• Lettre à Noah et Lounis

    Coucou les enfants...

    Çà y est, je l'ai, la lettre pour Lounis et Noah...Sans plus tarder, la voilà

     

    Lettre à Noah et Lounis

    Bien chers Lounis et Noah

         C’est un vrai plaisir de vous écrire aujourd’hui parce que j’ai vraiment beaucoup de choses à vous dire à tous les deux. Tout d’abord, je sais que vous êtes très mignons...Si, si !... Bien sûr, il vous arrive d’être un peu bruyants dans vos jeux (comme tous les enfants !), parfois de vous chamailler (comme tous les frères !) mais dans l’ensemble, vous êtes plutôt sages....ça, je l’ai vu de mon nuage ...là-bas, très haut dans le ciel....

    D’ailleurs, vos parents doivent être drôlement fiers de vous : De toi, Lounis pour ton travail très sérieux à l’école et pour tes progrès en football...C’est un régal de te voir taper dans le ballon ! 

    Fiers aussi de toi Noah pour ton application quand tu lis ou lorsque tu écris...et surtout pour tes magnifiques dessins....moi, je les aime beaucoup...

    Votre Mamy en a photographié de très beaux que vous avez faits tous les deux...Elle me les a donné ...ça m’a fait très plaisir. Merci les loulous.En les regardant, j’ai repensé à une petite histoire que je vais vous raconter aujourd’hui, rien que pour vous.

    Lettre à Noah et Lounis

    Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de faire la connaissance d’un adorable enfant, aussi blond que vous, vous êtes bruns,  et dont les longs cheveux bouclés me faisaient penser à un ange. J’ai tout de suite été surpris de lire dans ses yeux clairs une légère mélancolie. Alors, bien sûr, de mon nuage, je le suivais partout où il allait et je l’observais. C’est ainsi que j’ai compris qu’il était terriblement seul. ...Il vivait dans un chalet perdu dans la montagne et il devait faire plusieurs kilomètres chaque matin pour aller dans une école dans la ville la plus proche, mais aussi, la plus grise qu’il ait jamais connue. Il parlait peu avec les autres et il était si secret, si discret que personne ne faisait attention à lui. Il n’avait pas d’amis, mais la solitude ne le gênait pas puisqu’il avait la chance d’avoir comme compagnon, un charmant  bichon  blanc qu’il promenait dans chaque recoin de la montagne.

    Il n’était pas du genre à rester enfermé dans sa chambre des heures entières à jouer à la console ou sur une tablette…Non, non, non…il courait sur les sentiers et dans les champs, cueillait des bouquets de fleurs pour sa maman et s’asseyait souvent à l’ombre des grands mélèzes pour admirer le paysage. Comme il l’aimait sa montagne ! Tout autour de lui, le spectacle apportait quelque chose de magique dans son cœur. A chaque saison le décor se transformait, les couleurs changeaient constamment passant du vert à toutes les nuances de jaunes, rouges, et doré, puis au blanc lorsque l’hiver recouvrait les arbres et les collines de son épais manteau. Il aimait guetter les chamois qui surgissaient parfois et les marmottes qui pointaient le bout de leur nez…mais surtout il aimait écouter le chant des oiseaux et admirer le vol des rapaces au-dessus des sommets.

    Bref, il se plaisait beaucoup au milieu de cette nature qui l’environnait, et lorsqu’il s’était bien rempli les poumons de la fraicheur de l’air, les yeux de toute cette splendeur, les oreilles de la musique alpine et le nez des senteurs mêlant la résine des pins et le parfum des fleurs, il appelait son chien pour rentrer dans son chalet. Pendant qu’il gambadait dans l’herbe en aboyant joyeusement, il s’attardait un peu pour cueillir un bouquet de gentianes et quelques edelweiss.

    A l’approche de Noël, sa maman lui a demandé de m’écrire une lettre pour me commander quelque chose qui lui ferait plaisir. Il a haussé les épaules, et lui a répondu qu’il n’avait besoin de rien de plus…

    Pourtant, j’avais lu bien lu que dans son regard il manquait une petite lueur. Il semblait heureux, certes, mais il ne pouvait rien partager avec personne d’autre que son chien…

    Alors, je lui ai apporté une boite de crayons de couleurs à laquelle j’ai ajouté bien sûr une touche de magie.

    Le petit garçon a d’abord été surpris, puis s’est tout de suite mis à dessiner…et plus il traçait des motifs sur sa feuille de dessin, plus il avait envie de retranscrire ce qui l’émerveillait dans la journée…il réalisa ainsi de merveilleux croquis, des dessins qui rattrapaient la réalité.

    Un jour, alors qu’il courrait sur le chemin de l’école, son cartable tomba sur le sol et ses dessins s’éparpillèrent autour de lui. Tout le monde se précipita pour les regarder. Il raconta à ses petits camarades qu’ils représentaient ce qu’il vivait chaque jour…Autour de lui, tout le monde s’était réuni pour écouter ses récits. Depuis ce « petit incident », il avait  enfin réussi à  partager son bonheur de vivre dans son « petit coin de paradis » avec ses nouveaux amis…à travers le dessin, oui, mais aussi en les invitant chez lui …

    J’ai enfin pu découvrir chez lui quelque chose de nouveau : une lueur intense au fond des yeux…

    Lettre à Noah et Lounis

     

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