• Coucou les enfants...

    Çà y est, je l'ai, la lettre pour Lounis et Noah...Sans plus tarder, la voilà

     

    Lettre à Noah et Lounis

    Bien chers Lounis et Noah

         C’est un vrai plaisir de vous écrire aujourd’hui parce que j’ai vraiment beaucoup de choses à vous dire à tous les deux. Tout d’abord, je sais que vous êtes très mignons...Si, si !... Bien sûr, il vous arrive d’être un peu bruyants dans vos jeux (comme tous les enfants !), parfois de vous chamailler (comme tous les frères !) mais dans l’ensemble, vous êtes plutôt sages....ça, je l’ai vu de mon nuage ...là-bas, très haut dans le ciel....

    D’ailleurs, vos parents doivent être drôlement fiers de vous : De toi, Lounis pour ton travail très sérieux à l’école et pour tes progrès en football...C’est un régal de te voir taper dans le ballon ! 

    Fiers aussi de toi Noah pour ton application quand tu lis ou lorsque tu écris...et surtout pour tes magnifiques dessins....moi, je les aime beaucoup...

    Votre Mamy en a photographié de très beaux que vous avez faits tous les deux...Elle me les a donné ...ça m’a fait très plaisir. Merci les loulous.En les regardant, j’ai repensé à une petite histoire que je vais vous raconter aujourd’hui, rien que pour vous.

    Lettre à Noah et Lounis

    Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de faire la connaissance d’un adorable enfant, aussi blond que vous, vous êtes bruns,  et dont les longs cheveux bouclés me faisaient penser à un ange. J’ai tout de suite été surpris de lire dans ses yeux clairs une légère mélancolie. Alors, bien sûr, de mon nuage, je le suivais partout où il allait et je l’observais. C’est ainsi que j’ai compris qu’il était terriblement seul. ...Il vivait dans un chalet perdu dans la montagne et il devait faire plusieurs kilomètres chaque matin pour aller dans une école dans la ville la plus proche, mais aussi, la plus grise qu’il ait jamais connue. Il parlait peu avec les autres et il était si secret, si discret que personne ne faisait attention à lui. Il n’avait pas d’amis, mais la solitude ne le gênait pas puisqu’il avait la chance d’avoir comme compagnon, un charmant  bichon  blanc qu’il promenait dans chaque recoin de la montagne.

    Il n’était pas du genre à rester enfermé dans sa chambre des heures entières à jouer à la console ou sur une tablette…Non, non, non…il courait sur les sentiers et dans les champs, cueillait des bouquets de fleurs pour sa maman et s’asseyait souvent à l’ombre des grands mélèzes pour admirer le paysage. Comme il l’aimait sa montagne ! Tout autour de lui, le spectacle apportait quelque chose de magique dans son cœur. A chaque saison le décor se transformait, les couleurs changeaient constamment passant du vert à toutes les nuances de jaunes, rouges, et doré, puis au blanc lorsque l’hiver recouvrait les arbres et les collines de son épais manteau. Il aimait guetter les chamois qui surgissaient parfois et les marmottes qui pointaient le bout de leur nez…mais surtout il aimait écouter le chant des oiseaux et admirer le vol des rapaces au-dessus des sommets.

    Bref, il se plaisait beaucoup au milieu de cette nature qui l’environnait, et lorsqu’il s’était bien rempli les poumons de la fraicheur de l’air, les yeux de toute cette splendeur, les oreilles de la musique alpine et le nez des senteurs mêlant la résine des pins et le parfum des fleurs, il appelait son chien pour rentrer dans son chalet. Pendant qu’il gambadait dans l’herbe en aboyant joyeusement, il s’attardait un peu pour cueillir un bouquet de gentianes et quelques edelweiss.

    A l’approche de Noël, sa maman lui a demandé de m’écrire une lettre pour me commander quelque chose qui lui ferait plaisir. Il a haussé les épaules, et lui a répondu qu’il n’avait besoin de rien de plus…

    Pourtant, j’avais lu bien lu que dans son regard il manquait une petite lueur. Il semblait heureux, certes, mais il ne pouvait rien partager avec personne d’autre que son chien…

    Alors, je lui ai apporté une boite de crayons de couleurs à laquelle j’ai ajouté bien sûr une touche de magie.

    Le petit garçon a d’abord été surpris, puis s’est tout de suite mis à dessiner…et plus il traçait des motifs sur sa feuille de dessin, plus il avait envie de retranscrire ce qui l’émerveillait dans la journée…il réalisa ainsi de merveilleux croquis, des dessins qui rattrapaient la réalité.

    Un jour, alors qu’il courrait sur le chemin de l’école, son cartable tomba sur le sol et ses dessins s’éparpillèrent autour de lui. Tout le monde se précipita pour les regarder. Il raconta à ses petits camarades qu’ils représentaient ce qu’il vivait chaque jour…Autour de lui, tout le monde s’était réuni pour écouter ses récits. Depuis ce « petit incident », il avait  enfin réussi à  partager son bonheur de vivre dans son « petit coin de paradis » avec ses nouveaux amis…à travers le dessin, oui, mais aussi en les invitant chez lui …

    J’ai enfin pu découvrir chez lui quelque chose de nouveau : une lueur intense au fond des yeux…

    Lettre à Noah et Lounis

     

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  • Coucou....

    Oups ! le Père-Noël à oublié de me donner la lettre qu'il destine à Lounis et Noah...Sûr, je l'aurai demain....

    Alors, voici pour vous faire attendre, l'un des contes de Noël qui vous a bien plu l'an dernier....Sortez vos mouchoirs

    Bizatousssssssssssss

    PS : super dessin de mon ti-neveu

    la petite danseuse...

    La petite danseuse étoile et le pompier

         Quelle était jolie Marie avec ses grands yeux bleus en amande et ses longs cheveux blonds tirés en arrière, emprisonnés dans un diadème …Quelle grâce et quelle légèreté quand elle virevoltait sur la pointe des pieds dans son tutu blanc cousu de fils d’or et d’argent. On aurait dit une frêle libellule qui voletait au-dessus d’un lac.

       Toute petite déjà, elle rêvait d’être danseuse et ne manquait jamais un cours à l’école de danse où sa maman l’avait inscrite. Elle étonnait ses professeurs qui n’avaient aucun mal à lui enseigner les pas les plus compliqués et les plus difficiles à réaliser, et ils ne tardèrent pas à  lui demander de plus en plus de concentration et de discipline. Cette petite avait un don qu’il fallait exploiter au maximum.

       Marie ne reculait devant aucun effort et elle travaillait sans relâche. Toujours souriante, elle réalisait des prouesses sans jamais se plaindre, si bien que très vite, elle fit ses premiers pas sur scène à l’opéra de Paris comme « Petit rat ».

        Là encore, il lui fallut plusieurs années d’un travail acharné et continu, de souffrances physiques même. Elle devait toujours aller au-delà de ses capacités pour atteindre la perfection absolue.

        Mais rien ne l’arrêtait…Ce qui comptait pour elle et surtout pour ses professeurs, c’est qu’elle devienne une « danseuse étoile ». Ce qui finit bien sûr par arriver.

       On  la réclamait alors dans toutes les villes de France et de l’étranger et elle enchaînait les galas avec grâce sans jamais se lasser. Passionnée et apparemment infatigable, elle était capable de danser à Marseille un soir et de s’envoler pour l’île de la Réunion au petit matin…juste pour un spectacle... et le plaisir de danser.

        Toujours à la recherche d’une performance idéale, elle finit par ne plus penser qu’à la danse, sans tenir compte d’une petite douleur apparue un beau jour au niveau de sa cheville, une sensation bizarre qui l’accompagnait de plus en plus souvent lors de ses nombreux galas et qui parfois même la  réveillait en pleine nuit.

        Mais voilà ! Ce qui devait arriver arriva : un beau jour d’été, lors d’une représentation du « Lac des Cygnes » de Rudolf  Noureev sur une grande scène parisienne, la petite ballerine, épuisée, s’effondra sur le sol avec une horrible fracture de la cheville. On entendit une énorme exclamation dans la salle tant la consternation était grande…Puis plus rien…le silence.

        Ce  jour-là… la petite danseuse étoile perdit son étoile…et tout autour d’elle sembla s’écrouler !!! Ses espoirs et ses rêves.  Ses larmes coulèrent lentement sur son visage et rien ne put les arrêter.

       Très pessimistes, les médecins ne comprirent pas vraiment son désarroi et lui conseillèrent de stopper net la danse, de choisir une autre carrière.

         Marie s’enferma dans sa tristesse et retourna dans sa famille avec ses parents et son jeune frère qui essayèrent en vain de la réconforter. Ils lui témoignèrent beaucoup d’affection et lui affirmèrent sans trop y croire eux-mêmes que sa douleur morale finirait par disparaître en même temps que sa douleur physique.

        Inconsolable, elle s’isola complètement pendant quelques temps et se dit que finalement rien ne pourrait plus jamais la rendre heureuse. Son sourire avait disparu, mais pas sa gentillesse…et elle chercha un nouvel emploi.

       Elle accepta un travail dans un grand magasin de jouets en se disant que dans ce milieu, elle pourrait au moins rencontrer des enfants à qui elle pourrait donner un peu de sa tendresse. Elle les aimait tellement !

        Les jours passèrent, les semaines et puis les mois. Le printemps fit place à l’été, et l’été à l’automne. Dehors, les arbres prirent de jolies couleurs rouges, oranges, ocres et marron et les feuilles tombèrent une à une en tournoyant sur le sol…Marie regardait le spectacle de sa fenêtre mais n’avait pas le cœur à s’attendrir sur tant de beauté ! Elle souffrait toujours de sa cheville et ne sortait jamais sans ses béquilles.

    Quelques temps plus tard, ces mêmes arbres se retrouvèrent complètement dénudés et le ciel gris annonçait un hiver précoce. La neige se mit à tomber et les arbres s’emmitouflèrent dans un épais manteau blanc…Noël approchait.

         Les bûcherons allèrent couper de jolis sapins pour décorer les maisons et les appartements. Ils s’enfoncèrent le plus loin possible dans la forêt à la quête du plus grand, du plus beau, du plus majestueux des arbres. Quand ils le virent, ils l’abattirent avec leur hache avec la plus grande des délicatesses et l’installèrent sur la grande place du village.

     Les habitants le découvrirent avec bonheur et s’empressèrent d’apporter de quoi le décorer. Les uns revenaient chargés de guirlandes multicolores, d’autres de boules scintillantes ou de bougies,  d’autres encore de friandises et de fruits qu’ils disposèrent sur les branches du grand sapin.

          Les parents de Marie lui demandèrent si elle voulait elle aussi participer à ce grand événement et elle accepta en dissimulant sa souffrance au fond de son cœur. Elle accrocha elle-même  une grande quantité de petits jouets entre les aiguilles de l’arbre de Noël.

       La veille du grand jour, tout le village se rassembla au pied du grand sapin pour chanter Noël, jouer, raconter des histoires, et passer un bon moment ensemble avant de réveillonner en famille. Les enfants firent une grande farandole autour de l’arbre et les grands les regardèrent s’amuser et rire avant l’arrivée du Père Noël.

        Un peu en retrait, Marie contemplait le spectacle tout en fixant l’étoile retenue à la cime du sapin. Ses yeux se remplirent de larmes et tous les habitants tournèrent vers elle leur attention. Ils comprirent son chagrin et d’un commun accord, pour lui changer les idées, ils lui demandèrent d’allumer les bougies placées sur l’extrémité des branches, avant de terminer la soirée sur une dernière chanson.

       Le spectacle était fabuleux et chacun resta un moment sans voix, émerveillé par tant d’éclat et de splendeur…

        Soudain, l’une des bougies se décrocha, tomba sur la branche du dessous qu’elle enflamma…le feu se propagea à une vitesse incroyable sans que personne ne put faire quoi que ce soit…On entendit des cris venant de toutes parts, des plaintes…et ce fut le branle-bas de combat. Tous les habitants se sauvèrent en attrapant la main des enfants qu’ils entraînèrent le plus rapidement possible dans la salle municipale ou un chocolat chaud et une brioche les attendaient.

         Seule au milieu de la place, Marie contemplait la scène en  observant au sommet de l’arbre l’étoile brillante qui scintillait de plus en plus sous l’effet des flammes, et elle resta immobile sans se soucier du danger qui déjà la menaçait.

        C’est alors qu’un pompier venu de nulle part, fit son apparition avec son camion. Il s’empressa d’éteindre les flammes avec sa lance, jeta un coup d’œil rapide en direction de Marie et déploya sa grande échelle pour aller cueillir l’étoile. Il l’attrapa doucement et descendit les barreaux très lentement. Il s’approcha alors de la petite danseuse pour  lui déposer son présent au creux de la main.

         Marie sentit alors une immense chaleur l’envahir et elle dévisagea l’homme tout habillé de rouge qui venait de lui offrir ce cadeau. Elle  comprit aussitôt qu’il ne s’agissait pas seulement d’un pompier…il semblait très âgé et portait une immense barbe blanche. Ses yeux souriaient et elle lui rendit son sourire…. Puis, avant même qu’elle ait pu le remercier, il disparut comme il était venu.

        C’est à ce moment précis que tous les habitants se rendirent compte que Marie ne les avait pas suivis et qu’ils se dirigèrent vers les fenêtres de la salle municipale pour l’appeler.

    A leur grande surprise, ils virent le sapin à nouveau joliment décoré comme si rien ne s’était passé. Il semblait même plus beau qu’avant avec de longs fils d’or qui l'enveloppaient et des paillettes argentées qui brillaient de mille feux…A ses pieds, des centaines de cadeaux emballés dans de jolis papiers chamarrés et ornés de gros rubans rouges et bleus, attendaient les enfants…

    Mais le plus incroyable se produisit alors, les laissant muets d’admiration : La neige commençait à virevolter dans le ciel et avec elle, une gracieuse danseuse étoile, légère comme une plume évoluait en réalisant de magnifiques pirouettes sur le tapis blanc qui déjà recouvrait le sol.

      

     

     

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Histoire pour les plus grands... toujours en rapport avec la Toussaint!

    Bientôt, revenons au rêve avec une lettre du Père - Noël destinée à Lounis et Noah !

    Bisatousssssssssssssss

     

    Présence troublante

    Dans la peau d’une autre

         Il y a quelque temps, ma fille paraissait très inquiète. Son petit garçon âgé à peine de six ans semblait angoissé par la mort. Pourtant, aucun événement n’était venu le troubler les jours et même les semaines précédentes...Quelle question ! Comment aborder le thème de «  la mort » avec des enfants en bas âge. Pour ma part, je n’ai jamais su...j’ai toujours trouvé absolument ridicule de dire « que la mort fait partie de la vie », qu’il ne faut pas en avoir peur et puis...de toute façon, c’est souvent un sujet tabou ! Franchement, qui aime évoquer ce sujet ?

      Je me suis alors souvenu (à vrai dire, je n’ai jamais vraiment cessé d’y penser) de ma première « vision » de la mort. C’était il y a tellement longtemps ! je n’avais même pas l’âge de mon petit-fils, et pourtant, tous les détails de cette soirée sont ancrés en moi comme s’il s’agissait d’hier soir.

     Je suis chez ma grand-mère à la campagne, dans un petit village que j’aime énormément. J’y passe mes vacances d’été et je crois que c’est dans cet endroit que je me sens le plus « vivre intensément ». J’y suis réellement très heureuse.

    Chaque soir, après une journée bien remplie à jouer sur la petite place de l’église, dans les champs ou sur le terrain de foot, j’apprécie le retour chaleureux à la maison. Après le diner, on se réunit tous pour un petit moment de calme autour de la grande table de la pièce principale. Mon grand-père plonge le nez dans son journal. Ma grand-mère feuillette son catalogue de la Redoute et ses revues. Ma sœur et moi regardons les images des livres pour enfants que nous avons eu le plaisir de choisir dans la jolie bibliothèque en chêne.

    Ce soir, j’ai encore entre les mains ce livre qui m’attire irrésistiblement. Il s’agit des péripéties d’un enfant noir dans la brousse africaine. Je suis fascinée par ces images qui évoquent une vie que j’ignore et dont je me sens malgré tout étrangement proche.

    Je pourrai rester des heures à regarder ces images captivantes ! Les yeux toujours rivés sur cette bande dessinée, je sens soudain monter en moi une immense vague de tristesse mêlée d’affolement, de terreur, une vague qui se transforme progressivement en un véritable tsunami qui me submerge. Je suis terrifiée sans raison. Les larmes montent et s’écoulent sans que je puisse les arrêter…Ma grand-mère et ma sœur semblent affolées en me voyant. Elles me demandent ce qu’il m’arrive et je réponds cette phrase dont je perçois « nettement » le sens profond en cet instant même : «  Je ne veux pas mourir ! » et je la répète et la répète encore dans un flot de larmes…Toutes deux essayent de me consoler, sans succès. Elles m’accompagnent jusqu’à mon lit en me certifiant que rien ne peux m’arriver, que je suis trop petite…mais rien n’y fait…pire, je sais à ce moment précis que rien ni personne ne peux diminuer cette peur panique de la mort et que je suis « parfaitement seule » face à elle…

    Et pourtant, jamais je n’ai été confrontée à un décès, jamais on ne l’a évoqué en famille (je ne crois pas en tous cas) et jamais aucun événement ne m’y a fait penser…je suis si jeune (peut-être trois ou quatre ans)…je ne sais toujours pas ce qui a déclenché ce trouble (les images du livre sans doute, et pourtant, le sujet n’avait rien à voir !)

      Par contre, j’apprendrai plus tard que le livre que j’avais entre les mains était le livre préféré de la sœur de mon père. Une femme « extraordinaire » que je n’ai pas eu la chance de connaître. Sa vie s’est arrêtée lors d’un accouchement en Côte d’Ivoire, peu de temps avant ma naissance…mais ça, je l’ignorais.

    Comment pourrait-on expliquer ce « phénomène » ? S’agit-il de la présence de ma tante dans la pièce que j’aurai perçue… avec ses émotions ? Sans doute à en croire un autre épisode, très court celui-là qui a eu lieu très longtemps après (je devais être ado) : j’ai surpris le regard de mon père qui me regardait d’une manière étrange, mi- étonné, mi- interrogateur…je ne peux pas expliquer ce regard, mais je le revois encore…J’avais cette impression qu’il regardait « sa sœur ! »…dire pourquoi j’ai eu comme un flash à ce moment-là est pour moi impossible…et pourtant, c’était une perception très fine, imperceptible dont je n’ai jamais voulu m’entretenir avec qui que ce soit. Pourquoi ? Drôle de question ! Peut-être cette tante était-elle présente une nouvelle fois.

    Cette histoire à une suite …avec une série d’événements qui m’ont toujours mis mal à l’aise avec ce thème que j’ai toujours eu du mal à évoquer « sereinement »….

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  • Bonjour les enfants,

    Je vous disais l'autre jour que j'avais reçu une bien étrange visite...Vous devez avoir deviné qu'il s'agissait du Père -Noël ...Non? et ben c'était lui.

    Il est venu me dire qu'il voulait écrire un petit mot personnel à tous les enfants qui le souhaitent ...par l'intermédiaire de ce blog (parce qu'il n'a pas toutes les adresses mail) ..."C'est plus pratique et plus moderne qu'une carte postale" m'a -t-il dit...Ce qui ne l'empêchera pas d'en envoyer comme tous les ans...

    Alors n'hésitez pas à envoyer photos, dessins...comme Alexandre et Gabriel qu'il a surpris en pleine manifestation de SAGESSE !!

    Bisatousssssssssssssss

    Gabriel et Alexandre

    Bien chers Alexandre et Gabriel

     

          Toute l’année, je vous ai observé du haut de mon nuage, très haut dans le ciel…et vous savez quoi ?

    Eh bien j’ai remarqué que vous travaillez bien à l'école et  que vous faisiez beaucoup d’efforts pour être très sages …Bien sûr, il y a des jours où je vous trouve un peu coquins, taquins, petits galopins... un peu comme mes très chers lutins, mais dans l’ensemble, ça va !

    L’autre jour, je vous ai surpris, confortablement installés sur de gros coussins en train d’écrire...Vous étiez si adorables que je suis resté longtemps à vous regarder… Comme vous étiez studieux !! Trop mignons ! Alexandre, hyper concentré et toi Gabriel, toujours accompagné de ton adorable doudou hérisson...Quand je te vois cramponné à lui, si gentil avec lui, je me dis qu’il a bien de la chance ton doudou…Tu me fais penser à cette histoire que je vais vous raconter aujourd’hui.

    Gabriel et Alexandre

    Il y a de cela très très très longtemps, j’ai connu un enfant pourtant pas bien méchant et souvent bien mignon - comme tous les enfants -  mais aussi très colérique. Dès qu’il s’énervait, il maltraitait son nounours. Il le jetait par terre, le mordait et le laissait souvent à l’abandon des journées entières. Le pauvre nounours était bien malheureux, et souvent, je l’ai surpris en train de pleurer dans son coffre à jouet. Malheureusement, je ne pouvais rien faire pour lui, et cela m’ennuyait beaucoup.

    Un jour qu’il jouait dans son jardin avec ses copains, le petit garçon dont je ne me souviens plus du nom, l’oublia dans le bac à sable. Pendant la nuit, le froid s’installa, frigorifiant notre petit nounours. La neige tourbillonnait légèrement en tombant sur le sol, offrant un merveilleux spectacle… mais si glacial que Nounours se mit à grelotter très fort. Pour se réchauffer, il tapotait dans ses paluches et jouait  avec les flocons… mais cela ne suffisait pas et il allait se transformer en glaçon si je n’étais pas passé par là.

    C’était le soir de Noël, et mes rennes l’ont aperçu, tremblant de froid et couvert d’un manteau de glace.

    Tout doucement, nous sommes descendus, nous l’avons recueilli et hissé sur le traineau. Je l’ai réchauffé en le glissant sous la grosse couette qui ne me quitte jamais pendant ma tournée et je l’ai emmené avec moi au Pôle Nord.

    Pendant les jours qui ont suivi, la Mère Noël a pris soin de lui, a recousu  et pansé ses blessures et l’a consolé. Il semblait à nouveau reprendre goût à la vie.

    Pendant sa convalescence, il a fait la connaissance des lutins qu’il suivait partout : dans les forêts lorsqu’ils allaient ramasser du bois pour fabriquer des jouets, dans l’atelier où il jouait à cache-cache avec eux, et dans la grande salle des ordinateurs. Là, il passait des heures et des heures à observer les enfants avec nous. Souvent, il nous a dit à quel point il aurait aimé s’amuser avec eux dans les cours de récréations, les parcs ou leur chambre. Je savais déjà qu’un jour il allait nous quitter.

    Et ce jour arriva. Tandis que son petit museau scrutait l’écran, il aperçut un enfant qui lui fit signe. Il avait l’air triste. Il était seul et n’avait qu’un vœu, avoir un ami…En voyant une petite larme couler sur la joue de Nounours, j’ai compris. Le soir de Noël, je l’ai emmené avec moi sur mon traineau et je l’ai déposé dans le soulier de ce petit blondinet qui dormait profondément.

    Depuis ce jour, ils sont inséparables…et tellement heureux !!

     

    Voilà, mon histoire est terminée…. Maintenant, mon petit Alexandre, n’oublie pas de m’écrire ta « commande » et celle de ton petit frère. Je compte sur toi.

    Je vous embrasse tous les deux très très fort en attendant Noël

     

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    J'ai reçu hier une visite étrange qui concerne les enfants...je vous en parlerai demain ou après-demain.

    En attendant, place à "l'étrange" avec cette histoire...A qui est-il déjà arrivé ce genre d'anecdote??? 

    La prochaine "histoire insolite" sera "inédite"...personne ne la connait...elle est un peu "flippante", alors préparez-vous !!!

    Je récapitule : demain ou après-demain : histoire pour les enfants (à propos de ma visite bizarre) et ensuite "histoire flippante" mais véridique

    Bizarre

    Des yeux pour voir…ailleurs

            Des yeux pour voir ! Cela semble être la moindre des choses, n’est-ce-pas ? Et si l’on n’avait pas besoin d’eux pour voir ce qui se passe autour de nous ? Cela expliquerait sans doute certains phénomènes !

             Avant d’aller plus loin, voici deux exemples assez surprenants...Le premier, je l’ai vécu moi-même, ce qui me donne de bonnes raisons de croire le second, raconté par l’un de mes proches. Je suis, comme j’ai déjà dû le dire, comme Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois (c’est le mot juste dans cette histoire !)

            Replaçons-nous dans le contexte : Je suis enseignante et nous avons eu la chance incroyable, juste avant la naissance de mon troisième enfant, d’obtenir un logement de fonction. N’ayant pas encore mon permis de conduire, je suis très heureuse de n’avoir qu’une cour à traverser pour rejoindre la classe ou une trentaine de bouts de choux de 3-4 ans m’attendent chaque jour. Je ne vais pas m’étaler sur ce « coup de chance » qui fera l’objet d’une prochaine « histoire ».

            Composé entre autre de deux chambres spacieuses et d’une vaste salle de séjour, ce logement est très confortable et je m’y plais beaucoup. Pas de soucis particuliers, et, après une longue journée de boulot (école, enfants, tâches ménagères et préparations de classe), je m’écroule littéralement sur mon lit pour m’endormir comme un bébé. 

           Une nuit cependant, il me semble entendre dans mon sommeil un bruit strident suivi de grincements de pneus et d’un énorme choc. Simultanément, un film de quelques dixièmes de secondes passe devant mes yeux (fermés, cela s’entend). Je me réveille en sursaut, secoue mon mari pour lui raconter :

    -        -   Il y a une voiture qui vient de foncer dans la maison de quartier. Elle roulait hyper vite….

    et je lui décrit précisément la forme de la voiture (je n’ai jamais su différencier une Peugeot d’une Renault ), sa couleur, l’endroit exact où elle a atterri , sa position, la tôle froissée etc…Il n’a rien entendu, mais me suit jusqu’au salon , le seul endroit d’où l’on peut voir ce bâtiment attenant à notre immeuble…Et là, en contrebas, j’aperçois, stupéfaite, l’image même qui s’est présentée à mes yeux quelques instants plus tôt durant mon sommeil. Tout est exact dans les moindres détails, et l’on peut imaginer aisément le reste de la scène (déplacement, vitesse…)

      Ai-je vraiment vu ce qui s’est passé en dormant ?  Peut-on vraiment « évoluer» hors de notre corps pendant notre sommeil ? Sommes-nous capables d’associer une image aussi précise simplement à partir d’un bruit ?

    Sceptique ? Alors passons au second exemple. Comme je le disais plus haut, cette histoire ne m’appartient pas, mais elle m’a été rapportée et les personnes qui  l’ont vécue peuvent encore témoigner de sa véracité.

       Cela s’est passé il y a quelques décennies dans un bahut ou l’on formait autrefois les futurs instituteurs. Dans ce pensionnat, un groupe de jeunes dont mon frère fait partie, passe ses soirées à jouer au tarot dans le dortoir jusque tard dans la nuit. Jusque là tout va bien.

               Ce soir-là, fatigué, mon frère décide de dormir plus tôt. Il laisse de bonne grâce son jeu à la bande de copains qui s’éloigne un peu pour jouer…quelques heures plus tard, ils s’approchent silencieusement du lit de mon frère pour déposer le jeu sur sa table de chevet. C’est à cet instant précis, qu’ils le voient se redresser sur son lit et leur lancer d’une voix grave :

    -         -  Il en manque une !

    Et sans cesser de dormir, il s’installe à nouveau sous sa couette et reprend ses ronflements (eh oui !). Ses amis se regardent, surpris, puis éclatent de rire sans prêter plus d’attention à ce qu’ils viennent de voir.

      Le lendemain, ils racontent malgré tout, hilares, l’épisode de la nuit à mon frère qui se joint à eux dans leurs éclats de rire :

    -        -   Et si on recomptait les cartes, finit-il par lâcher sans se démonter.

    Ils attrapent donc le jeu toujours posé sur la table de chevet, et commencent à recompter les cartes, une fois… deux fois…trois fois. Ce n’est pas possible ! Il manque une carte…

    Les amis retournent à l’endroit où ils ont joué…rien…ils regardent aux alentours et finissent par retrouver la fameuse carte…sous le lit !

    L’histoire ne précise pas s’il s’agissait du roi de trèfle, du 10 de cœur ou de l’excuse ! Dommage, cela lui  aurait ajouté un peu de piquant ! On aurait pu chercher une signification en « cartomancie ».

     

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