• Belle journée à toutes et à tous,

    Voir une scène qui se passe près de soi ...ou loin...les yeux fermés ! étrange non ?

    Et pourtant c'est un phénomène qui arrive plus souvent qu'on le croit...La preuve, je suis en train de voir certains d'entre vous qui prolongeraient bien ce long week-end et qui ont bien dû mal à se rendre au "taf" ....

    Allez courage !! Et bonne journée

     

    Voir...les yeux fermés !

    Des yeux pour voir…ailleurs

            Des yeux pour voir ! Cela semble être la moindre des choses, n’est-ce-pas ? Et si l’on n’avait pas besoin d’eux pour voir ce qui se passe autour de nous ? Cela expliquerait sans doute certains phénomènes !

             Avant d’aller plus loin, voici deux exemples assez surprenants...Le premier, je l’ai vécu moi-même, ce qui me donne de bonnes raisons de croire le second, raconté par l’un de mes proches. Je suis, comme j’ai déjà dû le dire, comme Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois (c’est le mot juste dans cette histoire !)

            Replaçons-nous dans le contexte : Je suis enseignante et nous avons eu la chance incroyable, juste avant la naissance de mon troisième enfant, d’obtenir un logement de fonction. N’ayant pas encore mon permis de conduire, je suis très heureuse de n’avoir qu’une cour à traverser pour rejoindre la classe ou une trentaine de bouts de choux de 3-4 ans m’attendent chaque jour. Je ne vais pas m’étaler sur ce « coup de chance » qui fera l’objet d’une prochaine « histoire ».

            Composé entre autre de deux chambres spacieuses et d’une vaste salle de séjour, ce logement est très confortable et je m’y plais beaucoup. Pas de soucis particuliers, et, après une longue journée de boulot (école, enfants, tâches ménagères et préparations de classe), je m’écroule littéralement sur mon lit pour m’endormir comme un bébé. 

           Une nuit cependant, il me semble entendre dans mon sommeil un bruit strident suivi de grincements de pneus et d’un énorme choc. Simultanément, un film de quelques dixièmes de secondes passe devant mes yeux (fermés, cela s’entend). Je me réveille en sursaut, secoue mon mari pour lui raconter :

    -          - Il y a une voiture qui vient de foncer dans la maison de quartier. Elle roulait hyper vite….

    et je lui décrit précisément la forme de la voiture (je n’ai jamais su différencier une Peugeot d’une Renault ), sa couleur, l’endroit exact où elle a atterri , sa position, la tôle froissée etc…Il n’a rien entendu, mais me suit jusqu’au salon , le seul endroit d’où l’on peut voir ce bâtiment attenant à notre immeuble…Et là, en contrebas, j’aperçois, stupéfaite, l’image même qui s’est présentée à mes yeux quelques instants plus tôt durant mon sommeil. Tout est exact dans les moindres détails, et l’on peut imaginer aisément le reste de la scène (déplacement, vitesse…)

      Ai-je vraiment vu ce qui s’est passé en dormant ?  Peut-on vraiment « évoluer» hors de notre corps pendant notre sommeil ? Sommes-nous capables d’associer une image aussi précise simplement à partir d’un bruit ?

    Sceptique ? Alors passons au second exemple. Comme je le disais plus haut, cette histoire ne m’appartient pas, mais elle m’a été rapportée et les personnes qui  l’ont vécue peuvent encore témoigner de sa véracité.

       Cela s’est passé il y a quelques décennies dans un bahut ou l’on formait autrefois les futurs instituteurs. Dans ce pensionnat, un groupe de jeunes dont mon frère fait partie, passe ses soirées à jouer au tarot dans le dortoir jusque tard dans la nuit. Jusque là tout va bien.

               Ce soir-là, fatigué, mon frère décide de dormir plus tôt. Il laisse de bonne grâce son jeu à la bande de copains qui s’éloigne un peu pour jouer…quelques heures plus tard, ils s’approchent silencieusement du lit de mon frère pour déposer le jeu sur sa table de chevet. C’est à cet instant précis, qu’ils le voient se redresser sur son lit et leur lancer d’une voix grave :

    -         -  Il en manque une !

    Et sans cesser de dormir, il s’installe à nouveau sous sa couette et reprend ses ronflements (eh oui !). Ses amis se regardent, surpris, puis éclatent de rire sans prêter plus d’attention à ce qu’ils viennent de voir.

      Le lendemain, ils racontent malgré tout, hilares, l’épisode de la nuit à mon frère qui se joint à eux dans leurs éclats de rire :

    -          - Et si on recomptait les cartes, finit-il par lâcher sans se démonter.

    Ils attrapent donc le jeu toujours posé sur la table de chevet, et commencent à recompter les cartes, une fois… deux fois…trois fois. Ce n’est pas possible ! Il manque une carte…

    Les amis retournent à l’endroit où ils ont joué…rien…ils regardent aux alentours et finissent par retrouver la fameuse carte…sous le lit !

    L’histoire ne précise pas s’il s’agissait du roi de trèfle, du 10 de cœur ou de l’excuse ! Dommage, cela lui  aurait ajouté un peu de piquant ! On aurait pu chercher une signification en « cartomancie ».

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  • Coucou les ti-loulous,

    Au tour de Eléa de retrouver "son histoire" dans ces lignes...

    Un petit tour à la plage, ça vous dit ??

    Bizatoussssssssssssss

    La fée Médina

    La  fée  médina

    Il était une fois une petite princesse adorable. Quand elle est née, ses parents ont tout de suite su qu’elle deviendrait une adorable petite fille, et ils lui ont donné le très joli prénom de Eléa.

     Un vrai nom de princesse. Bien sûr, ils n’allaient pas l’appeler Cunégonde forcément…Si, si, ça existe des princesses qui s’appellent Cunégonde ! Il ne faut pas rire avec ça, ce n’est pas drôle du tout…surtout pour les petites filles qui portent ce prénom. En tout cas, Eléa, elle, était aussi belle que son prénom. Avec sa jolie frimousse rehaussée de deux petites fossettes, ses grands yeux noisette toujours étincelants, ses longues boucles blondes qui descendaient en cascade sur ses épaules, on aurait dit un ange tombé du ciel.

    Elle passait presque toutes ses vacances sur une île bretonne avec sa tante. Là, ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était d’aller se promener sur la plage, marcher pieds nus sur le sable chaud, et ramasser de jolis galets bien polis qu’elle décorait ensuite avec sa meilleure amie Margot.

    Un jour, toute à ses pensées et la tête penchée vers le sable, Eléa s’aventura beaucoup plus loin que d’habitude sur la plage. Elle recherchait un  gros coquillage qu’elle puisse coller à son oreille quand elle rentrerait dans son appartement (eh oui, il arrive que des petites princesses vivent dans des appartements…pourquoi pas après tout). Il parait que l’on entend la mer dans les gros coquillages ! 

    Elle marchait depuis déjà fort longtemps lorsqu’elle releva la tête. Elle vit que le ciel commençait à s’assombrir, le vent soufflait de plus en plus fort et les vagues roulaient sur le sable en se cassant avec fracas.

    Eléa se mit à courir pour rentrer chez elle, mais de hautes falaises remplaçaient le sentier qu’elle empruntait d’habitude…A la recherche d’un passage, elle sentit soudain ses jambes se ramollir. Elle avait peur ! Peur du noir et la nuit s’annonçait toute proche. Déjà, elle ne distinguait que des ombres tout autour d’elle, et cela la fit frémir.

    N’écoutant que son courage avec d’un côté, la mer en furie, et de l’autre, cette haute falaise infranchissable, elle se mit à sonder les rochers. Elle y découvrit une faille suffisamment grande pour s’y réfugier. Elle s’y faufila et se retrouva très vite dans une sorte de grotte resplendissante.

    La lune se reflétait sur la voûte entièrement recouverte de stalactites blanches, laissant pénétrer une douce lumière  dans la cavité. Les parois semblaient irréelles, couvertes d’algues luisantes et de coquillages multicolores…. Stupéfaite, Eléa restait là, immobile lorsqu’une longue silhouette fluide apparut devant elle. Une femme extraordinairement belle lui faisait face. Vêtue d’une longue robe mauve et rose recouverte de fils d’or et d’argent, elle rayonnait. Son interminable  chevelure blonde effleurait le sol, légère comme un voile. Son regard était d’une douceur incroyable et lorsqu’elle ouvrit la bouche pour parler, Eléa savait déjà qu’il s’agissait d’une fée, une véritable fée comme elle en avait vue bien souvent dans les albums que son papa et sa maman lui offraient.

    -        -   « Je pense que tu as deviné qui je suis…Je suis la fée Médina et comme tu es une petite fille très courageuse et que je suis fière de toi, Je vais t’offrir un cadeau »

    -          - « Médina ? Un cadeau ? pour moi ? »

    -          - « Oui. J’ai le pouvoir de réaliser trois de tes vœux les plus chers…Dès que tu les formuleras, je ferais tout mon possible pour les réaliser. Maintenant, ferme les yeux et compte jusqu’à trois » 

    Eléa ferma très très fort ses yeux, et lorsqu’elle les rouvrit, elle était assise sur la plage, près de sa tante avec sur ses genoux, son petit chat qu’elle aimait tant !!

    N’oublie pas Eléa ! Tu as trois vœux à formuler ! Mais tu as tout ton temps !

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Un objet égaré...Quoi de plus banal? Et pourtant....

    Disparu

    Disparu !!!

    Ma sœur est partie au tout début de ce mois de septembre et je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui s’est passé. Elle n’était pas malade (enfin pas officiellement) et toute à ma peine, je culpabilise de n’être pas plus présente auprès de ma fille qui attend son deuxième enfant. Il doit naître d’une minute à l’autre.

    Le  22 septembre, quinze jours après le départ de ma sœur, mon quatrième petit-fils voit le jour. Quel bonheur ! C’est assez inexplicable. Comment peut-on être si heureux pour un événement tout en étant extrêmement malheureux pour un autre! Un bonheur total, absolu qui n’efface pas pour autant une plaie encore ouverte, C’est un peu comme si on se dédoublait ! Difficile à exprimer !Il y a des choses qu’on n’explique pas.

    La vie continue, comme on se plait à le répéter pour se donner bonne conscience. Et pour moi aussi, la vie continue…Je passe mon temps entre la clinique pour voir ce nouveau petit être absolument adorable et mes activités…

    Justement, aujourd’hui, j’ai préparé des pâtes et je cherche partout mon écumoire (tupperware). Il n’est pas à sa place dans l’un des pots en grès blancs accrochés au dessus de la gazinière (on vient juste de terminer la cuisine et je sais exactement ou se trouvent les objets)…je cherche  quand même dans tous les placards, dans les autres pièces, dans le frigo, le congélo…rien ! Bizarre !

    Je demande à mon mari

    -           - Non, je ne m’en suis pas servi, il ne doit pas être loin

    Pas d’importance, je vais chercher celui qui est dans la caravane (encore devant la maison)

    Chaque jour, je passe un peu de temps à chercher ce maudit écumoire (ça ne disparait pas comme ça quand même !). Il m’arrive même de chercher dans le coffre à jouets des enfants, dans le garage….

    Quelques jours plus tard, j’ai un peu « oublié » cette histoire d’écumoire (ça n’a pas vraiment d’importance au fond)…je suis en train d’essuyer la vaisselle et je m’apprête à  remettre un objet dans le pot en grès blanc. Mon regard se fige : les deux écumoires sont côte à côte :

    -           - Tu l’as retrouvé ? 

    -           - Quoi ? 

    -           - L’écumoire pardi ! 

    -          - Non ! pourquoi ?

    -          - regarde ! 

    Mon mari et moi restons bouche bée ! Impossible de l’avoir remis à sa place machinalement. Je l’ai tellement cherché (ça ne peut pas être un enfant non plus…pas au-dessus de la gazinière !)

    Étrange !!

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’explication !

        L’histoire se poursuit !!!

    Nous sommes à présent vers la fin juillet, un an plus tard…mon autre fille attend elle aussi un bébé qui doit voir le jour ces jours-ci. Elle vient passer ses journées à la maison avec son fils ainé (encore tout petit) pour ne pas être seule au cas où…

    Un peu lasse (elle a légèrement dépassé la date présumée de l’accouchement), elle aimerait bien que son bébé pointe le bout de son nez aujourd’hui. Nous sommes le 25 et c’est le jour anniversaire de son frère.

    Pour le repas, je prépare un rôti de bœuf et je promets à mon petit-fils que je ferai un délicieux hachis Parmentier le lendemain avec le reste du morceau…

    Quelques heures plus tard, ma fille repart dans son « petit coin » de campagne, certaine qu’il se passera bien encore une journée avant d’aller à la clinique…et revient en trombe avec mari et enfant dans la soirée. Elle vient de « perdre les eaux » Il arrive !!

    Bébé naitra à 11h55 exactement, le même jour que son oncle!

    Tout ça pour revenir à mon hachis Parmentier !! Chose promise, chose due. Je, passe le reste du rôti dans le robot…et m’apprête à écraser les pommes de terre que je viens de cuire avec le presse-purée (tupperware), très pratique entre parenthèses. Il n’est pas à sa place dans l’un des pots en grès blancs accrochés au dessus de la gazinière…je cherche  quand même dans tous les placards, dans les autres pièces, dans le frigo, le congélo…rien ! Bizarre !

    Il a disparu ! Je me dis que j’ai dû le mettre dans la caravane avec tous les accessoires (elle est toujours à Piriac), mais c’est drôle de l’avoir emporté, ça ne me sert à rien là-bas !

    Tant pis, je vais sortir le moulin à légumes. Je n’aime pas trop l’utiliser. Trop long, beaucoup de vaisselle…

    Bref, le hachis est bon, tout le monde se régale ! On passe à la vaisselle. Mon mari lave et moi j’essuie.

    -          - Quel tas de vaisselle ! lance-t-il

    -          - Ben oui, avec le moulin à légumes forcément ! mais c’est parce que je n’ai pas mon….

    Et là, ma phrase reste en suspens…je viens de tourner la tête vers les pots en grès pour prouver ce que je vais dire …et ce que je vois me terrifie (le mot est faible) :

    le presse-purée est bien à SA PLACE dans le pot …en évidence …bleu parmi les objets gris !!

    Je suis passée par toutes les couleurs ! Et je pense : c’est un signe de ma sœur ! Elle veut me féliciter pour cette naissance comme la fois précédente.

     Il faut préciser qu’elle était conseillère culinaire chez Tupperware …mais si je dis cela, on va me dire que c’est complètement absurde !!!

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’autres explications !             

    Et pourtant l’histoire se poursuit encore !!!

    Un beau jour de septembre, à l’occasion de l’une des « portes ouvertes » que j’organise chaque trimestre avec quelques copines (ventes privées de différents produits pour le bien-être, la cuisine, des vêtements…), nous profitons d’un moment de calme pour papoter. La conversation tourne inévitablement sur les phénomènes inexpliqués et ces « disparitions étranges » :

    -          - Ça ne s’est jamais reproduit ? me demande l’amie qui présente les produits Tupperware.

    -           - Non, mais c’est normal...il n’y a pas de naissance prévue...je pense que ma sœur me fait savoir qu’elle est près de nous uniquement quand un bébé vient au monde. C’est sans doute pour elle une manière de féliciter mes filles.

    Aucune raison donc pour qu’elle se manifeste à nouveau...Nous en restons là. La journée se passe superbement bien, comme toujours, dans une ambiance très sympathique...

    A la fin de la journée, nous procédons au tirage au sort de la tombola pour laquelle chacune d’entre nous a mis un cadeau pour remercier nos visiteuses. Bien sûr, c’est l’un des enfants qui choisit une petite feuille qu’il déplie avec un immense plaisir...et tout le monde rentre chez soi.

    Le lendemain, mon amie « Tupperware » me téléphone :

    -          - Dis-donc, je n’ai pas oublié mon pinceau chez toi ? (Il s’agit d’un pinceau en silicone pour napper ou dorer les pâtisseries).

    -          - Attends, je vais voir dans la cuisine.

     Et tout en restant au téléphone, je jette un œil sur le plan de travail et ouvre un premier tiroir. Là je tombe directement sur le pinceau. Ça me fait tout drôle, j’avais le même autrefois, mais il y a des mois, voire des années que je l’ai perdu. Je l’ai bien cherché quelques temps avant d’abandonner et avoir complètement retourné mes placards et tiroirs.

    -          - Il est là ! c’est bien un pinceau rouge avec un étui gris ?

    -          - Non ! le mien est mauve. Le gris est un ancien modèle.

    -          - Tu es sûre ! ça ne peut pas être le mien...Je l’ai perdu depuis des plombes ! et là, il est en évidence au milieu du tiroir !

    Pire... A l’époque où je l’avais « égaré », il y avait un même étui pour deux ustensiles, le pinceau et une sorte de petite spatule en silicone. Pendant mes recherches, j’avais retrouvé juste cette spatule dans l’étui...et là, dans mon placard, c’est le pinceau qui est logé dans l’étui ! Impensable.

    -          - Non, ça ne peut pas être le mien, poursuit mon amie, le gris n’existe plus depuis longtemps.

    Je reste perplexe...Bizarre...mon pinceau serait revenu comme par enchantement ! Il faut que je me rende à l’évidence, c’est bien « mon » pinceau.

    Mon amie me retéléphone plus tard dans la journée :

    -          - C’est bien ton pinceau ! j’avais oublié, mais le mien, je l’ai mis dans les lots pour la tombola !

    Je réfléchis à ce drôle de phénomène que je prends pour « un signe » ...bizarre, pas de naissance ! Ma sœur me ferait un « signe » juste parce qu’on a parlé d’elle hier ???? Ça ne lui ressemble pas...

    Le lendemain, je regarde le calendrier et je m’aperçois que j’ai retrouvé mon pinceau le jour anniversaire de son « départ » !!!!! 

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’autres explications !

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  • Coucou les ti-loulous,

    Jour particulier, histoire particulière...C'est en effet aujourd'hui l'anniversaire du permis de conduire de mon filleul...Pour fêter ça, voici l'histoire de Clémence (sa deuxième belle réussite)

    Bizatoussssssssssssssssss

    Clémence

     

    Clémence

    Pour terminer l’année scolaire en beauté, Clémence part avec toute sa classe voir une exposition de peinture dans un grand musée de la ville voisine.

    Enthousiaste et toujours très disciplinée, notre jolie petite blondinette est fascinée par les grandes toiles qu’elle aperçoit accrochées sur les murs blancs. Elle observe dans les moindres détails les œuvres des grands peintres et se laisse peu à peu distancer par tous ses camarades.

    La première salle est entièrement consacrée à l’art du cirque. Clémence compare les clowns de Bernard Buffet qui, malgré les couleurs vives et leurs expressions curieuses, lui semblent bien tristes dans l’ensemble ! A la vue de l’un d’entre eux, elle ne peut réfréner un fou rire : Avec son drôle de chapeau qui ressemble plus à un bateau qu’à un couvre-chef, ses deux espèces de cornes et ses yeux éteints, il a le toupet de lui tirer la langue ! Elle lui répond en l’imitant, et, l’espace d’un court instant, il lui semble qu’il s’en amuse en lui adressant un clin d’œil. Elle approche alors son index de son gros nez rouge :

    -          - Pouet pouet ! plaisante-t-elle en s’éloignant sans se rendre compte que le clown hausse carrément les épaules en soupirant.

    Plus loin, elle s’attarde un long moment, bouche bée, devant un  tableau très coloré et animé de Marc Chagall. Il représente une écuyère debout sur son cheval au milieu de la scène,  entourée de nombreux artistes. Elle est si gracieuse qu’une vague d’émotion l’envahit.  La jeune femme lui attrape alors la main et la fait entrer dans son univers. Ensemble, elles font deux, trois, quatre tours de piste sous les applaudissements chaleureux du public. Clémence réussit même à tenir en équilibre, et faire une roulade… sur le cheval.

    Quelques instants plus tard, elle est à nouveau dans la grande salle du musée à admirer équilibristes, jongleurs, musiciens et dompteurs sur les autres peintures…toutes plus attirantes les unes que les autres.

    La seconde salle est déserte. Les autres élèves ont déjà terminé la visite…Clémence ne compte pourtant pas partir maintenant puisque la danse est à l’honneur dans toutes les œuvres présentées…et là, c’est un domaine qui la passionne aussi énormément!

    Elle est complètement éblouie par ce qu’elle découvre ! Tout est mouvement, grâce, fluidité et beauté. Danseuses de flamenco dans leurs robes à volants superposés côtoient avec élégance petits rats de l’opéra et danseuses étoiles en tutus chatoyants.

    Ne sachant où donner de la tête, Clémence s’arrête devant une petite ballerine qui ajuste son chausson et fixe la scène. Elle ne voit qu’elle, perdue dans cette étoffe délicate qui s’étale autour d’elle, les épaules nues et les cheveux tirés en chignon…malgré ses yeux clos, elle perçoit une certaine souffrance sur son visage. Autour d’elle, tout semble flou….

    Soudain, elle recule d’un pas. Le décor s’impose à elle, mais….la danseuse a disparu !

    Abasourdie, elle s’apprête à sortir de la pièce pour rejoindre le groupe qui s’éloigne déjà, lorsqu’une main se pose amicalement sur son épaule…Elle se retourne et fait face à la jeune fille qui lui sourit affectueusement. Elle l’entraine avec elle dans un ballet extraordinaire

    Avec elle, elle danse telle une libellule, enchainant sauts,  entrechats, arabesques, pirouettes…et même pointes et grand écart…Elles virevoltent et s’élancent gaiement dans la salle, s’appropriant l’espace avec une légèreté prodigieuse. Un peu étourdie, Clémence apprend à son tour à la jeune danseuse quelques pas et figures de danses modernes…Le temps semble alors s’arrêter pour elles deux…

    -           - Clémence ! tu rêves ?? On n’attend plus que toi. Le car est prêt à partir !

    C’est la voix de l’institutrice qui lui tapote doucement sur l’épaule… Clémence reprend son souffle, ouvre lentement les yeux et quitte la salle.

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Texte inédit avec cette petite anecdote dont je suis particulièrement fière...

      A chacun son égo... Et vous ? avez-vous une expérience semblable à partager ?

    Déplacer les montagnes !

     

    Comment « Déplacer des montagnes »

        L’anecdote de l’armoire pleine déplacée le plus simplement du monde par les petits bras musclés d’une enfant en bas âge... l’expérience de la « table en chêne » soulevée du bout des doigts par la seule force de la pensée...Ces histoires nous font inévitablement penser que le pouvoir de l’esprit est immense...Il suffit d’y croire !!

        On  a en effet tous entendu parler du mental de certaines personnes capables de « déplacer des montagnes » à la seule force de leur volonté : Des sportifs qui ont réalisé des exploits aussi incroyables que de traverser la Manche à la nage, porter des voitures de 160 kg sur la tête (John Evans) ou battre des records avec un handicap. Je pense aussi à Johanna Quaas, cette gymnaste époustouflante de 86 ans que l’on voit régulièrement sur Facebook. Tous ces exploits font appel à une force physique exceptionnelle ou à une force mentale étonnante, comme le fait de vaincre la peur ou le vertige comme ces funambules qui voltigent au-dessus des chutes du Niagara par exemple.

    Y-a-t-il un mystère là-dessous ? Non, le mystère est en nous, en chacun de nous...Nous sommes, j’en suis convaincue, capables d’exploits plus ou moins importants selon notre mental, la force que nous mettons consciemment ou inconsciemment à relever des défis.

    Comme beaucoup d’entre nous et sans réaliser de telles prouesses, j’ai moi-même souvent essayé de me lancer des défis pour vaincre un terrible manque de confiance en moi... et en écrivant ces mots, je pense à une expérience qui m’a fait énormément de bien à mon moral...comme j’étais fière de moi à cette époque ! Et pourtant, c’est un tout « petit pas » bien banal.

    J’ai une dizaine d’années, et nous venons de passer nos toutes premières vacances en famille, un séjour de rêve dans un camping situé au beau milieu d’une magnifique forêt de pins au cœur des Landes. C’est là que je me suis aperçue que j’adorais ces petites maisons de toile et la vie au grand air, comme si c’était ma nature profonde. Chaque jour, nous allions nous baigner dans un cours d’eau où mon père essaie de nous  apprendre à nager. Quelques mouvements de brasse plus tard, nous terminons les vacances d’été à Quimiac avec notre mère pendant que notre père retourne au boulot...Ah ! Quimiac ! Encore un lieu que j’affectionne avec la plage à cinq minutes...l’occasion de continuer le perfectionnement en natation. Bon, c’est du barbotage...mais je suis très fière de moi...au point ou lorsque, quelques années plus tard, l’on nous propose de passer un brevet de natation, je m’inscris sans hésiter. J’ai dix-sept ans, mais je ne sais encore pas nager…A l’époque, le sport féminin est encore un peu, disons « tabou » - Si, si !

    -          Tu es folle ? tu n’y arriveras jamais, c’est en pleine mer ! Ma mère n’est pas rassurée, mais comme ma sœur ainée s’inscrit pour le 25m (elle nage mieux que moi bien sûr), elle accepte néanmoins que je tente l’aventure avec elle.

    -          Mais non ! c’est le 1000 mètres que je veux faire ! J’ai lancé cette phrase comme une boutade, une provocation,  mais je suis têtue (Si si !) et si je ne suis pas « prête » à relever le défi, je suis à présent obligée de le faire. Je l’ai dit !! (Têtue est en fait un mot faible ! je ne sais pas revenir en arrière quand je me lance un défi...)

    Ma mère est persuadée qu’au bout de 10 mètres je serai ramenée en bateau, mais elle me laisse faire, non sans me dire ce qu’elle pense. On m’a tellement rabâché ce qui était négatif en moi (mauvaises notes, manque de concentration, élève médiocre...), jamais le bon côté, et là, je crois que je veux prouver que je suis capable de faire quelque chose de positif...et donc JE SAIS  que j’irai jusqu’au bout !! Je l’ai dit et je ne veux pas passer pour quelqu’un de faible, encore une fois nulle.

    Je m’élance donc avec toute une équipe de nageurs dans une eau glaciale, accompagnée par les  méduses qui viennent d’envahir la mer (aujourd’hui, rien que pour l’une de ces deux raisons, je ne mettrai même pas un orteil dans les vagues !). Un quart d’heure plus tard,  les plus sportifs qui ont décidé de passer leur 3000 m prennent le large à leur tour...et me dépassent rapidement...Il faut dire que telle une tortue, j’avance très très lentement, surveillée de près, brasse après brasse, par deux charmants garçons dans leur zodiac. Super sympas les gars ! Ils ne m’ont pas lâchée, engageant même la conversation pour m’empêcher de flancher, m’encourageant de leur mieux…plaisantant parfois :

    -          Au fond, tu vas y arriver !!

    -          C’est ça…tout au fond même !!

     Bien sûr, à plusieurs reprises, ils me proposent de monter à bord...mais ils ont bien compris que c’est parfaitement  inutile d’insister (merci à ces deux anges gardiens !). Un vrai travail de fourmi...mètre après mètre je me démène sans faiblir...luttant contre le froid qui me transperce tout en.essayant de contourner les bestioles gluantes et transparentes… et je fini par arriver sur le sable au bout de une heure et six minutes (plus de temps que les nageurs de 3000m)....

    Je m’effondre littéralement sur la plage, mes jambes ne me tiennent plus ! Ma mère s’élance vers moi pour me couvrir et me frictionner...je suis gelée et de couleur verte !

    Mais quel bonheur !! Je l’ai fait ! Par la seule force de mon mental ! Un minuscule « exploit »

    Et vous ? De quoi êtes-vous le plus fier ? Vous acceptez de partager votre expérience ?

    Déplacer les montagnes ! Je l'ai retrouvé !!!!

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