• Belle journée à toutes et à tous,

    Histoire pour les plus grands... toujours en rapport avec la Toussaint!

    Bientôt, revenons au rêve avec une lettre du Père - Noël destinée à Lounis et Noah !

    Bisatousssssssssssssss

     

    Présence troublante

    Dans la peau d’une autre

         Il y a quelque temps, ma fille paraissait très inquiète. Son petit garçon âgé à peine de six ans semblait angoissé par la mort. Pourtant, aucun événement n’était venu le troubler les jours et même les semaines précédentes...Quelle question ! Comment aborder le thème de «  la mort » avec des enfants en bas âge. Pour ma part, je n’ai jamais su...j’ai toujours trouvé absolument ridicule de dire « que la mort fait partie de la vie », qu’il ne faut pas en avoir peur et puis...de toute façon, c’est souvent un sujet tabou ! Franchement, qui aime évoquer ce sujet ?

      Je me suis alors souvenu (à vrai dire, je n’ai jamais vraiment cessé d’y penser) de ma première « vision » de la mort. C’était il y a tellement longtemps ! je n’avais même pas l’âge de mon petit-fils, et pourtant, tous les détails de cette soirée sont ancrés en moi comme s’il s’agissait d’hier soir.

     Je suis chez ma grand-mère à la campagne, dans un petit village que j’aime énormément. J’y passe mes vacances d’été et je crois que c’est dans cet endroit que je me sens le plus « vivre intensément ». J’y suis réellement très heureuse.

    Chaque soir, après une journée bien remplie à jouer sur la petite place de l’église, dans les champs ou sur le terrain de foot, j’apprécie le retour chaleureux à la maison. Après le diner, on se réunit tous pour un petit moment de calme autour de la grande table de la pièce principale. Mon grand-père plonge le nez dans son journal. Ma grand-mère feuillette son catalogue de la Redoute et ses revues. Ma sœur et moi regardons les images des livres pour enfants que nous avons eu le plaisir de choisir dans la jolie bibliothèque en chêne.

    Ce soir, j’ai encore entre les mains ce livre qui m’attire irrésistiblement. Il s’agit des péripéties d’un enfant noir dans la brousse africaine. Je suis fascinée par ces images qui évoquent une vie que j’ignore et dont je me sens malgré tout étrangement proche.

    Je pourrai rester des heures à regarder ces images captivantes ! Les yeux toujours rivés sur cette bande dessinée, je sens soudain monter en moi une immense vague de tristesse mêlée d’affolement, de terreur, une vague qui se transforme progressivement en un véritable tsunami qui me submerge. Je suis terrifiée sans raison. Les larmes montent et s’écoulent sans que je puisse les arrêter…Ma grand-mère et ma sœur semblent affolées en me voyant. Elles me demandent ce qu’il m’arrive et je réponds cette phrase dont je perçois « nettement » le sens profond en cet instant même : «  Je ne veux pas mourir ! » et je la répète et la répète encore dans un flot de larmes…Toutes deux essayent de me consoler, sans succès. Elles m’accompagnent jusqu’à mon lit en me certifiant que rien ne peux m’arriver, que je suis trop petite…mais rien n’y fait…pire, je sais à ce moment précis que rien ni personne ne peux diminuer cette peur panique de la mort et que je suis « parfaitement seule » face à elle…

    Et pourtant, jamais je n’ai été confrontée à un décès, jamais on ne l’a évoqué en famille (je ne crois pas en tous cas) et jamais aucun événement ne m’y a fait penser…je suis si jeune (peut-être trois ou quatre ans)…je ne sais toujours pas ce qui a déclenché ce trouble (les images du livre sans doute, et pourtant, le sujet n’avait rien à voir !)

      Par contre, j’apprendrai plus tard que le livre que j’avais entre les mains était le livre préféré de la sœur de mon père. Une femme « extraordinaire » que je n’ai pas eu la chance de connaître. Sa vie s’est arrêtée lors d’un accouchement en Côte d’Ivoire, peu de temps avant ma naissance…mais ça, je l’ignorais.

    Comment pourrait-on expliquer ce « phénomène » ? S’agit-il de la présence de ma tante dans la pièce que j’aurai perçue… avec ses émotions ? Sans doute à en croire un autre épisode, très court celui-là qui a eu lieu très longtemps après (je devais être ado) : j’ai surpris le regard de mon père qui me regardait d’une manière étrange, mi- étonné, mi- interrogateur…je ne peux pas expliquer ce regard, mais je le revois encore…J’avais cette impression qu’il regardait « sa sœur ! »…dire pourquoi j’ai eu comme un flash à ce moment-là est pour moi impossible…et pourtant, c’était une perception très fine, imperceptible dont je n’ai jamais voulu m’entretenir avec qui que ce soit. Pourquoi ? Drôle de question ! Peut-être cette tante était-elle présente une nouvelle fois.

    Cette histoire à une suite …avec une série d’événements qui m’ont toujours mis mal à l’aise avec ce thème que j’ai toujours eu du mal à évoquer « sereinement »….

    Partager via Gmail Yahoo!

    2 commentaires
  • Bonjour les enfants,

    Je vous disais l'autre jour que j'avais reçu une bien étrange visite...Vous devez avoir deviné qu'il s'agissait du Père -Noël ...Non? et ben c'était lui.

    Il est venu me dire qu'il voulait écrire un petit mot personnel à tous les enfants qui le souhaitent ...par l'intermédiaire de ce blog (parce qu'il n'a pas toutes les adresses mail) ..."C'est plus pratique et plus moderne qu'une carte postale" m'a -t-il dit...Ce qui ne l'empêchera pas d'en envoyer comme tous les ans...

    Alors n'hésitez pas à envoyer photos, dessins...comme Alexandre et Gabriel qu'il a surpris en pleine manifestation de SAGESSE !!

    Bisatousssssssssssssss

    Gabriel et Alexandre

    Bien chers Alexandre et Gabriel

     

          Toute l’année, je vous ai observé du haut de mon nuage, très haut dans le ciel…et vous savez quoi ?

    Eh bien j’ai remarqué que vous travaillez bien à l'école et  que vous faisiez beaucoup d’efforts pour être très sages …Bien sûr, il y a des jours où je vous trouve un peu coquins, taquins, petits galopins... un peu comme mes très chers lutins, mais dans l’ensemble, ça va !

    L’autre jour, je vous ai surpris, confortablement installés sur de gros coussins en train d’écrire...Vous étiez si adorables que je suis resté longtemps à vous regarder… Comme vous étiez studieux !! Trop mignons ! Alexandre, hyper concentré et toi Gabriel, toujours accompagné de ton adorable doudou hérisson...Quand je te vois cramponné à lui, si gentil avec lui, je me dis qu’il a bien de la chance ton doudou…Tu me fais penser à cette histoire que je vais vous raconter aujourd’hui.

    Gabriel et Alexandre

    Il y a de cela très très très longtemps, j’ai connu un enfant pourtant pas bien méchant et souvent bien mignon - comme tous les enfants -  mais aussi très colérique. Dès qu’il s’énervait, il maltraitait son nounours. Il le jetait par terre, le mordait et le laissait souvent à l’abandon des journées entières. Le pauvre nounours était bien malheureux, et souvent, je l’ai surpris en train de pleurer dans son coffre à jouet. Malheureusement, je ne pouvais rien faire pour lui, et cela m’ennuyait beaucoup.

    Un jour qu’il jouait dans son jardin avec ses copains, le petit garçon dont je ne me souviens plus du nom, l’oublia dans le bac à sable. Pendant la nuit, le froid s’installa, frigorifiant notre petit nounours. La neige tourbillonnait légèrement en tombant sur le sol, offrant un merveilleux spectacle… mais si glacial que Nounours se mit à grelotter très fort. Pour se réchauffer, il tapotait dans ses paluches et jouait  avec les flocons… mais cela ne suffisait pas et il allait se transformer en glaçon si je n’étais pas passé par là.

    C’était le soir de Noël, et mes rennes l’ont aperçu, tremblant de froid et couvert d’un manteau de glace.

    Tout doucement, nous sommes descendus, nous l’avons recueilli et hissé sur le traineau. Je l’ai réchauffé en le glissant sous la grosse couette qui ne me quitte jamais pendant ma tournée et je l’ai emmené avec moi au Pôle Nord.

    Pendant les jours qui ont suivi, la Mère Noël a pris soin de lui, a recousu  et pansé ses blessures et l’a consolé. Il semblait à nouveau reprendre goût à la vie.

    Pendant sa convalescence, il a fait la connaissance des lutins qu’il suivait partout : dans les forêts lorsqu’ils allaient ramasser du bois pour fabriquer des jouets, dans l’atelier où il jouait à cache-cache avec eux, et dans la grande salle des ordinateurs. Là, il passait des heures et des heures à observer les enfants avec nous. Souvent, il nous a dit à quel point il aurait aimé s’amuser avec eux dans les cours de récréations, les parcs ou leur chambre. Je savais déjà qu’un jour il allait nous quitter.

    Et ce jour arriva. Tandis que son petit museau scrutait l’écran, il aperçut un enfant qui lui fit signe. Il avait l’air triste. Il était seul et n’avait qu’un vœu, avoir un ami…En voyant une petite larme couler sur la joue de Nounours, j’ai compris. Le soir de Noël, je l’ai emmené avec moi sur mon traineau et je l’ai déposé dans le soulier de ce petit blondinet qui dormait profondément.

    Depuis ce jour, ils sont inséparables…et tellement heureux !!

     

    Voilà, mon histoire est terminée…. Maintenant, mon petit Alexandre, n’oublie pas de m’écrire ta « commande » et celle de ton petit frère. Je compte sur toi.

    Je vous embrasse tous les deux très très fort en attendant Noël

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Belle journée à toutes et à tous,

    J'ai reçu hier une visite étrange qui concerne les enfants...je vous en parlerai demain ou après-demain.

    En attendant, place à "l'étrange" avec cette histoire...A qui est-il déjà arrivé ce genre d'anecdote??? 

    La prochaine "histoire insolite" sera "inédite"...personne ne la connait...elle est un peu "flippante", alors préparez-vous !!!

    Je récapitule : demain ou après-demain : histoire pour les enfants (à propos de ma visite bizarre) et ensuite "histoire flippante" mais véridique

    Bizarre

    Des yeux pour voir…ailleurs

            Des yeux pour voir ! Cela semble être la moindre des choses, n’est-ce-pas ? Et si l’on n’avait pas besoin d’eux pour voir ce qui se passe autour de nous ? Cela expliquerait sans doute certains phénomènes !

             Avant d’aller plus loin, voici deux exemples assez surprenants...Le premier, je l’ai vécu moi-même, ce qui me donne de bonnes raisons de croire le second, raconté par l’un de mes proches. Je suis, comme j’ai déjà dû le dire, comme Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois (c’est le mot juste dans cette histoire !)

            Replaçons-nous dans le contexte : Je suis enseignante et nous avons eu la chance incroyable, juste avant la naissance de mon troisième enfant, d’obtenir un logement de fonction. N’ayant pas encore mon permis de conduire, je suis très heureuse de n’avoir qu’une cour à traverser pour rejoindre la classe ou une trentaine de bouts de choux de 3-4 ans m’attendent chaque jour. Je ne vais pas m’étaler sur ce « coup de chance » qui fera l’objet d’une prochaine « histoire ».

            Composé entre autre de deux chambres spacieuses et d’une vaste salle de séjour, ce logement est très confortable et je m’y plais beaucoup. Pas de soucis particuliers, et, après une longue journée de boulot (école, enfants, tâches ménagères et préparations de classe), je m’écroule littéralement sur mon lit pour m’endormir comme un bébé. 

           Une nuit cependant, il me semble entendre dans mon sommeil un bruit strident suivi de grincements de pneus et d’un énorme choc. Simultanément, un film de quelques dixièmes de secondes passe devant mes yeux (fermés, cela s’entend). Je me réveille en sursaut, secoue mon mari pour lui raconter :

    -        -   Il y a une voiture qui vient de foncer dans la maison de quartier. Elle roulait hyper vite….

    et je lui décrit précisément la forme de la voiture (je n’ai jamais su différencier une Peugeot d’une Renault ), sa couleur, l’endroit exact où elle a atterri , sa position, la tôle froissée etc…Il n’a rien entendu, mais me suit jusqu’au salon , le seul endroit d’où l’on peut voir ce bâtiment attenant à notre immeuble…Et là, en contrebas, j’aperçois, stupéfaite, l’image même qui s’est présentée à mes yeux quelques instants plus tôt durant mon sommeil. Tout est exact dans les moindres détails, et l’on peut imaginer aisément le reste de la scène (déplacement, vitesse…)

      Ai-je vraiment vu ce qui s’est passé en dormant ?  Peut-on vraiment « évoluer» hors de notre corps pendant notre sommeil ? Sommes-nous capables d’associer une image aussi précise simplement à partir d’un bruit ?

    Sceptique ? Alors passons au second exemple. Comme je le disais plus haut, cette histoire ne m’appartient pas, mais elle m’a été rapportée et les personnes qui  l’ont vécue peuvent encore témoigner de sa véracité.

       Cela s’est passé il y a quelques décennies dans un bahut ou l’on formait autrefois les futurs instituteurs. Dans ce pensionnat, un groupe de jeunes dont mon frère fait partie, passe ses soirées à jouer au tarot dans le dortoir jusque tard dans la nuit. Jusque là tout va bien.

               Ce soir-là, fatigué, mon frère décide de dormir plus tôt. Il laisse de bonne grâce son jeu à la bande de copains qui s’éloigne un peu pour jouer…quelques heures plus tard, ils s’approchent silencieusement du lit de mon frère pour déposer le jeu sur sa table de chevet. C’est à cet instant précis, qu’ils le voient se redresser sur son lit et leur lancer d’une voix grave :

    -         -  Il en manque une !

    Et sans cesser de dormir, il s’installe à nouveau sous sa couette et reprend ses ronflements (eh oui !). Ses amis se regardent, surpris, puis éclatent de rire sans prêter plus d’attention à ce qu’ils viennent de voir.

      Le lendemain, ils racontent malgré tout, hilares, l’épisode de la nuit à mon frère qui se joint à eux dans leurs éclats de rire :

    -        -   Et si on recomptait les cartes, finit-il par lâcher sans se démonter.

    Ils attrapent donc le jeu toujours posé sur la table de chevet, et commencent à recompter les cartes, une fois… deux fois…trois fois. Ce n’est pas possible ! Il manque une carte…

    Les amis retournent à l’endroit où ils ont joué…rien…ils regardent aux alentours et finissent par retrouver la fameuse carte…sous le lit !

    L’histoire ne précise pas s’il s’agissait du roi de trèfle, du 10 de cœur ou de l’excuse ! Dommage, cela lui  aurait ajouté un peu de piquant ! On aurait pu chercher une signification en « cartomancie ».

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Belle journée à toutes et tous,

    C'est déjà la rentrée, et tout notre petit monde est reparti sur les chemins de l'école ! . Voilà donc pour eux une petite histoire que je me suis amusée à écrire...Heu ! pardon si ça ressemble (de très loin) à un joli conte déjà existant!

    Bisatousssssssssssssssss

    Le P'tiot

    Le p’tiot

    Il était une fois un bucheron et sa femme qui vivaient heureux dans une superbe propriété près de la forêt de Brocéliande. Leurs sept enfants, des garçons, les comblaient de bonheur. Toute la journée, le papa allait couper du bois dans la forêt pour permettre aux villageois de se chauffer pendant la longue période hivernale. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes …jusqu’au jour où le pauvre bucheron se blessa et ne fut plus capable de se rendre sur son lieu de travail. Bien sûr, il chercha un autre emploi, mais toutes les portes se fermèrent devant lui…soit parce qu’il était trop vieux, soit parce qu’il n’avait pas assez de diplômes. Une grande tristesse s’empara de lui et il n’eut bientôt plus d’argent pour nourrir sa famille. Il dut revendre sa belle maison et déménager dans un minuscule logement ou il tournait en rond toute la journée. Il se lamentait et ne trouvait pas de solution à un problème qui empirait, d’autant plus que sa femme n’avait plus de quoi faire des repas équilibrés pour sa « tribu ».

    Un beau jour, ou plutôt, un mauvais jour, il était si en colère de ne pas trouver de travail qu’il se fâcha très fort et s’en prit à ses enfants, qui pourtant n’avaient pas fait de bêtises. Il leur reprocha des tas de choses horribles et les chassa de la maison.

    Les sept garçons s’en allèrent donc sans dire un mot, tout penauds, et prirent le chemin de la forêt en sanglotant...tous, sauf le plus jeune que tout le monde appelait « le p’tiot » à cause de sa petite taille. C’était également le plus malin et de loin le plus intelligent. Il lisait beaucoup de livres et se souvint du conte, le « Petit Poucet » qu’il avait beaucoup aimé...Avant de partir, il avait bien pensé remplir ses poches avec du pain ou des petits cailloux, mais il savait que ça ne servirait à rien. Et puis, il connaissait cette forêt comme sa poche. Il s’adressa à ses frères :

    -          - Arrêtez donc de pleurnicher comme des mauviettes...j’ai ma petite idée.

    Il leur demanda de ramasser des champignons, mais uniquement les rouges à points blancs, et d’autres très beaux, mais aussi hyper toxiques... pour remplir leurs besaces. ils ne comprirent pas pourquoi ils devaient choisir des champignons dangereux alors qu’ils commençaient à mourir de faim ! (il ne faut pas oublier que le P’tiot est le plus dégourdi et qu’il connait la suite de l’histoire !!!) Connaissant leur frère, ils lui firent confiance et commencèrent leur récolte, non sans rechigner un peu pour la forme.

    Soudain, ils entendirent un bruit étrange, comme des craquements de bois sec. Ils se retournèrent et poussèrent un cri d’effroi : devant eux, le loup s’apprêtait à bondir !

    -          - Eh ! les gars ! ne restez pas là, grimpez aux arbres, vite ! Si le loup est capable de manger le petit chaperon rouge, il ne fera qu’une bouchée de vous.

    Tous se précipitèrent sur les arbres les plus proches qu’ils escaladèrent en une seconde. Le p’tiot préféra quant à lui, le plus lointain et le plus haut des chênes. Tranquillement, il se hissa jusqu’au sommet pour avoir une vue globale de toute la forêt. De son observatoire, il aperçut la demeure luxueuse de l’ogre (il sait que c’est la maison de l’ogre, forcément, il connait l’histoire !). Il attendit donc patiemment que le loup daigne s’éloigner pour rejoindre ses frères.

    -          - J’ai aperçu une maison, on y trouvera sûrement refuge pour cette nuit, leur annonça-t-il, sans préciser bien sûr par qui elle était habitée ! Pas folle la guêpe…sûr ! ils ne l’auraient pas suivi.

    Arrivés à la porte, ils frappèrent et ils entendirent une voix très douce qui les invitait à entrer. Ils virent alors une femme ni jeune ni vieille, qui tricotait des bonnets de laine.

    -          - Je vous attendais, leur dit-elle, sans lever les yeux de son ouvrage...Vous savez qui je suis ?

    -          - Oui, vous êtes la femme de l’ogre, répondit le p’tiot, sans s’affoler...et je suppose que vous tricotez ces bonnets pour vos filles. C’est vrai que les couronnes, c’est bien inconfortable pour dormir !

    -          - Vous devez savoir aussi que l’ogre mange les enfants...et que cette fois, tu ne pourras pas échanger les couronnes de mes enfants par vos bonnets, que...

    -          - Je sais...l’interrompit le p’tiot tandis que ses frères se planquaient derrière une armoire en tremblant....mais, j’ai ma petite idée.

    Il appela ses frères, puis leur demanda de s’installer autour de la table pour dîner avec les filles de l’ogre. Après le repas, malgré les objections de leur maman, il proposa à tout ce petit monde d’aller se reposer dans la « chambre d’amis ».

    Il profita d’un moment d’inattention de la maman (elle était partie raconter une histoire à ses filles !) pour vider dans le potage de l’ogre les champignons à moitié écrasés dans les besaces de ses frères… et monta tranquillement se coucher.

    Cette nuit-là, pendant que toute la petite troupe dormait, l’ogre prit son repas et s’empoisonna avec les champignons.

    C’est là qu’intervint notre p’tiot qui, très futé, fit un marché avec l’ogre.

    -         -  Contre la moitié de ta fortune et la promesse que plus jamais tu ne mangeras un enfant, je te donnerai un antidote qui te libérera du poison qui est en train de te ronger ...

    L’ogre avait si mal au ventre qu’il accepta ce qu’il appela « un chantage ». Le p’tiot put enfin partir avec ses frères dans le minicar de l’ogre, plus pratique que des bottes !

    L’histoire ne précise pas vers quelle destination ! Chez leurs parents ?

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Coucou !

    Continuons ces histoires incroyables qui laissent à penser que nous ne sommes pas vraiment seuls ! ni abandonnés par "nos êtres chers"...

    je sais ...tout le monde la connait l'histoire qui va suivre...mais, c'est encore la fête de nos chers disparus...et c'est en souvenir de ma sœur que je rappelle cette anecdote...

    la prochaine histoire (demain ou après-demain) s'adresse aux enfants ....je me suis permis de détourner un "vrai" conte ...Que monsieur Perrault (pas vraiment disparu lui non plus!) me pardonne.

    Belle journée et bisatoussssssssssssss

    Etrange !!

    Disparu !!!

    Ma sœur est partie au tout début de ce mois de septembre et je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui s’est passé. Elle n’était pas malade (enfin pas officiellement) et toute à ma peine, je culpabilise de n’être pas plus présente auprès de ma fille qui attend son deuxième enfant. Il doit naître d’une minute à l’autre.

    Le  22 septembre, quinze jours après le départ de ma sœur, mon quatrième petit-fils voit le jour. Quel bonheur ! C’est assez inexplicable. Comment peut-on être si heureux pour un événement tout en étant extrêmement malheureux pour un autre! Un bonheur total, absolu qui n’efface pas pour autant une plaie encore ouverte, C’est un peu comme si on se dédoublait ! Difficile à exprimer !Il y a des choses qu’on n’explique pas.

    La vie continue, comme on se plait à le répéter pour se donner bonne conscience. Et pour moi aussi, la vie continue…Je passe mon temps entre la clinique pour voir ce nouveau petit être absolument adorable et mes activités…

    Justement, aujourd’hui, j’ai préparé des pâtes et je cherche partout mon écumoire (tupperware). Il n’est pas à sa place dans l’un des pots en grès blancs accrochés au dessus de la gazinière (on vient juste de terminer la cuisine et je sais exactement ou se trouvent les objets)…je cherche  quand même dans tous les placards, dans les autres pièces, dans le frigo, le congélo…rien ! Bizarre !

    Je demande à mon mari

    -          - - Non, je ne m’en suis pas servi, il ne doit pas être loin

    Pas d’importance, je vais chercher celui qui est dans la caravane (encore devant la maison)

    Chaque jour, je passe un peu de temps à chercher ce maudit écumoire (ça ne disparait pas comme ça quand même !). Il m’arrive même de chercher dans le coffre à jouets des enfants, dans le garage….

    Quelques jours plus tard, j’ai un peu « oublié » cette histoire d’écumoire (ça n’a pas vraiment d’importance au fond)…je suis en train d’essuyer la vaisselle et je m’apprête à  remettre un objet dans le pot en grès blanc. Mon regard se fige : les deux écumoires sont côte à côte :

    -           - Tu l’as retrouvé ? 

    -           - Quoi ? 

    -          -  L’écumoire pardi ! 

    -          - Non ! pourquoi ?

    -         -  regarde ! 

    Mon mari et moi restons bouche bée ! Impossible de l’avoir remis à sa place machinalement. Je l’ai tellement cherché (ça ne peut pas être un enfant non plus…pas au-dessus de la gazinière !)

    Étrange !!

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’explication !

        L’histoire se poursuit !!!

    Nous sommes à présent vers la fin juillet, un an plus tard…mon autre fille attend elle aussi un bébé qui doit voir le jour ces jours-ci. Elle vient passer ses journées à la maison avec son fils ainé (encore tout petit) pour ne pas être seule au cas où…

    Un peu lasse (elle a légèrement dépassé la date présumée de l’accouchement), elle aimerait bien que son bébé pointe le bout de son nez aujourd’hui. Nous sommes le 25 et c’est le jour anniversaire de son frère.

    Pour le repas, je prépare un rôti de bœuf et je promets à mon petit-fils que je ferai un délicieux hachis Parmentier le lendemain avec le reste du morceau…

    Quelques heures plus tard, ma fille repart dans son « petit coin » de campagne, certaine qu’il se passera bien encore une journée avant d’aller à la clinique…et revient en trombe avec mari et enfant dans la soirée. Elle vient de « perdre les eaux » Il arrive !!

    Bébé naitra à 11h55 exactement, le même jour que son oncle!

    Tout ça pour revenir à mon hachis Parmentier !! Chose promise, chose due. Je, passe le reste du rôti dans le robot…et m’apprête à écraser les pommes de terre que je viens de cuire avec le presse-purée (tupperware), très pratique entre parenthèses. Il n’est pas à sa place dans l’un des pots en grès blancs accrochés au dessus de la gazinière…je cherche  quand même dans tous les placards, dans les autres pièces, dans le frigo, le congélo….rien ! Bizarre !

    Il a disparu ! Je me dis que j’ai dû le mettre dans la caravane avec tous les accessoires (elle est toujours à Piriac), mais c’est drôle de l’avoir emporté, ça ne me sert à rien là-bas !

    Tant pis, je vais sortir le moulin à légumes. Je n’aime pas trop l’utiliser. Trop long, beaucoup de vaisselle…

    Bref, le hachis est bon, tout le monde se régale ! On passe à la vaisselle. Mon mari lave et moi j’essuie.

    -         -  Quel tas de vaisselle ! lance-t-il

    -          - Ben oui, avec le moulin à légumes forcément ! mais c’est parce que je n’ai pas mon….

    Et là, ma phrase reste en suspens…je viens de tourner la tête vers les pots en grès pour prouver ce que je vais dire …et ce que je vois me terrifie (le mot est faible) :

    le presse-purée est bien à SA PLACE dans le pot …en évidence …bleu parmi les objets gris !!

    Je suis passée par toutes les couleurs ! Et je pense : c’est un signe de ma sœur ! Elle veut me féliciter pour cette naissance comme la fois précédente.

     Il faut préciser qu’elle était conseillère culinaire chez Tupperware …mais si je dis cela, on va me dire que c’est complètement absurde !!!

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’autres explications !             

    Et pourtant l’histoire se poursuit encore !!!

    Un beau jour de septembre, à l’occasion de l’une des « portes ouvertes » que j’organise chaque trimestre avec quelques copines (ventes privées de différents produits pour le bien-être, la cuisine, des vêtements…), nous profitons d’un moment de calme pour papoter. La conversation tourne inévitablement sur les phénomènes inexpliqués et ces « disparitions étranges » :

    -          - Ça ne s’est jamais reproduit ? me demande l’amie qui présente les produits Tupperware.

    -           - Non, mais c’est normal...il n’y a pas de naissance prévue...je pense que ma sœur me fait savoir qu’elle est près de nous uniquement quand un bébé vient au monde. C’est sans doute pour elle une manière de féliciter mes filles.

    Aucune raison donc pour qu’elle se manifeste à nouveau...Nous en restons là. La journée se passe superbement bien, comme toujours, dans une ambiance très sympathique...

    A la fin de la journée, nous procédons au tirage au sort de la tombola pour laquelle chacune d’entre nous a mis un cadeau pour remercier nos visiteuses. Bien sûr, c’est l’un des enfants qui choisit une petite feuille qu’il déplie avec un immense plaisir...et tout le monde rentre chez soi.

    Le lendemain, mon amie « Tupperware » me téléphone :

    -         -  Dis-donc, je n’ai pas oublié mon pinceau chez toi ? (Il s’agit d’un pinceau en silicone pour napper ou dorer les pâtisseries).

    -          - Attends, je vais voir dans la cuisine.

     Et tout en restant au téléphone, je jette un œil sur le plan de travail et ouvre un premier tiroir. Là je tombe directement sur le pinceau. Ça me fait tout drôle, j’avais le même autrefois, mais il y a des mois, voire des années que je l’ai perdu. Je l’ai bien cherché quelques temps avant d’abandonner et avoir complètement retourné mes placards et tiroirs.

    -         Il est là ! c’est bien un pinceau rouge avec un étui gris ?

    -          - Non ! le mien est mauve. Le gris est un ancien modèle.

    -          - Tu es sûre ! ça ne peut pas être le mien...Je l’ai perdu depuis des plombes ! et là, il est en évidence au milieu du tiroir !

    Pire... A l’époque où je l’avais « égaré », il y avait un même étui pour deux ustensiles, le pinceau et une sorte de petite spatule en silicone. Pendant mes recherches, j’avais retrouvé juste cette spatule dans l’étui...et là, dans mon placard, c’est le pinceau qui est logé dans l’étui ! Impensable.

    -          - Non, ça ne peut pas être le mien, poursuit mon amie, le gris n’existe plus depuis longtemps.

    Je reste perplexe...Bizarre...mon pinceau serait revenu comme par enchantement ! Il faut que je me rende à l’évidence, c’est bien « mon » pinceau.

    Mon amie me retéléphone plus tard dans la journée :

    -          - C’est bien ton pinceau ! j’avais oublié, mais le mien, je l’ai mis dans les lots pour la tombola !

    Je réfléchis à ce drôle de phénomène que je prends pour « un signe » ...bizarre, pas de naissance ! Ma sœur me ferait un « signe » juste parce qu’on a parlé d’elle hier ???? Ça ne lui ressemble pas...

    Le lendemain, je regarde le calendrier et je m’aperçois que j’ai retrouvé mon pinceau le jour anniversaire de son « départ » !!!!! 

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’autres explications !

    Partager via Gmail Yahoo!

    5 commentaires