• Belle journée à toutes et à tous,

    J'ai reçu hier une visite étrange qui concerne les enfants...je vous en parlerai demain ou après-demain.

    En attendant, place à "l'étrange" avec cette histoire...A qui est-il déjà arrivé ce genre d'anecdote??? 

    La prochaine "histoire insolite" sera "inédite"...personne ne la connait...elle est un peu "flippante", alors préparez-vous !!!

    Je récapitule : demain ou après-demain : histoire pour les enfants (à propos de ma visite bizarre) et ensuite "histoire flippante" mais véridique

    Bizarre

    Des yeux pour voir…ailleurs

            Des yeux pour voir ! Cela semble être la moindre des choses, n’est-ce-pas ? Et si l’on n’avait pas besoin d’eux pour voir ce qui se passe autour de nous ? Cela expliquerait sans doute certains phénomènes !

             Avant d’aller plus loin, voici deux exemples assez surprenants...Le premier, je l’ai vécu moi-même, ce qui me donne de bonnes raisons de croire le second, raconté par l’un de mes proches. Je suis, comme j’ai déjà dû le dire, comme Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois (c’est le mot juste dans cette histoire !)

            Replaçons-nous dans le contexte : Je suis enseignante et nous avons eu la chance incroyable, juste avant la naissance de mon troisième enfant, d’obtenir un logement de fonction. N’ayant pas encore mon permis de conduire, je suis très heureuse de n’avoir qu’une cour à traverser pour rejoindre la classe ou une trentaine de bouts de choux de 3-4 ans m’attendent chaque jour. Je ne vais pas m’étaler sur ce « coup de chance » qui fera l’objet d’une prochaine « histoire ».

            Composé entre autre de deux chambres spacieuses et d’une vaste salle de séjour, ce logement est très confortable et je m’y plais beaucoup. Pas de soucis particuliers, et, après une longue journée de boulot (école, enfants, tâches ménagères et préparations de classe), je m’écroule littéralement sur mon lit pour m’endormir comme un bébé. 

           Une nuit cependant, il me semble entendre dans mon sommeil un bruit strident suivi de grincements de pneus et d’un énorme choc. Simultanément, un film de quelques dixièmes de secondes passe devant mes yeux (fermés, cela s’entend). Je me réveille en sursaut, secoue mon mari pour lui raconter :

    -        -   Il y a une voiture qui vient de foncer dans la maison de quartier. Elle roulait hyper vite….

    et je lui décrit précisément la forme de la voiture (je n’ai jamais su différencier une Peugeot d’une Renault ), sa couleur, l’endroit exact où elle a atterri , sa position, la tôle froissée etc…Il n’a rien entendu, mais me suit jusqu’au salon , le seul endroit d’où l’on peut voir ce bâtiment attenant à notre immeuble…Et là, en contrebas, j’aperçois, stupéfaite, l’image même qui s’est présentée à mes yeux quelques instants plus tôt durant mon sommeil. Tout est exact dans les moindres détails, et l’on peut imaginer aisément le reste de la scène (déplacement, vitesse…)

      Ai-je vraiment vu ce qui s’est passé en dormant ?  Peut-on vraiment « évoluer» hors de notre corps pendant notre sommeil ? Sommes-nous capables d’associer une image aussi précise simplement à partir d’un bruit ?

    Sceptique ? Alors passons au second exemple. Comme je le disais plus haut, cette histoire ne m’appartient pas, mais elle m’a été rapportée et les personnes qui  l’ont vécue peuvent encore témoigner de sa véracité.

       Cela s’est passé il y a quelques décennies dans un bahut ou l’on formait autrefois les futurs instituteurs. Dans ce pensionnat, un groupe de jeunes dont mon frère fait partie, passe ses soirées à jouer au tarot dans le dortoir jusque tard dans la nuit. Jusque là tout va bien.

               Ce soir-là, fatigué, mon frère décide de dormir plus tôt. Il laisse de bonne grâce son jeu à la bande de copains qui s’éloigne un peu pour jouer…quelques heures plus tard, ils s’approchent silencieusement du lit de mon frère pour déposer le jeu sur sa table de chevet. C’est à cet instant précis, qu’ils le voient se redresser sur son lit et leur lancer d’une voix grave :

    -         -  Il en manque une !

    Et sans cesser de dormir, il s’installe à nouveau sous sa couette et reprend ses ronflements (eh oui !). Ses amis se regardent, surpris, puis éclatent de rire sans prêter plus d’attention à ce qu’ils viennent de voir.

      Le lendemain, ils racontent malgré tout, hilares, l’épisode de la nuit à mon frère qui se joint à eux dans leurs éclats de rire :

    -        -   Et si on recomptait les cartes, finit-il par lâcher sans se démonter.

    Ils attrapent donc le jeu toujours posé sur la table de chevet, et commencent à recompter les cartes, une fois… deux fois…trois fois. Ce n’est pas possible ! Il manque une carte…

    Les amis retournent à l’endroit où ils ont joué…rien…ils regardent aux alentours et finissent par retrouver la fameuse carte…sous le lit !

    L’histoire ne précise pas s’il s’agissait du roi de trèfle, du 10 de cœur ou de l’excuse ! Dommage, cela lui  aurait ajouté un peu de piquant ! On aurait pu chercher une signification en « cartomancie ».

     

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  • Belle journée à toutes et tous,

    C'est déjà la rentrée, et tout notre petit monde est reparti sur les chemins de l'école ! . Voilà donc pour eux une petite histoire que je me suis amusée à écrire...Heu ! pardon si ça ressemble (de très loin) à un joli conte déjà existant!

    Bisatousssssssssssssssss

    Le P'tiot

    Le p’tiot

    Il était une fois un bucheron et sa femme qui vivaient heureux dans une superbe propriété près de la forêt de Brocéliande. Leurs sept enfants, des garçons, les comblaient de bonheur. Toute la journée, le papa allait couper du bois dans la forêt pour permettre aux villageois de se chauffer pendant la longue période hivernale. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes …jusqu’au jour où le pauvre bucheron se blessa et ne fut plus capable de se rendre sur son lieu de travail. Bien sûr, il chercha un autre emploi, mais toutes les portes se fermèrent devant lui…soit parce qu’il était trop vieux, soit parce qu’il n’avait pas assez de diplômes. Une grande tristesse s’empara de lui et il n’eut bientôt plus d’argent pour nourrir sa famille. Il dut revendre sa belle maison et déménager dans un minuscule logement ou il tournait en rond toute la journée. Il se lamentait et ne trouvait pas de solution à un problème qui empirait, d’autant plus que sa femme n’avait plus de quoi faire des repas équilibrés pour sa « tribu ».

    Un beau jour, ou plutôt, un mauvais jour, il était si en colère de ne pas trouver de travail qu’il se fâcha très fort et s’en prit à ses enfants, qui pourtant n’avaient pas fait de bêtises. Il leur reprocha des tas de choses horribles et les chassa de la maison.

    Les sept garçons s’en allèrent donc sans dire un mot, tout penauds, et prirent le chemin de la forêt en sanglotant...tous, sauf le plus jeune que tout le monde appelait « le p’tiot » à cause de sa petite taille. C’était également le plus malin et de loin le plus intelligent. Il lisait beaucoup de livres et se souvint du conte, le « Petit Poucet » qu’il avait beaucoup aimé...Avant de partir, il avait bien pensé remplir ses poches avec du pain ou des petits cailloux, mais il savait que ça ne servirait à rien. Et puis, il connaissait cette forêt comme sa poche. Il s’adressa à ses frères :

    -          - Arrêtez donc de pleurnicher comme des mauviettes...j’ai ma petite idée.

    Il leur demanda de ramasser des champignons, mais uniquement les rouges à points blancs, et d’autres très beaux, mais aussi hyper toxiques... pour remplir leurs besaces. ils ne comprirent pas pourquoi ils devaient choisir des champignons dangereux alors qu’ils commençaient à mourir de faim ! (il ne faut pas oublier que le P’tiot est le plus dégourdi et qu’il connait la suite de l’histoire !!!) Connaissant leur frère, ils lui firent confiance et commencèrent leur récolte, non sans rechigner un peu pour la forme.

    Soudain, ils entendirent un bruit étrange, comme des craquements de bois sec. Ils se retournèrent et poussèrent un cri d’effroi : devant eux, le loup s’apprêtait à bondir !

    -          - Eh ! les gars ! ne restez pas là, grimpez aux arbres, vite ! Si le loup est capable de manger le petit chaperon rouge, il ne fera qu’une bouchée de vous.

    Tous se précipitèrent sur les arbres les plus proches qu’ils escaladèrent en une seconde. Le p’tiot préféra quant à lui, le plus lointain et le plus haut des chênes. Tranquillement, il se hissa jusqu’au sommet pour avoir une vue globale de toute la forêt. De son observatoire, il aperçut la demeure luxueuse de l’ogre (il sait que c’est la maison de l’ogre, forcément, il connait l’histoire !). Il attendit donc patiemment que le loup daigne s’éloigner pour rejoindre ses frères.

    -          - J’ai aperçu une maison, on y trouvera sûrement refuge pour cette nuit, leur annonça-t-il, sans préciser bien sûr par qui elle était habitée ! Pas folle la guêpe…sûr ! ils ne l’auraient pas suivi.

    Arrivés à la porte, ils frappèrent et ils entendirent une voix très douce qui les invitait à entrer. Ils virent alors une femme ni jeune ni vieille, qui tricotait des bonnets de laine.

    -          - Je vous attendais, leur dit-elle, sans lever les yeux de son ouvrage...Vous savez qui je suis ?

    -          - Oui, vous êtes la femme de l’ogre, répondit le p’tiot, sans s’affoler...et je suppose que vous tricotez ces bonnets pour vos filles. C’est vrai que les couronnes, c’est bien inconfortable pour dormir !

    -          - Vous devez savoir aussi que l’ogre mange les enfants...et que cette fois, tu ne pourras pas échanger les couronnes de mes enfants par vos bonnets, que...

    -          - Je sais...l’interrompit le p’tiot tandis que ses frères se planquaient derrière une armoire en tremblant....mais, j’ai ma petite idée.

    Il appela ses frères, puis leur demanda de s’installer autour de la table pour dîner avec les filles de l’ogre. Après le repas, malgré les objections de leur maman, il proposa à tout ce petit monde d’aller se reposer dans la « chambre d’amis ».

    Il profita d’un moment d’inattention de la maman (elle était partie raconter une histoire à ses filles !) pour vider dans le potage de l’ogre les champignons à moitié écrasés dans les besaces de ses frères… et monta tranquillement se coucher.

    Cette nuit-là, pendant que toute la petite troupe dormait, l’ogre prit son repas et s’empoisonna avec les champignons.

    C’est là qu’intervint notre p’tiot qui, très futé, fit un marché avec l’ogre.

    -         -  Contre la moitié de ta fortune et la promesse que plus jamais tu ne mangeras un enfant, je te donnerai un antidote qui te libérera du poison qui est en train de te ronger ...

    L’ogre avait si mal au ventre qu’il accepta ce qu’il appela « un chantage ». Le p’tiot put enfin partir avec ses frères dans le minicar de l’ogre, plus pratique que des bottes !

    L’histoire ne précise pas vers quelle destination ! Chez leurs parents ?

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  • Coucou !

    Continuons ces histoires incroyables qui laissent à penser que nous ne sommes pas vraiment seuls ! ni abandonnés par "nos êtres chers"...

    je sais ...tout le monde la connait l'histoire qui va suivre...mais, c'est encore la fête de nos chers disparus...et c'est en souvenir de ma sœur que je rappelle cette anecdote...

    la prochaine histoire (demain ou après-demain) s'adresse aux enfants ....je me suis permis de détourner un "vrai" conte ...Que monsieur Perrault (pas vraiment disparu lui non plus!) me pardonne.

    Belle journée et bisatoussssssssssssss

    Etrange !!

    Disparu !!!

    Ma sœur est partie au tout début de ce mois de septembre et je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui s’est passé. Elle n’était pas malade (enfin pas officiellement) et toute à ma peine, je culpabilise de n’être pas plus présente auprès de ma fille qui attend son deuxième enfant. Il doit naître d’une minute à l’autre.

    Le  22 septembre, quinze jours après le départ de ma sœur, mon quatrième petit-fils voit le jour. Quel bonheur ! C’est assez inexplicable. Comment peut-on être si heureux pour un événement tout en étant extrêmement malheureux pour un autre! Un bonheur total, absolu qui n’efface pas pour autant une plaie encore ouverte, C’est un peu comme si on se dédoublait ! Difficile à exprimer !Il y a des choses qu’on n’explique pas.

    La vie continue, comme on se plait à le répéter pour se donner bonne conscience. Et pour moi aussi, la vie continue…Je passe mon temps entre la clinique pour voir ce nouveau petit être absolument adorable et mes activités…

    Justement, aujourd’hui, j’ai préparé des pâtes et je cherche partout mon écumoire (tupperware). Il n’est pas à sa place dans l’un des pots en grès blancs accrochés au dessus de la gazinière (on vient juste de terminer la cuisine et je sais exactement ou se trouvent les objets)…je cherche  quand même dans tous les placards, dans les autres pièces, dans le frigo, le congélo…rien ! Bizarre !

    Je demande à mon mari

    -          - - Non, je ne m’en suis pas servi, il ne doit pas être loin

    Pas d’importance, je vais chercher celui qui est dans la caravane (encore devant la maison)

    Chaque jour, je passe un peu de temps à chercher ce maudit écumoire (ça ne disparait pas comme ça quand même !). Il m’arrive même de chercher dans le coffre à jouets des enfants, dans le garage….

    Quelques jours plus tard, j’ai un peu « oublié » cette histoire d’écumoire (ça n’a pas vraiment d’importance au fond)…je suis en train d’essuyer la vaisselle et je m’apprête à  remettre un objet dans le pot en grès blanc. Mon regard se fige : les deux écumoires sont côte à côte :

    -           - Tu l’as retrouvé ? 

    -           - Quoi ? 

    -          -  L’écumoire pardi ! 

    -          - Non ! pourquoi ?

    -         -  regarde ! 

    Mon mari et moi restons bouche bée ! Impossible de l’avoir remis à sa place machinalement. Je l’ai tellement cherché (ça ne peut pas être un enfant non plus…pas au-dessus de la gazinière !)

    Étrange !!

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’explication !

        L’histoire se poursuit !!!

    Nous sommes à présent vers la fin juillet, un an plus tard…mon autre fille attend elle aussi un bébé qui doit voir le jour ces jours-ci. Elle vient passer ses journées à la maison avec son fils ainé (encore tout petit) pour ne pas être seule au cas où…

    Un peu lasse (elle a légèrement dépassé la date présumée de l’accouchement), elle aimerait bien que son bébé pointe le bout de son nez aujourd’hui. Nous sommes le 25 et c’est le jour anniversaire de son frère.

    Pour le repas, je prépare un rôti de bœuf et je promets à mon petit-fils que je ferai un délicieux hachis Parmentier le lendemain avec le reste du morceau…

    Quelques heures plus tard, ma fille repart dans son « petit coin » de campagne, certaine qu’il se passera bien encore une journée avant d’aller à la clinique…et revient en trombe avec mari et enfant dans la soirée. Elle vient de « perdre les eaux » Il arrive !!

    Bébé naitra à 11h55 exactement, le même jour que son oncle!

    Tout ça pour revenir à mon hachis Parmentier !! Chose promise, chose due. Je, passe le reste du rôti dans le robot…et m’apprête à écraser les pommes de terre que je viens de cuire avec le presse-purée (tupperware), très pratique entre parenthèses. Il n’est pas à sa place dans l’un des pots en grès blancs accrochés au dessus de la gazinière…je cherche  quand même dans tous les placards, dans les autres pièces, dans le frigo, le congélo….rien ! Bizarre !

    Il a disparu ! Je me dis que j’ai dû le mettre dans la caravane avec tous les accessoires (elle est toujours à Piriac), mais c’est drôle de l’avoir emporté, ça ne me sert à rien là-bas !

    Tant pis, je vais sortir le moulin à légumes. Je n’aime pas trop l’utiliser. Trop long, beaucoup de vaisselle…

    Bref, le hachis est bon, tout le monde se régale ! On passe à la vaisselle. Mon mari lave et moi j’essuie.

    -         -  Quel tas de vaisselle ! lance-t-il

    -          - Ben oui, avec le moulin à légumes forcément ! mais c’est parce que je n’ai pas mon….

    Et là, ma phrase reste en suspens…je viens de tourner la tête vers les pots en grès pour prouver ce que je vais dire …et ce que je vois me terrifie (le mot est faible) :

    le presse-purée est bien à SA PLACE dans le pot …en évidence …bleu parmi les objets gris !!

    Je suis passée par toutes les couleurs ! Et je pense : c’est un signe de ma sœur ! Elle veut me féliciter pour cette naissance comme la fois précédente.

     Il faut préciser qu’elle était conseillère culinaire chez Tupperware …mais si je dis cela, on va me dire que c’est complètement absurde !!!

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’autres explications !             

    Et pourtant l’histoire se poursuit encore !!!

    Un beau jour de septembre, à l’occasion de l’une des « portes ouvertes » que j’organise chaque trimestre avec quelques copines (ventes privées de différents produits pour le bien-être, la cuisine, des vêtements…), nous profitons d’un moment de calme pour papoter. La conversation tourne inévitablement sur les phénomènes inexpliqués et ces « disparitions étranges » :

    -          - Ça ne s’est jamais reproduit ? me demande l’amie qui présente les produits Tupperware.

    -           - Non, mais c’est normal...il n’y a pas de naissance prévue...je pense que ma sœur me fait savoir qu’elle est près de nous uniquement quand un bébé vient au monde. C’est sans doute pour elle une manière de féliciter mes filles.

    Aucune raison donc pour qu’elle se manifeste à nouveau...Nous en restons là. La journée se passe superbement bien, comme toujours, dans une ambiance très sympathique...

    A la fin de la journée, nous procédons au tirage au sort de la tombola pour laquelle chacune d’entre nous a mis un cadeau pour remercier nos visiteuses. Bien sûr, c’est l’un des enfants qui choisit une petite feuille qu’il déplie avec un immense plaisir...et tout le monde rentre chez soi.

    Le lendemain, mon amie « Tupperware » me téléphone :

    -         -  Dis-donc, je n’ai pas oublié mon pinceau chez toi ? (Il s’agit d’un pinceau en silicone pour napper ou dorer les pâtisseries).

    -          - Attends, je vais voir dans la cuisine.

     Et tout en restant au téléphone, je jette un œil sur le plan de travail et ouvre un premier tiroir. Là je tombe directement sur le pinceau. Ça me fait tout drôle, j’avais le même autrefois, mais il y a des mois, voire des années que je l’ai perdu. Je l’ai bien cherché quelques temps avant d’abandonner et avoir complètement retourné mes placards et tiroirs.

    -         Il est là ! c’est bien un pinceau rouge avec un étui gris ?

    -          - Non ! le mien est mauve. Le gris est un ancien modèle.

    -          - Tu es sûre ! ça ne peut pas être le mien...Je l’ai perdu depuis des plombes ! et là, il est en évidence au milieu du tiroir !

    Pire... A l’époque où je l’avais « égaré », il y avait un même étui pour deux ustensiles, le pinceau et une sorte de petite spatule en silicone. Pendant mes recherches, j’avais retrouvé juste cette spatule dans l’étui...et là, dans mon placard, c’est le pinceau qui est logé dans l’étui ! Impensable.

    -          - Non, ça ne peut pas être le mien, poursuit mon amie, le gris n’existe plus depuis longtemps.

    Je reste perplexe...Bizarre...mon pinceau serait revenu comme par enchantement ! Il faut que je me rende à l’évidence, c’est bien « mon » pinceau.

    Mon amie me retéléphone plus tard dans la journée :

    -          - C’est bien ton pinceau ! j’avais oublié, mais le mien, je l’ai mis dans les lots pour la tombola !

    Je réfléchis à ce drôle de phénomène que je prends pour « un signe » ...bizarre, pas de naissance ! Ma sœur me ferait un « signe » juste parce qu’on a parlé d’elle hier ???? Ça ne lui ressemble pas...

    Le lendemain, je regarde le calendrier et je m’aperçois que j’ai retrouvé mon pinceau le jour anniversaire de son « départ » !!!!! 

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’autres explications !

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Aujourd'hui, c'est la fête de la Toussaint (fête de tous les Saints), c'est aussi le jour où l'on fête les morts (pourtant c'est demain leur fête!)

    Peu importe, ce que j'ai envie de dire aujourd'hui, c'est qu'ils sont "près de nous" ...et avec Stéphane Allix,  qu'il y a une vie après la vie...Je suis d'ailleurs en train de lire son livre "Le Test" dans lequel il donne la preuve de l'Après-Vie après de nombreuses recherches très sérieuses.

    Ce mois-ci, je raconterai dans ce blog quelques histoires assez troublantes de ce dont j'ai fait, malgré moi, l'expérience (histoires vraies bien entendu!)..Certains d'entre vous en connaissent déjà.

    évidemment, comme ce blog s'adresse aussi aux enfants, je raconterai aussi des histoires pour eux (chacun son tour!!!)

    La Toussaint

    La Toussaint

        C’est aujourd'hui  la Toussaint.

    Je serai tentée de dire comme beaucoup d’autres avant moi : « N’oubliez pas les personnes que vous avez aimées ! » …

    Le choix vous appartient, cela peut aller d’une simple pensée à un bouquet de fleurs pour égayer le cimetière pendant quelques jours.

     C’est vrai que ça à l’air stupide de penser à quelqu’un juste ces jours-là !!! Pourquoi pas le 25 décembre, le 14 juillet ou un jour neutre comme le 6 mai ?

    En tous cas, elles (les personnes que l’on a aimées), elles ne nous oublient pas ! Et pas seulement à la Toussaint ! J’en ai eu une petite démonstration assez singulière il y a quelques années, et je vais me faire un plaisir de la raconter dans ces quelques lignes.

       Je n’étais encore qu’une gamine (trente cinq ans c’est très jeune !) et comme la plupart des gens qui perdent un être cher trop tôt, j’avais pris l’habitude d’aller porter des fleurs sur la tombe de mes parents dès que l’occasion se présentait, surtout les mois suivant  leur départ :  A Noël donc, le 22 janvier, jour anniversaire de ma mère, le 24 février, jour anniversaire de mon père et par la suite dès que je pouvais confectionner un petit bouquet avec les fleurs du jardin.

    Je ne pourrai pas dire pourquoi, mais j’avais l’impression que cela m’apaisait un peu, que s’ils étaient « quelque part », ils sauraient ainsi que je pensais à eux et qu’ils me manquaient cruellement…En fait, je crois à présent que le fait d’aller porter des fleurs me donnaient bonne conscience dans cette phase de deuil ou l’on « culpabilise » terriblement…allez savoir pourquoi ?

       Bref, au  printemps suivant, la vie reprenait le dessus et le premier à en profiter était bel et bien le jardin qui habillait ses arbres et fleurissait ses parterres et jardinières …l’idée me vint alors d’aller cueillir quelques fleurs et une branche de seringa (pour lequel ma mère avait un faible) pour les porter dans le vase qui se trouvait toujours au cimetière.

    Je dépose le bouquet sur la hotte au-dessus de la gazinière en attendant le moment propice pour faire cette démarche

    J’ai encore mille et une choses à terminer à la maison : un peu de rangement, mon heure journalière de repassage (eh oui, avec quatre enfants, je n’y coupe pas), et la préparation du diner… un gratin de pâtes.

       Le soir arrive, je n’ai toujours pas pris le temps d’aller porter le bouquet. Je le regarde, posé au beau milieu de la hotte et je me dis qu’il peut rester là jusqu’à demain. Rien ne presse après tout.

    Nous passons donc à table, je vais ouvrir le four pour sortir le gratin, et là, stupéfaction générale : le vase « glisse » sur les quelques 30cm de hotte et s’écrase entre le four et moi…. On reste tous « bouche bée »…La table est juste à coté et on a tous assisté à cette scène sans rien y comprendre. Que s’est-il passé exactement ?

    Aucun courant d’air (la porte de la cuisine est fermée)… je n’ai pas fait de fausse manip’ et je n’ai pas encore ouvert le four (donc pas de vapeur, de chaleur, de secousse….)…et puis du milieu de la hotte se retrouver par terre en moins de quelques dixièmes de seconde, on croit rêver !

    On se pose toutes sortes de questions auxquelles on ne peut répondre. Incroyable ce truc !

    La nuit porte conseil dit-on …Sans doute !

    Je me réveille le lendemain matin avec ce flash : nous sommes le 23 avril, la veille, le 22, c’était l’anniversaire de mariage de mes parents !

     No comment !

         En y réfléchissant bien, je pense à un autre  « signe » de ma mère et je nous revoie tous les quatre au cimetière quelques années auparavant ….Je ne décrirai pas les circonstances de l’accident ni les quelques jours de détresse et de souffrance qui ont précédé ce jour-là. Je dirai simplement que la cérémonie d’adieu de mon père avait eu lieu huit jours plus tôt et que c’était au tour de notre mère. Inutile d’expliquer dans quel état nous étions tous ! Pas de larmes cependant, nous étions trop anéantis, cassés, terrifiés…vides !

    Malgré tout, au moment précis où les employés des pompes funèbres s’apprêtaient à descendre le cercueil en terre, nos yeux s’embuèrent…l’espace de quelques secondes !!! Sans crier gare, une pluie torrentielle s’abattit sur le site, nous forçant TOUS à regagner nos véhicules à la vitesse grand V. Le ciel était pourtant dégagé, aucun nuage n’était venu obscurcir le ciel les heures et minutes précédentes, aucune averse n’était prévue ce jour-là…en fait, nous avions tous prévu une petite laine (nous étions quand même début décembre !) mais pas de parapluie, pas de vêtement de pluie bien sûr….

        Ce jour-là, personne n’a vu le cercueil de ma mère descendre en terre !

    Dans la voiture, la première chose qui me vient à l’esprit c’est que cette pluie venant de nulle part est un signe de ma mère et je m’empresse de le dire à mon mari qui acquiesce… On se souvient de cette journée tout à fait banale à Piriac, deux ou trois ans plus tôt.

    -         -  Quand je mourrai, vous ne pleurerez pas, nous avait soudain  affirmé ma mère

    -         -  Ça ne va pas ! qu’est-ce-qui te prend ! ce n’est pas le moment de parler de ça ! c’est stupide…et puis,  bien sûr que si, on pleurera, c’est idiot ce que tu dis…C’était bien une idée à elle, un truc pareil !

    Dans la voiture, on ne dit rien de plus, mais en arrivant devant la maison de nos parents, ma sœur m’accueille avec un sourire (oui oui, un sourire) et me dit :

    -          - Tu ne crois pas que c’est un signe de maman cette pluie ?

    -          - C’est drôle, c’est ce que j’ai dit dans la voiture !.

    Sur ce, l’un de mes frères arrive et nous dit :

    -          - Dites donc les filles, j’ai pensé que c’était un signe de maman la pluie, elle avait dit que l’on ne pleurerait pas, vous vous souvenez ?

    -          - Oui, on a dit la même chose

    Au même moment, mon deuxième frère arrive à son tour et lance :

    -          _Vous savez quoi ?

    -          - Oui, lui répond-t-on en chœur ! c’est un signe de maman !

    -          - Vous y avez pensé vous aussi !!

    Cette anecdote se termine dans un grand éclat de rire !! Nerveux certainement, mais rire quand même ! C’est ce qu’avait prévu ma mère…. 

    Elle avait quand même tort !! Plus de trente ans après, on pleure encore sa disparition !!!!

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  • Coucou tout le monde....

    Joyeux Halloween à tous !!!

    Certains vont se déguiser pour aller frapper aux portes du quartier....d'autres ne fêtent tout simplement pas ce jour.....

    Je vais vous faire un aveu : j'ai peur des sorcières....Pourtant, il y en a une que j'aime bien...et je ne résiste pas à la tentation de rappeler son histoire aujourd'hui....

    Avec le dessin de Philippe (j'aime bien ce dessin aussi!)

    C'est :

    Tartalapraline

    Tartalapraline

     

    Tartalapraline vivait dans une grotte formée dans les rochers sur la côte bretonne. Toute la journée, elle passait son temps près de sa grande marmite noire pour préparer sa potion magique…mais, tandis que les autres sorcières confectionnaient des potions avec des ingrédients dégoûtants, bave de crapaud, araignées, souris et cafards, Tartalapraline, elle, ne jetait dans sa marmite que des douceurs et sucreries.

     De très loin, les enfants étaient attirés par les effluves exquis du miel, du chocolat chaud, de la barbapapa, du nougat, et du chewing-gum  à la fraise qui s’en échappaient, remplaçant agréablement l’odeur familière du goémon séché sur les plages.

    N’allez surtout pas croire que Tartalapraline était une gentille sorcière ! Non, non, non. Si sa potion ne contenait que les mets préférés des enfants, c’était uniquement pour les ensorceler et les faire venir jusqu’à l’entrée de sa grotte…. Lorsqu’ils arrivaient, elle les invitait gentiment à venir s’asseoir à sa table, leur donnait un grand bol de sa  pitance et finissait toujours par les retenir prisonniers. Pourquoi ?, mais pour les gaver jusqu’à ce qu’ils deviennent gros et gras….et ensuite les manger ! C’était une sorcière qui dévorait  les enfants !Une ogresse quoi !

    Parfois, elle allait elle-même sur les plages pour les chercher en se transformant en marchand de chichis et d’esquimaux glacés…

    Un jour, un enfant plus malin que les autres, comprit qu’il s’agissait d’une sorcière -  Il l’avait reconnue grâce àla grosse verrue qui déformait son nez et aux trois poils qui sortaient de son menton crochu - et puis, il avait lu dans un livre que le sucre n’était pas toujours bon pour la santé. Sa maman aussi lui avait dit que trop de bonbons, de gâteaux à la crème, glaces à la pistache et caramels au beurre salé de Guérande pouvaient provoquer de jolies  caries sur les dents…et que ça pouvait faire très très mal !

    Toujours est-il que cet enfant, un petit garçon du nom de Louwenn, comprit que cette dame qui lui offrait un grand bol de chocolat à la noisette et au nougat de Montélimar ne pouvait pas être si gentille que ça. Il y avait en elle quelque chose de bizarre…peut-être sa voix : trop mielleuse, sa robe : trop noire, son chapeau : trop pointu, sa figure : trop boutonneuse, ses cheveux : trop filasses ou simplement sa dent : elle n’en avait qu’une justement, ce qui signifiait bien sûr qu’elle avalait trop de sucreries elle-même.

    Toujours est-il que Louwenn fit mine d’accepter la proposition de Tartalapraline. Il prit le bol, goûta la mixture et se mit à cracher

    -          - Tu n’aimes pas mon chocolat ? lui demanda la sorcière.

    -          - Si, bien sûr, mais il manque des céréales, lui répondit Louwenn ;

    La sorcière fronça les sourcils et se dit que ce petit garçon était la proie idéale…il en demandait encore plus. Elle alla donc chercher une grosse poignée de céréales dans la cuisine qu’elle s’était aménagée derrière le rocher.

    Louwenn prit une autre gorgée et fit une grimace épouvantable.

    -          - Il manque de la confiture, fit-il dégoûté

    La sorcière s’empressa d’ajouter une bonne grosse cuillerée de confiture de mûres.

    -          - Il manque du miel, poursuivit-il en retroussant son nez dans une petite moue contrariée.

    Satisfaite de constater que sa nouvelle victime allait grossir plus vite que les autres avec tout ce qu’il voulait ajouter dans son bol, Tartalapraline se précipita vers la ruche la plus proche pour prélever un maximum de cette délicieuse substance blonde et sucrée.

    Quand il vit que la sorcière se mettait en quatre pour lui dégoter tous les ingrédients qu’il réclamait, Louwenn posa tranquillement son bol sur le sable en haussant les épaules :

    -          - Quoi encore ! s’exclama la sorcière…qu’est-ce-que tu veux encore ? pesta-t-elle un peu fatiguée quand même de tous ces allers-retours.

    -          - Il manque de la vanille, dit-il calmement.

    -          - De la vanille ? et puis quoi encore ?

    -         -  C’est tout.

    -         -  C’est tout ?

    -          - Oui…c’est tout ! mais cette vanille-là, on ne peut la trouver qu’à Madagascar. C’est la meilleure !

    -          - A Madagascar ? évidemment, je n’y avais pas pensé. Qu’à cela ne tienne !! fulmina Tartalapraline en enfourchant son balai magique pour se rendre dans cette île lointaine.

    Louwenn la regarda s’envoler au-dessus de l’océan, puis il scruta l’horizon jusqu’à ce qu’il ne distingue plus qu’un minuscule point noir dans le ciel…Il fouilla alors la grotte de fond en comble à la recherche de tous les enfants qui avaient disparus les mois précédents…Il découvrit bientôt une clé cachée sous un bocal rempli de berlingots multicolores etune petite porte secrète tout au fond de la caverne. Il l’ouvrit et délivra une dizaine de petites filles et de petits garçons tous plus dodus les uns que les autres. Ils étaient si contents de sortir de leur prison qu’ils promirent de limiter leur consommation de friandises par la suite.

    Quant à la sorcière, à l’heure qu’il est, elle est assise sur une plage de Madagascar à côté de son balai qui refuse toujours de prendre le chemin du retour. Dix mille kilomètres, c’est bien assez pour lui.

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