• Belle journée à toutes et à tous,

    Que diriez-vous d'un petit sourire aujourd'hui avec cette histoire "insolite"

    Et absolument véridique !!!...Rien de mystérieux cependant dans cette anecdote.

    Conscience professionnelle

    Conscience professionnelle

    « Je vous parle d'un temps
    Que les moins de vingt ans
    Ne peuvent pas connaître… »

    Qui ne se souvient de cette magnifique chanson d’Aznavour ?? Bingo !! Je le vois bien, vous êtes déjà en train de la fredonner, et elle va rester toute la journée dans votre tête…impossible de vous en débarrasser … Cadeau !

    A cette époque précisément, c’était un peu la bohème : On pouvait conduire sans ceintures de sécurité, les gilets jaunes (vêtements) n’existaient pas et on n’avait pas besoin de limitation de vitesse pour ralentir. Je jouais avec les autres enfants au beau milieu de la rue à la marelle avec une boite de cirage remplie de sable … et je pouvais faire du vélo….sans casque.

    Ça a bien changé, et on n’imaginerait même pas de telles «imprudences » aujourd’hui. Les conditions de circulation ne sont pas les mêmes bien sûr, et faire du vélo de nos jours tient plus du parcours du combattant que de la partie de plaisir !

    Bref, tout ça pour en venir à une petite mésaventure assez « insolite », et à mon avis, plutôt  drôle, survenue à une habitante de la région nantaise il y a bien une bonne cinquantaine d’années de cela.

    Âgée d’une cinquantaine d’années, cette femme pédale tranquillement dans les rues de Basse Indre, près de Nantes. Elle rentre chez elle en fin de journée tandis que le ciel commence à s’assombrir. Pas de circulation, ce qui en somme, lui semble assez normal puisque le chemin qu’elle emprunte est la plupart du temps désert. Elle pense au repas qu’elle va préparer ce soir et accélère un peu. C’est alors qu’elle est brusquement stoppée par un gendarme qui se trouvait comme par hasard dans le coin.

    Surprise, elle s’arrête sans se faire prier et s’apprête à ouvrir la bouche lorsqu’il lui fait signe de se taire d’un geste de la main. Il fait le tour du vélo, l’inspecte dans les moindres détails (le vélo évidemment!), et déclare presque solennellement :

    -          - Vous rouliez trop vite !

    -          - Mais....

    -         - Et vos freins sont mal réglés, vous avez de la chance de ne pas avoir eu d’accident !

    -          - Mais...

    -          - Le plus grave, c’est que vous n’avez pas d’éclairage sur votre bicyclette. Votre feu arrière ne fonctionne pas. Vous savez que c’est obligatoire ?  Je vais être devoir vous verbaliser

    -          - Mais....

    -          - Ne discutez pas ou la note sera encore plus salée. Et en disant ces mots, il sort son carnet de contraventions et commence à rédiger le procès-verbal, laissant la pauvre femme sans voix. Elle se reprend :

    -          - Mais ! C'est une plaisanterie? Ce n’est pas drôle du tout !

    -          - Pas du tout ! la loi, c’est la loi. C’est la même pour tout le monde !

    -          - Tu es tombé sur la tête ? Allez, laisse-moi partir, poursuit-elle en regardant son mari avec un haussement d’épaule ...ça fait des mois que je te demande de le réparer ce foutu vélo ! En plus, c’est toi qui va la payer, cette amende...

    -          - Et alors ?

    Qui peut se vanter de nos jours d’avoir une telle conscience professionnelle ?

     

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  • Coucou les ti-loulous,

    Mercredi, jour des enfants...C'est au tour de Faustine d'être à l'honneur aujourd'hui avec "son histoire"...T'en souviens-tu?

    A propos...Les vacances sont proches...dans un mois. Je suis encore partante pour écrire des histoires rien que pour vous. Qui veut son histoire????

    Bizatousssssssssssssss

    Faustine

    Faustine

    Derrière la fenêtre de son chalet, Sophie ne se lasse pas de regarder avec  tendresse sa fille Faustine, fixant dans sa mémoire cet instant magique. Dans la  vaste prairie qui descend en pente douce jusqu’à la terrasse, elle est allongée dans l’herbe fraîche parsemée de gentianes et de campanules bleues. Sans relâche, elle suit des bulles de savon qui s’échappent et s’envolent autour d’elle. Parfois, elle se relève et essaie de les rattraper avant qu’elles n’éclatent….Pif ! paf ! Ploc !

    Elle rit aux éclats et souffle si fort dans la rondelle de plastique qu’une bulle plus grosse que les autres se forme, grandissant encore et encore, se teintant de jolies couleurs irisées bleues, roses et mauves. Elle atteint rapidement une taille si importante qu’elle retombe sur Faustine, l’enveloppe totalement et l’emporte avec elle au gré du vent.

    Faustine

    La bulle monte dans les airs…Faustine se sent toute étourdie, mais heureuse, légère, bercée dans cette bulle à travers laquelle elle aperçoit  le chalet devenir de plus en plus petit. Elle survole les montagnes aux pics rocheux parfois recouverts de neige, les villes et les villages aux clochers pointus, les champs de maïs et de tournesols qui se tournent tous vers elle, mais aussi les rivières et les lacs argentés.

    -          - Comme c’est beau ! hurle Faustine au fond de sa bulle qui se met aussitôt à redescendre vers le sol. Elle atterrit au beau milieu d’un champ de blé parsemé de coquelicots rouges vifs.

    Faustine ferme les yeux et les ouvre aussitôt pour découvrir une magnifique princesse qui la regarde affectueusement. Elle est vêtue d’une longue robe rose brodée d’étoiles d’or et d’argent. Sa longue chevelure blonde qui effleure le sol est couverte de fleurs multicolores.

    Faustine

    -          - Je suis la Princesse Fleur, lui dit-elle avec douceur...Tu veux bien venir avec moi ?

    Même si elle trouve la Princesse Fleur très jolie, Faustine n’en est pas moins méfiante et recule d’un pas. Elle  lui répond du tac au tac :

    -          - Non ! Dis-moi d’abord où tu veux m’emmener ?

    -          - C’est une surprise !

    -          - Je veux savoir…Faustine élève un peu la voix.

    -          - Je te propose de venir avec moi découvrir la campagne…et plus précisément la vie à la ferme.

    -          - Avec des vaches, des chevaux, des moutons et tout et tout ??

    -          - Oui, ça te plait ? Alors, on y va ?

    -          - Oh oui ! répond notre petite blondinette très enthousiaste.

    Au même instant, un tracteur vert et rouge surgit près d’elles. Salopette bleue, moustaches noires et casquette rivée sur la tête, le fermier les invite à monter à côté de lui. Elles traversent ainsi le champ de blé et empruntent un petit chemin qui les conduit tout droit dans une cour de ferme. Elles sont accueillies par les aboiements d’un gros chien noir tout frisé. L’odeur de foin, de terre et de crottin remplace les délicates senteurs de gentianes, de pins et de résine que respirait Faustine quelques heures plus tôt. Cela fit rire Princesse Fleur quand elle lui dit avec une petite moue :

    -          - Ça sent bizarre !

    A peine descendue du tracteur, Faustine s’en donne à cœur joie, sous l’œil amusé du fermier. Elle court derrière un gros dindon qui s’enfuit, affolant les poules et les poussins qui picoraient tranquillement quelques graines au sol.  Elle patauge joyeusement dans la boue et s’élance à la rencontre d’une famille de canards qui nage à la surface d’une mare bordée de joncs et couverte de nénuphars…On peut même y percevoir le coassement des grenouilles.

    Faustine

    Plus loin, elle s’amuse en voyant deux chatons roux et blanc qui essaient d’attraper les plumes colorées d’un coq qui leur pique le bout du museau.

    Faustine

    Après la visite du potager dans lequel elle a dégusté une tomate bien mûre, une carotte et  quelques fraises, Faustine entre dans l’étable. Ça tombe bien, c’est l’heure de la traite des vaches.  La fermière lui offre un verre de lait tout chaud et pouffe de rire en voyant la grimace de Faustine.

    Devant les clapiers, elle est émerveillée par des bébés lapins. Elle en prend un dans ses mains, le caresse doucement et enfouit sa tête dans ses poils duveteux en lui faisant plein de bisous.

    Un peu fatiguée par toute cette activité, elle demande à Princesse Fleur de la ramener chez elle…Sa maman, son papa et sa sœur Lucille lui manquent trop…Elle veut leur raconter son aventure.

    -         - Ferme les yeux et compte jusqu’à dix !

    -          - Un…deux…trois… (A toi maintenant !)

    Lorsqu’elle s’éveille, Faustine est allongée dans l’herbe, un edelweiss blanc et cotonneux en forme d’étoile dans les mains, le même qu’elle a vu sur la robe de princesse Fleur. Elle se précipite jusqu’au chalet et se blottit dans les bras de sa maman.

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Une histoire "étrange" toute douce...qui pourrait bien être un conte pour enfants...C'est d'ailleurs ainsi que je l'ai réellement "vécue"

    Bonne reprise (pour ceux qui ont eu la chance d'être en congé hier) et bon courage à tous

    Un petit oiseau en or

    Un petit oiseau en or

        Ma grand-mère a toujours su nous gâter par sa tendresse, ses mots gentils, ses bons petits plats, ses anecdotes… mais offrir des cadeaux n’était pas pour elle, à mon souvenir, son moyen d’expression le plus naturel. Elle ne devait pas savoir choisir les présents qui feraient plaisir à chacun de ses petits enfants, aussi avait-elle écarté le problème en nous envoyant une petite enveloppe à Noël, pour notre communion ou pour notre anniversaire, et bien sûr une petite pièce de temps en temps quand l’envie lui en prenait.

    Mis à part des vêtements qu’elle commandait à la Redoute lorsque nous passions nos vacances chez elle à la campagne dans un charmant village à cinquante kilomètres de Poitiers, je ne me souviens pas des cadeaux qu’elle aurait pu m’offrir ! Excepté bien sûr cette petite broche en or (enfin, c’est ce que je croyais ...je n’avais alors que six ou sept ans !) représentant deux oiseaux ventrus sur une brindille.

    Je les revois encore !

    Quel bonheur ! Quelle était jolie cette petite broche ! Et comme j’étais fière de la  porter…toujours près de mon col…en haut, à droite…Je n’arrêtai pas de la regarder en tirant légèrement sur ma robe ou sur mon pull pour mieux apercevoir mes deux nouveaux compagnons. Ils ne me quittaient jamais, et je crois même qu’ils me portaient chance !!

    Bon, d’accord, ça fait très longtemps ! Mais il me semble que je les entendais chanter…si si !! Et quand je les prenais dans le creux de mes mains, ils se blottissaient et je sentais leur souffle léger et la douceur de leur duvet. Et ça, je n’ai jamais imaginé un seul instant que c’était magique. Non, ce qui est surprenant, incroyable et pourtant absolument véridique, c’est la suite de l’histoire.

    Bien sûr, je n’ai jamais raconté cette anecdote à quiconque. Qui aurait pu croire une gamine de cet âge ! J’ai gardé ce petit secret pour moi seule, mais à présent, je suis grande et digne de confiance (enfin, je pense !) alors je vous livre mon « aventure », ma toute première expérience avec…appelons-le « le hasard », c’est ce qui rassure le plus.

    Oui, oui, je sais, je délaye un peu pour garder le suspens !! J’y arrive : Voilà !

    Ça c’est passé un jour normal je crois…un jour ou je jouais avec tous mes petits amis …Je serai bien incapable de dire leur nombre, les décrire…les souvenirs d’enfance sont toujours un peu flous, il ne reste que quelques flashs, des odeurs, des couleurs, des sentiments…

    C’est assez surprenant d’ailleurs…Je me revois devant une grosse bassine remplie de linge qui sent bon la lessive, assise à l’avant de la brouette que ma grand-mère pousse jusqu’au petit ruisseau caché à l’abri des noisetiers, je suis heureuse ! c’est juste un flash…un autre vient aussitôt…je suis avec une ribambelle de gamins en train de construire une « tente de camping » avec un drap et des bouts de bois dans l’immense champ derrière la maison, mais c’est tellement vague !!! Il y a aussi des senteurs qui reviennent, celle du lierre quand je pars à la chasse aux escargots (odeur, bien sûr, que je n’ai jamais retrouvée), celle de la pâtée que ma grand-mère prépare pour les cochons (idem !)…

    Je m’égare…voilà, à présent, je ne m’arrête plus en chemin, je vais directement au vif du sujet !

    Il fait très beau ce jour-là, et je viens de passer toute la journée avec mes ami(e)s à jouer sur le terrain de foot en bas du bourg…Un peu fatiguée d’avoir couru, sauté, joué au cochon pendu sur la main courante qui entoure le stade, je rentre chez ma grand-mère pour boire un verre de limonade et dévorer mon goûter. Je tire machinalement sur mon col…et OH ! Plus de petits oiseaux…ils se sont envolés…sans rien dire à personne, je fais ni une ni deux et je retourne illico à l’endroit où ils se sont fait la belle …sur le terrain de foot (enfin, c’est ce que j’imagine !).

    Je marche les yeux rivés sur le chemin (au cas où je les aurais perdus en revenant) et sur place, je réalise que ma tache s’avère bien difficile…. Mon dieu qu’il est grand ce terrain !!! Autant chercher une aiguille dans une botte de foin comme dit si souvent ma grand-mère. C’est carrément impossible de retrouver cette petite broche dans un endroit pareil ! Mais qu’est-ce-que je croyais ? Que j’allais retrouver « mes » petits oiseaux comme ça, rien qu’en regardant ce vaste champ ?? N’importe quoi ! Je commence à arpenter le terrain sur toute sa longueur, puis sur sa largeur, peine perdue. Il  reste tout l’intérieur, comment faire ?…je n’y arriverai jamais !! Je me sens soudain bien seule !

    Je me plante en plein milieu du champ. Les buts me semblent si loin !!! Pour compliquer encore la tâche, l’herbe est haute ! Je regarde autour de moi, et, comme chaque fois que je me sens impuissante, je me jette littéralement sur le sol, allongée à plat ventre, la tête sur mes bras repliés. Un truc de gamine, un peu comme une autruche piquerait du nez dans le sable…je sais, ça ne sert à rien, mais c’était ma façon d’abattre mes cartes et de laisser éclater ma colère. Là, je peux me laisser aller et pleurer toutes les larmes de mon corps sans que personne ne le sache (enfin, c’est ce que je pense…un peu comme l’autruche de tout à l’heure !)…Un tout petit peu calmée, j’ouvre les yeux et je vois l’une de mes petites larmes rouler sur l’herbe…et là…le plus incroyable se produit…si, si c’est vrai ! De toute cette histoire, c’est cette image qui reste gravée le plus exactement dans ma mémoire…je la revois encore…je revois cette petite larme rouler et BRILLER !! Briller sur l’or de la petite broche…cette scène aurait pu se produire hier tant elle est inscrite dans mon souvenir…

    Je me suis allongée sans le savoir à l’endroit même où j’avais perdu « mes petits oiseaux ». Je n’ai aucune explication à fournir à cette histoire. C’est la toute première fois qu’une chose pareille m’arrivait, et je crois que je n’en ai jamais parlé à personne de peur qu’on ne me croie pas. Il me semble qu’à l’époque, j’avais mis ça sur le compte du « petit Jésus » qui faisait des miracles…mais, bien sûr, maintenant que j’ai bien grandi, je sais que ce n’est qu’un hasard.

     

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  • Coucou les ti-loulous,

    Eh ouiiiiiiiiiii ! aujourd'hui encore (jour de congé oblige), c'est une histoire pour vous qui apparait dans ce blog ! deux jours de suite....mais aussi pour les plus grands...l'héroïne n'est-elle pas "une grande personne???" ...qui se reconnaîtra sûrement.

    Bizatoussssssssss

    Joce...

    Joce

    Lorsqu’elle était jeune, Joce devait être une enfant adorable, jolie, souriante, curieuse, courageuse, discrète…. mais aussi très espiègle et pleine de malice. Elle a un peu…beaucoup… grandi et a préservé toutes ces belles qualités que tout son entourage lui envie. Elle en a une autre aussi, que malheureusement beaucoup de gens ont du mal à conserver parce qu’il faut l’entretenir jour après jour…elle a su  garder intacte son âme d’enfant et ses rêves.

     Bon ! Un petit bémol dans cette description. J’ai écrit « courageuse », ce qui est tout à fait exact…à un détail près : Joce a une trouille bleue des petites bêtes qui rampent, grimpent, piquent, sautent, gesticules, émettent des sons aigus (moustiques par exemple)…et principalement des araignées…rien que le mot écrit sur une feuille de papier la fait sauter au plafond…

    Elle n’est pas la seule !!! J’en connais d’autres que la vue de ces insectes rend hystériques !!! Mais contrairement aux autres, Joce peut affronter les grosses bêtes, qui elles, la laissent de glace…L’histoire qui suit le prouve.

    Vous vous souvenez de l’histoire de sa petite fille, Jade ? Cette enfant qui a sauvé son petit cousin Tiago des griffes d’un terrible monstre…Elle l’avait transformé en bloc de pierre d’un seul regard avant de se faire aider par la Reine des Neiges pour traverser une rivière…l’histoire se terminait ainsi : «  ils s’élancent pour patiner sur cette piste gelée »…ça vous revient ???

    Oui ? Eh bien l’histoire était loin d’être terminée en fait, puisque l’horrible monstre, tout juste remis de ses émotions, s’est lancé à la poursuite des enfants… et il sait patiner !

    …Il arrive juste derrière et s’apprête à bondir sur eux juste avant la fin de la traversée de la rivière. Joce qui observe la scène de l’autre côté de la rive ne perd pas son sang-froid et fait appel à Toudouvert dont elle a lu les péripéties quelques jours auparavant…Celui-ci, toujours partant pour une nouvelle mission (avec ou sans Ewenn), arrive en volant au-dessus de la surface de glace et se met en colère. Il souffle et souffle encore et encore juste devant l’horrible créature brune aux yeux perçants. Une longue flamme orange et jaune fait immédiatement fondre la glace :

    -          - Plouf ! fait le monstre

    -         -  Ouf ! font les enfants en sautant sur la rive. Ils ont juste le temps de faire un signe de la main à Toudouvert qui déjà, reprend son envol.

    L’histoire pourrait une nouvelle fois se terminer ainsi, mais c’est sans compter sur les capacités de l’abominable bestiole immonde qui sait également nager. Il se hisse sur les bords de l’Erdre sans aucune difficulté.  En l’apercevant, Joce se souvient de Faustine dont l’aventure l’avait fait rêver. Elle ne perd pas une seconde et attrape un énorme appareil à bulles pour réaliser une gigantesque bulle de savon qui grandit encore et encore en se teintant de magnifiques couleurs argentées. Elle en enveloppe les enfants et s’envole avec eux au-dessus de la rivière. Tous trois sont bercés dans cette extraordinaire nacelle d’où ils découvrent la région.

    Petite visite improvisée pour découvrir une vue surprenante sur les bords de l’Erdre et ses magnifiques demeures, les bords de Loire traversée par de nombreux ponts, avant d’arriver à St Nazaire où l’on construit un immense paquebot….et surtout au bord de la mer.

    La bulle descend alors doucement sur une plage de Piriac sur Mer.

    Joce passe alors une journée mémorable avec ses petits-enfants à jouer dans le sable, construire des châteaux et creuser des galeries. Bibulle et Barby (les dauphins de Noah et Morgane) se sont même  fait un plaisir de leur offrir une balade dans les fonds marins pour rencontrer la petite sirène et découvrir des tas de poissons rigolos multicolores.

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    2 commentaires
  • Coucou les ti-loulous,

    Petit rappel d'une histoire que vous avez sans doute oubliée....et dont la suite viendra sous peu ! En effet, Tartalapraline vient de sortir de prison....mais je n'en dis pas plus....

    Bizatoussssssssssssss

    L'arbre à bonbons

    Annie

     - Mais où sont passés les enfants ?

    Depuis ce matin, à tour de rôle, les parents et grands-parents arrivent à l’accueil les uns après les autres, complètement essoufflés, et surtout terriblement inquiets, voire en pleine crise de panique. Ils ont fouillé le terrain de camping de fond en comble, les tentes, les caravanes, les camping-cars, les sanitaires et la bibliothèque...et rien ! plus un môme à l’horizon ! Les plus grands ne squattent plus le terrain de jeux pour une partie de ballon ou de pétanque, et plus un bambin sur les jeux de cordes et les toboggans !!

     - Mais que se passe-t-il ?

    -          - Vous êtes allés voir sur la plage ? leur demande Annie, avec toujours ce sourire rassurant qui ne la quitte jamais.

    -          - Oui, bien sûr ! et dans le bourg de Piriac... au cas où TOUS, sans exception, auraient eu la même idée en même temps, c’est à dire, aller faire un tour de manège ou manger une glace au « Pôle Nord ».

    Annie reste perplexe. C’est quand même étrange que toute la marmaille disparaisse en même temps.

    -          - Vous êtes sûrs qu’ils ne sont pas en train de vous faire une blague ? Ils se sont cachés à coup sûr !

    -          - On a cherché partout !!

    Bienveillante, Annie conseille à tous de rentrer tranquillement dans les caravanes et d’attendre... elle va mener son enquête et va ramener tous les enfants avant ce soir... C’est promis !

    Toujours optimiste, gaie comme un pinson et surtout très proche des enfants, Annie n’est pas du genre à se laisser déstabiliser...il y a une solution, et elle va la trouver.

    Elle commence par consulter le tableau des entrées dans le camping depuis hier matin ... au cas où !. Uniquement des campeurs qu’elle connait depuis des années ! ...

    -          - Tiens, tiens, mais il y a bien cette dame qui est arrivée toute seule hier... et presque sans bagages !! Madame Tarline. C’est vrai que Je l’ai trouvée bizarre avec sa longue robe noire et son drôle de chapeau pointu, noir aussi ...mais si on se méfiait de tous les gens bizarres ! ... Voyons, voyons, elle a absolument tenu à s’installer au C9 bis, cet emplacement isolé...je vais aller voir, mine de rien.

    Au C9 bis, Annie découvre une yourte. Oui oui, une yourte ! et gigantesque de surcroit ! et tout ça pour une seule personne sans bagages ! Elle est fermée, mais de délicieuses effluves de chocolat chaud, de miel, de cannelle et de confiture de fraise s’en échappent, lui chatouillant agréablement les narines...de plus en plus surprenante cette histoire !

    Annie contourne la yourte et – son instinct ne l’avait pas trompé – l’entrée du petit bois est juste derrière. Le petit bois ! un endroit quelque peu abandonné depuis que la famille Picotin a rencontré un « dahu » qui rôdait par là...Annie s’ y aventure quand même, et découvre, posé contre un arbre, le vélo de Lounis, et plus loin, celui d’Estéban. Elle avance doucement, traverse un buisson d’épines noires, s’érafle un peu les jambes, mais continue lentement sa progression parmi les sapins, les chênes, les bouleaux et....

    -          - Oh ! mais qu’est-ce...mais c’est...mais oui ....UN ARBRE A BONBONS !!

     Annie reste scotchée : devant ses yeux, un gigantesque arbre rempli de nougats, sucettes, guimauves, sucres d’orge, fraises tagada, réglisses, berlingots, calissons et caramels au beurre salé de Guérande, s’offre à elle...à portée de mains...Elle avance le bras pour cueillir un marshmallow, puis se ravise. Elle vient de s’apercevoir que l’arbre se divise en trois grosses branches distinctes et qu’au centre du tronc, un énorme trou est creusé à la manière d’un puits.

    Annie a tout compris ! c’est encore un tour de Tartalapraline !! madame Tarline, c’est elle !(Tar- talapra-line) voilà, c’est ça !!  elle a pris le début et la fin de son nom ! heureusement, Annie connait son histoire ! Elle sait qu’elle est revenue de Madagascar et qu’elle attendait le moment propice pour recommencer à attirer les enfants avec ses friandises...pour les « manger » !! quelle horreur !

    -          - Je vois, les enfants ont dû passer par là....A coup sûr, ils ont voulu cueillir les sucreries ... et...mais oui, c’est ça ! ils ont été aspirés dans le trou ! mais comment les ressortir !

    Elle ne voit qu’une solution, appeler les pompiers et les gendarmes, leur expliquer la situation, et attendre leur arrivée.

    Les pompiers ne tardent pas. Ils plongent dans la cavité à l’aide de grosses cordes et ressortent...avec les enfants complètement affolés. Ils étaient emprisonnés au fond de cet immense abîme qui communique par un sous-terrain avec la yourte de la sorcière !

    Pendant ce temps, les gendarmes n’ont pas tardé à appréhender Tartalapraline qui est désormais sous les verrous pour un bon bout de temps....temps pendant lequel Annie s’en donne à cœur joie, accompagnée de tous les loupiots, pour faire la meilleure récolte de tous les temps.

    A titre indicatif : l’arbre à bonbons vient de refleurir !!!!

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