• Belles journées à toutes et à tous

    Le hasard nous joue bien souvent des tours "bizarres"

    Voici donc la suite promise ....pas drôle du tout

    Et ce n'est pas fini....Bientôt la fin de cette histoire "étrange" et véridique

    Inédit

    Dans la peau ....2

    Dans la peau d’une autre

    II

        Enfant, j’ai toujours eu la certitude que je m’occuperai d’enfants lorsque mes études seraient terminées, et pourtant j’étais attirée par d’autres professions telles le journalisme ou la psychologie. J’ai eu la folle idée d’en parler en famille, provoquant immédiatement une réaction à laquelle je ne m’attendais pas de la part de mon père :

    -         - Tu n’y arriveras jamais ! Il faut travailler dur pour ça ! tu seras institutrice ! (comme sa sœur Hélène bien sûr !!)

    Ceci dit, pardon pour lui à toutes les instits ! il faut aussi travailler très dur pour ça !!! Même si à l’époque, le bac suffisait (pas facile non plus de l’obtenir en 70)

    Sans réfléchir, je me suis dirigée vers cette profession ! J’ai toujours aimé les enfants, alors pourquoi pas ! Ce métier est devenu une véritable passion, une vocation. J’ai travaillé sans relâche pour faire de mon mieux avec comme devise : « si les enfants sont heureux en classe, et bien j’ai fait la moitié de mon boulot ! »

    C’est dans le cadre de cette carrière que des événements « étranges » (en « relation » avec cette terreur enfantine) ont eu lieu à trois reprises.

    Durant mes  premières années, j’effectuai des remplacements allant de une journée à plusieurs d’affilés dans tout le département. Lorsqu’un remplacement se terminait, j’attendais ma nomination suivante qui arrivait le jour même (parfois le lendemain !) et c’était toujours la surprise...je devais être prête à me déplacer à Châteaubriant, Rezé ou Leger.

    Un beau jour de vacances, nous sommes dans la famille de mon mari. Mon beau-père lit le journal et je l’entends s’exclamer : «24 ans, ce n’est pas un âge pour mourir ! » je ne connais pas la raison du décès de cette jeune femme, mais je suis sous le choc. Elle a mon âge ! Je ne suis pourtant pas au bout de mes « surprises » ! Ma nomination arrive ...je dois me rendre dans une classe maternelle... où cette femme « partie trop tôt » enseignait !!

    Je remplace cette enseignante qui vient de perdre la vie suite à un accouchement.

    Une suite de « hasards » commence à cet instant : elle est décédée de la même façon que ma tante. Encore elle !  Sa sœur (mon autre tante) enseigne dans le même groupe scolaire (en primaire)

    Pourquoi moi ??? En plus, elle a mon âge et je suis également enceinte !

    Le cauchemar commence dès mon arrivée...je suis très mal accueillie. Ses collègues ne m’acceptent pas ...en effet, je ne peux pas prendre la place de cette amie qu’elles aimaient beaucoup...pire ! Enceinte comme elle...Bravo l’Académie ! J’arrive dans un endroit terriblement affecté par cette absence, dans la classe même où je ressens constamment sa présence. 

    Machinalement, j’ouvre le tiroir du bureau et je tombe sur le seul objet qui y traine : sa photo…Je reste scotchée, incapable de faire un geste...j’ai l’impression de me voir ! je lui ressemble tellement ! Mêmes cheveux longs, même regard et expressions sur le visage...je ressens une vague glaciale courir le long de mon corps...

    Heureusement, il y a les enfants ! Je suis aussi là pour les soutenir...un jour, l’un d’eux s’approche de moi et tristement me demande :

    -        -  Toi aussi, maîtresse, tu vas mourir ??

    Waouh ! Je ne vais tout de même pas lui répondre que j’y pense aussi !!!... ses collègues ne se sont pas privées pour me raconter les circonstances de son départ : Tout allait bien ! C’est une embolie qui l’a emportée dix jours après la naissance...sans aucune raison !

    Le coup de grâce m’est donné par la maman de l’un de mes petits élèves...Constatant que mon ventre s’arrondissait pas mal, elle ne trouve rien de mieux que d’engager la conversation sur le sujet qui fâche :

    -        -  Les enfants  l’aimaient beaucoup cette institutrice....C’est très triste, mais vous savez, ça arrive plus souvent qu’on ne le croit !!

    Non ! Sans blague ! Ça rassure !!

    A ce stade, je suis terrorisée bien sûr, mais je me pose plusieurs questions :

    1-    1- Quelle était la probabilité que je remplace une personne qui venait de mourir ? Bon admettons…

    2-     2- Quelle probabilité qu’elle soit jeune ? et  qu’elle ait le même âge que moi ?

    3-      3- Quelle probabilité que ce soit à la naissance d’un enfant alors que je suis également enceinte ? (quoi qu’en dise cette mère d’élève !)

    4-     4 - Quelle probabilité qu’elle me ressemble et que comme par hasard je tombe sur sa photo

    5-     5 - Et puis d’abord : Elle n’a pas eu de congés de maternité cette femme ? il n’y avait personne pour la remplacer avant ? (cette question, c’est aujourd’hui que je me la pose…j’étais tellement atterrée à l’époque que je n’y avais même pas songé !!!)

    6-     6 - Et cette école ? le groupe scolaire où enseigne également l’autre sœur de mon père !!! la sœur d’Hélène !

    Je ne sais pas si cet épisode de ma vie avait pour but de renforcer ou au contraire diminuer cette peur panique de la mort que j’avais déjà eu dans mon enfance…il m’a néanmoins obligée à la regarder en face…mais dans quelles circonstances !!! Le fantôme d’Hélène était bel et bien là !

    Reste que cette angoisse qui ne m’a pas lâchée jusqu’à la naissance de ma fille n’a pas été sans conséquences sur les premiers jours de bébé et sur mon état général, tant physique que moral.

    Après la naissance, je me suis mise à compter les jours...Dix jours après, j’ai enfin commencé à respirer...

    Et ce n'est pas fini !!!!

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  • Bon dimanche à tout le monde,

    Noël n'est pas loin...les enfants ont déjà les yeux qui pétillent en regardant les vitrines et les catalogues de Noël

    Voilà pour eux un nouveau conte de Noël...et bientôt une nouvelle "lettre du Père-Noël " pour un enfant contenant un conte inédit

    *Demain ou après-demain suite de l'histoire "dans la peau d'une autre"

    Etoile de Noël

    L’étoile de Noël

       Ah !  La féérie des sapins de Noël ! Tous plus beaux les uns que les autres et décorés avec tant d’amour par les enfants et leurs parents. Je les vois briller de mille feux avec ces ampoules clignotantes, ces guirlandes dorées, ces boules multicolores et cette magnifique étoile scintillante perchée au sommet.

    Noël sans eux perdrait sûrement une grande partie de son charme, n’est-ce-pas ? Mais savez-vous qu’ils ont aussi un pouvoir magique ? Non ? Alors, laissez-moi vous conter cette histoire :

      Il y a de cela de nombreuses années, une petite fille et son frère vivaient avec leur papa bucheron dans une maisonnette cachée au fin fond de la forêt. Afin que ses enfants puissent manger à leur faim, le père travaillait très dur toute la journée à  abattre, élaguer ou tailler les arbres pendant que les enfants allaient à l’école à l’autre bout de la forêt. Pour s’y rendre, Camille et Bernie longeaient un long sentier fort sombre. L’hiver, il y faisait si noir que les deux enfants se serraient l’un contre l’autre, une petite lampe à la main, pour ne pas s’aventurer en dehors du chemin, mais aussi pour se réchauffer. Il faut bien avouer qu’ils avaient un peu peur …et souvent très froid malgré leur grosse doudoune toute douce.

       Le soir, quand ils rentraient dans la chaumière, leur papa  leur préparait un grand bol de chocolat chaud qu’ils avalaient avec grand plaisir. C’était,  pour cette petite famille un grand moment de tendresse, celui ou chacun racontait sa journée aux deux autres. Depuis que leur maman était partie pour un très long voyage dans les nuages (c’est ce que Papa avait dit !), les enfants avaient pris l’habitude de discuter à l’heure du goûter et chacun évoquait ses chagrins, ses peurs et les petits bonheurs de la journée. Leur vie se déroulait ainsi, paisible et sans réelle surprise…ils n’étaient pas très riches, mais ils se contentaient de ce que la vie leur offrait…

    Il leur manquait bien quelque chose cependant…mais ça, Camille et Bernie le gardaient enfoui au fond de leur cœur et n’en disaient jamais rien à leur papa qui faisait tellement d’efforts pour les rendre aussi heureux que possible.

         Un beau jour de décembre, alors qu’ils revenaient de l’école en chantant à tue-tête, ils aperçurent une biche qui traversait un bosquet dans le sous-bois.

    -        Oh ! un Bambi lança Bernie en s’aventurant dans la forêt  pour le voir de plus près.

    -        Reviens ! lui cria alors sa sœur ainée…tu vas te perdre dans cette broussaille… mais, malgré elle, elle le suivit.

    C’est alors que, sous leurs yeux ébahis, la biche laissa place à un nuage d’étoiles dans lequel apparut une …une…mais oui, c’est bien ça ! une fée extraordinaire, gracieuse, aérienne, presque transparente, enveloppée d’un voile vert pâle et coiffée d’une sorte d’étoile lumineuse….les enfants immobiles retinrent leur souffle jusqu’à ce que la fée s’adresse à eux d’une voix très douce :

    -        Vous êtes Camille et Bernie n’est-ce-pas ? eh bien moi, je suis la fée de la forêt et  je m’appelle Aurore. Je suis ici pour conseiller les bucherons et les aider à couper les plus beaux sapins de cette sapinière. Chacun trouvera sa place dans une habitation pour y apporter l’esprit de Noël.

    Tandis qu’elle parlait, sa voix douce et chaleureuse enveloppa la forêt d’un voile imaginaire et fit place à un merveilleux chant qui s’éleva dans les airs. Des milliers de notes de musique s’échappèrent ensuite des sapins pour composer la plus ravissante des mélodies. 

    -        Ces sapins sont magiques, poursuivit la fée en soufflant délicatement dans la paume de sa main pour les recouvrir d’une fine couche de minuscules flocons blancs.

    -        Oh ! il neige ! s’exclama Bernie

    -        Oui, rentrez vite chez vous. Votre papa vous attend pour décorer le sapin qu’il est venu couper cet après-midi. Lorsque vous y accrocherez guirlandes et miniatures, ajoutez-y cette étoile que vous placerez au sommet.

    Aurore leur tendit alors une étoile d’argent si brillante qu’elle éclairait mille fois plus que leur petite lampe de poche.  Elle ajouta seulement :

    -        Confiez-lui le vœu que vous gardez bien au chaud dans votre coeur et je vous promets de le réaliser très vite.

    Aurore disparut aussitôt et les enfants reprirent le chemin de leur chaumière. Camille tenait précieusement le délicat présent dans le creux de ses mains et tous deux lui soufflèrent le vœu qu’ils avaient si longtemps tenu secret.

    Lorsqu’ils arrivèrent chez eux, tout en dégustant leur chocolat, ils racontèrent leur aventure à leur papa et leur demandèrent s’il connaissait la fée de la forêt

    -        Bien sûr que oui ! répondit-il tranquillement en ajoutant qu’il ne fallait pas perdre de temps pour décorer le sapin et déposer leurs petits souliers au pied.

    Jamais un sapin ne parut plus beau que celui de Camille et Bernie cette année-là ...il semblait si heureux avec ses fils d’or et d’argent, ses pommes de pin peintes avec amour par les enfants et cette incroyable étoile scintillante qui coiffait sa tête !

        Le lendemain, les enfants découvrirent au pied du sapin un sachet de friandises et deux si beaux traineaux de bois que Papa Noël avait dû les confectionner lui-même....ils projetaient déjà une longue glissade sur la neige lorsque l’on frappa à la porte.

    Les enfants se précipitèrent pour ouvrir et reconnurent la fée de la forêt.

    -        Je vous présente Aurore, déclara leur papa, un large sourire éclairant son visage. Elle travaille dans la forêt avec moi depuis quelques mois, et comme elle est seule, je l’ai invitée à passer Noël avec nous. Vous êtes d’accord ?

    Pour toute réponse, les enfants se lancèrent un regard complice et leur bonheur résonna dans toute la maison....et même au-delà.

    Leur souhait était enfin exaucé ! leur papa souriait ! il était enfin  heureux !!

        Mon histoire est terminée...Rappelez-vous simplement que les objets que l’on choisit pour notre sapin de Noël ont un pouvoir magique

    Pensez-y quand vous le décorerez, n’oubliez pas d’y accrocher vos rêves. Tous vos rêves !

      

     

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  • Bonjour tout le monde,

    En attendant la suite de l'histoire racontée l'autre jour (cette terreur de petite fille) voici une anecdote beaucoup plus légère et charmante (et pourtant bien réelle!!!). je ne me lasse pas de me la remémorer !!!

    Bisatoussssssssssss

    léger...léger ...

    Des meubles en « bois plume »

        Enfin ! Ça y est, après bien des « galères », nous avons « notre chez nous ».

     Avec les quatre enfants (la petite dernière vient de naître), nous venons d’emménager dans une grande maison entourée d’un beau jardin paysagé, et qui plus est, dans un quartier très agréable….tout près de l’endroit où j’ai passé mon enfance. Que demander de mieux. Rien, c’est le bonheur !

    Mais le travail ne manque pas. A peine rentrés dans cette maison, nous décidons de faire quelques travaux de décoration…c’est vrai que de ce côté, il y a de quoi faire.

    Méthodiquement, on s’attaque d’abord aux chambres des enfants, et plus précisément la chambre de Nono. Située dans la toute nouvelle extension de la maison, cette pièce ne présente pas trop de difficultés. Après avoir recouvert le sol d’une épaisse moquette bleue (ben oui, c’était la mode dans les années 70 !…bienvenue à nos amis acariens !), on choisit une jolie tapisserie, un papier peint blanc rehaussé de quelques lignes horizontales colorées, assez moderne ma foi (toujours à la même période, cela s’entend), et surtout sans raccords (nous ne sommes qu’aux balbutiements de nos talents de bricoleurs !!).

    Allez, c’est le jour J. Tout le matériel est prêt : les rouleaux, la colle, une grande règle, un crayon de papier, une équerre…

    On commence à prendre des mesures, on s’installe dans la cuisine, plus pratique, et c’est parti !…Premier lai, on coupe, on encolle sur la table. On remonte à l’étage, on longe le long couloir avec le lai dans les bras, on entre dans la chambre, et on pose …Facile !!

     Allez, au suivant, même chose, on coupe, on encolle et on remonte dans la chambre, on juxtapose les côtés et on passe un chiffon pour lisser ….pas mal !

    Pendant tout ce temps, notre bout de chou reste assise au milieu de sa chambre et joue tranquillement avec ses puzzles…tellement absorbée qu’elle ne lève même pas les yeux pour regarder les transformations qui commencent tout autour d’elle….

    De notre côté, tout se passe bien. Nous avons déjà terminé un mur et il nous faut  ramener la grosse armoire au milieu de la pièce si l’on veut tapisser derrière. Un peu fainéants, on décide de la changer de place sans la vider. Pas facile, facile, mais en s’y prenant à plusieurs fois, on arrive tant bien que mal à la décoller du mur et la tirer petit à petit vers le centre de la pièce…Ouf ! Ça c’est fait !! Nono, ne bouge toujours pas et continue à jouer sans bruit, comme si elle était seule dans la pièce…A-t-elle seulement vu qu’on venait de réduire son champ d’activité ???

    Une heure plus tard, le mur est tapissé…on s’éloigne un peu pour voir, et il faut bien avouer qu’on est assez fiers de nous. On se débrouille comme des chefs !

    Allez, on remet l’armoire à sa place! On essaie de la faire glisser, niet ! Il ne faut pas oublier  la moquette ! Bref, pas évident du tout. Vive le parquet ciré !! On fait une deuxième tentative, pas mieux… On renonce cette fois-ci, on verra ça tout à l’heure,  la fatigue commence à se faire ressentir quelque peu.

    -          - Et si on faisait une petite pause ? on l’a bien méritée non ?

    On redescend et on prend quelques minutes autour d’un petit café entre les bouts de rouleaux et la colle qui recouvre la table….

    Allez, on y retourne avec l’intention cette fois de vider l’armoire avant de la déplacer …il ne faut tout de même pas exagérer.

    On entre dans la chambre et ce que l’on découvre nous cloue sur place. On se regarde sans rien comprendre.

     Nono est toujours au même endroit, tranquille, avec ses mêmes jeux, et ne prête toujours aucune attention à notre arrivée….Derrière elle, l’armoire est à nouveau à sa place, tout contre le mur !!!

    -          -  « ôte-moi d’un doute…c’est bien un café que l’on a pris ?  On n’avait pas bougé l’armoire avant de descendre ?

    Ce n’est tout de même pas imaginable d’avoir oublié tous les deux ce que l’on a fait avant de prendre cette petite pause.

    Naïvement, sans même réfléchir à ce que je dis, je pose cette question stupide à ma fille de six ans:

    -          - « C’est toi Nono qui a remis l’armoire à sa place »

    Elle lève la tête, me regarde et répond simplement, comme une évidence :

    -         -  « oui » et retourne à ses occupations.

    Ben voyons !!!!!

    Cette histoire véridique fait toujours partie des anecdotes que l’on se raconte en famille…Le souvenir reste intact et nous n’avons toujours pas trouvé d’explication à ce phénomène…A mon avis, ce n’est quand même pas une enfant d’à peine vingt kilos qui a pu bouger cette armoire ! Ce n’est pas non plus l’armoire qui s’est déplacée seule !!!

    Une hallucination ? On aurait réussi à remettre l’armoire en place avant de descendre et on aurait oublié tous les deux ? Ce serait le plus plausible !!! Bizarre quand même !! mais c’est, je pense, ce que tout le monde croira.

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  • Coucou les enfants...

    Çà y est, je l'ai, la lettre pour Lounis et Noah...Sans plus tarder, la voilà

     

    Lettre à Noah et Lounis

    Bien chers Lounis et Noah

         C’est un vrai plaisir de vous écrire aujourd’hui parce que j’ai vraiment beaucoup de choses à vous dire à tous les deux. Tout d’abord, je sais que vous êtes très mignons...Si, si !... Bien sûr, il vous arrive d’être un peu bruyants dans vos jeux (comme tous les enfants !), parfois de vous chamailler (comme tous les frères !) mais dans l’ensemble, vous êtes plutôt sages....ça, je l’ai vu de mon nuage ...là-bas, très haut dans le ciel....

    D’ailleurs, vos parents doivent être drôlement fiers de vous : De toi, Lounis pour ton travail très sérieux à l’école et pour tes progrès en football...C’est un régal de te voir taper dans le ballon ! 

    Fiers aussi de toi Noah pour ton application quand tu lis ou lorsque tu écris...et surtout pour tes magnifiques dessins....moi, je les aime beaucoup...

    Votre Mamy en a photographié de très beaux que vous avez faits tous les deux...Elle me les a donné ...ça m’a fait très plaisir. Merci les loulous.En les regardant, j’ai repensé à une petite histoire que je vais vous raconter aujourd’hui, rien que pour vous.

    Lettre à Noah et Lounis

    Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de faire la connaissance d’un adorable enfant, aussi blond que vous, vous êtes bruns,  et dont les longs cheveux bouclés me faisaient penser à un ange. J’ai tout de suite été surpris de lire dans ses yeux clairs une légère mélancolie. Alors, bien sûr, de mon nuage, je le suivais partout où il allait et je l’observais. C’est ainsi que j’ai compris qu’il était terriblement seul. ...Il vivait dans un chalet perdu dans la montagne et il devait faire plusieurs kilomètres chaque matin pour aller dans une école dans la ville la plus proche, mais aussi, la plus grise qu’il ait jamais connue. Il parlait peu avec les autres et il était si secret, si discret que personne ne faisait attention à lui. Il n’avait pas d’amis, mais la solitude ne le gênait pas puisqu’il avait la chance d’avoir comme compagnon, un charmant  bichon  blanc qu’il promenait dans chaque recoin de la montagne.

    Il n’était pas du genre à rester enfermé dans sa chambre des heures entières à jouer à la console ou sur une tablette…Non, non, non…il courait sur les sentiers et dans les champs, cueillait des bouquets de fleurs pour sa maman et s’asseyait souvent à l’ombre des grands mélèzes pour admirer le paysage. Comme il l’aimait sa montagne ! Tout autour de lui, le spectacle apportait quelque chose de magique dans son cœur. A chaque saison le décor se transformait, les couleurs changeaient constamment passant du vert à toutes les nuances de jaunes, rouges, et doré, puis au blanc lorsque l’hiver recouvrait les arbres et les collines de son épais manteau. Il aimait guetter les chamois qui surgissaient parfois et les marmottes qui pointaient le bout de leur nez…mais surtout il aimait écouter le chant des oiseaux et admirer le vol des rapaces au-dessus des sommets.

    Bref, il se plaisait beaucoup au milieu de cette nature qui l’environnait, et lorsqu’il s’était bien rempli les poumons de la fraicheur de l’air, les yeux de toute cette splendeur, les oreilles de la musique alpine et le nez des senteurs mêlant la résine des pins et le parfum des fleurs, il appelait son chien pour rentrer dans son chalet. Pendant qu’il gambadait dans l’herbe en aboyant joyeusement, il s’attardait un peu pour cueillir un bouquet de gentianes et quelques edelweiss.

    A l’approche de Noël, sa maman lui a demandé de m’écrire une lettre pour me commander quelque chose qui lui ferait plaisir. Il a haussé les épaules, et lui a répondu qu’il n’avait besoin de rien de plus…

    Pourtant, j’avais lu bien lu que dans son regard il manquait une petite lueur. Il semblait heureux, certes, mais il ne pouvait rien partager avec personne d’autre que son chien…

    Alors, je lui ai apporté une boite de crayons de couleurs à laquelle j’ai ajouté bien sûr une touche de magie.

    Le petit garçon a d’abord été surpris, puis s’est tout de suite mis à dessiner…et plus il traçait des motifs sur sa feuille de dessin, plus il avait envie de retranscrire ce qui l’émerveillait dans la journée…il réalisa ainsi de merveilleux croquis, des dessins qui rattrapaient la réalité.

    Un jour, alors qu’il courrait sur le chemin de l’école, son cartable tomba sur le sol et ses dessins s’éparpillèrent autour de lui. Tout le monde se précipita pour les regarder. Il raconta à ses petits camarades qu’ils représentaient ce qu’il vivait chaque jour…Autour de lui, tout le monde s’était réuni pour écouter ses récits. Depuis ce « petit incident », il avait  enfin réussi à  partager son bonheur de vivre dans son « petit coin de paradis » avec ses nouveaux amis…à travers le dessin, oui, mais aussi en les invitant chez lui …

    J’ai enfin pu découvrir chez lui quelque chose de nouveau : une lueur intense au fond des yeux…

    Lettre à Noah et Lounis

     

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  • Coucou....

    Oups ! le Père-Noël à oublié de me donner la lettre qu'il destine à Lounis et Noah...Sûr, je l'aurai demain....

    Alors, voici pour vous faire attendre, l'un des contes de Noël qui vous a bien plu l'an dernier....Sortez vos mouchoirs

    Bizatousssssssssssss

    PS : super dessin de mon ti-neveu

    la petite danseuse...

    La petite danseuse étoile et le pompier

         Quelle était jolie Marie avec ses grands yeux bleus en amande et ses longs cheveux blonds tirés en arrière, emprisonnés dans un diadème …Quelle grâce et quelle légèreté quand elle virevoltait sur la pointe des pieds dans son tutu blanc cousu de fils d’or et d’argent. On aurait dit une frêle libellule qui voletait au-dessus d’un lac.

       Toute petite déjà, elle rêvait d’être danseuse et ne manquait jamais un cours à l’école de danse où sa maman l’avait inscrite. Elle étonnait ses professeurs qui n’avaient aucun mal à lui enseigner les pas les plus compliqués et les plus difficiles à réaliser, et ils ne tardèrent pas à  lui demander de plus en plus de concentration et de discipline. Cette petite avait un don qu’il fallait exploiter au maximum.

       Marie ne reculait devant aucun effort et elle travaillait sans relâche. Toujours souriante, elle réalisait des prouesses sans jamais se plaindre, si bien que très vite, elle fit ses premiers pas sur scène à l’opéra de Paris comme « Petit rat ».

        Là encore, il lui fallut plusieurs années d’un travail acharné et continu, de souffrances physiques même. Elle devait toujours aller au-delà de ses capacités pour atteindre la perfection absolue.

        Mais rien ne l’arrêtait…Ce qui comptait pour elle et surtout pour ses professeurs, c’est qu’elle devienne une « danseuse étoile ». Ce qui finit bien sûr par arriver.

       On  la réclamait alors dans toutes les villes de France et de l’étranger et elle enchaînait les galas avec grâce sans jamais se lasser. Passionnée et apparemment infatigable, elle était capable de danser à Marseille un soir et de s’envoler pour l’île de la Réunion au petit matin…juste pour un spectacle... et le plaisir de danser.

        Toujours à la recherche d’une performance idéale, elle finit par ne plus penser qu’à la danse, sans tenir compte d’une petite douleur apparue un beau jour au niveau de sa cheville, une sensation bizarre qui l’accompagnait de plus en plus souvent lors de ses nombreux galas et qui parfois même la  réveillait en pleine nuit.

        Mais voilà ! Ce qui devait arriver arriva : un beau jour d’été, lors d’une représentation du « Lac des Cygnes » de Rudolf  Noureev sur une grande scène parisienne, la petite ballerine, épuisée, s’effondra sur le sol avec une horrible fracture de la cheville. On entendit une énorme exclamation dans la salle tant la consternation était grande…Puis plus rien…le silence.

        Ce  jour-là… la petite danseuse étoile perdit son étoile…et tout autour d’elle sembla s’écrouler !!! Ses espoirs et ses rêves.  Ses larmes coulèrent lentement sur son visage et rien ne put les arrêter.

       Très pessimistes, les médecins ne comprirent pas vraiment son désarroi et lui conseillèrent de stopper net la danse, de choisir une autre carrière.

         Marie s’enferma dans sa tristesse et retourna dans sa famille avec ses parents et son jeune frère qui essayèrent en vain de la réconforter. Ils lui témoignèrent beaucoup d’affection et lui affirmèrent sans trop y croire eux-mêmes que sa douleur morale finirait par disparaître en même temps que sa douleur physique.

        Inconsolable, elle s’isola complètement pendant quelques temps et se dit que finalement rien ne pourrait plus jamais la rendre heureuse. Son sourire avait disparu, mais pas sa gentillesse…et elle chercha un nouvel emploi.

       Elle accepta un travail dans un grand magasin de jouets en se disant que dans ce milieu, elle pourrait au moins rencontrer des enfants à qui elle pourrait donner un peu de sa tendresse. Elle les aimait tellement !

        Les jours passèrent, les semaines et puis les mois. Le printemps fit place à l’été, et l’été à l’automne. Dehors, les arbres prirent de jolies couleurs rouges, oranges, ocres et marron et les feuilles tombèrent une à une en tournoyant sur le sol…Marie regardait le spectacle de sa fenêtre mais n’avait pas le cœur à s’attendrir sur tant de beauté ! Elle souffrait toujours de sa cheville et ne sortait jamais sans ses béquilles.

    Quelques temps plus tard, ces mêmes arbres se retrouvèrent complètement dénudés et le ciel gris annonçait un hiver précoce. La neige se mit à tomber et les arbres s’emmitouflèrent dans un épais manteau blanc…Noël approchait.

         Les bûcherons allèrent couper de jolis sapins pour décorer les maisons et les appartements. Ils s’enfoncèrent le plus loin possible dans la forêt à la quête du plus grand, du plus beau, du plus majestueux des arbres. Quand ils le virent, ils l’abattirent avec leur hache avec la plus grande des délicatesses et l’installèrent sur la grande place du village.

     Les habitants le découvrirent avec bonheur et s’empressèrent d’apporter de quoi le décorer. Les uns revenaient chargés de guirlandes multicolores, d’autres de boules scintillantes ou de bougies,  d’autres encore de friandises et de fruits qu’ils disposèrent sur les branches du grand sapin.

          Les parents de Marie lui demandèrent si elle voulait elle aussi participer à ce grand événement et elle accepta en dissimulant sa souffrance au fond de son cœur. Elle accrocha elle-même  une grande quantité de petits jouets entre les aiguilles de l’arbre de Noël.

       La veille du grand jour, tout le village se rassembla au pied du grand sapin pour chanter Noël, jouer, raconter des histoires, et passer un bon moment ensemble avant de réveillonner en famille. Les enfants firent une grande farandole autour de l’arbre et les grands les regardèrent s’amuser et rire avant l’arrivée du Père Noël.

        Un peu en retrait, Marie contemplait le spectacle tout en fixant l’étoile retenue à la cime du sapin. Ses yeux se remplirent de larmes et tous les habitants tournèrent vers elle leur attention. Ils comprirent son chagrin et d’un commun accord, pour lui changer les idées, ils lui demandèrent d’allumer les bougies placées sur l’extrémité des branches, avant de terminer la soirée sur une dernière chanson.

       Le spectacle était fabuleux et chacun resta un moment sans voix, émerveillé par tant d’éclat et de splendeur…

        Soudain, l’une des bougies se décrocha, tomba sur la branche du dessous qu’elle enflamma…le feu se propagea à une vitesse incroyable sans que personne ne put faire quoi que ce soit…On entendit des cris venant de toutes parts, des plaintes…et ce fut le branle-bas de combat. Tous les habitants se sauvèrent en attrapant la main des enfants qu’ils entraînèrent le plus rapidement possible dans la salle municipale ou un chocolat chaud et une brioche les attendaient.

         Seule au milieu de la place, Marie contemplait la scène en  observant au sommet de l’arbre l’étoile brillante qui scintillait de plus en plus sous l’effet des flammes, et elle resta immobile sans se soucier du danger qui déjà la menaçait.

        C’est alors qu’un pompier venu de nulle part, fit son apparition avec son camion. Il s’empressa d’éteindre les flammes avec sa lance, jeta un coup d’œil rapide en direction de Marie et déploya sa grande échelle pour aller cueillir l’étoile. Il l’attrapa doucement et descendit les barreaux très lentement. Il s’approcha alors de la petite danseuse pour  lui déposer son présent au creux de la main.

         Marie sentit alors une immense chaleur l’envahir et elle dévisagea l’homme tout habillé de rouge qui venait de lui offrir ce cadeau. Elle  comprit aussitôt qu’il ne s’agissait pas seulement d’un pompier…il semblait très âgé et portait une immense barbe blanche. Ses yeux souriaient et elle lui rendit son sourire…. Puis, avant même qu’elle ait pu le remercier, il disparut comme il était venu.

        C’est à ce moment précis que tous les habitants se rendirent compte que Marie ne les avait pas suivis et qu’ils se dirigèrent vers les fenêtres de la salle municipale pour l’appeler.

    A leur grande surprise, ils virent le sapin à nouveau joliment décoré comme si rien ne s’était passé. Il semblait même plus beau qu’avant avec de longs fils d’or qui l'enveloppaient et des paillettes argentées qui brillaient de mille feux…A ses pieds, des centaines de cadeaux emballés dans de jolis papiers chamarrés et ornés de gros rubans rouges et bleus, attendaient les enfants…

    Mais le plus incroyable se produisit alors, les laissant muets d’admiration : La neige commençait à virevolter dans le ciel et avec elle, une gracieuse danseuse étoile, légère comme une plume évoluait en réalisant de magnifiques pirouettes sur le tapis blanc qui déjà recouvrait le sol.

      

     

     

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