• Belle journée à toutes et tous  wink2,

    Y-a-t-il d'autres enfants qui aimeraient "leur" petite histoire ?

    Si oui...mamans et mamies, n'hésitez pas à me contacter (en commentaire...par mail...). Le mois d'août n'est pas encore terminé !

    En attendant, voici l'histoire d'une enfant qui n'a vraiment pas de chance (comme vous ??)...Mais, c'est une fiction ! pas une histoire vraie, bien sûr !

    Jecépa

    Jecépa

    Il était une fois une petite fille qui n’avait pas de chance, mais alors vraiment pas de chance… Quand il y avait une crotte de chien  sur un trottoir, eh bien, c’était forcément pour elle…elle marchait tranquillement en compagnie de sa meilleure amie tout en bavardant, et pof ! Elle mettait le pied dessus. Ça faisait bien rire sa copine qui se bouchait le nez pendant qu’elle essayait désespérément de gratter sa chaussure sur le rebord du trottoir, mais elle, ça ne la faisait pas rire du tout.  

    En classe, quand un exercice était difficile, c’était toujours elle qui devait aller au tableau…

    Quand sa maman grondait l’un de ses sept enfants (eh oui elle avait six frères !!! et même pas de sœur !), c’était toujours elle, évidemment, comme si elle avait le monopole des bêtises !…

    Le jour des rois, il n’y avait bien sûr jamais de fève dans sa part de galette, et le roi ne la choisissait jamais comme reine …c’était sa mère qui avait ce privilège.

    Bref, elle n’avait pas de chance. Déjà, lorsqu’elle est née, sa vie commença bizarrement. Son père un peu  embarrassé de constater que sa femme et lui avait imaginé un prénom de garçon pour leur septième enfant, se rendit quand même à la mairie, mais  lorsque l’employé lui demanda  comment se prénommait l’enfant, il déclara : « Je sais pas ». L’employé écrivit alors sur le registre « Jecépa » sans se poser de question.

    Évidemment, cela faisait un peu « bizarre » quand on lui demandait comment elle se prénommait. Elle était bien obligée de répondre : « Jecépa » !!!

    Malgré tout, cette jolie petite fille rousse avait toujours le sourire et s’amusait d’un rien…elle était toujours de bonne humeur et ses amis l’aimaient beaucoup parce qu’elle savait toujours les faire rire et que sa compagnie était toujours très agréable (forcément, il  ne pouvait rien leur arriver puisque toutes les mésaventures étaient pour elle !!!)

    Sa joie de vivre, Jecépa la partageait depuis un peu plus de deux ans avec sa meilleure copine, Hélène. Toutes deux étaient inséparables, et quand Hélène était là, il était évident que Jecépa avait un peu plus de chance. Enfin, disons plutôt moins de misères…elle la retenait toujours quand elle s’élançait sur la route sans regarder à droite ni à gauche. Elle la défendait toujours quand une vilaine fille se moquait d’elle et elle la pinçait légèrement quand elle s’apprêtait à dire une bêtise. C’est aussi elle qui l’avait rattrapée quand elle avait failli tomber du haut d’une falaise sur la côte bretonne. Bref, Hélène était un peu son « ange gardien »

    Le jour de ses neuf ans,  son rêve de chasser cette fatalité se réalisa enfin. Déjà, c’était la première fois qu’elle fêtait son anniversaire : l’année dernière, elle avait attrapé la varicelle et celle d’avant, aucune de ses amies n’avait pu se déplacer à cause du mauvais temps. La route  était recouverte d’un épais manteau de neige (Elle est née en janvier !)

    A sa grande surprise, la fête fut très réussie. Toutes ses amies étaient ravies et lui avaient offert de merveilleux cadeaux : ses livres préférés, des légos et de très jolis bijoux en perles, nacres et pierres multicolores. Elles avaient joué tout l’après-midi et la maman de Jecépa avait préparé un délicieux gâteau au chocolat. Même ses frères, qui d’habitude les taquinaient, avaient organisé pour elles un grand jeu de piste dans le parc.

    Le soir, quand sa dernière petite copine retourna chez elle, Jecépa s’aperçut qu’elle avait oublié d’ouvrir un petit paquet abandonné près de la cheminée. Elle le prit et le déballa. Elle découvrit alors un magnifique coffret tout incrusté de minuscules pierres. Elle l’ouvrit et une grande lumière en sortit, laissant entrevoir un adorable pendentif représentant deux oisillons en or perchés sur une branche. Elle le prit dans le creux de sa main et vit alors qu’un message les accompagnait. Dessus était écrit :

    -         «  Ces petits oiseaux veilleront sur toi comme ils l’ont fait pour moi…Avec eux, je savais que rien ne pouvait m’arriver parce qu’ils m’aidaient à croire en ma chance…Ta mamy qui t’aime très très fort »

    -         « C’est le facteur qui a apporté ce paquet tout à l’heure » lui dit alors  sa maman qui la regardait, intriguée.

    -         « Comme ils sont beaux ! »

    -         « Oui. Ta mamy aimait beaucoup ce bijou, et c’est vrai qu’elle avait toujours la baraka. Je crois qu’elle est très fière de toi pour te l’offrir. Tu le mérites vraiment »

    Depuis ce jour, tout semble aller « comme sur des roulettes »  pour Jecépa. Elle sait que la chance est toujours là. Elle est donc moins distraite et fait attention où elle marche.  Et bien sûr, plus personne ne se moque d’elle. En classe, lorsqu’un exercice est difficile, c’est elle qui demande à aller au tableau, elle en a l’habitude et sait à présent comment résoudre les problèmes.

    Pour sa maman, la chance n’a rien à voir avec le cadeau de sa mamy…elle pense que c’est parce que Jecépa y croit très fort que la chance fait à présent partie de sa vie….

    N’empêche, c’était un super cadeau, ce petit bijou !

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  • Belle journée à tous sarcastic,

    C'est au tour de Mélissa de nous faire voyager très loin d'ici...

    A noter que cette histoire se déroule bien avant que Tartalapraline ne revienne sur les côtes bretonnes, capturant des enfants dans un terrain de camping !! (voir Annie!)

    Mélissa

    Mélissa

    -        -   Maki, maki, maki !!!

     Assise sur le sable à l’ombre du grand cocotier, Mélissa appelle son ami Timy. Elle n’a pas besoin de lever la tête en direction des longues feuilles du palmier pour savoir que le petit lémurien au pelage roux et blanc est à proximité. Elle sait bien qu’il la regarde fixement avec ses grands yeux un peu moqueurs, caché dans l’ombre.

    -          - Allez, viens Timy ! j’ai besoin de toi.

    Petite poupée café au lait avec de grands yeux noirs malicieux et une chevelure frisée qui lui encadre un visage tout rond, Mélissa, affiche, du haut de ses cinq ans, un caractère bien affirmé.

    Le petit lémurien saute sur son épaule en enroulant sa longue queue autour de son cou. Elle le regarde avec douceur et lui souffle à l’oreille :

    -          - Il faut absolument que tu m’accompagnes sur la plage de Nosy Sokatra. Princesse Sofia m’a confié une mission ultra secrète, urgente et importante.

    -         -  Et quelle est donc cette mission ultra secrète, urgente et importante ? lui demande Timy, toujours très curieux.

    -         -   Princesse Sofia m’a révélé en rêve que plusieurs enfants qui vivent sur cette île ont disparu la semaine dernière…J’ai tout de suite compris qu’il s’agissait de l’affreuse Tartalapraline. Il parait qu’un certain Louwenn, un petit vazaha, a réussi à la faire déguerpir du territoire français  pour l’envoyer chez nous… à Madagascar !  Il ne pouvait pas l’expédier ailleurs ? sur la lune où à Pétaouchnok !

    -          -  Et toi ? tu veux qu’elle retourne en France ? c’est ça ?

    -           -  C’est ça !

    -         -    Et comment comptes-tu te rendre à Nosy Sokatra ?  interroge Timy en jetant un coup d’œil en direction de la plage…et au loin, vers la minuscule île que l’on distingue à peine.

    -           -  C’est très simple ! Sokinetta  va nous porter sur son dos, et quand nous serons arrivés, il faudra prévenir tous tes amis de la forêt pour qu’ils nous aident à déloger la sorcière.

    -           -  Sokinetta, la tortue ? On n’est pas arrivés !!!

    Pendant la traversée, Timy, un peu inquiet, questionne son amie sur le plan qu’elle compte mettre en place pour accomplir sa mission :

    -           -  Eh bien, je vais d’abord délivrer les enfants de l’emprise de la sorcière…avec ton aide bien sûr ! et celle de tes amis…et ensuite…ensuite…eh bien, je trouverai bien une idée. Tu me connais !

    -        -     Oooh oui !!!

    Qui a dit que les tortues avancent lentement ? Peut-être lorsqu’elles se promènent sur la terre ferme, mais dans l’eau, je peux vous assurer que Florent Manaudou peut toujours s’accrocher ! 

    C’est donc en un temps record que Sokinetta, Timy et Mélissa accostent sur le  rivage de Nosy Sokatra et s’enfoncent rapidement dans la forêt ou  baobabs majestueux, katrafay et arbres du voyageur côtoient palmiers, lianes et orchidées sauvages.

    Pendant que Timy regroupe tous ses amis lémuriens, boas, couleuvres et papillons multicolores, Mélissa part à la recherche de la cachette de Tartalapraline.

    Elle avise un petit cabanon minable, construit de guingois avec des bois disparates, sans fenêtre, non loin de la grève. Elle s’approche et son petit nez tout rond ne la trompe pas : ça sent la vanille…ça, c’est normal ! Le chocolat…normal aussi !! Mais à cela s’ajoutent des arômes de miel, de confiture de fraise et de caramel. Ici, ce sont des parfums de jasmin, ylang-ylang et frangipanier qui devraient taquiner les narines de  Mélissa. Elle n’est pas dupe ! Tartalapraline est réfugiée derrière ces vieilles planches pourries. Elle s’écrie :

    -           -  Ohé ! il y a quelqu’un ?  

    Comme personne ne lui répond, elle ajoute tout bas:

    -          -   J’aimerais bien goûter à ce délicieux potage que vous préparez!

    Aussitôt, une dame très laide, vêtue d’une longue robe en madras toute sale et d’un châle noir, se présente devant elle. Le visage à moitié recouvert par ses cheveux filasse, elle tord sa bouche dans laquelle n’apparait qu’une seule dent… et d’une voix un peu trop mielleuse, l’invite presque gentiment à venir s’asseoir à sa table pour lui offrir un grand bol de sa  pitance. Mélissa sait qu’elle finira par la retenir prisonnière comme les autres pour la manger quand elle sera bien dodue. Elle est malgré tout un peu effrayée. Elle appelle :

    -          -   Maki, maki, maki !!!

    Timy et ses amis s’agrippent tous aux lianes et se projettent à l’intérieur de la bicoque où ils ne tardent pas à trouver les enfants, enfermés dans le sous-sol…Ils attrapent la clé que la sorcière tient serrée dans ses mains crochues, pour les délivrer. Ils sont si nombreux qu’elle ne peut rien faire.

    Survient ensuite une nuée de papillons aux magnifiques teintes rouges, vertes et jaunes qui voltige tout autour de Tartalapraline…complètement étourdie par tous ces insectes qui volent sous ses yeux,  elle tombe sur le sol… nez à nez avec une armée de boas et de couleuvres qui rampent lentement vers elle.

    Elle a une trouille bleue des serpents !!!!…Elle se relève d’un bond et court à toute allure vers la plage.

    C’est là que Sokinetta et ses amies l’attendent patiemment pour l’escorter jusqu’au beau milieu de l’océan atlantique où elles décident de l’abandonner pour retourner dans l’océan indien…

            ******

    ….Tartalapraline a dû nager des jours et des jours avant de retrouver les côtes bretonnes….

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  • Belle journée à tous  cool,

    Un grand bonjour aussi à tous nos amis qui vivent à la montagne, à la campagne, à la mer....ou dans une bulle de savon !!!!

    Bises à Faustine...et à sa sœur Lucille bien sûr !

    Il me reste encore un peu d'imagination pour d'autres enfants !! le mois d'août n'est pas terminé !! Il suffit de me contacter...

    Faustine

    Faustine

    Derrière la fenêtre de son chalet, Sophie ne se lasse pas de regarder avec  tendresse sa fille Faustine, fixant dans sa mémoire cet instant magique. Dans la  vaste prairie qui descend en pente douce jusqu’à la terrasse, elle est allongée dans l’herbe fraîche parsemée de gentianes et de campanules bleues. Sans relâche, elle suit des bulles de savon qui s’échappent et s’envolent autour d’elle. Parfois, elle se relève et essaie de les rattraper avant qu’elles n’éclatent….Pif ! paf ! Ploc !

    Elle rit aux éclats et souffle si fort dans la rondelle de plastique qu’une bulle plus grosse que les autres se forme, grandissant encore et encore, se teintant de jolies couleurs irisées bleues, roses et mauves. Elle atteint rapidement une taille si importante qu’elle retombe sur Faustine, l’enveloppe totalement et l’emporte avec elle au gré du vent.

    La bulle monte dans les airs…Faustine se sent toute étourdie, mais heureuse, légère, bercée dans cette bulle à travers laquelle elle aperçoit  le chalet devenir de plus en plus petit. Elle survole les montagnes aux pics rocheux parfois recouverts de neige, les villes et les villages aux clochers pointus, les champs de maïs et de tournesols qui se tournent tous vers elle, mais aussi les rivières et les lacs argentés.

    -         -  Comme c’est beau ! hurle Faustine au fond de sa bulle qui se met aussitôt à redescendre vers le sol. Elle atterrit au beau milieu d’un champ de blé parsemé de coquelicots rouges vifs.

    Faustine ferme les yeux et les ouvre aussitôt pour découvrir une magnifique princesse qui la regarde affectueusement. Elle est vêtue d’une longue robe rose brodée d’étoiles d’or et d’argent. Sa longue chevelure blonde qui effleure le sol est couverte de fleurs multicolores.

    -          -  Je suis la Princesse Fleur, lui dit-elle avec douceur...Tu veux bien venir avec moi ?

    Même si elle trouve la Princesse Fleur très jolie, Faustine n’en est pas moins méfiante et recule d’un pas. Elle  lui répond du tac au tac :

    -          -  Non ! Dis-moi d’abord où tu veux m’emmener ?

    -          -  C’est une surprise !

    -          -  Je veux savoir…Faustine élève un peu la voix.

    -          -  Je te propose de venir avec moi découvrir la campagne…et plus précisément la vie à la ferme.

    -          -  Avec des vaches, des chevaux, des moutons et tout et tout ??

    -         -   Oui, ça te plait ? Alors, on y va ?

    -          -  Oh oui ! répond notre petite blondinette très enthousiaste.

    Au même instant, un tracteur vert et rouge surgit près d’elles. Salopette bleue, moustaches noires et casquette rivée sur la tête, le fermier les invite à monter à côté de lui. Elles traversent ainsi le champ de blé et empruntent un petit chemin qui les conduit tout droit dans une cour de ferme. Elles sont accueillies par les aboiements d’un gros chien noir tout frisé. L’odeur de foin, de terre et de crottin remplace les délicates senteurs de gentianes, de pins et de résine que respirait Faustine quelques heures plus tôt. Cela fit rire Princesse Fleur quand elle lui dit avec une petite moue :

    -          -  Ça sent bizarre !

    A peine descendue du tracteur, Faustine s’en donne à cœur joie, sous l’œil amusé du fermier. Elle court derrière un gros dindon qui s’enfuit, affolant les poules et les poussins qui picoraient tranquillement quelques graines au sol.  Elle patauge joyeusement dans la boue et s’élance à la rencontre d’une famille de canards qui nage à la surface d’une mare bordée de joncs et couverte de nénuphars…On peut même y percevoir le coassement des grenouilles.

    Plus loin, elle s’amuse en voyant deux chatons roux et blanc qui essaient d’attraper les plumes colorées d’un coq qui leur pique le bout du museau.

    Après la visite du potager dans lequel elle a dégusté une tomate bien mûre, une carotte et  quelques fraises, Faustine entre dans l’étable. Ça tombe bien, c’est l’heure de la traite des vaches.  La fermière lui offre un verre de lait tout chaud et pouffe de rire en voyant la grimace de Faustine.

    Devant les clapiers, elle est émerveillée par des bébés lapins. Elle en prend un dans ses mains, le caresse doucement et enfouit sa tête dans ses poils duveteux en lui faisant plein de bisous.

    Un peu fatiguée par toute cette activité, elle demande à Princesse Fleur de la ramener chez elle…Sa maman, son papa et sa sœur Lucille lui manquent trop…Elle veut leur raconter son aventure.

    -          -e  Ferme les yeux et compte jusqu’à dix !

    -          -  Un…deux…trois… (A toi maintenant !)

    Lorsqu’elle s’éveille, Faustine est allongée dans l’herbe, un edelweiss blanc et cotonneux en forme d’étoile dans les mains, le même qu’elle a vu sur la robe de princesse Fleur. Elle se précipite jusqu’au chalet et se blottit dans les bras de sa maman.

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  • Belle journée à tous sarcastic,

    Toudouvert est prêt à nous rendre visite une troisième fois...Mais avant qu'il ne revienne pour de prochaines aventures, il est temps de vous rappeler sa deuxième rencontre avec Ewenn.

    Les récits "un enfant-une histoire" sont loin d'être terminés...très très bientôt l'aventure d'une charmante petite fille ...Un indice : elle vit à la montagne !

    A bientôt

    Dessin de Lounis (Toudouvert n'a pas voulu que je le prenne en photo !!!)

    Toudouvert 2

    Qu’est devenu Toudouvert, Le dragon vert ?

    Vous vous souvenez de Toudouvert, le gentil dragon vert qui vivait dans un livre d’images ? Non ?
    Oh mais bien sûr ! Que je suis sotte ! Vous ne pouvez pas connaître son histoire puisqu’elle était destinée à un seul petit garçon, qui lui ne l’a pas oublié…Il m’en a même reparlé il n’y a pas si longtemps en me demandant ce qu’il était devenu, ce sympathique dragon.
    Évidemment que je la connais, moi, la suite de l’histoire de Toudouvert. Il est toujours au pays des contes et des légendes où il attend sagement que l’on vienne lui rendre visite.
    Vous voulez faire sa connaissance ? Alors je vais d’abord vous le présenter : Toudouvert est un très adorable dragon qui a sauvé Ewenn des griffes d’une affreuse sorcière alors qu’il n’était qu’un jeune enfant.
    Tartozépinar (c’est le nom de l’abominable sorcière aux doigts crochus, aux grosses verrues et au nez tordu) était apparue dans le livre qu’il feuilletait, et comme par magie, elle lui avait attrapé le bras avant de le faire entrer de force dans la page de l’album.
    Il avait beau hurler, tambouriner, taper du pied, pleurer, appeler son papa, et essayer de ressortir du livre, il n’y arrivait pas et Tartozépinar le retenait prisonnier dans un pays glacial. Lors d’un moment d’inattention de la sorcière, il sauta dans la page suivante où il tomba nez à nez avec un dragon…Toudouvert ! Eh oui !
    Je passe sur les détails, mais c’est grâce à lui qu’Ewenn a enfin pu retraverser l’album et atterrir à nouveau dans sa chambre.
    Voilà ! Je ne peux pas en raconter plus parce que cette histoire appartient à Ewenn, mais je vais, en revanche, vous raconter la suite de l’aventure de Toudouvert.
    Après cette péripétie effrayante, Ewenn est parti rapidement à l’école avec sa maman, sans penser une seule seconde que le dragon avait profité de l’occasion pour sortir lui aussi du livre d’images.
    Le soir même, il avait complètement oublié sa rencontre avec la sorcière et Toudouvert lorsque celui-ci apparut en pleine nuit, à la lueur de sa veilleuse. Comme Ewenn aimait beaucoup les contes, Le gentil dragon lui raconta des histoires jusqu’au petit matin et lui promit de revenir très vite.
    Mais jamais il ne le revit et il pensa que son nouvel ami l’avait oublié.
    En fait, Toudouvert était libre et son désir le plus cher était avant tout de découvrir la vraie vie, celle dont le petit garçon lui avait parlé le soir où ils s’étaient retrouvés.
    Il trouva d’abord très amusant d’aller rendre visite aux enfants le soir lorsque tout le monde dormait dans les maisons…parfois, il les terrorisait et il se retrouvait très rapidement à la porte chassé par des parents furieux.
    D’autres fois, il se cachait parmi les peluches et personne ne le voyait. Il pouvait alors regarder les enfants dormir, et comme il en avait le pouvoir, il transformait leurs cauchemars en beaux rêves étranges peuplés d’animaux fabuleux, de pays lointains, de preux chevaliers, et, pour les filles, de jolies princesses aux cheveux d’or.
    Une nuit de pleine lune où il venait d’être délogé d’une villa à grands coups de balai, il décida qu’il était grand temps de retourner chez lui, avec sa famille, dans son « histoire » à lui. Mais pour cela, il devait à tout prix retrouver le chemin qui le mènerait chez Ewenn. C’est lui qui possédait « son album ».
    Il déambula dans les rues, sur les chemins déserts, traversa des bois et de vastes champs, et se retrouva bientôt près d’un lac gelé.
    Des éclats de lune glissant sur la glace étincelante offraient un spectacle éblouissant …il resta longtemps à le contempler lorsque soudain, il vit dans ce miroir argenté, le reflet d’une petite cabane en bois située de l’autre côté de l’étendue gelée. Décidé à aller la visiter, il se précipita sur le lac et s’affala de tout son long – il ne savait pas patiner ! - A plusieurs reprises, Il tenta de se relever, mais sans succès et tomba encore et encore, ce qui fit éclater de rire une fillette qui l’observait depuis un long moment, de l’autre côté du « miroir », près du cabanon.
    Lorsqu’il la vit, Toudouvert se sentit si penaud qu’il s’énerva et se mit à souffler. Il souffla si fort qu’une longue flamme orange et jaune s’échappa de ses naseaux.
    Je ne vous l’avais pas encore dit, mais Toudouvert était un très jeune dragon. Il ne comprit donc pas ce qui lui arrivait, c’était la première fois qu’il crachait du feu. Il fut encore plus surpris de constater que la glace sur laquelle il luttait depuis un moment fondait rapidement sous son poids. C’est alors qu’il plongea tête la première dans l’eau froide. Plouf !!
    Évidemment, cela eut pour effet de faire s’esclaffer encore plus Gretel (c’était le nom de la fillette !) qui aperçut alors la tête du dragon sortir de l’étang gelé, un énorme poisson sur le bout du nez.
    Terriblement vexé sur le moment, notre gentil dragon regarda la fillette et se mit à rire lui aussi – le rire est une bonne maladie très contagieuse – et s’envola pour se libérer.
    Il vint se poser près de Gretel et il remarqua qu’elle grelottait. Il souffla un petit peu pour qu’elle se réchauffe pendant qu’elle lui racontait son histoire.
    Elle confia à Toudouvert qu’elle s’était échappé d’un livre alors qu’une horrible sorcière voulait s’emparer d’elle (Il comprit bien sûr qu’il s’agissait de Tartozépinar). Elle avait atterri dans cette masure où il faisait très froid, et depuis plusieurs mois, elle était seule et commençait à s’ennuyer. Elle n’avait qu’une idée en tête : retrouver son frère Hansel et ses parents.
    Le gentil dragon lui proposa alors de monter sur son dos et ils voyagèrent ainsi de longues heures pendant lesquelles Toudouvert soufflait de temps en temps pour réchauffer la fillette.
    Ensemble ils cherchèrent parmi les villes qu’ils traversaient, les quartiers, les immeubles et les maisons, l’endroit où vivait Ewenn.
    Ils finirent bien sûr par retrouver sa maison, ils passèrent par la fenêtre de la chambre d’Ewenn, lui firent un petit coucou en passant en lui promettant de revenir bientôt, et sautèrent ensemble dans l’album qui n’avait pas quitté la table de chevet.

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  • Belle journée à tous yes ,

    Pour les tout-petits, voici une nouvelle histoire de grand-mère Elise

    ...avec une magnifique illustration de Maune ...quand elle était très très jeune cela s'entend !

    Nounours

     

    Nounours

         Nounours, tu tâcheras d’être bien sage, encore un gros bisou, et vlan, dans le fauteuil. Voilà Stéphanie partie pour l’école et notre pauvre petit ours assis là tout seul. Bien sûr, il est face à la fenêtre, mais tout de même, c’est drôlement long toute une journée dans un fauteuil.

        Oh ! j’ai oublié de vous dire que nounours est un gros ours en peluche et qu’il appartient à Stéphanie.

        Ses bons gros yeux regardent les nuages qui passent, les oiseaux qui volent, les papillons…eux, au moins, ils bougent, ils vivent, ils chantent, comme cela doit être merveilleux !…et ses amis ours, que font-ils ?

        Et voilà qu’au delà des nuages, il aperçoit de très jolies montagnes couvertes de neige qui brillent sous le soleil  avec des reflets de toutes les couleurs, bleus, roses…comme c’est beau !. Là, de petits oursons bien vivants glissent en faisant des tas de sauts, des cabrioles et des tas de choses très amusantes.

        Mais, que se passe-t-il ? voilà que nounours se sent emporté, il passe au-dessus des nuages et le voilà au milieu des autres oursons. A son tour, il glisse sur la neige, s’amuse comme un fou, et même avec les autres, il s’en va chercher du miel dans le creux d’un gros sapin…et il en mange !…à tel point qu’il a bien un peu mal au cœur, et un peu froid ! Si Stéphanie voyait ça !…

       C’est une bonne fée qui, passant devant la maison, et voyant à quel point nounours s’ennuyait, l’avait emmené avec elle au pays des ours.

    Toute la journée, il s’amusa, mais le soir, quand la fée vint le rechercher pour le remettre dans son fauteuil, il en fut très content, car il était très très fatigué. Au retour de Stéphanie, lorsqu’elle le prit dans ses bras et lui fit de gros bisous en lui demandant s’il avait été sage, il poussa un gros soupir et se promit de rester toujours bien tranquille. C’était plus reposant…et au moins, il était au chaud.

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