• Le mystère du noisetier - 2 -

    Belle journée à tous,  sarcastic

    Sylvain partage enfin ses découvertes avec ses amis...Ensemble, ils vont vivre une drôle d'aventure...Voici la suite du "mystère du noisetier"

    Pour connaître la suite, il faudra ensuite attendre samedi matin....Bonne lecture à tous

    Si vous passez par là, n'hésitez pas à me faire un petit coucou en écrivant un petit mot sur "commentaires"...

    Bizzzzz à tous et à samedi

     

    Le mystère du noisetier - 2 -

     

    Un drôle de trésor

       Très attentifs, Mathis et Angélique écoutent le récit de leur ami tout en observant de très près les trois objets déposés sur l’herbe, près de la mare aux canards :

    -         C’est drôle cette histoire ! tu crois qu’il s’agit d’un vrai trésor ? demande pensive, Angélique, tout en retournant la minuscule clé dans sa main.

    -         Je ne sais pas, mais toi qui passes tes matinées à la bibliothèque, tu n’as jamais lu un livre sur le sujet ? répond Sylvain en s’adressant à Mathis qui venait de se lever pour se dégourdir les jambes.

    -         Non, rien qui me rappelle de près ou de loin quelque chose de semblable…c’est très étrange…Quoi que….

    -         Quoi que …quoi ?

    -         J’ai lu quelque part que de tous les temps, les noisetiers étaient réputés pour leurs pouvoirs magiques, qu’à l’aide d’un petit rameau de noisetiers, les sourciers détectaient les cours d’eau souterrains et les sources, et que les chercheurs d’or découvraient des filons d’or, que ….

    -         C’est ça !! s’exclame Sylvain. Réfléchissons. La magie, le noisetier, l’or, le cours d’eau que j’ai vu dans mon rêve…Tout  concorde !! jaune-rouge …

    -          Je ne sais pas ce que vous en pensez, vous, mais moi, j’aimerais bien approfondir la question et je suis prêt à tenter l’aventure, le coupe  son ami. Pour commencer, nous avons un plan sous les yeux, il faut l’étudier.

    La petite feuille de noisetier passe de main en main. Chacun examine de près chaque nervure, chaque tache de couleur sans dire un mot, et c’est la douce Angélique qui rompt la première le silence en suivant une ligne imaginaire avec son doigt sur la feuille:

    -         Regardez ! je pense qu’il faut suivre le chemin le plus épais, celui qui a pour point de départ le pétiole, qui suit la nervure centrale jusqu’à la tache vert-marron et qui  part en zigzag en traversant les différentes taches de couleurs jusqu’au petit trou entouré de orange.

    -         Ça me semble pas mal confirme Mathis !! mais on va le chercher où ce point de départ ??

    -         Près du noisetier ! non ??

    -         Tu as raison Angélique, c’est ce qui me semble le plus logique acquiesce Sylvain…Allons-y !

    Les trois amis se mettent aussitôt en chemin sans plus se poser de questions…il y a une réponse qu’ils trouveront sur place.

    Quelques égratignures plus tard, une nouvelle surprise les attend au pied du noisetier. Jaune-rouge est là, perché sur la plus haute branche. En les apercevant, il vole droit vers eux, frôle les cheveux de Sylvain et tournoie dans les airs jusqu’à ce que les enfants acceptent de le suivre…au cœur  des broussailles !!! Au grand dam d’Angélique qui commence à grimacer en voyant ses bras se couvrir d’épines.

    En longeant le ruisseau, les trois amis ferment les yeux ensemble, sans même se consulter au préalable. Ils découvrent alors que, exactement comme dans le rêve de Sylvain, ils perçoivent les doux murmures de l’eau provenant du ruisseau et d’une cascade toute proche.

    Ils jettent un coup d’œil rapide sur la « feuille-plan », suivent la direction que leur indique Jaune-rouge et ne sont pas étonnés de devoir franchir un fragile pont de bois qui menace de s’écrouler à chaque pas. Ils  pénètrent ensuite dans la forêt de pins décrite par Sylvain quelques heures auparavant.

    Une sorte de vertige les envahit lorsqu’ils se  retrouvent tous les trois dans une immense clairière. Ils comprennent alors qu’ils vont continuer absolument seuls et « loin du monde » tout le reste de leur aventure. Ils regardent autour d’eux, et tout comme dans le rêve de Sylvain,  l’oiseau a disparu et seule une vieille cabane de bois apparait dans un recoin. 

    -          On  fait quoi maintenant ? demande, toute tremblante, Angélique. Elle n’en mène pas large, mais les garçons ne semblent pas plus rassurés qu’elle. C’est pourtant Mathis qui ouvre la bouche le premier :

    -          Et si on entrait pour voir !

     Les trois enfants s’approchent de la masure, jettent un coup d’œil  à tour de rôle par la fenêtre couverte de toiles d’araignées, et décident d’entrer. Elle est déserte. Des feuilles mortes et de la mousse tapissent le sol sur lequel une table de camping brinquebalante et trois chaises constituent le seul mobilier. Les enfants s’assoient autour de la table sur laquelle Sylvain dépose ses « trouvailles »

    -       Sur le parchemin, il est écrit : «  Pour découvrir le Trésor de Jaune-rouge, le moineau, suis le chemin jusqu’au gros chêne roux» …Mais, il est où ce chêne ? A part cette cabane, il n’y … 

    Sa phrase reste en suspens, stoppée net par le hululement lugubre d’un grand-duc.

    -         Un hibou ? en plein jour ? s’étonne Angélique

    Les enfants se regardent et sans se concerter sortent de la cabane en direction du cri qu’ils viennent d’entendre. Il s’agit sûrement d’un appel ! Ils contournent la bâtisse et se retrouvent nez à nez avec le grand-duc, perché sur une branche basse d’un vieux chêne, juste à l’orée du bois.

    Caché par la cabane, ils ne l’avaient pas remarqué en arrivant. Ils s’approchent silencieusement tandis que l’oiseau s’éclipse dans un énorme creux formé dans le tronc de l’arbre, situé tout juste à un mètre du sol. Ensemble, les trois amis grimpent sur une grosse souche à moitié vermoulue et scrutent l’intérieur de la cavité. D’abord, ils ne distinguent que deux grands ronds jaunes lumineux encerclant deux billes noires – les yeux de l’animal – puis petit à petit, ils s’habituent à l’obscurité et leurs regards analysent les ombres qui se détachent dans ce décor insolite.

        Mathis est le premier à l’apercevoir, niché au fond de la cavité, à peine plus grand que la boite en plastique dans laquelle il range ses crayons de couleurs :

    -         Regardez !  s’écrie-t-il, tout excité par ce qu’il vient d’entrevoir.

    -         Le trésor ! s’exclame à son tour Angélique avec un grand éclat de rire.

    Les deux amis s’éloignent un tout petit peu pour laisser Sylvain s’approcher plus près, tendre le bras et retirer délicatement la cassette de cuivre brun-rouge.

    Fier comme Artaban, tenant précieusement le coffret entre les mains, il lance un regard victorieux en direction de Mathis et Angélique, et, à l’unisson, tous les trois laissent éclater leur joie. Ils se mettent à danser et crier des « Waouh !! », des « Super ! » et des « Génial ! » en se dirigeant vers le cabanon.

    Quelques minutes plus tard, les trois « compères » sont penchés au-dessus du coffret tandis que Sylvain s’empare de la minuscule clé d’or pour l’ouvrir.

    -         A la une….à la deux ….à la trois… ta-tam !

    Les enfants réalisent enfin ce que le « trésor » leur offre :

    -         OUPS !!!!

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