• Belle journée à tous  sarcastic

     

    Voici pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, une histoire tirée du recueil "Mystère", dans lequel je raconte des histoires bien réelles !

    Celle qui va suivre est très surprenante par son côté "enchainement de coïncidences"

    Si vous avez vous aussi vécu des "phénomènes bizarres", dites-le moi !

    Petite parenthèse : les vacances seront essentiellement consacrées aux enfants sur ce blog avec des contes dont ils seront le héros. Qui veut être le héros d'une histoire ? (j'ai juste besoin du prénom de l'enfant, ses qualités, ses hobbies, ce qu'il aime ....)

     

    Bonne journée.

    Résultat de recherche d'images pour "photo portable ancien"

    Quelle belle invention ces portables !!

         Zut et flute ! Plus rien ne s’affiche sur l’écran de mon téléphone. Il est complètement naze !

    Il ne me reste plus qu’à aller au centre ville dans  la boutique ou  je l’ai acheté pour  le changer.

     Après une demi-heure d’attente, j’apprends que l’assurance ne fonctionne pas pour ce genre d’incident (quelle question ! ça se saurait si une assurance garantissait le problème auquel on est confronté !)

    J’en  profite quand même pour renouveler mon forfait, et du coup, le nouvel appareil, un peu plus moderne, me revient moins cher (c’est fou cette évolution au niveau des portables !!)…ça va, je m’en tire bien.

    Je passe malgré tout des semaines à comprendre le bon fonctionnement de ce nouvel appareil, enregistrer tous mes numéros de téléphone (ils ont tous disparus bien sûr !!!), apprendre à faire de belles photos, envoyer des messages rapidement etc….

    Quelques semaines plus tard, je reçois un coup de téléphone de ma sœur :

    -          «  Tu ne devineras jamais ce qu’il m’arrive….une surprise incroyable ! Je viens de recevoir un coup de fil d’Anne, tu te souviens mon amie d’enfance ! »

    Si je m’en souviens ? Et comment ! Elles passaient tout  leur temps ensemble…Au lycée, à la maison…et ce, jusqu’à l’année du bac qu’elles préparaient tantôt chez l’une, tantôt chez l’autre…C’est simple, je ne voyais pratiquement plus ma sœur ! A vrai dire, j’étais un peu jalouse, parce que je n’existais plus à ses yeux !

    Et puis, le temps a passé, elles ont poursuivi leurs vies chacune de leur côté, se sont mariées, ont eu des enfants…et…comme beaucoup, se sont perdues de vue…

    -          « Ah bon ! »

    Je ne suis pas plus étonnée que ça ! Je me dis qu’à l’heure actuelle, on peut retrouver n’importe qui avec internet, facebook, les pages jaunes etc etc. (j’apprendrai plus tard qu’en fait,  ce n’est pas si facile que ça !)

    -          « Ce qui est étrange, c’est la manière dont elle a  eu mon numéro ? »

    -          « Ah bon! comment ? »

    A dire vrai, je m’en fiche un peu, c’est son histoire…mais je suis super contente pour elle…Retrouver son amie d’enfance quarante ans après l’avoir perdue de vue, c’est quand même génial…

    Ce qu’elle me raconte ensuite me laisse sans voix !

    -          « Figure-toi que son téléphone est tombé en panne. Elle est allée dans une boutique de Rezé pour le faire réparer et on lui en a prêté un autre en attendant »

    -          « Jusque là, rien d’extraordinaire ! »

    -          « Attends,…en rentrant ses numéros sur sa carte, elle s’est aperçu qu’il y avait des numéros déjà programmés…et c’est là qu’elle est tombée sur le mien, mon nom de  jeune fille !! Je viens tout juste de le reprendre...je n’y comprends rien ! d’ailleurs, personne à l’heure actuelle ne m’appelle par ce nom-là ! »

    Je lui réponds du tac au tac :

    -          « Ben si, moi ! Sur mon téléphone, je note ton prénom pour ton portable et ton nom de jeune fille pour le fixe… »

    Je réfléchis trois secondes :

     En fait ce qui est drôle, c’est qu’on lui a donné MON portable à la boutique (celui du début de l’histoire…celui qui était naze !).

    J’explique tout cela à ma sœur, et on tombe d’accord sur un truc : C’est quand même STUPÉFIANT cette succession de hasard :

    1-      Je mémorise le numéro de ma sœur à son nom de jeune fille

    2-      Je change mon portable juste avant sa copine

    3-      On lui donne le mien

    4-      Mais dans une autre boutique (je l’ai changé à Nantes, elle à Rezé !)

    5-      Personne n’a enlevé les numéros sur la mémoire du téléphone (faute professionnelle)

    Étonnant non ? Le destin a quand même choisi un chemin bien compliqué pour que ces deux amies puissent se retrouver (quelques mois seulement avant le « départ définitif » de ma sœur…)

    Ce qui est génial à mes yeux, c’est qu’elles ont pu se revoir « comme avant » et revivre des moments précieux pour elles deux.

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  • Belle journée à tous  beurk,

    Pour votre santé, ne mangez pas trop gras, trop salé, trop sucré !

    Cette phrase, nous l'entendons à longueur de journée ! Aussi, pour ne pas manger trop gras, trop salé, trop sucré, vous regardez sans doute comme moi (surtout maintenant) la composition de ce que vous achetez.

    Personnellement, je regarde surtout depuis que j'ai lu ceci (double - cliquez sur la photo) après avoir avalé un pain au chocolat acheté dans une grande enseigne !

    Bon appétit

    Ce qui prouve bien que ce que l'on mange, c'est souvent de la M.....

    Si vous avez aimé, partagez avec vos amis...Non ! pas les viennoiseries ! l'adresse du blog !

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  • C'est l'été !! belle fête de la musique à tous  glasses

    C'est aujourd'hui le premier jour de l'été ...mais aussi la fête de la musique !

    Je ne vais pas aller jusqu'à pousser la chansonnette, mais si l'un d'entre vous veut le faire, envoyer moi une vidéo que je me ferai un plaisir de glisser dans ce blog...

    J'ai cherché dans mon stock d'histoire un petit conte à raconter aux enfants pour illustrer cette journée...et il y en a un déjà dans le blog ...Vous pouvez le retrouver en cliquant sur le calendrier au 5 et 6 mai. Ensuite cliquez sur "bienvenus dans mon armoire à histoires, vous aurez le début du conte "la forêt mystérieuse" (sous le calendrier),  puis au 6 mai "suite de la "Forêt silencieuse".

    Belle journée à tous

    musique en fête

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  • Belle (et chaude) glasses  journée à tous,

    Une nouvelle journée très ensoleillée est prévue aujourd'hui... A nous les lunettes de soleil, la crème solaire, les bains dans la mer ou la piscine, les rafraîchissements à l'ombre sur un transat....

    Oh non ! vous travaillez ???? Alors, n'oubliez pas une petite pause détente...en compagnie de deux drôles de personnages qui vous feront oublier pendant quelques minutes que la plage est encore loin !!!

    Bonne journée à tous

    Rocambolesque

    Rocambolesque

    Rocambola et Rocambolin sont deux petits personnages extraordinaires rencontrés par hasard au fin fond d’une forêt de peupliers et de saules pleureurs qui n’arrêtent pas de geindre.

    Rocambola est ce qu’on pourrait appeler un personnage féminin avec une épaisse crinière sauvage rousse dressée au-dessus de la tête. Elle est  vêtue d’une très longue robe de feuillages bruns et rouges (sans doute ramassés en automne) et d’une capeline recouverte de mousse et de lierre.

    Rocambolin, lui, semble venir de la famille des lutins. Il ne dépasse pas la taille des champignons sous lesquels il peut s’abriter sans peine les jours de pluie. Et comme justement, mon histoire se déroule en Bretagne, vous le trouverez facilement à l’occasion d’une sortie en forêt. Il est facile à reconnaître : il porte toujours un minuscule complet vert fluo, un bonnet rouge au bout duquel flotte un pompon mauve, et des chaussures poulaines en or …oui oui, en or pur !! Avec même un bien joli diamant à l’extrémité.

    Mais non ! Ne partez pas tout de suite à sa rencontre, attendez un peu de connaître son histoire, sinon... !!!

    Voilà : vous l’aurez compris. En automne, lorsque les gens prétendent venir cueillir des champignons en forêt, ils sont à la chasse aux lutins! …pour leur piquer leurs chaussures bien sûr ! D’ailleurs, honnêtement, vous en avez vu souvent  des « promeneurs »  sortir de la forêt avec un panier plein de cèpes, de girolles ou de chanterelles ?

    Non ? Et bien voilà, c’est bien ce que je disais : ils sont venus uniquement pour rencontrer Rocambolin …ou plutôt, ses souliers !

    Je sais, c’est tentant, et je devine que vous aussi vous attendez que je termine mon histoire avec maints détails pour vous lancer à sa poursuite !

    Dans quelques instants, vous y renoncerez, soyez en sûrs.

    Rocambola et Rocambolin forment ce que l’on pourrait appeler « un couple extravagant » mais très soudé, et surtout vraiment rusé. Si on est gentil avec eux, ils se montrent tout à fait « corrects », voire « sympathiques », mais si quelqu’un cherche à les duper, il peut s’en mordre les doigts … et le regretter amèrement.

    Pour bien comprendre ce que l’on risque à s’aventurer dans leur forêt simplement pour les surprendre, se moquer d’eux ou voler les chaussures de Rocambolin, voici deux exemples très concrets :

    Je vais commencer par une histoire qui me touche de près puisqu’elle concerne l’arrière-arrière-grand ’père du frère de la cousine de mon oncle benji. Il s’appelait Médard. C’est important de retenir ce nom !

    Ce jour-là, Médard tout content de voir que le soleil brille dans le ciel breton, attrape son chapeau, ses bottes et un grand panier, grimpe sur son tracteur et se dirige tout droit dans la forêt de Brocéliande. Il a lu dans le « chasseur français », parmi les petites annonces,  une drôle d’histoire. Il veut en avoir le coeur net, et surtout, retrouver ce « Rocambolin »... ça mettrait un peu de beurre dans les épinards !

    Arrivé au carrefour « des trois biches », il se gare le long du sentier et décide de se rendre au chêne creux. Il doit pour cela marcher de longues heures et se rendre là où la forêt est le plus dense parmi les saules qui lui donnent la chair de poule tellement ils pleurent. Il doit longer la longue allée de peupliers et traverser de hautes fougères et d’épaisses broussailles épineuses (tout cela est bien sûr noté sur le plan qu’il a élaboré à partir de l’histoire qu’il a lu !).

    Un peu égratigné, il en ressort dans une immense clairière dominée par  cet arbre millénaire dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vu. Un chêne immense dont les branches tentaculaires semblent vouloir vous agripper dès que vous vous en approchez. Il est  creux comme son nom l’indique et gardé par monsieur Hibou. Médard, qui n’a peur de rien se dirige vers lui et entre direct à l’intérieur.

    -         Que viens-tu faire par ici ? lui demande monsieur Hibou

    -         Je viens saluer Rocambola et Rocambolin et les remercier de veiller sur cette belle forêt.

    -         Hum hum !! je ne te crois pas une seconde! lui hulule monsieur Hibou d’une voix caverneuse. Tu es bien comme tous les autres, tu....

    Et sans attendre la suite de la phrase, Médard s’engouffre au fin fond du chêne....Là, il découvre une immense étagère sur lesquelles s’alignent des dizaines de paires de chaussures minuscules. Il les contemple, ébahi. Elles sont toutes en or jaune, rose et blanc, et serties d’un magnifique diamant, d’un rubis ou d’une émeraude...

    A l’instant même où sa main se pose sur l’une d’elle, Rocambola surgit derrière lui, l’attrape par le col de sa chemise et l’envoie direct à l’extérieur du chêne. Il retombe sur une vieille souche de saule et, complètement sonné,  se met à pleurer toutes les larmes de son corps, lui, le « gros dur » qui n’a jamais versé une larme de sa vie !!!

     Il relève le bout de son nez, et aperçoit Rocambolin qui le nargue sous un gros cèpe et qui lui crie à l’oreille :

    -         Toutes ces larmes seront les gouttes d’eau qui tomberont désormais en pluie sur la Bretagne pendant quarante jours à partir du jour de ta fête. C’est ta punition pour avoir voulu t’emparer de mes chaussures !

    D’où le proverbe : « S'il pleut à la Saint-Médard (8 juin), il pleut quarante jours plus tard, à moins que Saint-Barnabé (11juin) ne lui coupe l'herbe sous le pied ». Rocambolin devait bien savoir que Saint-Barnabé ne savait pas se servir d’une tondeuse à gazon !!!!

    Ok ! Je vois bien que vous n’êtes pas convaincus et que ce n’est pas un petit crachin breton qui va vous empêcher de suivre l’exemple de Médard !!  Alors, attendez la suite !

    Quand vous aurez pris connaissance de ce qui est arrivé à Miranda, vous hésiterez un peu avant de vous lancer à la poursuite de nos amis de la forêt... ou plutôt avant d’essayer de vous procurer leur trésor.

    Qui est Miranda ? Voyons, voyons ! en fait, je n’ai pas trop le droit de vous le dire, parce qu’il s’agit d’une personne très très proche de vous. Elle vit tout près d’ici et Rocambola m’a fait promettre de ne rien révéler. Elle accepte seulement que je vous conte sa ...disons...sa mésaventure. 

    Miranda, bien sûr, connaissait l’existence de Rocambola et Rocambolin. Plus futée que les autres, elle a décidé un beau jour de partir à leur rencontre et d’emmener son chien avec elle. Elle croyait ainsi se protéger de toutes les malédictions.

    Comme Médard, elle a traversé de hautes fougères, longé les saules qui versaient de chaudes larmes et emprunté des chemins épineux et sombres. Couverte d’éraflures, elle s’est dirigée vers le chêne creux, au plus profond de la forêt.

     Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir à l’endroit de la clairière un immense tapis recouvert de citrouilles et de potirons !

    -         Qu’est-ce-que c’est que ça ??

    -         Ce sont MES citrouilles et MES potirons, lui répondit aussitôt une voix stridente et sifflante derrière son dos.

    Elle fit volte face et se retrouva nez à nez avec ....une sorcière !

    -         Ah ah ah ! tu ne t’attendais pas à me voir, hein ? lui susurra la sorcière

    -         Que faites-vous ici ? lui demanda Miranda en tremblant (Elle avait bien sûr reconnu la célèbre Tartalapraline). Vous n’êtes plus à Madagascar ?

    Pour toute réponse, Tartalapraline se tordit de rire. Miranda avait oublié que le 31 octobre, Rocambola organisait le grand rassemblement des sorcières pour fêter Halloween (c’était pourtant écrit dans le chasseur français !).

    Loin de la défendre, son chien vint se blottir contre elle en frissonnant. Il avait une peur bleue des sorcières depuis qu’un crapaud avec lequel il s’amusait,  s’était brutalement transformé devant lui.

    -         Je sais pourquoi tu es venue Miranda. Rocambolin ne se laissera pas dépouiller aussi facilement. Aujourd’hui, c’est moi qui vais avoir le privilège de te jeter un sort.

    Miranda eut beau essayer de se défendre en prétendant qu’elle était venue pour promener son chien, rien n’y fit. Tartalapraline lui jeta son sort....et quel sort !

    Sous les yeux médusés de toutou, Tartalapraline se transforma en Miranda, enferma celle-ci dans le gros chêne sous la surveillance de monsieur hibou... et prit sa place.

    -         Dorénavant, toutes les nuits d’Halloween, c’est moi qui accueillerai les enfants dans ta maison....et tu sais quel sort je leur réserve ?  grimaça-t-elle

    Miranda se débattit comme une lionne, essaya de briser les liens qui lui enserrait les poignets, cria de toutes ses forces, mais rien n’y fit, elle dut se rendre à l’évidence et rester en compagnie de Rocambola, Rocambolin et monsieur Hibou toute la nuit.

    Elle savait aussi que dans le quartier, lorsque les enfants viendront sonner à sa porte, ils risquent fort de tomber sur Tartalapraline...

    Alors, attention les enfants ! Lorsque vous viendrez toquer à la porte de Miranda le jour d’Halloween....Tartalapraline vous attend de pied ferme !!

    Pour rappel : Tartalapraline (histoire déjà racontée) attire les enfants avec ses friandises, les enferme et attend qu’ils deviennent bien potelés pour les ....manger !!!

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  • Belle journée à tous  sarcastic et bonne fête à tous les papas

    Pour cette  journée un peu spéciale, la fête des papas, j'aimerai faire un petit clin d’œil au mien qui n'est plus là ...et tous ceux qui sont partis...
    Je sais, ce n'est pas drôle pour une fête, mais combien d'enfants n'ont pas leur papa auprès d'eux aujourd’hui ?

    J'ai commencé un conte il y a quelques années....et je n'en suis toujours qu'à la cinquième page (ah la page blanche !!! quel soucis !)... Alors voilà, je profite de ce jour pour publier un extrait de cette histoire (clin d’œil aux papas absents !) avec pour objectif  de la terminer  avant la fin de l'année et de la publier dans ce blog

    En voici un extrait ( le clin d’œil aux papas absents !)

    Fête des pères

      "... Bien calé sur son oreiller, les couvertures remontées jusqu’à son nez, Gildas ne semblait pas avoir envie d’émerger. L’arrivée proche de ses cousins lui rappelait trop les douces années passées à la Turballe entre sa mère toujours très occupée et son père avec qui il entretenait une complicité hors du commun. Marin pêcheur à bord de la « Marie Noëlle », il partait trop souvent pour de longues journées en mer, et le temps qu’il lui consacrait n’en devenait que plus précieux.

    Invariablement, il l’attendait sur la jetée pour qu’il lui raconte ses exploits tandis qu’il essayait de l’aider tant bien que mal à porter quelques caisses remplies de crabes, crevettes ou homards.

    Bien qu’il fut très jeune, il admirait son père et s’était déjà fait à l’idée qu’un jour viendrait où il partirait en mer avec lui.

    Comment évoquer le cri strident des cormorans et des goélands entourant les chalutiers enfin de retour, la maison basse aux volets jaunes ou bien les jurons des hommes après une pêche médiocre ou une mer agitée, sans se souvenir du jour, où, fidèle à son rendez-vous, il attendit son père…en vain. Il venait de fêter ses cinq ans.

    Il ne comprit que deux ans plus tard qu’il ne reviendrait jamais… le jour où sa mère, prétextant ses soudaines et violentes crises d’asthme, décida d’aller vivre à la montagne. Un choix qu’elle fit sur les conseils de son médecin traitant : « Vous avez tous les deux besoin de changer d’air, de vivre dans un milieu différent où vous n’aurez plus tous ces souvenirs. Vous verrez que la santé de votre fils s’améliorera nettement sous un ciel plus clément » avait-il déclaré.

     Pour Gildas, ce  dépaysement ne fit que l’éloigner de ses rêves, mais pas de son père.

    Il se réfugia délibérément dans le monde imaginaire que lui offrirent ses lectures, passant de longues heures dans sa chambre, seul avec son tas de bouquins...."

     

     

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