• Belle journée à toutes et tous  cool ,

    Vous êtes très nombreux à venir me rendre visite sur ce blog...Certain(e)s connaissent presque toutes les histoires (voire toutes)...

    L'une des lectrices se reconnaitra donc sans difficulté dans ce petit conte.

    Petit rappel des personnages qui se sont faufilés dans ces lignes (voir calendrier à gauche) :

    Toudouvert ( histoire publiée le 2 août)

    Jade (le 16 juillet)

    Faustine (le 4 août)Noah et Morgane (les 21 et 27 juillet)

    Joce

    Joce

    Lorsqu’elle était jeune, Joce devait être une enfant adorable, jolie, souriante, curieuse, courageuse, discrète…. mais aussi très espiègle et pleine de malice. Elle a un peu…beaucoup… grandi et a préservé toutes ces belles qualités que tout son entourage lui envie. Elle en a une autre aussi, que malheureusement beaucoup de gens ont du mal à conserver parce qu’il faut l’entretenir jour après jour…elle a su  garder intacte son âme d’enfant et ses rêves.

     Bon ! Un petit bémol dans cette description. J’ai écrit « courageuse », ce qui est tout à fait exact…à un détail près : Joce a une trouille bleue des petites bêtes qui rampent, grimpent, piquent, sautent, gesticules, émettent des sons aigus (moustiques par exemple)…et principalement des araignées…rien que le mot écrit sur une feuille de papier la fait sauter au plafond…

    Elle n’est pas la seule !!! J’en connais d’autres que la vue de ces insectes rend hystériques !!! Mais contrairement aux autres, Joce peut affronter les grosses bêtes, qui elles, la laissent de glace…L’histoire qui suit le prouve.

    Vous vous souvenez de l’histoire de sa petite fille, Jade ? Cette enfant qui a sauvé son petit cousin Tiago des griffes d’un terrible monstre…Elle l’avait transformé en bloc de pierre d’un seul regard avant de se faire aider par la Reine des Neiges pour traverser une rivière…l’histoire se terminait ainsi : «  ils s’élancent pour patiner sur cette piste gelée »…ça vous revient ???

    Oui ? Eh bien l’histoire était loin d’être terminée en fait, puisque l’horrible monstre, tout juste remis de ses émotions, s’est lancé à la poursuite des enfants… et il sait patiner !

    …Il arrive juste derrière eux et s’apprête à bondir sur eux juste avant la fin de la traversée de la rivière. Joce qui observe la scène de l’autre côté de la rive ne perd pas son sang-froid et fait appel à Toudouvert dont elle a lu les péripéties quelques jours auparavant…Celui-ci, toujours partant pour une nouvelle mission (avec ou sans Ewenn), arrive en volant au-dessus de la surface de glace et se met en colère. Il souffle et souffle encore et encore juste devant l’horrible créature brune aux yeux perçants. Une longue flamme orange et jaune fait immédiatement fondre la glace :

    -         Plouf ! fait le monstre

    -         Ouf ! font les enfants en sautant sur la rive. Ils ont juste le temps de faire un signe de la main à  Toudouvert qui déjà, reprend son envol.

    L’histoire pourrait une nouvelle fois se terminer ainsi, mais c’est sans compter sur les capacités de l’abominable bestiole immonde qui sait également nager. Il se hisse sur les bords de l’Erdre sans aucune difficulté.  En l’apercevant, Joce se souvient de Faustine dont l’aventure l’avait fait rêver. Elle ne perd pas une seconde et attrape un énorme appareil à bulles pour réaliser une gigantesque bulle de savon qui grandit encore et encore en se teintant de magnifiques couleurs argentées. Elle en enveloppe les enfants et s’envole avec eux au-dessus de la rivière. Tous trois sont bercés dans cette extraordinaire nacelle d’où ils découvrent la région.

    Petite visite improvisée pour découvrir une vue surprenante sur les bords de l’Erdre et ses magnifiques demeures, les bords de Loire traversée par de nombreux ponts, avant d’arriver à St Nazaire où l’on construit un immense paquebot….et surtout au bord de la mer.

    La bulle descend alors doucement sur une plage de Piriac sur Mer.

    Joce passe alors une journée mémorable avec ses petits-enfants à jouer dans le sable, construire des châteaux et creuser des galeries. Bibulle et Barby (les dauphins de Noah et Morgane) se sont même  fait un plaisir de leur offrir une balade dans les fonds marins pour rencontrer la petite sirène et découvrir des tas de poissons rigolos multicolores.  

     

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  • Belle journée à toutes et tous sarcastic,

    Nombreux sommes-nous....ou plutôt êtes-vous à avoir peur des araignées !

    Voici donc une nouvelle histoire de Grand-mère Élise qui vous les rendra probablement plus sympathique!

    clin d’œil à Nono ....

    Qui a réalisé ce joli dessin ??? Phiphi ? François ? Yannou ? Pas Nono quand même ? elle aurait eu trop peur de son dessin !!!!

    Fifi l'araignée

    Fifi, l’araignée

       Qu’elle était belle ! Jaune et noire, avec des pattes fines, quelle élégance !…et la meilleure artiste du coin. Ses toiles ? Des merveilles à rendre jalouses les plus habiles fileuses du monde.

       Elle était là, sur un bouquet de fleurs, mais l’été s’achevait et il fallait bien penser à se mettre à l’abri pour l’hiver.

       Fifi, notre araignée, pensa, et à raison, que le meilleur endroit serait la plus belle maison de la ville, celle du notaire. Avec précaution et majesté, elle fit son entrée dans la superbe demeure, et pourquoi pas, directement dans le salon où il y avait des choses extraordinaires, mais, se dit Fifi, rien n’égalait ce qu’elle était capable de faire, et, tous, sûrement l’attendaient pour terminer la décoration. Elle s’installa dans le meilleur coin et commença à travailler, mais…plouf !!, elle eut bien du mal  à reprendre son souffle…un affreux balai la fit valser, et…la revoilà dehors.

       Notre araignée n’en revenait pas, qu’importe, je vais prendre comme logis une maison moins importante, peut-être que là on verra ce que je suis capable de faire.

     Et voilà que bien installée dans un coin de la cuisine  et prête à se mettre à l’ouvrage, un autre vilain balai vint la déloger…elle était pourtant bien cachée !

      Que faire ? Il y a bien la niche de Médor, lui au moins ne saura pas se servir d’un balai. Mais là encore, quelle horreur !la queue de Médor la mit à nouveau dehors.

       Péniblement, Fifi remonta la rue principale du village, elle avait froid lorsque tout à coup elle pensa à la masure du vieux  Claudio, un homme très pauvre, mais tellement gentil ! Et voilà…timidement, Fifi entra, pauvre Claudio ! Il n’avait jamais de visites ! En voyant Fifi, gentiment il lui dit : «  entre Fifi, et prend la meilleure place, j’ai fait un bon feu dans la cheminée, tu y seras très bien » …Fifi s’installa et fit la plus belle des toiles que jamais personne n’avait vue, une merveille de beauté et de finesse. Claudio, lui, sut l’admirer, et le soir, il lui parlait et lui confiait tout ce qu’il aurait aimé faire, lui racontant des histoires merveilleuses.

      Fifi resta, et pour remercier celui qui si gentiment lui avait ouvert sa porte, elle débarrassa le vieux Claudio de toutes les mouches et de tous les moustiques qui l’ennuyaient.

     

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  • Belle journée à toutes et tous yes,

    "un enfant-une histoire" poursuit son chemin avec une visite au musée et Clémence

    Plus que 15 jours pour demander la vôtre...Dépêchez-vous.

    Clémence


    Clémence 

    Pour terminer l’année scolaire en beauté, Clémence part avec toute sa classe voir une exposition de peinture dans un grand musée de la ville voisine.

    Enthousiaste et toujours très disciplinée, notre jolie petite blondinette est fascinée par les grandes toiles qu’elle aperçoit accrochées sur les murs blancs. Elle observe dans les moindres détails les œuvres des grands peintres et se laisse peu à peu distancer par tous ses camarades.

    La première salle est entièrement consacrée à l’art du cirque. Clémence compare les clowns de Bernard Buffet qui, malgré les couleurs vives et leurs expressions curieuses, lui semblent bien tristes dans l’ensemble ! A la vue de l’un d’entre eux, elle ne peut réfréner un fou rire : Avec son drôle de chapeau qui ressemble plus à un bateau qu’à un couvre-chef, ses deux espèces de cornes et ses yeux éteints, il a le toupet de lui tirer la langue ! Elle lui répond en l’imitant, et, l’espace d’un court instant, il lui semble qu’il s’en amuse en lui adressant un clin d’œil. Elle approche alors son index de son gros nez rouge :

    -         Pouet pouet ! plaisante-t-elle en s’éloignant sans se rendre compte que le clown hausse carrément les épaules en soupirant.

    Plus loin, elle s’attarde un long moment, bouche bée, devant un  tableau très coloré et animé de Marc Chagall. Il représente une écuyère debout sur son cheval au milieu de la scène,  entourée de nombreux artistes. Elle est si gracieuse qu’une vague d’émotion l’envahit.  La jeune femme lui attrape alors la main et la fait entrer dans son univers. Ensemble, elles font deux, trois, quatre tours de piste sous les applaudissements chaleureux du public. Clémence réussit même à tenir en équilibre, et faire une roulade… sur le cheval.

    Quelques instants plus tard, elle est à nouveau dans la grande salle du musée à admirer équilibristes, jongleurs, musiciens et dompteurs sur les autres peintures…toutes plus attirantes les unes que les autres.

    La seconde salle est déserte. Les autres élèves ont déjà terminé la visite…Clémence ne compte pourtant pas partir maintenant puisque la danse est à l’honneur dans toutes les œuvres présentées…et là, c’est un domaine qui la passionne aussi énormément!

    Elle est complètement éblouie par ce qu’elle découvre ! Tout est mouvement, grâce, fluidité et beauté. Danseuses de flamenco dans leurs robes à volants superposés côtoient avec élégance petits rats de l’opéra et danseuses étoiles en tutus chatoyants.

    Ne sachant où donner de la tête, Clémence s’arrête devant une petite ballerine qui ajuste son chausson et fixe la scène. Elle ne voit qu’elle, perdue dans cette étoffe délicate qui s’étale autour d’elle, les épaules nues et les cheveux tirés en chignon…malgré ses yeux clos, elle perçoit une certaine souffrance sur son visage. Autour d’elle, tout semble flou….

    Soudain, elle recule d’un pas. Le décor s’impose à elle, mais….la danseuse a disparu !

    Abasourdie, elle s’apprête à sortir de la pièce pour rejoindre le groupe qui s’éloigne déjà, lorsqu’une main se pose amicalement sur son épaule…Elle se retourne et fait face à la jeune fille qui lui sourit affectueusement. Elle l’entraine avec elle dans un ballet extraordinaire

    Avec elle, elle danse telle une libellule, enchainant sauts,  entrechats, arabesques, pirouettes…et même pointes et grand écart…Elles virevoltent et s’élancent gaiement dans la salle, s’appropriant l’espace avec une légèreté prodigieuse. Un peu étourdie, Clémence apprend à son tour à la jeune danseuse quelques pas et figures de danses modernes…Le temps semble alors s’arrêter pour elles deux…

    -         Clémence ! tu rêves ?? On n’attend plus que toi. Le car est prêt à partir !

    C’est la voix de l’institutrice qui lui tapote doucement sur l’épaule… Clémence reprend son souffle, ouvre lentement les yeux et quitte la salle.

     

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  • Belle journée à tous les enfants (et leurs parents bien sûr) sarcastic,

    Place aux enfants....

    Voici une photo de 4 adorables chatons...A vous les enfants de raconter une petite histoire à partir de cette image (quelques lignes suffiront !)...Vous pouvez vous faire aider par maman ou papa si vous êtes très jeune.

    Les plus belles histoires (c'est à dire toutes !) auront bien sûr leur place sur ce blog la semaine prochaine

    Envoyez  vos histoires (avec ou sans dessin avant le 16 août ...avec votre prénom ) à lucelegendre@yahoo.fr

    Si vous voulez "votre histoire" écrivez également à cette adresse

    Bisous à tous

    Chatons

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  • Belle journée à toutes et tous  wink2,

    Y-a-t-il d'autres enfants qui aimeraient "leur" petite histoire ?

    Si oui...mamans et mamies, n'hésitez pas à me contacter (en commentaire...par mail...). Le mois d'août n'est pas encore terminé !

    En attendant, voici l'histoire d'une enfant qui n'a vraiment pas de chance (comme vous ??)...Mais, c'est une fiction ! pas une histoire vraie, bien sûr !

    Jecépa

    Jecépa

    Il était une fois une petite fille qui n’avait pas de chance, mais alors vraiment pas de chance… Quand il y avait une crotte de chien  sur un trottoir, eh bien, c’était forcément pour elle…elle marchait tranquillement en compagnie de sa meilleure amie tout en bavardant, et pof ! Elle mettait le pied dessus. Ça faisait bien rire sa copine qui se bouchait le nez pendant qu’elle essayait désespérément de gratter sa chaussure sur le rebord du trottoir, mais elle, ça ne la faisait pas rire du tout.  

    En classe, quand un exercice était difficile, c’était toujours elle qui devait aller au tableau…

    Quand sa maman grondait l’un de ses sept enfants (eh oui elle avait six frères !!! et même pas de sœur !), c’était toujours elle, évidemment, comme si elle avait le monopole des bêtises !…

    Le jour des rois, il n’y avait bien sûr jamais de fève dans sa part de galette, et le roi ne la choisissait jamais comme reine …c’était sa mère qui avait ce privilège.

    Bref, elle n’avait pas de chance. Déjà, lorsqu’elle est née, sa vie commença bizarrement. Son père un peu  embarrassé de constater que sa femme et lui avait imaginé un prénom de garçon pour leur septième enfant, se rendit quand même à la mairie, mais  lorsque l’employé lui demanda  comment se prénommait l’enfant, il déclara : « Je sais pas ». L’employé écrivit alors sur le registre « Jecépa » sans se poser de question.

    Évidemment, cela faisait un peu « bizarre » quand on lui demandait comment elle se prénommait. Elle était bien obligée de répondre : « Jecépa » !!!

    Malgré tout, cette jolie petite fille rousse avait toujours le sourire et s’amusait d’un rien…elle était toujours de bonne humeur et ses amis l’aimaient beaucoup parce qu’elle savait toujours les faire rire et que sa compagnie était toujours très agréable (forcément, il  ne pouvait rien leur arriver puisque toutes les mésaventures étaient pour elle !!!)

    Sa joie de vivre, Jecépa la partageait depuis un peu plus de deux ans avec sa meilleure copine, Hélène. Toutes deux étaient inséparables, et quand Hélène était là, il était évident que Jecépa avait un peu plus de chance. Enfin, disons plutôt moins de misères…elle la retenait toujours quand elle s’élançait sur la route sans regarder à droite ni à gauche. Elle la défendait toujours quand une vilaine fille se moquait d’elle et elle la pinçait légèrement quand elle s’apprêtait à dire une bêtise. C’est aussi elle qui l’avait rattrapée quand elle avait failli tomber du haut d’une falaise sur la côte bretonne. Bref, Hélène était un peu son « ange gardien »

    Le jour de ses neuf ans,  son rêve de chasser cette fatalité se réalisa enfin. Déjà, c’était la première fois qu’elle fêtait son anniversaire : l’année dernière, elle avait attrapé la varicelle et celle d’avant, aucune de ses amies n’avait pu se déplacer à cause du mauvais temps. La route  était recouverte d’un épais manteau de neige (Elle est née en janvier !)

    A sa grande surprise, la fête fut très réussie. Toutes ses amies étaient ravies et lui avaient offert de merveilleux cadeaux : ses livres préférés, des légos et de très jolis bijoux en perles, nacres et pierres multicolores. Elles avaient joué tout l’après-midi et la maman de Jecépa avait préparé un délicieux gâteau au chocolat. Même ses frères, qui d’habitude les taquinaient, avaient organisé pour elles un grand jeu de piste dans le parc.

    Le soir, quand sa dernière petite copine retourna chez elle, Jecépa s’aperçut qu’elle avait oublié d’ouvrir un petit paquet abandonné près de la cheminée. Elle le prit et le déballa. Elle découvrit alors un magnifique coffret tout incrusté de minuscules pierres. Elle l’ouvrit et une grande lumière en sortit, laissant entrevoir un adorable pendentif représentant deux oisillons en or perchés sur une branche. Elle le prit dans le creux de sa main et vit alors qu’un message les accompagnait. Dessus était écrit :

    -         «  Ces petits oiseaux veilleront sur toi comme ils l’ont fait pour moi…Avec eux, je savais que rien ne pouvait m’arriver parce qu’ils m’aidaient à croire en ma chance…Ta mamy qui t’aime très très fort »

    -         « C’est le facteur qui a apporté ce paquet tout à l’heure » lui dit alors  sa maman qui la regardait, intriguée.

    -         « Comme ils sont beaux ! »

    -         « Oui. Ta mamy aimait beaucoup ce bijou, et c’est vrai qu’elle avait toujours la baraka. Je crois qu’elle est très fière de toi pour te l’offrir. Tu le mérites vraiment »

    Depuis ce jour, tout semble aller « comme sur des roulettes »  pour Jecépa. Elle sait que la chance est toujours là. Elle est donc moins distraite et fait attention où elle marche.  Et bien sûr, plus personne ne se moque d’elle. En classe, lorsqu’un exercice est difficile, c’est elle qui demande à aller au tableau, elle en a l’habitude et sait à présent comment résoudre les problèmes.

    Pour sa maman, la chance n’a rien à voir avec le cadeau de sa mamy…elle pense que c’est parce que Jecépa y croit très fort que la chance fait à présent partie de sa vie….

    N’empêche, c’était un super cadeau, ce petit bijou !

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