• Belle journée à tous sarcastic ,

    Voici deux photos pour vous les enfants...Qu'en pensez-vous ? êtes-vous inspirés pour me raconter une petite histoire ??

    promis, je vous raconterai ma version ensuite...mais je suis sûre que votre imagination dépassera la mienne.

    A vos crayons !!

    Bisous à vous tous.

    chats perchés

    chats perchés

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  • Belle journée à tous, sarcastic

    Lundi...une nouvelle semaine commence, et comme tous les lundis depuis un certain temps, voici une nouvelle histoire "insolite" et bien réelle.

    Programme de la semaine : demain : nouvelle photo ou image (pour la création des enfants!!!)

    mercredi : suite des aventures de Félicité (comme chaque mercredi depuis un mois)

    Jeudi ou  vendredi : nouvelle histoire "inédite" pour les petits

    Bonne semaine à tous

    Télépathie - 2 -

    Sur la même longueur d’onde - 2

        Avant de commencer à écrire je tiens à préciser que cette histoire est absolument réelle (comme les autres d’ailleurs) bien qu’elle semble complètement ahurissante. Je vais essayer d’être le plus précise possible bien qu’elle soit particulièrement difficile à retranscrire. En effet, certains éléments relèvent un peu du « paranormal » et m’échappent complètement… (Quoique, avec le temps, je me dis que le « paranormal » est un phénomène qui dépasse simplement notre bonne vieille logique)

    Je tiens juste à ajouter que n’étant ni psychologue, ni scientifique, ni spécialiste en quoi que ce soit, je ne peux donner aucune explication à cette histoire étrange, mais seulement essayer de la retranscrire avec le plus de vérité possible.

    Bon, ceci dit, je me lance :

     Tout d’abord, il faut se souvenir du contexte :

    1- J’ai trente cinq ans et je n’ai jamais eu mon permis de conduire. Nommée aux quatre coins du département au début de ma carrière, je n’ai jamais pu rester assez longtemps dans la même auto-école…J’ai néanmoins obtenu deux fois mon code du premier coup et sans la moindre difficulté. J’ai également une trouille bleue sur la route !

    2- Nos parents viennent d’avoir un accident de la route qui leur a coûté la vie tout près de chez eux, en pleine agglomération nantaise (je passe sur les détails mais je suis extrêmement choquée !! )

    3- Ma peur de la route s’est transformée en véritable terreur…et c’est peu dire !

    4- Je décide donc d’entreprendre une thérapie, et pas n’importe laquelle…en passant mon permis de conduire (en cachette, je n’en parle à personne, même pas aux enfants…on ne sait jamais, ça peut rater)

    Voilà ! Il ne me reste plus qu’à trouver une auto-école avec un moniteur hors-pair, compétent bien sûr, mais aussi patient, bon pédagogue, psychologue, compréhensif, attentionné et surtout calme… très très calme ! La perle rare quoi !...et je l’ai trouvé !!

    Si vous aussi vous rencontrez un moniteur qui, comme lui, vous donne des leçons de conduite avec patience, persévérance, sérénité et qui, en plus vous apprend à respecter les autres sur la route, gardez-le précieusement et conseillez-le à tout votre entourage.

     Je me lance dans l’aventure avec de grosses difficultés…Je commence simultanément les leçons de code et celles de conduite. Pour le code, je me dis que ce sera juste une formalité…mais pour chaque leçon de conduite, je tremble de tous mes membres, j’y vais à reculons, il m’arrive de vomir avant de partir et je fais d’horribles cauchemars. Par exemple, une nuit, je rêve que le moniteur décide de me faire conduire la voiture accidentée de mes parents, et que nous allons à la « casse » pour la chercher. Je la vois complètement défoncée (il faut savoir que je n’ai jamais vu la voiture après l’accident et qu’elle devait en effet être dans le même état que celle qui m’est apparue en rêve !!!).

    Bref, « C’est pas gagné ! », mais comme le dit si bien l’épouse de mon moniteur :

    -         « Mon mari ferait conduire une chèvre ! »…merci madame. Mais il faut avouer que c’est vrai, cet homme a un véritable DON ! (et quel don !)

     Notons à ce moment de l’histoire, qu’à chaque leçon de conduite, je suis particulièrement agressive, allant même jusqu’à faire des tas de reproches injustifiés à mon moniteur, qui, lui, reste impassible, imperturbable. D’autre part, j’ai des sensations étranges, quelque chose de totalement inconnu pour moi :

    C’est comme si cet homme comprenait mieux que moi les raisons pour lesquelles je suis si nerveuse, comme s’il savait à l’avance comment je réagirai dans telle ou telle situation, parfois même, j’ai l’impression qu’il devine ce que je pense et cela me met particulièrement mal à l’aise…cela arrive à chaque leçon….

    Je vais essayer d’être plus claire…Il y a des tas de rétros dans la voiture et parfois, dans l’un d’eux, je surprends son regard, pas sur mes maladresses en tant que conductrice, pas sur moi, mais à l’intérieur de moi (c’est difficile à expliquer !). Autre  truc bizarre : deux ou trois fois par séance, je devine, avant même qu’il n’ouvre la bouche, ce qu’il va dire, des choses banales comme « tourne à gauche » ou « accélère » mais je mets ça sur le compte du hasard.

     Un jour, nous avons évité un accident de justesse.  Un camion venant d’on ne sait où me grille la priorité. Heureusement, le moniteur donne un énorme coup de frein qui nous évite le pire (à ce moment, je me dis que seule, je ne serai plus là…je n’ai pas vu le camion !) :

    -         «  Excellent réflexe » me lance le moniteur

    -         «  Mais, je n’ai rien fait, je n’ai même pas vu le camion »

    -         « Mais, c’est toi qui a freiné » continue-t-il…. Je me fâche, il ne faut pas me prendre pour une imbécile, je sais bien que je n’ai rien vu, mais lui, n’en démord pas. A l’heure qu’il est, je n’ai encore pas compris ce qui s’est passé. Si c’est moi qui ai réellement freiné, c’est lui qui me la soufflé par télépathie (comme dans l’histoire de la passiflore)

    Très étranges ces leçons, mais je suis tellement fragilisée que je suis persuadée que c’est ma sensibilité qui me joue des tours.

     Bref, laissons un peu la conduite de côté pour passer au code…A ce stade de l’histoire, tous les éléments décrits précédemment sont importants pour tenter de comprendre ce qui va suivre. Là, commence l’histoire la plus incroyable que j’ai eu, je dirai « l’opportunité » de vivre.

    Comme je le déclarais précédemment, le code ne serait qu’une formalité bien sûr ! Je l’avais déjà obtenu deux fois du premier coup et dans des conditions beaucoup plus difficiles que le questionnaire-diapos que l’on nous proposait à présent…On se retrouvait face à un inspecteur, dans la voiture ou dans une salle et l’on devait répondre du tac au tac, malgré le trac !

    Il faut quand même prendre quelques leçons…et oh surprise ! J’accumule les erreurs…plus de dix fautes !!! Il suffit de réviser un peu et de plonger quelques heures dans le livre de code, ce que je fais sans rechigner…mais étrange, je ne décolle pas…en une vingtaine de leçons (j’ai honte de dire ça, mais c’est pourtant vrai !) je n’ai jamais fait moins de cinq fautes ! Pas de quoi passer le code…ce qui n’est pas sans énerver mon moniteur qui m’annonce un jour, au début d’une leçon de code :

    -         « ça y est tu passes le code la semaine prochaine, je t’ai inscrite »

    -         « Mais, ce n’est pas possible, je  n’ai jamais fait moins de cinq fautes ! »

    -         « Tu en es capable ! »

    J’ai beau protester, il s’éclipse comme s’il ne m’avait pas entendu vers un autre candidat. Je suis furieuse et je me dis que je vais rater cette épreuve, et que tout sera à recommencer.

     Je m’installe tout au fond de la salle, à droite, le moniteur prend sa place devant, face à  l’écran de projection pour passer les diapos…j’insiste : il a les yeux fixés sur l’écran et moi, je suis dans le fond de la salle à l’opposé, lumière faible (pour voir les diapos et quand même la feuille sur laquelle on coche les cases). Il n’y a aucune chance pour qu’il puisse voir ce que je fais ! D’ailleurs, il ne regarde pas la salle !!!!

     Et c’est parti mon kiki !

    Première diapo : le moniteur lit la question, nous laisse juste le temps de répondre et passe à la seconde. Diapo suivante, lecture de la question, réponse …et ainsi de suite… pas trop le temps de réfléchir, ça va très vite (les conditions de l’examen parait-il !)

     Tiens ! La diapo suivante reste plus longtemps, je ne pourrai pas dire pourquoi, mais j’ai le sentiment que c’est pour moi. En même temps, je me dis que c’est stupide, pourquoi moi ? Nous sommes une quinzaine dans la salle !  Encore plus bizarre, j’ai l’impression que le moniteur me dit (dans ma tête !!) que j’ai fait une erreur. Voyons-voyons ! Ah oui, j’ai coché la mauvaise case…je corrige (on a le droit de changer une fois la réponse). Drôle de coïncidence quand même !

    Mais à plusieurs reprises le phénomène se reproduit

    Quelques questions plus tard…la diapo reste encore un moment. Là, je m’aperçois nettement qu’une réelle communication a lieu. Ça passe directement « par la pensée »…j’ai du mal à l’expliquer clairement, mais je reçois des informations « en bloc », l’espace de quelques dixièmes de secondes. Elles peuvent pourtant se traduire en phrases complètes, parfois assez longues…Et je réponds…

    Ce qui est plus étrange encore, c’est que sur le moment je ne suis même pas surprise. Je sais que le moniteur s’adresse à moi, qu’il agit en fonction de mes réponses (pourquoi moi, je ne me pose même pas la question)…ça donne à peu près ceci :

    -         «  Pourquoi laissez-vous la diapo plus longtemps »

    -         «  Tu t’es trompée »

    -         « Non » (je dis toujours non, j’ai dû mal à me laisser manipuler…et je suis un peu comme St Thomas, je ne crois pas à ce qui m’arrive)

    -         « Si, regarde bien »

    -         « mais là je peux doubler sans problème....bonne visibilité etc etc… »

    -         « regarde bien »

    -         « ah oui, mince, je n’avais pas vu le clignotant de la voiture qui suit »

    Je coche donc une autre case…

    Six ou sept fois (plus de cinq en tous cas), je change ainsi de réponse….une fois, je résiste davantage…peut-être pour avoir la preuve de ce qui est en train de se produire…Le moniteur fait de même. La diapo reste sur le mur très très très longtemps. Je laisse faire. Je pose mon crayon, bien décidée à ne pas changer ma réponse :

    -         « Vous pouvez passer à la suivante…je ne changerai rien »

    -         « Si, tu vas changer ta réponse »

    -         « Non, elle est juste ! »

    -         « Bien sûr que non »

    -         « Mais…les autres candidats vont s’étonner, ça fait trop longtemps que la diapo est sur le mur » d’ailleurs, il me semble que dans la salle, ça commence à s’agiter

    -         « je la laisserai tant que tu n’auras pas modifié ta réponse »

    -         «  Et moi, je n’en ferai rien. D’ailleurs, je ne regarde plus !! »

    -         « REGARDE LA LIGNE BLANCHE !!!! » Là, je sens de la colère….c’est la première fois qu’il me donne  la réponse. D’habitude, il me laisse chercher

    -         « oh merde, la ligne blanche. Autant pour moi, je n’avais pas vu ! » et je coche l’autre case.

     Après tout cela, s’il me reste quelques doutes sur ce phénomène, la correction du questionnaire ne m’en laisse plus aucun : le moniteur reprend les questions les unes après les autres, demandant à l’un ou l’autre des candidats la réponse qu’il a coché…et comme par hasard…il m’interroge sur toutes les questions que j’ai modifiées.

    Bilan de l’opération : zéro faute. C’est la première et la dernière fois que je ne fais aucune faute.

     Je rends ma feuille…aucun commentaires…je sors de la salle encore sonnée. Je rentre à la maison dans un état second. …et pour la deuxième fois de ma vie (la première étant pour le mariage de ma cousine), je passe une nuit blanche…impossible de fermer les yeux, je passe et je repasse sans cesse cette soirée dans ma tête, dans les moindres détails. Je ne comprends rien mais je suis, et il y a de quoi, profondément troublée.

     Le lendemain matin, nouvelle leçon de conduite. Autant dire que dans la voiture, je ne décroche pas un mot, le moniteur non plus d’ailleurs, mis à part les « à droite », « à gauche », « accélère un peu »…fin de parcours, je gare la voiture près de l’auto-école et m’apprête à sortir :

    -         «  Tu vois bien que tu es capable de passer le code » me lance le moniteur.

    Mon sang ne fait qu’un tour. Il se moque de moi, c’est sûr !  J’explose littéralement :

    -         « Mais…ce n’est pas moi qui ai répondu aux questions hier soir ! »

    -         « Que veux-tu dire par là ? »

    -         « On a fait de la transmission de pensée ! » Il sourit (pas moi, je dois être pâle comme un linge…jamais je n’aurai osé dire un truc pareil avant !)

    -         «  Tu peux me donner des exemples ? »

    Des exemples, j’en ai plein, je raconte la ligne blanche, les diapos qui restent longtemps et ce que je dis à ce moment là etc.…

    -         « C’est exactement ça !! mais je ne t’ai pas donné les réponses…tu as corrigé toi-même ! »

    -         « ça vous arrive souvent de  faire de la télépathie avec vos élèves ????? » Je m’énerve un peu

    -         « Non, à ce point là, j’avoue que c’est la première fois »

    Fin de la conversation… On y reviendra ensuite…en souriant…dans la voiture par exemple quand je lui demande ce que je dois faire

    -         «  tu dois savoir »  me répond-il en se moquant

    Et je tourne à droite…

     Quelques jours plus tard, je passe mon code…Le moniteur me conduit devant la salle d’examen. Je suis anxieuse et je lui en fais part. Il me rassure en me disant que tout va bien se passer, et en effet, je reste concentrée et j’y parviens. Je fais quand même quatre fautes, mais j’ai mon code.

     Il avait deviné, bien avant moi, que je résistais, inconsciemment, je voulais mais je refusais en fait ce permis…quand je parle de thérapie !!!

     Une question me taraude quand même depuis : je veux bien croire que l’on peut communiquer avec quelqu’un par télépathie, mais comment le moniteur a-t-il fait pour connaître les réponses que je cochais, sans rien voir ?  J’étais tellement abasourdie à l’époque que je n’ai jamais osé lui demander…

    Après neuf mois d’un travail acharné pour mon moniteur et quatre vingt dix leçons très éprouvantes pour moi, j’ai obtenu mon permis de conduire….du premier coup !!! Avant de sortir de la voiture, je me suis retournée vers mon moniteur : il avait les larmes aux yeux !!

    Je confirme : Il aurait pu faire conduire une chèvre !

     

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  • Bonne journée à tous 

    Et bon anniversaire Bô Gosse wink2,

    voici un petit cadeau pour toi...L'histoire de Alexandre à propos de "ta" girafe

    et plein de bisous de Mamy

    Félicitations à Alexandre pour ses talents d'écrivain...Bravo!!

    Bon anniversaire Ewenn

     

    Il était une fois une girafe qui trouvait pas d'endroit pour dormir.
    Elle demanda à un crapaud:

    -  Non tu as un trop long cou répondit le crapaud et en plus tu me gênerais pour dormir et ma tanière est trop petite!
    Elle demanda à un hippopotame:

    - Non cet endroit n'est que pour moi et moi je n'ai pas envie d'être embêté cette nuit.
    Elle demanda à un lion:

    - Non sinon je te gênerais pour dormir.
    Triste la girafe reprit son chemin. Elle arriva devant un zoo, il y avait une place de libre. Elle s'y installa et dormit pour la nuit.

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  • Belle journée à tous  sarcastic,

    Le soleil sourit derrière un gros nuage qui déverse des millions de larmes ! ça donne quoi ? Jean qui rit et Jean qui pleure ? Oui, bien sûr, mais aussi un magnifique arc en ciel !! alors que diriez-vous si ce dernier perdait ses couleurs ????

    C'est ce qui se passe dans cette histoire pour les tout-petits.

    L'arc en ciel...

     

    L’arc en ciel a perdu ses couleurs

     Le ciel est décidément trop triste aujourd’hui ! gris à faire peur ! couvert d’une épaisse couverture sombre, il reflète sa mauvaise humeur sur un paysage maussade. C’est si affligeant que tous les habitants de la ville sombrent dans la morosité.

     Monsieur le vent n’est pas content du tout ! Il décide de pousser les nuages pour laisser une petite place au soleil. Il souffle très fort pour les bousculer un peu...Ils résistent mais il ne se décourage pas et souffle plus fort, de plus en plus fort. Il réussit enfin, et les petits moutons noirs, réchauffés par les rayons du soleil, déversent leurs milliers de fines gouttelettes sur les maisons, les jardins, les rivières et les champs.

    Monsieur le vent est content ! il sait qu’un superbe arc en ciel  va faire son apparition dans le ciel, l’égayant de ses sept merveilleuses couleurs imbriquées les unes dans les autres...

    Mais ! Que se passe-t-il ? Seul, un vaste arc de cercle tout blanc et gris envahit l’espace.  L’arc en ciel a perdu ses couleurs ! C’ est monsieur Hiver qui a tout effacé, gommé, avalant toutes les teintes jusqu’à la dernière. Il les a remplacés par des cristaux de neige et de glace.

    L'arc en ciel...

    Monsieur le vent est furieux mais il a une idée. Il traverse patiemment les trois autres saisons.

    A l’automne, il s’amuse avec les feuilles des arbres, les agitant délicatement juste assez pour emporter avec lui de fines particules de leurs pigments rouges, oranges et jaunes.

    L'arc en ciel...

    En été, il effleure la surface de l’eau, se gorgeant du bleu des lacs, de l’indigo des mers chaudes et du violet des hauts fonds.

    L'arc en ciel...

    Au printemps, il s’ébroue dans les champs et les prairies pour gober le vert de l’herbe tendre. Il parcourt ensuite les forêts pour goûter aux jeunes pousses des arbres qui offrent une telle gamme de verts, du vert tendre, au vert pistache en passant par l’émeraude et l’anis. Il mélange ensuite tous ces tons pour créer le vert parfait.

    L'arc en ciel...

    Ainsi chargé de toutes ces particules de couleurs lumineuses, il s’arme du plus étonnant des pinceaux - son souffle -  pour recouvrir l’immense toile unie laissée par l’hiver des plus majestueuses nuances de violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé et rouge.

    Monsieur le vent est satisfait ! Et tous les habitants du village ont retrouvé le sourire.

     

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  • Belle journée à tous yes ,

    En compagnie d'un gardien de phare qui vient de la repérer sur la plage à côté de son voilier, Félicité se laisse guider...que de découvertes en perspective!!!

    (le début de l'histoire : 6 et 13 et 20 septembre)

    La suite mercredi prochain

    Et bien sûr encore de magnifiques dessins de François

     

        La soirée était déjà bien avancée lorsque Félicité put enfin se reposer et se restaurer à l’intérieur du phare devant une énorme salade verte et un jus de fraise qu’elle sirota tranquillement avec une paille.

    Elle n’avait pas caché sa surprise en apercevant, perchée au-dessus de la falaise, cette haute tour de granit s’élever vers le ciel chargé de lourds nuages gris et noirs. Le gardien l’avait un peu réconfortée en lui assurant qu’elle ne craignait plus rien à présent, et que l’édifice, souvent confronté à des tempêtes spectaculaires, pouvait résister à des vents pouvant dépasser les  quatre cents kilomètres par heure.

    - Quand vous aurez terminé, je vous emmènerai sur le balcon pour assister à un spectacle extraordinaire dont vous vous souviendrez longtemps.

    -         Mais il fait nuit à présent !

    -         Attendez d’être là-haut.  

    Félicité suivit Sezig qui disparut rapidement dans la spirale de marches qui n’en finissait pas. Au bout d’une demi-heure, elle n’était qu’à la moitié de son parcours et commençait à s’essouffler sérieusement lorsqu’elle entendit crier au-dessus de sa tête :

    -         Allez, du courage ! …Plus qu’une centaine de marches !!

    -         Pff, pff, pff

    -         Encore un petit effort !!

    -         Pff, pff, pff…

    A bout de souffle, Félicité se glissa sur la petite plate-forme ou Sézig avait déjà pris place devant une baie vitrée.

    -         Ce soir, nous n’allons pas sortir sur la corniche, ce serait trop dangereux. Approchez-vous! Lui dit-il en la laissant passer devant lui.

    -         J’ai…un …pff, pff, …peu…pff, pff…peur…pff avoua Félicité qui, fatiguée après ces énormes efforts pour gravir les étages, frissonnait en entendant le mélange assourdissant des grondements du tonnerre, des puissantes vagues, de la pluie et du vent qui hurlait à l’extérieur.

    -         Ne vous inquiétez pas et regardez, c’est absolument grandiose !

        Félicité s’approcha de la vitre et ce qu’elle vit la fascina tout en lui donnant la chair de poule (si on peut parler ainsi pour une tortue !). De monstrueux éclairs zébraient le ciel, s’associant avec la puissante lumière du phare pour éclairer l’horizon en entier comme d’énormes projecteurs. Quelques secondes seulement pour découvrir une mer en furie secouée par une succession de vagues qui venaient se rompre violemment sur la falaise, déversant des montagnes d’écumes sur le phare avant de se désagréger en une fine poussière blanche.

    Elle fixa longuement son attention sur le mouvement incessant des éléments déchaînés, les yeux écarquillés et le cœur un peu chaviré par cette agitation démesurée. C’était beau et violent à la fois.

    Chaque jet de lumière dévoilant un ciel couvert de nuages compacts et  menaçants lui donnait une véritable sensation de malaise bien difficile à définir et à contenir.

    De plus, complètement étourdie par le rugissement des lames déferlant sur la roche, elle finit par se laisser envahir par une sorte de torpeur, et glissa doucement dans un sommeil profond. Avant de redescendre, Sézig la regarda longuement en souriant, puis il la recouvrit d’un plaid de laine à carreaux.

        Cette nuit-là, Félicité rêva de Xavier. Il s’inquiétait pour elle et attendait de ses nouvelles. Elle se promit d’écrire dès le lendemain pour lui raconter cette aventure.

         Quand elle se réveilla, le calme était revenu et déjà, le soleil emplissait la pièce étroite. Elle se mit debout et se dirigea vers Sezig qui l’attendait, debout sur le balcon. Elle risqua un œil en direction du paysage qui l’avait tant fait frémir la veille, et découvrit un panorama extraordinaire sur toute l’île et le continent qui lui faisait face au loin. Bien qu’elle fût sujette au vertige, elle resta longtemps éblouie par la beauté du paysage qui s’offrait à elle en se demandant comment il avait pu se transformer autant, l’espace d’une seule nuit. La fureur des éléments avait fait place à quelques ondulations à la surface de l’eau et des nuances variées de bleus, de l’indigo au turquoise, coloraient l’immensité du ciel et de la mer.

    -         Où comptez-vous aller à présent ? Lui demanda Sezig.

    -         J’aimerais bien faire le tour de l’île avant de repartir sur le continent, répondit-elle en observant le relief découpé de cette côte sauvage, les gros blocs de roches, les pointes, les anses, les plages de sable fin, les hameaux, le port qui s’avançait sur l’océan, les vestiges d’un château ancien, et à l’intérieur des terres, les chemins sinueux bordés de bruyère, de genêts et de fougères.

    -         Je peux même vous accompagner si vous le désirez. Allez hop ! Je vais atteler la carriole…je vous attends en bas.

     
       
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