• Belle journée à toutes et à tous,

    Il y a des personnes qui ont des dons particuliers...la musique, la peinture, le tricot et la couture...des dons pour passer les douleurs ou celui de "lire" dans  l'avenir...etc etc..

    Je crois même que chacun d'entre nous à un don particulier, qu'il connait ou pas...

    Pour ma part, on pourrait croire que "l'inspiration" pour écrire est celui qui m'a été donné par une bonne fée à ma naissance...Je ne sais pas, j'ai juste envie de raconter des histoires parce que ma mère en racontait de bien jolies...et le simple fait de le vouloir me donne parfois des ailes...

    Je pense juste qu'il suffit de le vouloir et de se laisser aller. Je suis persuadée qu'à ce moment-là...elle vient m'aider! Mais ça, c'est un secret ! Ne le racontez à personne....

    Inspiration

    Drôle d’inspiration

     

         Après avoir écrit de nombreuses histoires, il pourrait sembler tout à fait évident que j’y trouve un réel plaisir et que j’adore jouer avec les mots et les phrases...

    Euh !!! Eh bien, je dois bien l’avouer et faire une confidence : je trouve cet exercice extrêmement difficile... et l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous quand je le souhaite le plus !...

     Et pourtant !

     Mais, commençons par le début :

    Ce  qui est tout à fait exact, c’est le bonheur et la joie que j’éprouve à  raconter des histoires aux enfants, c’est presque inné en moi. C’est un moment « magique » que j’ai toujours privilégié en classe avec mes élèves, et avec les enfants en général...

    Le problème, c’est que je n’ai aucune mémoire...alors raconter des histoires existantes a toujours été pour moi très difficile. Il me faut : soit les apprendre par cœur et les restituer ...mais la magie s’échappe...Soit les lire sur un livre...et le côté « partage et échange » avec les enfants n’existe plus...

    Je  n’avais donc pas d’autre choix que de créer, imaginer, inventer mes propres histoires devant mon jeune public...et bien sûr...aussitôt racontées, aussitôt « oubliées » !!

    Un jour –c’était à la piscine, du temps où l’on avait le courage de faire 50 longueurs chaque semaine avec mes filles !!! -  Nono m’a demandé d’écrire « mes » histoires. Elle parlait, je crois, de celles que je lui avais racontées lorsqu’elle était jeune...ça, je ne le pouvais pas bien sûr, mais j’ai voulu relever le défi et je lui ai promis d’écrire ma première histoire durant la semaine.

    Oui, mais voilà...si j’ai toujours aimé raconter, écrire n’a jamais coulé de source pour moi. C’est très dur !!! C’est une gymnastique des méninges que j’ai souvent trouvée  un peu « rébarbative » au départ…

    Et puis, devant un jeune public, l’inspiration ne m’a jamais fait défaut. Les enfants ne sont pas trop exigeants ! L’intonation de la voix, la douceur et la musique des mots, la présence et les mimiques font la plupart du temps tout le charme d’un conte !!

    C’est autre chose lorsque l’on est devant l’ordi ! Qui n’a jamais connu l’angoisse de la feuille blanche ? Que vais-je raconter ? Personne n’est là pour me mettre sur la voie comme le font si bien nos chères têtes blondes.

      Donc, pour en revenir à cette histoire promise à ma fille, je n’avais aucune idée, et comme je « travaille » toujours dans l’urgence deux jours avant le terme de ma promesse, je n’avais pas aligné trois mots....

    C’est sans compter sur mon « ange gardien »!

    Je me réveille en pleine nuit...je viens de faire un drôle de rêve...le début d’une histoire. Je me lève et j’écris les grandes lignes de ce que « j’ai vu »...les mots, les phrases s’enchainent pour restituer l’histoire qui m’a été racontée dans un songe...ça à quelque chose de magique....

    C’était le début de ma première histoire « Noyal les Grenouilles », ce n’était pas génial, mais c’était un départ, et c’est là que j’ai commencé à prendre plaisir à faire « vivre » des personnages imaginaires. En écrivant (même si j’ai beaucoup de mal à construire mes phrases et exprimer mes impressions), je me projette littéralement dans cet autre « monde ». Parfois, j’ai même la sensation  que ce n’est pas « moi » qui écrit, que cette « inspiration » est extérieure à moi, mais ça, je ne sais pas l’expliquer. C’est étrange ce phénomène ! Il m’arrive de me poser cette question : « c’est moi qui ai écrit ça ! » par forcément parce que j’aime le résultat, mais parce que je me crois incapable d’imaginer ce scénario !

    Tout ça pour dire que certaines histoires m’apparaissent encore en rêve et que je me lève pour les écrire (sinon, je n’arrive pas à me rendormir !!) ...

    C’est le cas de la « danseuse étoile et du pompier » :

    C’était il y a quelques années, je devais aller faire une prestation «autour du conte de Noël » auprès d’un groupe d’enfants à la demande d’un proche. J’avais bien en rayon un petit stock d’histoires mais je voulais quelque chose de nouveau, voire d’original, et je n’étais guère inspirée…Et comme par hasard, la nuit « porte conseil » et cette histoire de danseuse m’est apparue en rêve…je l’ai trouvée sympa et me suis encore levée pour l’écrire (évidemment, les mots ne sont pas venus aussi facilement que les images !).

    Le lendemain,  je me suis précipitée sur le téléphone pour la raconter à Stéphane pour savoir ce qu’il en pensait, si elle était appropriée au jeune public que je ne connaissais pas…Il était très étonné parce qu’un événement similaire était arrivé à son épouse, passionné de danse. Elle avait dû abandonner à cause d’un problème à la cheville. Évidemment, le reste de l’histoire n’a rien de comparable…il n’est pas pompier !!

    Qui m’avait donc inspiré ce conte avec une danseuse ? Un univers qui ne m’était absolument pas familier et que j’ignorais totalement, pour n’avoir jamais fait un pas de danse de ma vie.

    • Dans ce récit, seul un nom a été modifié.
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  • Bonjour tout le monde,

    C'était hier jeudi, et j'ai pris la place de l'un d'entre vous pour terminer l'histoire de la vieille malle...

    je me rattrape aujourd'hui avec un texte-poème proposé par  Claire- 21 ans

    N'hésitez pas vous aussi ( petits et grands )à m'envoyer vos écrits (lucelegendre@yahoo.fr)

    Le Bonheur - Claire

    Le bonheur

    Un immense jardin

    Rempli de choses étranges

    L'image d'un chemin

    Perdu dans le lointain

    Un envol d'hirondelles

    En l'espace d'un instant

    Une fleur, la plus belle

    Cueillie par un enfant

    Le parfum d'un bouquet

    Qu'on ne peut oublier

    Un air d'une douceur

    Qui réchauffe le cœur

    Les vagues sur la grève

    Se brisant tour à tour

    C'est ainsi que je rêve

    Des choses de l'Amour.

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  • Coucou les ti-loulous,

    Et voilà une histoire de sorcière qui finit bien...Je savais bien que les enfants sont plus forts qu'elles.

    Et si vous aussi vous voulez me raconter une histoire, je ne suis pas contre. Il suffit de l'écrire et de me l'envoyer à lucelegendre@yahoo.fr (ou alors vous demandez à votre maman, votre papa, votre mamy ou votre grande sœur de l'écrire et de me l'envoyer. Et dites-leur bien qu'eux aussi peuvent m'écrire une histoire....

    Belle journée et

    Bizatousssssssssssssssss

    La vieille malle- fin

    La vieille malle- fin

        En fait, Joyce a compris ! Elle se souvient du bruit dans l’escalier...Elle est pratiquement sûre que Jérémy est retourné à la cave dans la nuit. Elle le connait bien son cousin.

     Il est très curieux et a bien remarqué qu’il s’était passé quelque chose d’anormal pendant la partie de cache-cache.

    Elle imagine très bien la scène :

    Voyons ! Il est très inquiet pour sa cousine, alors il se lève sans faire de bruit pour découvrir ce qui l’a tant bouleversé dans la cave...il prend  une lampe de poche et sort de la maison discrètement pour ne pas réveiller la maisonnée. Il pousse la lourde porte qui se referme brusquement derrière lui. Avec sa lampe, il aperçoit la vieille malle et ne peut s’empêcher de l’ouvrir...

    Oh là là là là...il se retrouve nez à nez avec cette horrible vieille sorcière...Il se met à trembler de terreur, peut-être même à pleurer, mais il est courageux alors il lui fait face ...Oh là là là là...Joyce sent un frisson lui parcourir le dos en pensant à la suite... cette abominable vieille mégère fonce sur lui pour lui jeter un sort et le transforme en « vilain petit garçon » ! C’est ça !

     

    La fillette n’a pas une minute à perdre si elle ne veut pas que les parents découvrent le désordre et l’état de Jérémy. Elle réfléchit ...Ils ne vont pas se lever avant une bonne heure, ça lui laisse très peu de temps, mais elle va essayer de faire vite.

    Elle court vers le lac. Son cousin  s’approche justement de la petite cabane de bois où sont rangées les rames et les brassières. Elle le pousse à l’intérieur et ferme la porte à clé : cric, crac...

    • Qu’est-ce-que tu fais ? Tu es folle ?
    • Non, je te protège ! Je sais ce qui s’est passé...Ne bouge pas ! je vais régler le problème, fais-moi confiance.
    • Non ! Ne vas pas dans la cave...c’est justement ce que veut cette peste de sorcière ! Elle m’....

    Joyce n’écoute pas son cousin et se précipite dans la petite pièce sombre où elle sait que la sorcière l’attend. Elle a bien un petit peu peur...même beaucoup,  mais elle n’a pas le choix.

    Elle prend soin de bloquer la porte avec une énorme pierre  et s’avance doucement à l’intérieur. A la faible lueur de la lampe de poche, elle distingue la silhouette sombre de la sorcière  qui s’avance mollement vers elle.

    • Ah ! te voilà enfin ! s’exclame la sorcière d’une voix éraillée. je savais qu’en jetant un sort à ton idiot de cousin, tu reviendrais me voir.
    • Redonne-lui son apparence normale tout de suite !
    • Ah ah ah ! ricane la sorcière. Cette fois-ci, tu ne m’échapperas pas. Je ne libèrerai ton cousin que lorsque tu auras bu cette potion...et pas d’entourloupe ! Ah ah ah ! je vais enfin prendre ta place.
    • D’accord, donne-moi ton flacon
    • Tu es… d’accord ?
    • Oui, à une condition
    • Une condition?
    • Rien ne me prouve que tu vas tenir ta promesse ! comment tu vas faire …Je veux dire...pour Jérémy ?
    • C’est simple, quand j’aurai pris ta place, il faudra bien qu’il redevienne « normal » pour ne pas éveiller les soupçons ! j’ai une formule magique pour ça ! Ah ah ah !

    Et en disant ces mots, la sorcière sort de sa poche un papier qu’elle passe en ricanant sous le nez de Joyce

    • Allez, bois !

     La fillette attrape le flacon et le lance violemment sur la sorcière. La voilà  qui titube, devient molle comme une guenille en s’effondrant sur le sol. Joyce la ramasse tranquillement pour la renfermer à nouveau dans la malle après avoir pris soin de subtiliser la formule magique.

    • Trop facile ! s’étonne Joyce en éclatant de rire....il reste juste une demi-heure, constate-t-elle en jetant un coup d’œil sur sa montre. Vite !

    Tout se passe ensuite très rapidement. Joyce récite la formule magique et va délivrer son cousin.

    • Que s’est –il passé dans le jardin ? demande-t-il à sa cousine.
    • Tu ne te souviens plus ? Et encore tu n’as pas tout vu ! allez au boulot.

    En un éclair, les deux enfants ratissent, replantent, astiquent, balaient, lavent, rangent, et remettent tout en ordre dans la maison. Ils sortent juste de la cuisine lorsque leurs parents descendent les escaliers en baillant :

    • Déjà réveillés les enfants ?

    Les enfants se regardent en souriant :

    • Oui, et on a très très faim !
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  • Coucou les ti-loulous,

    On aurait pu croire que l'histoire de la sorcière de la "Vieille malle" était terminée..eh bien pas du tout !! voici la suite ...très bizarre l'attitude du cousin Jérémy. j'espère que vous ne faites pas ce genre de bêtises chez vous les enfants...

    Allons, allons, demain, nous aurons plus d'explications.

    Belle journée

    Et bizatousssssssssssssss

    La vieille malle - 2

     La vieille malle -2

        Une telle aventure, ça donne faim ! Joyce propose à son cousin de rentrer pour déguster le gros gâteau d’anniversaire que Mamy a préparé.  Ils arrivent juste à temps pour voir Papy souffler ses bougies.

    • Ah ! vous voilà enfin ! s’exclame la maman de Jérémy, on vous attendait pour offrir les cadeaux.

    Joyce n’écoute déjà plus...il y a trop de bruit dans la pièce. Tout le monde parle en même temps, chante et s’exclame devant les paquets enrubannés. Elle n’est pas encore bien remise de ses émotions et n’arrête pas de penser à cette horrible sorcière qui vit au fond de la malle. Elle  n’attend qu’une chose : rentrer à la maison.

    Il va falloir pourtant attendre un peu ! La fête s’éternise et toute la famille décide de rester sur place pour terminer le week-end dans cette magnifique demeure. Papy et Mamy sont aux anges, ils aiment tant ces longs week-ends, entourés de leurs enfants et petits-enfants. Demain, ils prendront les barques pour aller faire une balade sur le lac.

    Joyce a bien du mal à s’endormir. Dans sa petite chambre sous les combles, il lui semble voir des ombres bizarres, elle entend des bruits suspects et reste à l’affut du moindre craquement. Soudain, elle perçoit nettement des pas lourds dans l’escalier. Là, elle en est sûre ! Il y a quelqu’un qui monte à l’étage jusqu’à la pièce voisine.  Inquiète pour son cousin, Joyce enfile  un pull et se précipite dans sa chambre.

    • Jérémy ? ça va ?

    Pas de réponse ! Il dort comme un bébé ! Bizarre, pense-t-elle…il me semblait pourtant... C’était quoi ce bruit ? De plus en plus effrayée, elle retourne malgré tout se coucher, non sans avoir fermé sa porte à double tour.

    Si elle savait !!!

    Le lendemain matin, très tôt, Joyce sort dans le jardin pour prendre un bon bol d’air frais. Après une nuit tourmentée par d’horribles cauchemars, elle compte sur le parfum enivrant du seringa pour reprendre ses esprits. C’est alors qu’elle aperçoit Jérémy en train de piétiner les plates-bandes et d’arracher les fleurs que Mamy bichonne avec tant de patience.

    • Eh ! Jimmy ! Arrête ! ça n’va pas dans ta tête !
    • De quoi j’me mêle la cousine ! Tu ferais mieux de t’occuper de ce qui te regarde !

    Joyce n’en revient pas ! Que lui arrive-t-il ? Il est devenu complètement fou !

    Comme si cela ne suffisait pas, elle le voit se diriger vers les bords du lac comme une furie. Là, il s’attaque aux embarcations qu’il détache toutes une par une. Libérées de leurs amarres, les barques s’éloignent alors des berges, poussées par le souffle léger du vent.

    Quelle mouche l’a piqué ! Joyce ne reconnait plus son cousin.

    Elle n’est pourtant pas au bout de ses surprises ! En attendant son retour pour tenter d’obtenir une explication, elle entre dans la cuisine pour se préparer son petit déjeuner…et constate les dégâts. Tout est sens dessus-dessous. Les casseroles, les assiettes et les couverts gisent à même le sol. Les pâtes, le riz, la farine et les céréales sont mélangés sur la table. Des œufs ont même été projetés contre les murs…un vrai capharnaüm ! Ce ne sont plus de simples bêtises !  C’est épouvantable ! Ça ne lui ressemble pas. C’est un enfant calme et gentil d’habitude. Les bêtises, il connait bien sûr, comme tous les enfants, mais ça !!!

    Joyce est effondrée. Elle attend son cousin de pied ferme pour lui faire ranger la cuisine et réparer les dégâts qu’il a commis ! Et surtout pour avoir des éclaircissements sur de tels actes !

    Elle a bien une petite idée, mais elle a du mal à y croire.

    Si elle savait !!!

     

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  • Coucou les ti-loulous,

    ça vous dit une histoire de sorcière? Alors attention, la voilà....

    Cette histoire est assez longue, alors je l'ai coupée en trois morceaux. Le premier pour aujourd'hui, le deuxième pour demain mercredi et le troisième jeudi ...

    Vendredi place à une histoire que vous m'aurez envoyée (si vous m'en envoyez une)

    Belle journée et

    Bizatousssssssssssssssssss

    La vieille malle-1

    La vieille malle

     

    Joyce est une  magnifique fillette de douze ans douce et rêveuse. Sa frimousse angélique est encadrée par de longs cheveux blonds ondulés qui dansent sur ses épaules. Légère comme une plume, elle aime se faufiler dans les endroits les plus insolites, et lorsqu’elle joue à cache-cache avec son cousin Jérémy, elle est capable de rester des heures sans bouger, jusqu’à ce qu’il réussisse enfin à la trouver. Parfois, elle s’endort, et toute la famille se met alors à sa recherche.

      Ce jour-là, tout le monde s’est réuni dans la jolie demeure qui surplombe le lac pour fêter l’anniversaire de Papy. Comme le repas n’en finit pas, Joyce et Jérémy onteu l’autorisation de quitter la table pour jouer dans le jardin qui embaume le chèvrefeuille et le jasmin. Comme ils l’aiment cet endroit ! Avec ses deux petites cabanes de bois qui regorgent d’outils, ses arbres centenaires, ses allées bordées d’arbustes feuillus et ses hauts massifs fleuris, c’est le lieu idéal pour faire une partie de cache-cache.

    Sur la balustrade du petit pont de bois qui enjambe la mare, Jérémy pose sa tête sur ses bras et commence à compter : 1... 2...3... 4....

    Joyce en profite pour s’éloigner en courant. Elle contourne la bâtisse et se dirige vers un escalier caché par un seringa couvert de fleurs blanches très parfumées. Elle descend les trois marches qui la séparent d’une étroite porte verte à moitié vermoulue. Elle la pousse machinalement, et reste bouche bée. Cette fois, elle ne lui résiste pas comme à l’accoutumée.

    • Bizarre, s’étonne Joyce, elle n’est pas fermée. Qu’y-a-t-il à l’intérieur ? Curieuse par nature, elle  décide de s’y réfugier, et pénètre dans ce lieu étrange et extrêmement sombre.

    A peine a-t-elle mis le pied à l’intérieur que la porte se referme lourdement derrière elle. Pas de fenêtre, pas de lucarne...rien ! Joyce cherche à tâtons un interrupteur, mais elle ne fait qu’effleurer les pierres froides et humides de cette cave qui lui semble soudain bien peu accueillante.

    Elle continue son exploration du bout des doigts et touche soudain un objet métallique  sur cequi doit être une étagère. 

    • Une lampe de poche ! ouf ! j’ai de la chance !

    Oui, bon...c’est ce qu’elle croit, parce que le lieu n’est pas si avenant que cela. A la faible lueur de la petite ampoule, Joyce découvre une pièce noire, triste...Elle s’acharne sur la porte, mais rien à faire, elle reste bloquée. Elle essaie d’appeler à l’aide, de crier, mais aucun son ne sort de sa bouche. Elle a trop peur ! Elle regarde autour d’elle mais ne voit pas d’autre issue.

    Soudain, elle avise dans un coin une très jolie malle de bois...elle s’approche et constate que la clé est restée sur le cadenas. Elle le déverrouille etsoulève avec difficulté le couvercle qui grince anormalement. Elle  dirige sa lampe vers l’intérieur :

    • On n’y voit rien là-dedans !
    • Tu l’as dit petite, lui répond une voix nasillarde venant d’un vieux chiffon noir qui tapisse le fond du coffre.

    Joyce n’en croit pas ses oreilles ! Elle recule de trois pas, toute tremblante, et voit la toile sombre se soulever lentement au-dessus de la malle.

    • Que que que… qui est là ?
    • Eh bien moi, petite morveuse !

    Dans la faible lueur de la lampe, Joyce aperçoit alors une ... vraie sorcière ! Moche, tordue, avec une grosse bosse sur le dos...qui s’avance vers elle avec détermination. Elle recule encore et se heurte à l’étagère qui s’écroule dans un grand fracas.

    • Tu m’as enfin délivrée ! j’étais enfermée dans ce coffre depuis des siècles...je suis enfin LIBRE ! poursuit l’horrible femme en hachant tous ses mots d’une voix éraillée et en postillonnant
    • Laissez –moi partir, bredouille Joyce
    • Pas question, tu vas prendre ma place dans ce coffre et moi, je vais prendre la tienne. Bois ce breuvage ! s’énerve la sorcière en attrapant le bras de Joyce.

    La  panique peut parfois donner des ailes. C’est ce qui se passe pour la fillette qui se libère brusquement de la sorcière en lui ajustant un violent coup de pied au niveau des mollets. La sorcière titube, lâche son gobelet qui gicle sur elle.

    Elle devient alors molle comme une guenille et s’effondre sur le sol. Joyce la ramasse tranquillement et la renferme dans la malle qu’elle prend bien soin de refermer.

    Au même moment, Jérémy entre dans la cave en s’écriant gaiement :

    • Ça y est, je t’ai trouvée ! tu fais tellement de bruit ! et en plus, tu n’étais pas très bien cachée cette fois ! Mais qu’est-ce-que tu as ? tu es toute pâle !

    Joyce sourit en se promettant bien de ne rien raconter de l’aventure qu’elle vient de vivre. Jérémy serait bien trop effrayé.

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