wiss, le berger allemand craintif que ma fille mordait à l’oreille dès que l’occasion se présentait. Aux chiens, s’ajoutaient les pigeons, les faisans et les poules élevés en plein centre de Nantes, dans le jardin. Caroline, l’une d’entre elles, avaient eu le privilège d’être « opérée » une dizaine de fois par mon père parce qu’elle était si goulue que son jabot trainait par terre.

            Il y a quelques jours, je triais de vieilles photos, et ce qui m’a paru évident en les regardant, c’est que ma mère était toujours accompagnée d’animaux, qu’elle les chouchoutait et semblait communiquer avec eux.

    Je me suis alors souvenu de cette histoire improbable avec Piou- Piou.

    Piou-Piou était un jeune merle que ma mère avait pris sous son aile (c’est le cas de le dire !). Elle l’avait trouvé à moitié mort à Piriac, sur le terrain où nous passions nos vacances d’été. Je ne sais plus s’il s’était simplement blessé par accident ou si c’est un chat qui avait voulu en faire son « quatre heures », mais il était bel et bien dans un piteux état.

    Après lui avoir prodigué les premiers soins pour réparer son aile, le faire boire et tenter de lui faire avaler un peu de nourriture, elle lui avait fabriqué un petit nid de fortune avec une boite en carton. Après une semaine d’attentions et une bonne dose de patience, elle l’emmenait à Nantes, dans la maison, pour terminer sa convalescence.

       Je souris encore en repensant à l’image de Piou-Piou volant à travers la pièce avant de se poser sur les meubles, l’épaule de ma mère, ou sur la table pour picorer quelques miettes de pain oubliées…

    -          - Tu vas le garder ? lui avaient demandé les enfants, en bas âge à l’époque

    -         -  Oh non ! dès qu’il sera guéri, je le ramènerai à Piriac. Il ne faut pas le dépayser !…

    Et c’est ce qu’elle fit. Une à deux semaines plus tard, Piou-Piou, complètement rétabli, commençait à s’ennuyer dans la maison. Il multipliait même les bêtises, ce qui avait pour effet de faire rire ma mère, pas matérialiste pour un sou.

    Elle se rendit à Piriac avec mon père pour permettre au jeune merle de retrouver son environnement, peut-être même sa famille.

    En sortant de la voiture, ma mère est allée à l’endroit où elle l’avait recueilli à moitié mort, a pris le merle dans ses mains et les a ouvertes vers le ciel pour le laisser s’envoler, non sans une pointe d’émotion. Ainsi lâché en pleine nature, il a attendu quelques secondes, a regardé sa bienfaitrice et a disparu par-dessus la haie.

    L’histoire aurait pu se terminer ainsi, mais c’est sans compter sur la reconnaissance des animaux. Aux vacances suivantes, alors que mes parents revenaient sur les lieux, et qu’ils s’installaient autour de la grande table toujours présente sous l’immense pommier,  Piou-Piou est revenu leur dire bonjour. Ils l’ont vu voler dans leur direction, s’arrêter quelques secondes sur la table, tout près de ma mère, et repartir.

    Cette scène s’est reproduite à chaque fois qu’ils revenaient sur leur lieu de vacances…Un jour ou l’autre, Piou-Piou les rejoignait, et il se passait toujours quelque chose de mystérieux, comme si un message passait, un contact invisible unissant l’oiseau à ma mère.

    Puis, un jour, Piou-Piou est arrivé avec une merlette…Il l’a présenté à mes parents…c’était un instant très joyeux, presque magique. Ils sont restés tous deux un bon moment, puis ensemble, ils ont pris leur envol…pour ne jamais revenir.

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  • Coucou tout le monde,

    Oups ! je n'ai pas encore réussi à pénétrer dans cette fichue forêt...j'avoue que j'ai eu un tout petit peu la trouille !!!

    Mais voici qu'une anecdote avec mon petit-fils a tout remis en question ...et que du coup...je me lance

    PS : Si je ne suis pas de retour dans les trois jours à venir, c'est que la sorcière du Bois Maudit m'aura retenue....Ou PIRE !

    Arbres costumés

    Les arbres costumés

    De passage dans le bourg du village, Gabriel aperçoit les arbres de la place, tous vêtus de longues chaussettes multicolores tricotées sans doute par "le club tricot de la Saint Clair":

    - Pourquoi ils sont habillés les arbres?

    - Pour ne pas avoir froid...L'hiver arrive, ils doivent se couvrir chaudement, lui ai-je répondu très naturellement

    - Ils ne peuvent pas avoir froid, ils n'ont pas d'yeux !

    Tiens, je n'y avais pas pensé ! Après réflexion, je me suis demandé si les arbres ne pourraient pas eux aussi  avoir  ou ne pas "avoir froid aux yeux"

    Du coup, pour en avoir le cœur net, je suis bien décidée à aller faire un tour dans "le petit bois de Douceline"

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  • Coucou

    Je me suis enfin décidée à aller voir moi-même ce qu'il se passe réellement dans la forêt de Douceline...

    C'est vrai ça, je raconte des histoires qui ont cette forêt comme décor, mais je n'y ai encore pas mis les pieds !!

    Alors, c'est décidé....j'y vais, et très bientôt...je pourrai vous dire exactement ce qu'il s'y trame (espérons que Foldingue me laisse sortir !!!)

    En attendant, une anecdote véridique...pour les plus grands

    Bisatoussssssssssssssssss

    prémonition ??

     

    Du déjà vu

    Qui n’a jamais eu l’impression d’avoir déjà vécu une situation qu’il est précisément en train de vivre ? D’avoir déjà vu un paysage ou un site qu’il voit pour la première fois ?

    Ce phénomène assez étrange survient lorsqu’on s’y attend le moins et est généralement de très courte durée.

    Avant de raconter une petite anecdote concernant ce « déjà vu », j’ai cherché sur internet (très pratique ce truc pour répondre à toutes les questions que l’on se pose) des renseignements sur le sujet  et voici ce que j’ai trouvé :

    « Le déjà-vu, ou paramnésie (du grec para, à côté, et mnésis, mémoire, formé sur amnésis), est la sensation d'avoir déjà été témoin ou d'avoir déjà vécu une situation présente, accompagné d'une sensation d'irréalité, d'étrangeté. Cette impression, qui peut être déplaisante, touche à peu près 7 personnes sur 10 » … l’une des explications semble être ceci :

    « Arrêt partiel et très court de l'activité du cerveau : nous vivons quelque chose ; le cerveau s'arrête momentanément d'enregistrer des nouvelles mémoires. Nous revivons cette chose au même instant puisque le cerveau ne s'est arrêté que pendant une fraction de seconde. À ce moment, nous avons l'impression d'avoir vécu ceci il y a très longtemps puisque, vu qu'il manque une toute petite information à notre mémoire, le cerveau a du mal à reconstruire certaines notions de temps. Au bout d'une ou deux minutes, le cerveau aura trouvé un complément fictif mais plausible à ce manque, donc cette impression disparaîtra ».  Pas très rassurant sur l’état de notre cerveau, mais plausible.

    J’en reviens à ma petite anecdote, si l’explication est fiable, mon cerveau à dû subir un certain préjudice à l’époque.

    De retour du lycée, je suis seule à la maison. J’ai dû finir les cours assez tôt puisque mes frères ne sont pas encore rentrés et que mes parents ne sont pas là.

    Notre maison est très grande avec plein de recoins, et un immense jardin à deux étages…. Je l’aime beaucoup. Quand on entre, un long couloir dessert à gauche une immense salle (un garage que mon père a transformé en salle de séjour pas encore aménagée) et à droite le reste des pièces habitables (dans le jardin il y a encore une cave et une autre pièce en L qui sert de poulailler). Entrez donc, nous allons visiter : Nous sommes dans le hall. A droite, nous avons la salle à manger assez vaste avec deux grandes fenêtres habillées de rideaux rouges qui donnent sur la rue et à gauche en contrebas, la cuisine. Face à nous, les escaliers qui mènent aux chambres : une à mi-parcours (celle que  mes frères ont occupée une longue période et que mon père est en train de réaménager en salle de bains) et tout en haut deux chambres très spacieuses à gauche du couloir (à droite il y a une petite fenêtre qui ouvre sur le jardin). Au fond de ce couloir, un deuxième couloir mène à deux autres chambres, celle de mes parents et la mienne (qui est également celle de ma sœur). 

    La visite est terminée.

    Ma journée de classe est enfin achevée et je monte à l’étage pour aller dans ma chambre et commencer tranquillement mes devoirs. Je m’arrête sur le palier pour ôter mes baskets. Je relève le rideau qui cache les étagères où l’on range toutes nos chaussures…et là !! Cette impression étrange de « déjà vécu ». Bien sûr, c’est un geste que je fais chaque jour depuis des années, ça n’a rien d’étonnant. Ce qui l’est en revanche, c’est qu’un autre phénomène se mêle à cette impression bizarre. J’ai déjà vécu ce moment précis, et j’ai comme  « un flash » sur ce qui va se passer par la suite…je me vois suivre le couloir jusqu’à la chambre, ouvrir la porte, regarder en direction du lit et y découvrir ma sœur allongée sur le ventre, le pied gauche croisé sur le pied droit (je vois même les vêtements qu’elle porte. Je n’y avais  fait aucune attention ce matin). Je distingue très nettement sa tête sur les mains. Elle est en train de lire un livre  étalé devant elle (le Grand Meaulnes !!). Chaque détail de la scène reste encore gravé dans ma mémoire….

    Je secoue la tête et reprends mes esprits…ça n’a duré qu’une fraction de seconde et je me dis que c’est stupide…elle a cours à cette heure là ! (quel cours ? ça je ne m’en souviens pas !), mais quand même, l’image était drôlement nette !!! La scène était vivante, j’aurai même pu entendre le bruit de sa respiration ! Je précise que cette image, je ne l’avais jamais vue auparavant.

    Je n’entends aucun bruit, le silence règne sur cette maison.

    Je longe le couloir, pousse la porte de la chambre et j’entre, médusée…. L’image que j’ai vue une minute plus tôt est là, sous mes yeux !!! Dans les moindres détails !!

    -          « Qu’est-ce-que tu fais là ? »

    -          «Je  lis »

    -          « Très drôle ! Je le vois bien…mais ? Tu n’as pas cours ? »

    -          « Non !  le prof est absent et on nous a laissé partir plus tôt ».

    Bizarre quand même ! C’était la première fois.

    Cette impression de  « déjà vu » reviens de temps en temps, mais sans « flash »…Elle est revenue également très précisément un jour où je mettais les pieds pour la première fois sur une plage…J’étais sûre de  connaître parfaitement l’endroit, de reconnaître l’escalier qui menait à cette petite crique…la petite crique elle-même avec ses rochers…je me suis même dit que j’avais dû m’y rendre lorsque j’étais très jeune avec mes parents ou mes oncles et tantes…mais non, mes parents m’ont affirmé à l’époque que c’était bien la première fois que je venais dans cet endroit précis…. Pourtant, je m’y revoyais nettement.

     

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