• Belle journée à toutes et à tous sarcastic ,

    Quelques jours "entre parenthèses" durant lesquels vous pourrez découvrir les aventures du "Ninnin", un doudou abandonné qui revit dans sa prison les belles journées qu'il a vécues avec son ami Nicolas...

    Sur quelques jours, l'histoire en entier avec les illustrations originales et "EN COULEUR" (le livre a été publié par les éditions le Manuscrit avec des dessins en noir et blanc : très moche!!)

    Aujourd’hui : début de l'histoire avec de très belles illustrations réalisées par les élèves de Véronique en arts plastiques (Souryl, Romain, Léa, Solène, Lola et Elias)

     

     

    Le Ninnin

        En ce premier jour de l’année 2006, Nicolas décide, comme ça, d’un seul coup, qu’il n’a plus besoin de son « ninnin «.

         Il attrape donc sa grosse souris grise qui dort encore paisiblement sur son lit et la range dans l’un des tiroirs de sa commode avec la ferme intention de ne plus jamais y toucher.

      Pourquoi une telle idée lui est-elle passée par la tête ? On l’ignore. Ce que tout le monde sait en revanche, c’est que Mimi, la grosse souris grise avec des moustaches à rallonges n’a  jamais quitté Nicolas…(et ce, depuis le jour où sa marraine lui en a fait cadeau ) pour dormir, pour manger, pour se promener, pour aller à l’école…et même pour prendre son bain.

    Il la trimballait toujours avec lui, la tenant fermement dans sa petite main par le bout de sa longue longue queue, laissant bien souvent traîner sa malheureuse tête sur le sol. C’est d’ailleurs pour cela que son nez est à présent tout aplati et tout rafistolé.

      En attendant, Mimi a atterri ce matin au fond d’un tiroir sombre, au même rang que les chaussettes de laine, les bodies,  et les  slips « petit bateau » de Nicolas.

    Ouf !! S’écrie Mimi, enfin soulagée ! Il était temps ! Je commençais à avoir sérieusement mal à la tête et ma queue est toute endolorie à force d’être pincée. Me voilà libre.

    Enfin presque. Il faut juste que je me débarrasse de tous ces vêtements qui m’étouffent et que je sorte de ce tiroir…mais, comment faire ?

    Mimi réfléchit un instant et se dit qu’il suffit d’attendre patiemment que la maman de Nicolas vienne ouvrir la porte du tiroir pour choisir les sous-vêtements de son « bébé chéri » … et qu’elle oublie de le fermer, comme d’habitude. Elle ne reviendra qu’après le bain pour ranger la chambre, cela lui laissera largement le temps de sortir discrètement…

    Ce que Mimi ne sait pas en revanche, c’est que l’endroit dans lequel Nicolas l’a jetée n’est plus utilisé depuis des lustres !!! Il s’agit du tiroir qui contient tous ses anciens vêtements, ceux qu’il n’utilise plus…c’est précisément pour cette raison qu’il l’a abandonnée ici…en attendant que sa maman fasse le vide !!!

    Voilà déjà huit jours que Mimi attend. Elle a d’abord pensé que la maman de Nicolas n’avait pas besoin de vêtements simplement parce qu’elle n’avait pas eu le temps de les ranger après sa dernière lessive, puis elle a songé que Nicolas était probablement parti en vacances, malgré le bruit qui lui parvenait aux oreilles…Enfin, elle a compris  que personne ne viendrait la délivrer de ce maudit tiroir, et elle a commencé à regretter le temps où Nicolas la traînait partout, même si son champ de vision ne s’arrêtait bien souvent qu’au parquet, au sol bitumé de la cour de récréation de l’école maternelle et à la pelouse du jardin…

     Tout au fond de son tiroir, elle tremble un peu, et ce n’est pas à cause du froid…en fait, elle a PEUR du noir !! Et nom d’un petit chat ! Qu’est ce qu’il fait noir là-dedans !!

    Elle se souvient pourtant que c’était à elle de rassurer Nicolas en toutes circonstances, et qu’elle le faisait de son mieux, ne laissant jamais paraître ses inquiétudes. Elle était toujours là pour recueillir ses larmes lorsque sa maman partait travailler le matin et qu’elle l’ « abandonnait » chez la nourrice avec un tas de monstres plus âgés que lui…elle était là aussi pour le consoler quand il se faisait gronder après une grosse bêtise, quand il était seul dans sa chambre ou justement, quand il avait peur du noir ou des araignées du jardin. Elle était toujours là, rassurante, tendre comme une caresse…

    Toute à ses pensées, petit à petit, Mimi se laisse bercer par tous les souvenirs qui la liaient à Nicolas. Quelle vie douce et paisible ! Quels bonheurs elle a vécu avec lui !!

    Elle se souvient de Mimi ( la petite souris à l’origine de son propre nom) et de Cricri qui venaient lui porter un cadeau quand il perdait une dent, des cloches qui camouflaient devant elle des bonbons de chocolats dans les arbres et de gros œufs de sucre toujours dans les mêmes cachettes du jardin, de sa mémorable rencontre avec le Père-Noël en personne, de ses journées à la plage… et même du jour où elle est tombée dans la mer et où elle est restée des heures à contempler les fonds marins en compagnie de son ami Willy …

    Pour oublier sa tristesse au fond de son horrible tiroir sombre, Mimi essaie de rassembler ses souvenirs. Comme dans un film, elle repasse en revue tous ces moments heureux où la joie de vivre était si naturelle, essayant de ne laisser échapper aucun détail, aucune sensation, se raccrochant à eux comme à une bouée de sauvetage, comme à un dernier espoir de revoir Nicolas, ou simplement d’être délivrée de cet espace sombre et étouffant.

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Belle journée à toutes et à tous sarcastic,

    Dans quelques jours, à peine quinze, le printemps viendra nous rendre visite pour une longue période....Pour l'accueillir voici un petit texte:

    Monsieur Printemps

    Monsieur printemps

        Après une longue nuit de sommeil, monsieur Printemps ouvre timidement les yeux. Il s’étire longuement et sort de son lit, un charmant ruisseau qui serpente gaiement entre les roseaux et les grosses pierres luisantes.  A son réveil, il écoute  la musique relaxante du clapotis de l’eau et de la cascade  qui s’élance et s’écoule entre les roches brunes. Accompagnés par cette douce mélodie, mésanges, rossignols  et passereaux se mettent  à gazouiller et chanter leur hymne à la nature pour le saluer. Amusés par cette chorale improvisée, grenouilles et crapauds sautent sur les larges feuilles d’un nénuphar et  se joignent à eux avec entrain.

    A peine levé, monsieur Printemps  s’habille de couleurs fraîches,  pastel ou vives. Chênes, bouleaux, saules, peupliers et ormes  se couvrent alors de bourgeons colorés et de feuilles frissonnantes de toutes les nuances de vert. Les cerisiers, amandiers, pruniers et autres arbres fruitiers se parent de fleurs roses et blanches délicieusement parfumées, tandis que les  Jacinthes, jonquilles, narcisses et primevères lèvent la tête  pour offrir leur plus joli sourire au soleil en ouvrant largement leurs corolles.

    Pour se coiffer, monsieur Printemps se laisse bercer par une brise légère ébouriffant tendrement les champs de coquelicots rougeoyants,  de  tulipes multicolores et de colza d’un joli jaune intense.

    Ainsi paré, Monsieur Printemps ajoute sa touche finale sur son costume en s’accompagnant d’abeilles voletant de fleur en fleur pour butiner, de papillons aux ailes délicates, de coccinelles et d’une ribambelle de bébés animaux.

    C’est alors que d’un pas léger et d’humeur joyeuse, il s’invite dans chaque demeure et dans le cœur de chacun pour chasser la morosité de monsieur Hiver et apporter  joie de vivre, vitalité et bonheur.

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Bonjour tout le monde sarcastic ,

    Petite expérience avec quatre de mes loulous : Écrire une histoire ensemble…Très amusant !

    D’abord Lounis se dit que c’est impossible « parce qu’on n’aura pas les mêmes idées ! »...je lui réponds que  « C’est ça qui va être intéressant ! On essaie ?»

    Lounis (8ans), Alexandre (6 ans), Noah (5 ans) et Gabriel (4ans) sont plein de bonne volonté...Ils se lancent, d’abord septiques, puis à fond dans l’histoire !

    Et c’est parti !  Attention ! Ça déménage !

    En "blouge" et en italique, les petites réflexions des enfants …trop drôle !

    illustration : dessin de Gabriel

     

    Jean-Pierre et le loup

     

    Il était une fois un petit garçon qui se promenait dans la ville... Il acheta une salade, une pomme de terre et plein d’autres choses... et il rentre chez lui.

    -          - Comment s’appelle-t-il ce petit garçon ?

    -          _ Jean-Pierre, propose Lounis

    -         _  Oh oui, ça c’est bien Jean-Pierre, lance gaiement Alexandre...et nous continuons sur notre lancée :

    Il fait une salade...Il entend un bruit :

    Ah hou ou ou ou !!

    C’est le loup !

    Il entre par la fenêtre

    Jean- Pierre regarde partout, même dans les coins...et dans l’escalier.

    Et soudain, le loup surgit du haut de l’escalier, et il le mange d’un coup (Alexandre)

    -          _ Mais non ! s’insurge Gabriel, il ne peut pas le manger d’un coup !! On va dire plutôt « il va essayer de le manger ! »

    Donc, le petit garçon, quand il voit le loup arriver, saute par la rambarde et se sauve... et il appelle le chasseur.

    -          _ Et c’est déjà bien, termine Lounis en regardant ce que j’ai écrit... elle est longue notre histoire.

    Partager via Gmail Yahoo!

    2 commentaires
  • Belle journée à toutes et à tous sarcastic ,

    Voici une nouvelle énigme. Le Cékoidonk n° 8

    De quoi s'agit-il ? où se trouve ce genre d'édifice et à quoi peut-il bien servir ??

    Que de questions !

    Un indice : on reste un peu sur l'Ile de la Réunion, histoire de se réchauffer un peu en attendant le printemps.

    Cékoidonk n° 8

     

    Solution du Cékoidonk n° 7 (mardi dernier):

    Maëlle et Zig étaient très près de la réponse, puisqu'il s'agissait de larves de guêpes grillées, très prisées sur l'Ile de la Réunion....Elles font même partie de la cuisine locale.

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    2 commentaires
  • Belle journée à toutes et à tous sarcastic

    Histoire étrange ! plus qu'étrange même...

    Cette "anecdote" n'est pas nouvelle, ni récente, mais elle a tellement modifié ma façon de "voir la vie" que j'ai envie de la rappeler aujourd’hui

    peut-être avez-vous déjà vécu un phénomène semblable ?

    une pierre

    Une pierre égarée !

        Nous sommes le 30 juillet 1987, quelques mois seulement après un terrible accident de voiture qui a emporté brutalement nos parents dans une rue de Nantes.

    Ce jour-là, comme chaque jour pendant l’été, je suis assise sur une plage de la côte bretonne, un lieu que j’affectionne particulièrement parce que j’y ai passé toutes mes vacances depuis mon enfance. Ce lieu, je le connais comme si j’y étais née. C’est là que je viens me ressourcer dès que je le peux, un lieu que j’aime parce qu’il me rappelle mes parents, nos longues journées sous un pommier, les interminables parties de tarot ou de belote dans la caravane ou nos escapades dans un canot breton pour relever les casiers et les filets dès l’aube. Je n’oublierai jamais non plus les incontournables retours de pêche où, invariablement nous devions tendre les filets pour ôter un à un les petits crabes entortillés dans les mailles…

    Toute à mes souvenirs, je m’aperçois que j’ai perdu l’aigue-marine de la bague que je porte à mon doigt, et quelle bague !!! La bague de fiançailles de ma mère ! Je suis très étonnée, très déçue et surtout terriblement en colère contre moi d’avoir perdu quelques mois seulement après l’avoir mise à mon doigt, cette pierre que ma mère a portée trente huit ans sans problème.

    Je cherche partout où je suis passée depuis le matin…rien ! Je refais le chemin en long, en large et en travers…rien ! Je retourne tous les petits trous de rochers ou j’ai cherché des palourdes la veille (au cas où je l’aurai perdue plus tôt que je ne l’imagine !)…évidemment, rien !!!

    Il semblerait que ma mère ait voulu reprendre sa pierre…dans ce lieu qu’elle affectionnait tant elle aussi !

    Pour me rassurer un peu, je me dis qu’il s’agit peut-être d’un signe et je revisite tous les souvenirs des moments heureux que j’ai passés avec mes parents sur le terrain qu’ils louaient à l’année et où nous passons encore nos vacances.

    Je commence par l’immense pommier qui a connu toutes nos histoires depuis notre enfance. Situé à la gauche du terrain, il était caché de la route et nous protégeait de tous les regards indiscrets et des intempéries. Sous ses branches, nous avions construit une petite « guitoune » pour abriter le frigo et la gazinière, et une grande table de bois nous rassemblait tous (ainsi que tous les amis de la famille) pour de longs repas et des discussions à rallonges. Je regarde sous la table, dans tous les recoins de la cabane et même au pied de l’arbre…rien !

    Tiens, mais c’est vrai, derrière elle, il doit rester un vieux casier abîmé par le temps…Je m’approche et ne découvre que les souvenirs des petites soles qui faisaient le régal des enfants, des gros dormeurs et même d’un sympathique homard que nous avions dégustés avec tant de gourmandise…et …je souris en y repensant…. Je me revois avec mon beau-frère le jour où nous nous sommes retrouvés assis sur le bord du canot breton, les jambes en l’air parce qu’un énorme congre venait d’atterrir à l’intérieur.

    Sur la plage, je reste des heures à écouter le murmure des vagues, je m’installe sur le rocher à tête de chien que j’ai choisi pour regarder le large et la côte…Piriac, ce si joli village où nous passions des heures à flâner dans ses ruelles, au marché et au  manège où nous emmenions les enfants pour de longues soirées – huit enfants et une dizaine de tours de manège chacun – quand j’y repense !!

    Bref, pendant trois jours, je ne pense qu’à rechercher cette pierre, je fouille partout, je me lève avec cette idée, déjeune avec elle, me couche avec elle et dors avec elle…mais rien ! Cela devient une véritable obsession ….

    Le troisième jour, je me réveille avec une seule pensée : mon frère, de retour d’un voyage au Népal,  a promis de venir nous voir…je l’attends avec impatience et me lève tôt pour aller faire quelques emplettes au marché, préparer un bon petit repas et organiser un peu son arrivée comme il se doit…et là ! Enfin, j’oublie un peu cette maudite pierre.

    Mon frère arrive enfin, et je ne pense qu’à écouter les récits incroyables de son voyage, me laissant un peu aller à la magie d’une telle aventure ! Ses longues randonnées dans les montagnes abruptes, ses rencontres avec les habitants dans des endroits oubliés du monde, pauvres, mais tellement humains : « Nous avons été reçus dans une famille qui nous a offert son bien modeste repas, ne gardant rien pour eux…nous étions gênés, mais ils insistaient » raconte-t-il «  quand nous sommes partis, nous avons voulu leur offrir quelque chose à notre tour, mais la seule chose qu’ils désiraient c’était que nous les prenions en photo afin de ne jamais les oublier « …J’avoue qu’à ce moment, ma pierre est bien loin, que son importance a bien disparue…Je m’en veux même de lui avoir accordé une telle importance au point d’avoir passé trois jours à la chercher. Les objets ont-ils plus de valeur que l’être humain ?

    -          - Je vous ai ramené un petit souvenir, annonce mon frère en nous présentant à ma sœur et moi deux magnifiques coffrets en pierre sculptée.

    Ma sœur ouvre son coffret et découvre à l’intérieur une ravissante bague qui lui va à ravir J’ouvre le mien et je reste bouche bée… Il contient quatre petites pierres, deux minuscules rubis rouges, une jolie pierre ovale blanche…et une aigue-marine…identique en tous points à celle que j’ai perdue (même coloris, même taille, mêmes ciselures, mêmes facettes…). En tremblant, je la pose sur la bague. Elle épouse parfaitement l’intérieur des griffes !!!!!

    -         -  « Quand l’as-tu achetée ? » Je pose cette question avant même de le remercier tant je suis ébahie.

    -          - « Il y a trois jours, juste avant de partir « me répond tranquillement mon frère…c’est-à- dire le jour même de la disparition de la pierre. L’heure était-elle la même. Est-ce un hasard ? Pourquoi a-t-il choisi une pierre plutôt qu’un gadget comme d’habitude ? et pourquoi cette pierre précisément ? de cette taille ? et pourquoi n’a-t-il pas inversé les cadeaux ? et pourquoi cette date ? et surtout…à des milliers de kilomètres de l’endroit où je me trouvais ???

    Que de questions ! Ne serait-ce pas seulement un genre de transmission de pensée ? un signe de l’au-delà ?

    Personnellement, je pense que ma mère a voulu récupérer sa pierre (trop chargée en émotions) pour m’en envoyer une qui serait bien à moi.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire