• La sorcière - 3

    Coucou les ti-loulous,

    l'histoire de Noyal est bien étrange...et cette sorcière ? Qui est-elle ? Pourquoi s'acharne-t-elle sur notre ami Biscoto ??

    La sorcière - 3

    La sorcière - 3

    Après ce dernier enchantement, elle jeta tout simplement son anneau dans la mare pour devenir une jeune fille comme tout le monde. »

    -         C’est ainsi que se termine l’histoire de la petite fée qui a donné son nom au village, conclut Irène. Nolwenn s’est transformé au fil du temps par Noyal. A la fin du livre, il y avait aussi une petite annotation qui précisait :

    « Le charme est rompu, mais il reviendra dans mille ans lorsque le village fêtera son centième habitant. Ce sera probablement un descendant de la petite fée à qui l’on rendra l’anneau et ses pouvoirs seront les mêmes ».

    Après avoir écouté toute l’histoire, Maïwenn s’est levée un peu engourdie, puis elle s’est  légèrement étirée. Elle a  remercié la bibliothécaire en omettant volontairement de dire qu’elle avait compris que cette histoire n’avait rien d’une légende…puis elle est partie. Elle ignorait qu’une surprise bien plus désagréable l’attendait sur la place.

    La sorcière - 3

          En effet, la mère du Schmol la guettait, cachée derrière la fontaine. Elle s’est plantée brusquement devant elle, lui a lancé un regard foudroyant rempli d’éclairs, avant de lui dire d’une voix chevrotante :

    - Tu cherches ton ami Julien ? Hein ! Eh bien, tu ne le reverras plus jamais… jamais… 

    Maïwenn s’est redressée pour la toiser et la regarder droit dans les yeux :

    -         Qu’est ce que vous croyez ? je l’ai vu Julien ! c’est vous qui l’avez transformé en grenouille ?

    -         Ah ! ah ! ah ! tu es bien maligne, petite ! Eh bien, si tu veux tout savoir, suis-moi… je vais te montrer quelque chose.

    Évidemment, Maïwenn a bien compris qu’il y avait une ruse là-dessous, alors, elle a fait mine de la suivre, et elle s’est engouffrée dans la première impasse rencontrée pour se cacher.

    La sorcière - 3

    Elle savait que la mère du Schmol essaierait de la retrouver, aussi, dès qu’elle l’a vue faire demi-tour en maugréant, elle s’est faufilée dans le dédale de ruelles pour prendre le raccourci qui mène à la petite maison violacée de la sorcière. Là, elle a enjambé la barrière de fer, a longé les murs et a aperçu une petite lucarne ouverte…Comme elle est très souple et toute menue, elle n’a eu aucun mal à se hisser jusqu’à l’ouverture et se glisser à l’intérieur du logis pour commencer une perquisition dans la pièce. Il fallait à tout prix qu’elle retrouve le livre. Elle était sûre à présent que c’était elle qui l’avait dérobé.

    Une odeur âcre, aigrelette s’échappait d’un chaudron posé sur une grosse bûche dans la cheminée. Curieuse de nature, elle se demandait ce qui pouvait mijoter, mais elle n’avait pas de temps à perdre et malgré ses hauts le cœur, elle a continué son inspection et s’est dirigée vers une minuscule porte au fond de la pièce.

    La sorcière - 3

    Ses jambes tremblaient un peu, un froid glacial lui parcourait le dos, mais rassemblant tout son courage, elle a ouvert la porte et là, elle faillit défaillir…la sorcière lui faisait face !!! et sans perdre un instant tendit un anneau qu’elle portait autour du cou dans sa direction avant de réciter d’une voix puissante et ferme : « Persil, chou vert et patanouille…toute verte tu seras et grenouille tu deviendras !!! »…

    Heureusement, avant que la sorcière ne termine sa phrase, Maïwenn avait eu le temps de prendre la poudre d’escampette… aussi vive qu’une anguille, elle s’était glissée hors de la maison, et elle était déjà loin lorsque la mère du Schmol réalisa qu’elle avait raté son sortilège.

    Seuls les vêtements de Maïwenn avaient eu le temps de prendre d’horribles couleurs vertes vraiment piteuses.

    Partager via Gmail Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :