• Le P'tiot

    Belle journée à toutes et tous,

    C'est déjà la rentrée, et tout notre petit monde est reparti sur les chemins de l'école ! . Voilà donc pour eux une petite histoire que je me suis amusée à écrire...Heu ! pardon si ça ressemble (de très loin) à un joli conte déjà existant!

    Bisatousssssssssssssssss

    Le P'tiot

    Le p’tiot

    Il était une fois un bucheron et sa femme qui vivaient heureux dans une superbe propriété près de la forêt de Brocéliande. Leurs sept enfants, des garçons, les comblaient de bonheur. Toute la journée, le papa allait couper du bois dans la forêt pour permettre aux villageois de se chauffer pendant la longue période hivernale. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes …jusqu’au jour où le pauvre bucheron se blessa et ne fut plus capable de se rendre sur son lieu de travail. Bien sûr, il chercha un autre emploi, mais toutes les portes se fermèrent devant lui…soit parce qu’il était trop vieux, soit parce qu’il n’avait pas assez de diplômes. Une grande tristesse s’empara de lui et il n’eut bientôt plus d’argent pour nourrir sa famille. Il dut revendre sa belle maison et déménager dans un minuscule logement ou il tournait en rond toute la journée. Il se lamentait et ne trouvait pas de solution à un problème qui empirait, d’autant plus que sa femme n’avait plus de quoi faire des repas équilibrés pour sa « tribu ».

    Un beau jour, ou plutôt, un mauvais jour, il était si en colère de ne pas trouver de travail qu’il se fâcha très fort et s’en prit à ses enfants, qui pourtant n’avaient pas fait de bêtises. Il leur reprocha des tas de choses horribles et les chassa de la maison.

    Les sept garçons s’en allèrent donc sans dire un mot, tout penauds, et prirent le chemin de la forêt en sanglotant...tous, sauf le plus jeune que tout le monde appelait « le p’tiot » à cause de sa petite taille. C’était également le plus malin et de loin le plus intelligent. Il lisait beaucoup de livres et se souvint du conte, le « Petit Poucet » qu’il avait beaucoup aimé...Avant de partir, il avait bien pensé remplir ses poches avec du pain ou des petits cailloux, mais il savait que ça ne servirait à rien. Et puis, il connaissait cette forêt comme sa poche. Il s’adressa à ses frères :

    -          - Arrêtez donc de pleurnicher comme des mauviettes...j’ai ma petite idée.

    Il leur demanda de ramasser des champignons, mais uniquement les rouges à points blancs, et d’autres très beaux, mais aussi hyper toxiques... pour remplir leurs besaces. ils ne comprirent pas pourquoi ils devaient choisir des champignons dangereux alors qu’ils commençaient à mourir de faim ! (il ne faut pas oublier que le P’tiot est le plus dégourdi et qu’il connait la suite de l’histoire !!!) Connaissant leur frère, ils lui firent confiance et commencèrent leur récolte, non sans rechigner un peu pour la forme.

    Soudain, ils entendirent un bruit étrange, comme des craquements de bois sec. Ils se retournèrent et poussèrent un cri d’effroi : devant eux, le loup s’apprêtait à bondir !

    -          - Eh ! les gars ! ne restez pas là, grimpez aux arbres, vite ! Si le loup est capable de manger le petit chaperon rouge, il ne fera qu’une bouchée de vous.

    Tous se précipitèrent sur les arbres les plus proches qu’ils escaladèrent en une seconde. Le p’tiot préféra quant à lui, le plus lointain et le plus haut des chênes. Tranquillement, il se hissa jusqu’au sommet pour avoir une vue globale de toute la forêt. De son observatoire, il aperçut la demeure luxueuse de l’ogre (il sait que c’est la maison de l’ogre, forcément, il connait l’histoire !). Il attendit donc patiemment que le loup daigne s’éloigner pour rejoindre ses frères.

    -          - J’ai aperçu une maison, on y trouvera sûrement refuge pour cette nuit, leur annonça-t-il, sans préciser bien sûr par qui elle était habitée ! Pas folle la guêpe…sûr ! ils ne l’auraient pas suivi.

    Arrivés à la porte, ils frappèrent et ils entendirent une voix très douce qui les invitait à entrer. Ils virent alors une femme ni jeune ni vieille, qui tricotait des bonnets de laine.

    -          - Je vous attendais, leur dit-elle, sans lever les yeux de son ouvrage...Vous savez qui je suis ?

    -          - Oui, vous êtes la femme de l’ogre, répondit le p’tiot, sans s’affoler...et je suppose que vous tricotez ces bonnets pour vos filles. C’est vrai que les couronnes, c’est bien inconfortable pour dormir !

    -          - Vous devez savoir aussi que l’ogre mange les enfants...et que cette fois, tu ne pourras pas échanger les couronnes de mes enfants par vos bonnets, que...

    -          - Je sais...l’interrompit le p’tiot tandis que ses frères se planquaient derrière une armoire en tremblant....mais, j’ai ma petite idée.

    Il appela ses frères, puis leur demanda de s’installer autour de la table pour dîner avec les filles de l’ogre. Après le repas, malgré les objections de leur maman, il proposa à tout ce petit monde d’aller se reposer dans la « chambre d’amis ».

    Il profita d’un moment d’inattention de la maman (elle était partie raconter une histoire à ses filles !) pour vider dans le potage de l’ogre les champignons à moitié écrasés dans les besaces de ses frères… et monta tranquillement se coucher.

    Cette nuit-là, pendant que toute la petite troupe dormait, l’ogre prit son repas et s’empoisonna avec les champignons.

    C’est là qu’intervint notre p’tiot qui, très futé, fit un marché avec l’ogre.

    -         -  Contre la moitié de ta fortune et la promesse que plus jamais tu ne mangeras un enfant, je te donnerai un antidote qui te libérera du poison qui est en train de te ronger ...

    L’ogre avait si mal au ventre qu’il accepta ce qu’il appela « un chantage ». Le p’tiot put enfin partir avec ses frères dans le minicar de l’ogre, plus pratique que des bottes !

    L’histoire ne précise pas vers quelle destination ! Chez leurs parents ?

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