• Belle journée à toutes et à tous sarcastic,

    Doudou-souris-Mimi va enfin sortir de son tiroir .... vers quelle destination???

    Toujours les belles illustrations  des élèves de Véronique

    Demain, une nouvelle histoire : la cachette secrète"! et après-demain, surprise pour Alexandre!!!

    Le Ninnin - fin

    Mirabelle

         Perdue dans ses pensées, Mimi n’entendit pas la porte de la chambre s’ouvrir et des pas avancer vers le meuble où elle était enfermée.

          Le tiroir s’ouvrit brusquement et Mimi surprit la maman de Jérémy qui sortait tous les sous-vêtements du tiroir pour les entasser dans une caisse. Elle se sentit ensuite soulevée dans les airs :

    -        Qu’est-ce que tu fais là toi ? dit-elle alors avant d’appeler Nicolas

    -        J’ai retrouvé ton doudou, mon chéri !!! Il était dans tes vieux vêtements.

    -        Je ne l’ai pas perdu…je n’en veux plus. Je suis grand maintenant, je n’en ai plus besoin… lança-t-il avant de tourner les talons en chantant sa comptine préférée « Une souris verte qui courait dans l’herbe… »

    Mimi sentit une énorme douleur au creux de sa poitrine. Elle qui n’avait jamais versé une larme auparavant, se sentit si malheureuse que deux grosses gouttes d’eau sortirent malgré tout de ses yeux sans que Nicolas ne s’en aperçoive.

         A présent reléguée avec les vieux chiffons dans la caisse, elle se dit que sa vie de doudou est bel et bien finie, qu’elle ne reverrait plus jamais Nicolas, ni ses nouveaux amis.

        C’était vraiment mal connaître Willy et Mirabelle et les miracles qu’engendrent bien souvent une véritable amitié.

    Eh oui !!!

       Ne voyant plus Mimi sur la plage, Willy était allé trouver la jolie mouette blanche pour lui demander de la chercher…ce qu’elle fit en survolant la maison pendant de longues journées…jusqu’à ce jour où une caisse ouverte dans l’allée attira son attention.

        Elle l’ouvrit avec son bec et regarda à l’intérieur. En tirant quelques vieux vêtements hors de leur habitacle, elle vit Mimi posée négligemment sous un tee-shirt rouge.

    Le Ninnin - fin

        Elle se posa sur le bord de la boîte, regarda autour d’elle pour s’assurer que personne n’était dans les parages, et dans un grand éclat de rire, prit Mimi dans son bec, l’installa sur son dos et prit son envol.

         Mimi enfin libérée se laissa aller sur les ailes de Mirabelle, respira profondément comme elle n’avait pu le faire depuis bien longtemps, appréciant une fois de plus le plaisir de voler et de découvrir un paysage fabuleux.

        Arrivée sur la côte, la mouette s’envola au-dessus de l’océan et atterrit quelques minutes plus tard sur une petite île. Elle déposa Mimi dans un creux formé par les roches de la falaise et appela les autres mouettes qui lui firent une ovation. Jamais Mimi ne s’était sentie aussi émue.

    Willy arriva à son tour et s’adressa à elle :

    -        Tu es ici chez toi, lui dit-il, Mira et Bella, les deux bébés de Mirabelle t’attendent. Elles ont besoin de toi et de ta douceur, tu seras leur doudou maintenant.

    Mimi laissa à nouveau couler deux grosses larmes sur ses joues…des larmes de joie, cette fois-ci.

        Depuis, tous les jours, Mimi accompagne partout les deux petites mouettes, elle leur raconte son histoire, et parfois, elle les suit dans leurs essais pour voler. Combien de fois, s’est-elle retrouvée dans l’eau après un plongeon forcé, mais ça ne fait rien… ça l’amuse même, tellement elles sont rigolotes, surtout lorsqu’elles rient.

        Willy vient lui aussi discuter et jouer avec Mimi, et souvent, il leur arrive de nager ensemble entre les rochers pour découvrir les fonds marins.

       Un jour peut-être, elle ira jusqu’à la plage de galets roses avec Willy pour revoir Nicolas et ses cousins.

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  • Belle journée à toutes et à tous sarcastic

    Un peu de chaleur avec Doudou-souris- Mimi à la plage.

    Demain la fin du conte

    Et toujours les jolis dessins des élèves de Véronique.

    Le Ninnin - 5

    La  plage  de  galets 

            « J’aimerais tant revoir la plage de galets roses !!! » Se dit soudain Mimi, sans transition…la plage de galets roses, celle où Nicolas l’emmenait chaque fois qu’il passait ses vacances chez son oncle Benji et sa tante Ginou !!

           Mimi l’aimait tant et pourtant elle n’était pas toujours très heureuse lorsqu’elle restait de longues heures toute seule sur le sable brûlant, à la merci des poux de mer qui prenaient un malin plaisir à lui chatouiller le bout des oreilles pendant que Nicolas jouait avec ses cousins.

          Elle les voyait s’amuser comme des fous avec leur ballon, et les entendait s’esclaffer quand ils faisaient trempette dans l’eau fraîche. Combien de fois avait-elle eu envie de les rejoindre dans leurs jeux tandis qu’ils s’éclaboussaient, nageaient, sautaient dans les vagues ou roulaient sur le sable mouillé en poussant des petits cris aigus.

        Elle attendait sagement, jusqu’à l’instant précis  où, fatigué par ses nombreux bains, il s’asseyait près d’elle, l’attrapait et frottait ses oreilles sur sa joue tout en suçant son pouce.

         Parfois, il l’emmenait avec lui sur le sable humide pour construire un magnifique château avec Jérémy et Stanley. Il était généralement chargé de récolter les plus beaux galets et coquillages de la plage pour orner les tours, le pont-levis et l’entourage des ouvertures de la forteresse :

    « C’est la maison de Mimi » clamait-il en installant sa petite souris derrière une fenêtre…

        Comme elle était heureuse à ce moment-là !!! Elle se sentait si importante aux yeux de Nicolas que ces longues heures passées loin de lui s’évanouissaient enfin. 

         Elle était la petite reine du château, et pendant que les trois cousins retournaient auprès de leurs parents pour engloutir un beignet aux pommes ou un paquet de madeleines, elle avait tout son temps pour visiter et profiter de son palais, jouer et papoter avec Willy, le petit crabe rouge qui l’accompagnait souvent, ou se venger des poux de mer en les jetant dans les douves.

    Le Ninnin - 5

     Willy ??!! Mimi n’a pas oublié l'aventure qui lui avait permis de rencontrer son ami. Elle l’a connu un jour où l'équipée dans le château a bien failli tourner au drame…Mimi en frissonne encore.

         Elle s’était assise sur le petit trône de sable, attendant sagement que l’on vienne la chercher, et commençait à s’assoupir, lorsqu’une énorme vague s’abattit sur les murs du palais, emportant tout sur son passage, les coquillages, les galets roses…et Mimi que Nicolas avait encore oubliée, tout simplement.

        Comme par hasard, Mimi ne savait pas nager… personne ne lui avait appris évidemment. Alors, prise dans un tourbillon, elle se laissa ballotter comme un vieux chiffon et emporter par la marée.

         En l’espace de quelques minutes qui lui parurent une éternité, elle se retrouva toute seule au fond de l’eau, après s’être fracassé la tête contre un rocher.

         D’abord tout étourdie et complètement trempée (évidemment !!), Elle mit un certain temps avant d’oser bouger, puis, lentement, très lentement, elle se laissa guider par une certaine langueur qui régnait autour d’elle et elle ouvrit doucement les yeux.

         Ce qu’elle vit l’émerveilla malgré le froid qui l’enveloppait des pieds au bout des oreilles :

    Des poissons aux écailles colorées et brillantes se poursuivaient entre les rochers, évitant soigneusement de se blesser sur les fines épines des oursins qui les recouvraient, nageant au-dessus des algues vertes, contournant les anémones d’un blanc bleuté presque transparent, qui tendaient leurs longs tentacules en leur direction.

    « Comme j’aimerais jouer avec eux et me laisser bercer sur cette jolie fleur » songea Mimi.

    -        « N’y pense même pas ! » Lui dit aussitôt un petit crabe à la carapace rouge qui venait de sortir du sable tout près d’elle.

    -        Mais je n’ai pas parlé. Tu n’entends quand même pas ce que je pense !!  S’exclama-t-elle, stupéfaite et légèrement indignée.

    -        Bien sûr que si !! J’entends tout ce que les gens et les animaux pensent, et même les doudous des enfants. Je sais même que tu es ici  parce que tu as été abandonnée sur le sable et que la marée t’a amenée jusqu’à nous.

    -        Waouhhhhhhhhhh ! Tu en sais des choses. Tu es si jeune !!!

    Pour toute réponse, le petit crabe frotta doucement ses pinces contre un rocher avant de s’approcher vers elle

    Le Ninnin - 5

    -        Tu ne vas tout de même pas me pincer…je ne te veux aucun mal tu sais.

    -        Moi non plus, mais n’oublie pas que si je suis petit par la taille, je peux faire très mal avec mes pinces, c’est comme ça que je me défends…. Et pour en revenir aux anémones, n’espère pas te réfugier au cœur de cette fleur, elle refermerait ses tentacules sur toi et tu ne pourrais plus t’échapper.

    -        Ah bon ? Elle est pourtant si jolie…et tellement légère… Au fait, je m’appelle Mimi, et toi ?

    -        Je te connais déjà, tu sais. Je te vois souvent sur le sable. Un jour, le cousin Stanley m’a attrapé alors que j’étais en train de te regarder dans le château. Il m’a fait très mal à la patte, alors je l’ai pincé un tout petit peu pour lui faire peur, et il s’est mis à hurler de toutes ses forces en appelant sa maman et en me faisant valser à l’autre bout de la plage. J’ai encore très mal. Je ne suis pas prêt de l’oublier celui-là !!!

    Mimi sourit… elle se souvenait bien de cet épisode, et elle doit bien se l’avouer, elle avait beaucoup ri, pas pour les malheurs du petit crabe, mais en voyant la tête de Stanley…

    -        C’était toi ?

    -        Oui, et je m’appelle Willy

    -        A l’avenir, ne montre pas ton nez sur les rochers ou sur le sable quand les enfants sont là. Ils adorent ramasser les petits crabes comme toi !

    Mimi regarda autour d’elle, et un frisson la saisit lorsqu’elle songea que peut-être jamais elle ne reverrait Nicolas.

    -        Ne t’inquiète pas petite souris, tu le reverras ton Nicolas, tu n’es pas bien lourde et je peux te transporter sur mon dos jusqu’au sable sec, je ne vais pas te laisser là toute seule… mais avant, j’aimerais te faire visiter mon univers.

    Sitôt dit, sitôt fait, le petit crabe se glissa sous Mimi et la transporta lentement, très lentement, sur sa carapace, escaladant les rochers, glissant parfois sur une algue gluante et déambulant dans tous les renfoncements, en avançant bien sûr sur le côté, de gauche à droite et de droite à gauche.

    Soudain, il prit doucement Mimi entre ses pinces et l'entraîna dans un creux formé entre deux rochers :

    -        Que fais-tu Willy, pourquoi te caches-tu ?

    -        Je ne me cache pas, tu sais, je ne crains rien ici…à part, bien sûr, les enfants comme Stanley…mais regarde !! Tu vois le trou dans le rocher là ? C’est là que vit ma famille…tu viens avec moi ?

       Après avoir fait connaissance avec les parents de Willy et de toute une ribambelle de minuscules crabes, ses frères et sœurs, Mimi revint sur le sable sec, aidée bien sûr de son nouvel ami.

        Elle était sauvée, mais désespérément seule. Il faisait nuit et excepté un groupe de jeunes qui chantait et dansait autour d’un feu de camp à l’autre bout de la plage, il n’y avait plus personne à cet endroit.

       Elle entendit alors un grand rire qui venait du ciel. Elle leva les yeux et aperçut pour la première fois Mirabelle, la mouette rieuse qui devint elle aussi son amie durant les vacances d’été.

        Willy échangea quelques mots avec elle juste avant de disparaître à nouveau dans l’eau, et de laisser à Mirabelle le soin de prendre Mimi sur son dos pour la transporter jusqu’à la maison de l’oncle Benji. Quel plaisir de voler au-dessus de la côte et de voir tout le village d’un coup, les maisons microscopiques et le port grand comme un mouchoir de poche. Mimi était aux anges, et tant pis pour Nicolas, il aura raté tout le spectacle !!! Il n’avait qu’à pas la négliger comme ça !!!

     

     

     

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  • Belle journée à toutes et à tous sarcastic ,

    Un peu de vent...la pluie...la fin des vacances pour nos écoliers et collégiens...mais tout va bien, le printemps arrive dans quelques jours !

    Et voici la suite de l'histoire de doudou-souris-Mimi en présence des cloches de Pâques.

    Avec toujours les beaux dessins de Souryl, Romain, Léa, Solène, Lola et Elias.

    Le Ninnin - 4

     

    Les   Cloches

        Comme c’est étrange !!! Comment se fait-il que cet épisode avec le Père Noël évoque soudain à Mimi sa première aventure avec « les cloches » de Pâques ? Une nuit insolite, magique et même très amusante.

         Le plus drôle c’est que justement, personne ne les connaît les cloches !!! Tout le monde pense qu’il s’agit des grosses cloches des églises qui se taisent trois jours avant Pâques et qui partent à Rome pour voir le Pape. On raconte même que lorsqu’elles reviennent, elles sont chargées de minuscules œufs et de chocolats délicieux qu’elles cachent partout où il y a de la verdure et des arbres, dans les parcs et dans les jardins, parfois même dans les plantes vertes des appartements…

    C’est n’importe quoi !

    En fait, ce n’est pas du tout cela, et Mimi le sait bien. Elle a tout vu !!!

        En se remémorant cette péripétie, elle sourit…

         C’était par une belle nuit de printemps, très très tôt le matin, et comme par hasard, elle était toute seule sur la pelouse du jardin parce que Nicolas l’avait « oubliée » la veille…

    Le Ninnin - 4

      Tonton Benji était encore là avec tante Ginou, Jérémy et Stanley, comme tous les ans à la même époque. En fait son oncle, sa tante et ses cousins venaient chaque fois qu’il y avait une fête…

        Ils étaient arrivés le matin avec deux grandes valises et tout un tas de cadeaux. Il y avait eu beaucoup de bruit, de brouhaha et de blablabla parce que tout le monde voulait raconter quelque chose à propos des mauvaises notes de Stanley à l’école, des matchs de rugby de Jérémy qui jouait depuis six mois seulement mais qui revenait toujours couvert de boue et de bleus, du travail des parents, de papy et mamy qui devaient arriver le lendemain et patati, et patata…

       La seule chose qui avait attiré l’attention de Mimi, et pour cause, c’est que l’affreux Jérémy s’était moqué de Nicolas toute la journée parce qu’il emportait son « ninnin » partout. Il l’avait même « traité » de bébé. Vexé, il l’avait laissée dans le jardin comme si de rien n’était…mais Mimi savait elle, que Nicolas était malheureux au fond de son lit sans son doudou…

    -        Tant pis pour lui !! Bien fait !! Ça lui apprendra !! Ne cessait-elle de répéter toute seule dans la rosée qui recouvrait la pelouse, un petit peu en colère quand même !!! Et frigorifiée ! … C’est joli la rosée avec ses milliers de petites perles fines comme des larmes qui brillent dès que le soleil se lève…mais que c’est froid !!! Brr !

        N’empêche qu’en ouvrant les yeux ce matin-là, Mimi eut une énorme surprise. Elle était entourée d’une multitude de délicates fleurs multicolores, toute une gamme de bleues aux pétales arrondis, des jaunes avec le cœur rouge, des orange perchées sur de longues tiges vert émeraude et même des blanches tachetées de violet…et toutes possédaient une corolle en forme de petite cloche, comme les fleurs du muguet, mais en plus joli encore.

       Surprise, Mimi se demanda comment elles avaient pu pousser si vite sur la pelouse et s’épanouir ainsi en une seule nuit !

    Elle les observait du coin de l’œil, étonnée de les voir si nombreuses, si brillantes et si gracieuses, lorsque soudain, toutes se dressèrent sur leurs tiges fragiles, déployèrent leurs pétales et s’accordèrent pour former un chœur merveilleux. Accompagnées par le vent qui sifflotait une légère mélodie, elles chantaient en harmonie d’une voix claire et cristalline, un air d’une douceur infinie, et leur chant emplissait ses oreilles.

         Elle n’a jamais oublié les paroles de cette chanson, et c’est avec un immense plaisir qu’elle se mit à les fredonner au fond de sa « cachette » :

    « Dans le jardin nous sommes nées

    Dans  le jardin nous chanterons

    Dans le jardin nous danserons

    Dans le jardin nous sèmerons

    Dans le jardin nous cacherons

    Des friandises pour les petits »

       Pendant un long moment, Mimi se laissa bercer par le chant des clochettes. Une douce chaleur l’enveloppa et elle vit de ses propres yeux de doudou, un spectacle magnifique, magique.

    Le Ninnin - 4

    Les clochettes se détachèrent soudain de leurs tiges pour s’élever dans les airs, juste au-dessus de sa tête. Elles formèrent une immense ronde multicolore pour danser avec légèreté et souplesse un ballet qu’aucun chorégraphe n’aurait pu imaginer, même pas Kamel Ouali. Et, tandis qu’elles se trémoussaient avec grâce, une pluie de fines poussières dorées et argentées s’échappa de leurs cœurs comme un feu d’artifice pour se transformer en particules de plus en plus épaisses…et, mais oui, ces milliers de particules se rassemblèrent, se rapprochèrent et se lièrent pour devenir des œufs et d’innombrables petits sujets de sucre ou de chocolat.

         Au même moment, des dizaines de petits lapins arrivèrent des quatre coins du jardin encombrés de petits paniers d’osier et se précipitèrent sur les sucreries pour les envelopper de fins papiers dorés et de larges rubans de satin rouges et verts qu’ils sortirent de leurs mallettes.

         Encouragée par les clochettes qui dirigeaient les opérations, toute la ribambelle de petits lapins se mit à cacher soigneusement toutes ces friandises dans tous les recoins du jardin, dans la haie de lauriers roses, sur les branches du sapin bleu, derrière la grosse pierre plate où Nicolas a l’habitude de s’asseoir quand il est tout seul, dans le cabanon de bois, au creux du plus gros coquillage qui borde l’allée, et même dans le potager…

          Une fois le travail terminé, les délicates clochettes contemplèrent leur chef d’œuvre, et lorsque tout leur sembla parfait, elles s’évanouirent comme elles étaient venues.

    Encore sous le coup de l’émotion, comme dans un rêve, Mimi regarda autour d’elle…

    -        Comme c’est étrange, se dit-elle, jamais je n’aurai imaginé qu’il s’agissait de frêles petites fleurs aidées de petits lapins qui camouflaient les gros œufs de sucre et de chocolat dans les arbres du jardin !! Et comme c’est amusant, elles ont choisi les mêmes cachettes que l’an dernier…Bah ! Nicolas ne doit plus s’en souvenir, lui !

         Quelques minutes plus tard, de grands cris de joie arrivèrent jusqu’aux oreilles de Mimi. Les enfants venaient de se réveiller et elle savait que dans quelques instants, après le petit déjeuner, ils sortiraient tous dans le jardin à la recherche des friandises.

        Nicolas et Stanley apparurent les premiers, en pyjama de pilou et en baskets (ils n’avaient pas le droit de sortir avec leurs chaussons, et ce jour-là, comme par hasard, ils n’avaient pas oublié la consigne).

       - Mimi ! S’exclama Nicolas en prenant son doudou dans sa main, qu’est-ce que tu fais là ?

    Mimi ne répondit pas, bien sûr, mais discrètement, elle guida ses pas jusqu’aux cachettes où se trouvaient les plus gros œufs et la petite poule de chocolat blanc et noir.

        C’est vrai qu’il est un peu gourmand, Nicolas, se dit soudain Mimi en se retournant dans son tiroir !!! Et elle se mit à sourire en repensant au jour ou il l’a accusée, elle, d’avoir mangé tous ses chocolats.

       En attendant, elle est toujours là dans ce tiroir sombre.

    Le Ninnin - 4

     

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  • Belle journée à toutes et à tous sarcastic,

    Après l'épisode de la petite souris qui vient chercher les dents de lait des enfants, Mimi-doudou-souris replonge dans ses souvenirs et revoit sa rencontre mémorable avec le Père-Noël en personne...

    Et toujours les belles illustrations des élèves de Véronique...en couleurs ...et surtout:

    Un dessin inédit qui n'apparait pas dans le livre !!! (lequel????)

    Le    père   Noël

          L’un des meilleurs souvenirs de Mimi la grosse souris grise de Nicolas est sans doute sa première rencontre avec le Père Noël en personne.

    Non, non, ce n’était pas un soir de Noël justement. C’était bien longtemps avant.

    Un soir, Nicolas l’avait oubliée sur l’un des fauteuils en rotin du salon. Tout le monde dormait profondément dans la maison, et Mimi n’arrivait pas à fermer l’œil, surtout à cause de tonton Benji qui ronflait sur le canapé. Il était venu passer ses vacances ici avec tante Ginou et leurs deux fils Jérémy, l’aîné, le grand costaud, et Stanley qui avait juste six mois de plus que Nicolas (c’est d’ailleurs à cause de lui et de ses jeux bruyants qu’il l’avait lâchement oubliée sur le fauteuil !).

    Toujours est-il qu’en pleine nuit, Mimi fut surprise par un drôle de bruit, une sorte d’énorme glissade sur le toit, accompagnée du joyeux tintement de centaines de minuscules clochettes, une glissade suivie d’un lourd « pouf » ou plutôt « Paf », non ! Plutôt un gros « Patatras » ! :

    -        Saperlipopinette ! C’est tout cracra beurk dans cette cheminée ! S’écria alors un drôle de gros bonhomme rouge qui venait de tomber dans la cheminée et qui sautait sur place pour faire tomber la suie dont il était couvert des pieds à la tête!

    -        En voilà des façons d’entrer chez les gens ! Rétorqua Mimi, rouge elle aussi, mais de colère. Pourquoi ne frappez-vous pas à la porte…comme tout le monde ?

    -        Désolé, je ne t’avais pas vue, Mimi… Je me présente, je suis le Père-Noël !

    -        Ah ! … Et alors ?

    -        Tu n’as pas entendu parler de moi. Pourtant Nicolas m’a écrit une longue lettre.

    -         Ah bon ?

    -        Eh bien ! Ne restes pas plantée là à me regarder. Je suis venu parce que j’ai besoin de toi…mais, ne restons pas dans le salon, tonton Benji pourrait nous surprendre !

    Toujours sous le choc de la surprise, Mimi s’éloigna avec le Père-Noël en direction du jardin. Assise sur la pelouse, elle fit ainsi connaissance avec ce drôle de bonhomme un peu bourru, mais très gentil ma foi !

    - Le Père-Noël…le Père-Noël ??? Mais oui bien sûr, j’ai entendu parler de toi par Nicolas, je sais qu’il t’a écrit…mais, jamais je ne t’aurai imaginé aussi gro..and ! Et puis, il ne t’attend pas aujourd’hui !!

    -        Bien sûr que non. Et je compte sur toi pour ne rien lui révéler. Je fais toujours une première tournée pour m’assurer que les enfants sont bien sages comme ils le prétendent tous dans leur lettre…Je regarde aussi s’ils se sont bien brossé les dents avant de se coucher, si les jouets sont bien rangés …et pour les plus grands, je jette aussi un œil sur les carnets de notes et les cahiers pour m’assurer que les devoirs sont faits sérieusement, et…

    Les yeux ronds comme des soucoupes, Mimi lâcha un long soupir suivi d’un douloureux :    

      - Ohhhhhhhhhhhhhhh !!!  Eh bien, tu ne dois pas avoir beaucoup de travail le jour de Noël…et surtout, tu ne vas sûrement pas être surchargé cette année !!! Se lamenta-t-elle.

    -        Mais non !!! Je rigole, s’exclama dans un grand rire le père-noël. Je ne fais que vérifier les conduits de cheminée et toutes les ouvertures de la maison pour que mes petits lutins, ceux qui m’accompagnent le grand jour, puissent entrer facilement. Je viens aussi chercher les listes de cadeaux que les enfants ont oublié de m’envoyer, et, pour Nicolas, je viens vérifier sa lettre.

    -        Comment ça « vérifier sa lettre » s’emporta un peu Mimi, vexée d’imaginer que le Père Noël ne croyait pas les enfants.

    -        Ne sois pas aussi susceptible Mimi ! Quand je dis « vérifier » ce n’est pas ce que tu imagines, c’est seulement parce que je SAIS que bien souvent les enfants écrivent n’importe quoi (quand ils rédigent eux-mêmes leur lettre!), Parfois, ils écoutent leurs copains ou leurs parents, mais ce qu’ils demandent n’est pas forcément ce qu’ils désirent profondément, et moi, je veux leur apporter un jouet, un livre ou une chose à laquelle ils tiennent vraiment…tu comprends ?

    -        Oui, un peu… répondit Mimi, sans trop comprendre où voulait en venir ce drôle de bonhomme !!

    -        Je vais te donner un exemple. Un jour, il y a de cela très très très longtemps, une petite fille m’a simplement demandé une petite médaille pour sa poupée… sa maman a écrit la lettre, et elle n’a rien osé demander de plus … Rien de plus banal tu ne crois pas ? Pourtant, j’ai appris par son doudou, un gentil lapin gris, que cette enfant pleurait souvent parce qu’elle n’avait pas osé dire à sa maman d’ajouter une  chaînette pour l’accrocher autour de son cou. On lui disait souvent de ne pas être trop exigeante et elle pensait que c’était trop demander. Elle espérait très fort, mais sans y croire. Si tu avais vu la joie de cette fillette quand elle a découvert la médaille…et la chaîne dans son petit soulier !!!

    -        Ouah !! C’est une belle histoire, s’exclama Mimi.

    -        Oui, et tu comprends maintenant pourquoi j’ai tant besoin des doudous. Eux savent VRAIMENT ce qu’il y a au fond du cœur des tout-petits !!

    Un grand sourire apparut soudain sur le visage de Mimi,  ravie et visiblement touchée de voir que le Père-Noël avait non seulement besoin d’elle, mais lui faisait entièrement confiance sans la connaître (enfin, c’est ce qu’elle croyait !!!).

    -        C’est vrai que je le connais bien Nicolas. Je sais tout de suite quand il a de la peine, quand quelque chose le chagrine ou lorsqu’il est heureux. Je sais tout ce qu’il pense et je connais même tous ses rêves les plus fous…

    En évoquant ce face à face, Mimi laissa couler une petite larme sur ses joues… Oh oui ! Elle le connaît bien Nicolas, et pourtant, jamais elle n’aurait imaginé un seul instant qu’il l’abandonnerait un jour et qu’il la laisserait « moisir » dans cet horrible tiroir sombre !!

    Les souvenirs de cette première rencontre lui rappelèrent également la dernière en date, il y a seulement quelques semaines.

       Noël n’est pas si loin, et Nicolas ne sait pas que s’il a eu la belle surprise de voir un joli petit vélo rouge au pied du sapin, c’est bien un peu grâce à elle…et maintenant, il passe tout son temps sur son petit vélo, sans se soucier d’elle !!! C’est vraiment trop injuste !!!

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  • Belle journée à toutes et à tous sarcastic ,

    Mimi, doudou-souris est enfermée dans un tiroir...et, comme dans un film, revoit tous les bons moments qu'elle a passés avec Nicolas...Ses rencontres avec l'autre "Mimi", la petite souris qui vient chercher les dents de lait lui reviennent en mémoire...

    Avec toujours, les dessins en couleur des élèves de Véronique.

    Le Ninnin - 2

    Mimi et Cricri

    « Mon cher Nicolas,

    J’étais tout près de toi hier lorsque ta petite dent est tombée… Encore une fois, tu ne m’as pas vue, mais moi, j’étais drôlement fière de toi !! Tu n’as même pas pleuré, c’est tout juste si tu as ébauché une légère grimace en retroussant ton si joli nez, et j’ai bien failli éclater de rire. Tu es vraiment très courageux dis donc ! En plus, tu es super rigolo maintenant avec ce petit trou au beau milieu de ton sourire…on ne voit plus que lui !

    En tout cas, cette nuit, je suis venue avec Cricri pour chercher ta quenotte et nous ne l’avons pas trouvée sous ton oreiller. C’est ballot !!

    Il va falloir que tu attendes demain pour recevoir ton petit cadeau.

    Tu es  si mignon quand tu dors que je t’ai fait un gros bisou sur le front avant de me sauver vite fait dans ma cachette. A demain.

                                                          Mimi. »

     Mimi (le doudou) se mit à sourire en se souvenant de la tête de Nicolas lorsqu’il découvrit cette lettre sous son oreiller. Jamais elle ne l’avait vu sauter aussi vite de son lit en brandissant sa lettre à bout de bras et en criant :

    -Maman, maman, il y a une lettre sous mon oreiller… !!!

    -        Oh ! Mais c’est une lettre de la petite souris mon chéri !! tu sais hier, lorsque ta dent est tombée, je t’ai dit qu’en arrivant à la maison, on allait l’envelopper dans un joli papier doré pour la mettre sous ton oreiller…

    -        Oui…et puis on a oublié !! Mais c’est quoi, cette lettre ?

    -        J’aurai dû t’expliquer…

    -        Expliquer quoi ?  Que ma petite souris sait écrire ?

    -        Non ! Pas ton doudou !! c’est une autre souris, une vraie...

    Assis sur les genoux de sa maman, Nicolas serrait bien fort son doudou dans sa main, et les yeux ronds comme des soucoupes, levés vers sa maman, il écoutait, sa petite bouche entrouverte, l’histoire incroyable de Mimi et de Cricri.

    Tout le monde la connaît cette histoire ! Est-il vraiment utile que je la raconte encore une fois ? Non !!!

     Mimi, le doudou, ne la connaissait pas à ce moment là ! (Nicolas non plus d’ailleurs !), et, au fond de son tiroir, elle aurait bien envie de la revoir cette petite souris !!! Ne serait-ce que pour qu’elle l’aide à sortir de sa prison !

    Le Ninnin - 2

    Chacun sait en effet que dans chaque maison, chaque appartement, chaque chaumière, chaque cabane, même au fond de la forêt ou au sommet des montagnes, dans les caravanes et même dans les tentes de camping, vit une famille de souris…un papa, une maman et bien souvent toute une ribambelle de mignons souriceaux et d’adorables « souricettes », parfois même des grands-pères et des grands-mères. Elles sont minuscules et de couleur blanche, parfois grises ou bleues…ça dépend.

       Ces familles vivent dans une étroite cachette que personne ne connaît, et ne sortent que pour venir chercher les petites dents des enfants…celles qui tombent, pas les autres !!

    Certains disent qu’elles les grignotent la nuit et que l’on peut les entendre quand on a du mal à s’endormir, d’autres qu’elles s’en servent pour construire des palais dans un monde sous-terrain magnifique que personne n’a encore découvert. On a même entendu dire que les quenottes étaient transformées en jouets que le père-noël venait chercher la veille de Noël pour les apporter au pied des plus beaux sapins.

       Toujours est-il que chaque fois qu’un enfant perd une dent de lait, il doit l’envelopper dans un joli papier de soie ou d’argent et la mettre sous son oreiller pour en faire cadeau à la famille souris. Dans la nuit, sans bruit et sans jamais se faire voir, l’un des membres de la famille se faufile discrètement dans la chambre de l’enfant, grimpe sur le lit sans défroisser les draps, et tout doucement, se glisse sous l’oreiller pour prendre son cadeau. En échange, il laisse quelques pièces de monnaie, des friandises ou une surprise.

    Parfois, la petite souris vient accompagnée. C’est le cas pour Mimi (la vraie souris). Mimi (le doudou) se souvient parfaitement de son ami Cricri, le petit souriceau, et de sa gentillesse.

        Après avoir écouté la belle histoire de sa maman, Nicolas annonça solennellement qu’il appellerait désormais son doudou du même nom que la petite souris et il reprit sa longue lettre, la plia soigneusement et la rangea dans sa boite à trésors.

       Il attrapa ensuite la quenotte qui traînait au fond de sa poche et l'enferma dans un bout du papier soyeux qui enveloppait le croissant tout chaud que sa maman venait d’acheter pour son petit déjeuner. Il  laissa même quelques miettes pour la petite souris. Puis, afin de ne rien oublier, il mit le précieux paquet sous son oreiller.

          Toute sa journée fut ensuite ensoleillée à la seule pensée de Mimi et de Cricri… Curieux, il se demandait bien quelle serait l’heureuse surprise qu’il trouverait le lendemain à son  réveil.

    « Mon petit Nicolas,

         Cette fois,  j’ai bien trouvé ta dent sous ton oreiller, et je te remercie pour toute ma famille.

     Seulement aujourd’hui,  je suis venue seule parce que Cricri est malade et ne peut donc pas m’aider à porter ton cadeau. Je n’y arrive pas toute seule, c’est trop lourd, tu comprends ? Il a beaucoup de fièvre et il tousse beaucoup. Je te laisse parce que je dois aller m’occuper de lui pour le soigner. Mais, c’est promis, je reviendrai demain, avec lui.

    Tu es vraiment trop mignon quand tu dors, alors, encore une fois, je t’ai fait un gros bisou sur la joue avant de me sauver vite fait dans ma cachette.

    A demain.

                                                                         Mimi.

    Le Ninnin - 2

       L’émotion de Mimi est très vive lorsqu’elle évoque cette petite souris blanche avec qui elle jouait une bonne partie de la nuit (sauf quand Cricri était malade bien sûr), ainsi que cette deuxième lettre qu’elle avait déposée ce jour-là.

        Elle revoit encore la joie de Nicolas quand il découvrait son courrier.

       Il attendait désormais chaque matin avec impatience pour découvrir la lettre de Mimi …puis, un jour, c’est une surprise qu’il a trouvée sous son oreiller à la place de l’enveloppe rose ou bleue contenant le message de ses amis souris et souriceau.

        La première fois, c’était un gros sachet de berlingots multicolores. Il en avait aussitôt retiré le plus beau pour l’offrir à Cricri afin de l’aider à guérir plus vite. Pour sa deuxième dent, ses amis lui avaient offert (après six lettres de Cricri cette fois) une magnifique boite de crayons avec des capuchons en forme de cœur. Il s’était aussitôt empressé de réaliser un superbe dessin pour la famille souris, en signe de reconnaissance.

         Mimi eut soudain un petit pincement dans la poitrine en pensant à ses amis qu’elle ne voyait plus depuis le jour où on l’avait enfermée dans son tiroir…pourtant, elle savait bien que Nicolas allait bientôt perdre une autre petite dent !!!

        Viendront-ils la délivrer de son tiroir ? cette idée lui redonna aussitôt une bonne dose de courage…

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