• Belle dernière journée de l'année à toutes et tous sarcastic,

    Pour terminer l'année voici un petit coup de chaud et froid avec ce petit cardinal qui veut voir la neige

    Un clin d’œil à nos amis réunionnais qui ont trop chaud pendant que nous, en Métropole, on essaie de lutter contre le virus de la grippe!!

    Bises à toutes et tous

    Demain, juste une carte, mais quelle carte !!! une surprise de Ewenn

     

    Le petit cardinal

    Le petit cardinal qui voulait voir la neige

        Tout le monde sait, bien sûr, que  l’Ile de la Réunion est l’une des plus belles Iles du monde. Entourée par un océan d’un bleu intense, elle est dotée de paysages absolument magnifiques avec son volcan continuellement en activité,  ses trois cirques exceptionnels et sa végétation époustouflante. Elle a aussi un aspect étrange qui  lui apporte un côté un peu magique. Elle est si envoûtante que les plus beaux oiseaux du monde sont venus s’y abriter. Ainsi, on peut y rencontrer de très nombreuses variétés aux noms très amusants comme le paille-en-queue, le tuit-tuit, le ti-coq, le tec-tec, le papangue, la zirondelle, le bellier ou la caille patate...et bien d’autres encore.

    J’ai souvent eu l’immense privilège de m’envoler vers cette merveilleuse Ile et j’avoue que je suis carrément tombée sous son charme. Un jour, lors d’une excursion, j’ai rencontré un cardinal, ce curieux petit oiseau tout rouge au bec bleu. Je dis « curieux » parce que, venant de Madagascar, il a si bien investi son espace qu’il passe généralement son temps à chasser ses copains...il lui arrive même de donner des coups de bec dans les fenêtres des habitations ou dans les rétroviseurs des voitures en pensant que son reflet est un congénère.

    Ce petit cardinal semblait bien triste perché sur la branche d’un arbuste envahi par les fougères. Lorsqu’il m’a vue passer, il n’a pas bronché, se contentant de me regarder fixement. Il a juste ouvert le bec pour chanter… enfin pour émettre son petit cri aigu si caractéristique. Pas farouche pour un sou, il s’est laissé prendre en photo sans bouger d’un pouce. J’ai alors cru qu’il était mal en point, malade ou simplement qu’il n’avait pas le moral...pourquoi les oiseaux n’auraient-ils pas leurs « humeurs » comme nous, après tout ?

    -            -  Que t’arrive-t-il gentil oiseau ? tu ne peux plus voler ? ton aile est cassée ? ...tu as peux être trop chaud ?

    -           -  Il ne va pas te répondre ! se mit à ricaner derrière moi une vieille femme qui remontait de Mafate...C’est un oiseau !

    Surprise et vexée, je me suis vivement retournée vers elle. Elle semblait bien bizarre cette dame. Sans attendre de réponse, elle a continué à se moquer de moi et a ajouté :

    -           -  Il attend la neige !

    -           -  La neige ? ici ? mais il fait trop chaud !

    -           -  Oh non !...il ne fait pas si chaud que ça dans les hauts ! Vous avez bien pris une petite laine, non ? et vous verrez, la température va encore chuter ces jours-ci.

    -           -  Oui, mais de là à neiger !

    -           -  Vous n’étiez pas là vous il y a quelques années lorsque la neige a recouvert le Piton des Neiges et tombait à gros flocons tout autour. C’était si beau que tous les animaux de la Réunion se sont rassemblés au Piton de la Fournaise pour voir le spectacle... ils se racontent tous cette histoire de génération en génération. Tout le monde sait cela. Depuis qu’il l’a entendue, ce petit cardinal vient chaque jour sur cette branche pour voir la neige.

    Quand elle s’est éloignée, j’ai compris que cette femme était la grand-mère Kalle, la sorcière de Mafate...Sûr ! Elle lui avait jeté un sort à ce petit animal sans défenses.

    -           -  Tu veux bien que j’attende avec toi, ai-je demandé au gentil oiseau. Des flocons blancs à cet endroit, ça doit être simplement magique !

    Il m’a fait un léger signe de la tête, et chaque jour, je venais lui rendre visite à la même heure, et je restais avec lui un bon bout de temps…et nous avons attendu, attendu....longtemps ! La veille de mon départ, il faisait tellement froid que j’ai bien failli ne pas venir...mais je pensais à ce petit cardinal qui lui aussi devait avoir bien froid sur sa branche. Je me suis dit que je n’allais quand même pas partir sans le revoir et j’ai  quand même grimpé la grosse colline....lorsque je suis arrivée...quelques gros flocons commençaient à virevolter dans le ciel...Le petit cardinal s’est envolé tout joyeux !

    Il neigeait !

    Le petit cardinal

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Belle journée à toutes et tous wink2 ,

    L'année se termine... Une année qui m'a permis pendant quelques mois de tenir ce blog au jour le jour pour "mon" plus grand plaisir...Quel bonheur en effet de raconter des histoires pour les enfants !

    Cela, je le dois à ma mère, la "magicienne des contes" pour mes enfants et mes neveux et nièces...J'ai terminé de publier les histoires qu'elle racontait et qu'elle avait commencé à écrire, mais pas les annotations des enfants....

    Je tiens  à lui rendre hommage en les publiant aujourd'hui

    Ci-dessous une photo d'elle

    Grand-mère

       Il reste dans le gros cahier inachevé de grand-mère de nombreux titres d’histoires qu’elles nous a racontées sur le terrain … des titres qui évoquent encore pour nous toute la poésie et la tendresse de ces moments que nous aimions tant, ces moments privilégiés un peu hors du temps…l’un d’entre nous se souvient-il de l’histoire « Le rossignol et l’orvet », cette histoire d’un petit rossignol aveugle qui demande des yeux à un orvet pour une cérémonie, de celle du «  bonhomme de neige » ou du « Manège ».

    Pour ce qui est du manège, personne ne semble se souvenir de l’histoire, mais tous, nous avons encore dans le cœur ces longues soirées passées au manège de Piriac.

    C’est vrai que l’on en a passé des heures dans l’une des petites voitures ou dans la soucoupe volante, chahutant, riant, et faisant des signes à nos parents, à Grand-mère et à Grand-père qui tranquillement nous regardaient en souriant tout en attendant la fermeture…quelles soirées !!!

    Peut-être un jour réinventerons-nous à notre tour pour nos enfants, les histoires cachées sous ces titres :

    -       Joli hérisson, pourquoi es-tu si triste ?

    -       Bateau blanc, comme je voudrais t’avoir !

    -       Petite feuille, aide-moi !

    -       Glace magique, dis-moi qui je suis.

    -       Et si j’étais une fée.

    -       La petite souris qui avait la queue en trompette

    -       Quelle jolie brosse à bouteille…

    Ainsi que celles pour lesquelles nous avions déjà réalisé de très jolis dessins :

    -       L’escargot et le poisson rouge

    -       La petite souris

    -       Le petit canard pleurnichard

    Grand-mère avait une imagination très fertile, une imagination qu’elle cultivait au jour le jour et qu’elle puisait dans sa passion pour ses petits enfants…mais aussi dans son amour de la vie. Tout ce qu’elle voyait, admirait,  touchait, côtoyait, tous les animaux, la nature était pour elle source de rêve et de poésie.

    Nous n’avons pas oublié tous ces bons moments qu’elle partageait avec nous !! peu après son terrible accident, nous avons noté quelques mots pour elle, en hommage à toute cette tendresse qu’elle savait donner . Chacun se reconnaîtra dans ces messages :

     1 - « C’ était le soir avant de s’endormir… Il y avait quelque chose de magique dans ces moments.

    On la forçait parfois à raconter des histoires, mais elle n’attendait que cela, on le savait bien.

    L’histoire qui m’a le plus marqué, c’est celle de la souris avec une queue en tire-bouchon »

    2 - « On attendait, allongés sur notre lit, les histoires que grand-mère allait nous raconter, comme tous les soirs. Bien sages et attentifs, nous l’écoutions. J’étais fascinée en la voyant si expressive et si gaie. J’adorais être avec elle un petit moment avant de m’endormir ».

    3 - « Je ne me souviens pas vraiment des histoires, mais je sais qu’elle racontait des faits imaginaires. Elle partait d’objets ou de personnages et les transformait dans l’irréel. On aimait bien les animaux. En partant par exemple d’un chien, elle créait une histoire qui coulait de source.

    Quand elle racontait, on rentrait dans l’histoire, on se comparait aux personnages qu’elle imaginait.

    Ce dont je me souviens avant tout, c’est l’atmosphère, l’ambiance. On était vraiment transporté dans le rêve. Je me rappelle des lieux (dans les chambres, sur son lit même que nous étions installés autour d’elle).

    C’était tellement vivant lorsqu’elle racontait qu’on réclamait d’autres histoires et on ne voulait plus s’endormir, et quand je finissais par fermer les yeux, j’entrais dans le monde magique qu’elle venait de nous décrire.

    Son cœur débordait de générosité .

    4 - « Huit petites têtes sur l’oreiller à moitié recouvertes de draps et de sommeil. Huit petites têtes avides d’histoires et de sommeil.

    Assise dans la pénombre, Grand-mère attend que huit petits ronflements lui annonce qu’enfin elle peut aller se reposer.

    Soudain, perçant le silence de la nuit qui commence, une petite voix implore :

    -       Grand-mère, une histoire !

    -       Oh oui, grand-mère, raconte-nous une histoire, reprennent en cœur les sept autres petites voix.

    Grand-mère s’y attendait. Cherchant dans ses souvenirs d’enfance, elle se décide alors et entame :

    -       Il était une fois, le petit chaperon rouge et le grand méchant loup qui…

    -       Oh non ! Grand-mère, protestent les enfants, nous la connaissons par cœur, cette histoire-là.

    Cette nuit là, les enfants s’endorment encore sans le conte merveilleux qu’ils avaient tant désiré et ils sont très déçus. Grand-mère aussi est déçue tant elle aimerait faire plaisir à ses huit petits enfants.

        Dans son sommeil, les contes se mélangent. Le Petit Poucet va réveiller la Belle au Bois Dormant qui se précipite dans son carrosse vers les sept nains qu’elle doit absolument saluer avant minuit. Elle rencontre le Grand méchant loup et le vilain petit canard, et soudain, un grand éclair, puis, plus rien…une forêt se dessine enfin. Grand-mère sait qu’il faut qu’elle se rende à la clairière, que quelqu’un l’attend.

      Le chemin est sinueux, mais si lumineux que Grand-mère ne tarde pas à arriver à son rendez-vous. La fée des contes est là, souriante, belle comme la femme de la photo jaunie accrochée au salon. Est-ce une vraie fée ? Ne serait-ce pas plutôt Grand-mère elle-même qui aurait traversé le miroir du temps ?

    -       Faisons un marché, dit la fée. Je suis seule et j’ai besoin de toi. Raconte-moi chaque nuit la vie de tes petits enfants et moi, en contre partie, je te narrerai un conte que tu pourras leur dire le soir pour les faire rêver. Nous ferons cela pendant quarante nuits …

    Huit petites têtes sur l’oreiller :

    -       Grand-mère, une histoire !

    Grand-mère est heureuse, ce soir, et les enfants aussi. Ils vont pouvoir s’endormir chaque fois désormais au milieu de leurs nouveaux amis : un petit nuage, une gentille araignée, un grand bonhomme de neige, la petite sœur …et tant d’autres encore qui vont leur faire vivre des histoires merveilleuses ».

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Belle journée à toutes et tous sarcastic,

    Les histoires que j'ai retrouvées dans le grand cahier de ma mère se terminent par ce petit conte très "mignon"...Elles sont à présent toutes sur ce blog...Il reste encore les annotations de ses petits enfants que je publierai demain...

    Un petit clin d’œil  pour te dire que tous (enfants et petits-enfants) ont toujours besoin de toi.

    Illustration : Philippe...Quel talent déjà !!

    Grégory

     

     

    Grégory, Sébastien et le bel étalon blanc

     

           Les meilleurs amis de l’école de Clairfontaine, c’était bien Grégory et Sébastien.

        Grégory vivait très loin du village, il était fils de bûcherons et sa maison était perchée très haut dans la montagne. S’il n’y avait eu Sébastien, peut-être que certains jours il aurait manqué l’école car les chemins qu’il lui fallait prendre n’étaient pas faciles, et c’était long…et bien fatigant.

      En passant devant le pré du bas, près de l’école, il voyait chaque jour le cheval blanc du père Mathieu qui tournait en rond et semblait s’ennuyer. Si seulement il avait été à lui. Grégory se voyait déjà, descendant de la montagne perché sur son cheval et arrivant à l’école sous les yeux admiratifs des copains.

       Mais voilà, le père Mathieu ne vendait pas son cheval et les parents de Grégory n’auraient jamais assez d’argent pour l’acheter. Mais, comme tous les copains l’aimaient, ils eurent une idée formidable. Aidés de leur instituteur, ils organisèrent une grande tombola et avec l’argent récolté, tous allèrent, l’instituteur en tête, trouver le père Mathieu. Celui-ci, touché par tant d’amitié, accepta de vendre son cheval.

       Depuis, Grégory n’a plus jamais manqué l’école, et il a bien fière allure sur son cheval blanc. 

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Belle journée à toutes et toussarcastic;

    Ewenn a réalisé un magnifique dessin représentant "Noël chez les poissons"...il ne reste plus qu'à écrire l'histoire.

    Je publierai la mienne la semaine prochaine... ça laisse un peu de temps à tous ceux qui veulent raconter ce que cette image leur inspire (petits et grands!)

    Je suis sûre que votre imagination est déjà en ébullition !!

    A vos crayons donc! et à très très bientôt

    Bizzzzzz à tous

    Le Noël des poissons

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Belle journée à toutes et tous sarcastic ,

    Voici l'histoire d'une petite toupie bien étrange...si étrange que je n'ai pu ni la photographier, ni la dessiner (et c'est pas faute d'essayer!!!)...

    Le dessin est tout ce que j'ai été capable de faire de mieux !!! alors, si un enfant réussit à dessiner une toupie...je serai très heureuse de modifier mon illustration...merci d'essayer!

    toupie des rêves

    La   toupie des rêves 

    Ah ! Les lendemains de Noël !! Une montagne de cartons, emballages, bolducs et rubans entreposée dans un coin du garage...sans parler des boites vides et des bouteilles de verre et de plastique ! De quoi faire frémir les écolos et rêver les entreprises de recyclage.

    Chez Mary-Emily, c’est exactement ça ! Elle a été vraiment très gâtée! Ce matin en se levant,  elle a découvert au pied du sapin des dizaines de cadeaux...Elle était si heureuse qu’elle a tout déballé vite fait sans même prendre le temps de tout regarder. Elle passait d’un cadeau à l’autre comme si son seul plaisir était d’ouvrir les paquets... Lorsqu’elle a enfin trouvé le petit robot chat dont elle rêvait, elle s’est empressée de pousser ses autres jouets dans un coin de la pièce et de déposer tous les papiers et emballages dans une grande caisse. Son papa l’a débarrassée en l’installant sur le muret devant la maison.

    De son côté, le jeune Romain est aux anges ! Il est déjà en train de jouer dehors avec son cadeau, un superbe ballon de basket... Il se déplace sur le chemin en dribblant avec maîtrise…En apercevant la caisse posée sur le muret, il prend son élan tente de marquer un panier. Hop ! Dans le mille ! Et paf ! La  boite perd l’équilibre et son contenu se répand sur le sol. Romain se précipite pour la relever et découvre un petit paquet oublié parmi tous les emballages. Il l’ouvre et en sort une adorable toupie en bois multicolore. Immédiatement, elle se met à s’éloigner en tournant...elle roule, et tourne et roule ...jusqu’à la porte d’une salle de sports. Romain entre et se retrouve nez à nez avec l’équipe de basket de la ville en plein entrainement...en voyant son beau ballon, les joueurs l’invitent à jouer avec eux...Quelques années plus tard, Romain deviendra un grand champion de basket...son rêve !

    Mais revenons à la toupie, qui, pendant que Romain s’entraine avec l’équipe de basket, continue son chemin...jusqu’aux pieds d’un homme qui erre dans la rue. Il vient de perdre son emploi à la suite de la fermeture de l’usine qui l’employait depuis des années ...et dans la foulée, il s’est fait virer de son appartement parce qu’il ne peut plus payer son loyer. Il cherche désespérément une solution lorsqu’il aperçoit la toupie qui lui rappelle des souvenirs. Machinalement, il la suit...elle roule et tourne et roule...jusqu’à la porte d’une maison à l’instant même où une jeune femme en sort. L’homme reconnait immédiatement Lydia, une amie d’enfance qu’il avait perdue de vue. Elle lui apprend qu’elle vient de se lancer dans la vente de jouets en bois et qu’elle a besoin de ses talents de créateur...elle n’a pas oublié les objets qu’il fabriquait et qu’il lui offrait lorsqu’il était très jeune...Et puis, Ils sont si heureux de se revoir qu’ils décident de ne plus jamais se quitter,  et même...de vivre ensemble.

       La toupie, elle, a continué à rouler, tourner et rouler jusqu’à ce que Mary, une adorable brunette aux yeux bleus la ramasse. Elle la prend dans le creux de sa main et l’apporte à son petit frère, hospitalisé depuis déjà deux mois pour une maladie que les médecins, malgré tous leurs efforts, n’arrivent pas à enrayer. Lorsqu’il la voit, un large sourire illumine son visage... et quelques jours plus tard, il guérit miraculeusement.

       La toupie n’a pas pour autant terminé sa course à l’hôpital...elle a profité d’un moment d’inattention de l’enfant pour rouler, tourner et rouler dans les couloirs, tomber dans les escaliers et apparaître comme par enchantement chaque fois pour exaucer les vœux de ceux qui croyaient en leurs rêves....

    Elle roule, et tourne et roule encore....peut-être la rencontrerez-vous vous aussi bientôt.

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires