• Fête des pères

    Belle journée à tous  sarcastic et bonne fête à tous les papas

    Pour cette  journée un peu spéciale, la fête des papas, j'aimerai faire un petit clin d’œil au mien qui n'est plus là ...et tous ceux qui sont partis...
    Je sais, ce n'est pas drôle pour une fête, mais combien d'enfants n'ont pas leur papa auprès d'eux aujourd’hui ?

    J'ai commencé un conte il y a quelques années....et je n'en suis toujours qu'à la cinquième page (ah la page blanche !!! quel soucis !)... Alors voilà, je profite de ce jour pour publier un extrait de cette histoire (clin d’œil aux papas absents !) avec pour objectif  de la terminer  avant la fin de l'année et de la publier dans ce blog

    En voici un extrait ( le clin d’œil aux papas absents !)

    Fête des pères

      "... Bien calé sur son oreiller, les couvertures remontées jusqu’à son nez, Gildas ne semblait pas avoir envie d’émerger. L’arrivée proche de ses cousins lui rappelait trop les douces années passées à la Turballe entre sa mère toujours très occupée et son père avec qui il entretenait une complicité hors du commun. Marin pêcheur à bord de la « Marie Noëlle », il partait trop souvent pour de longues journées en mer, et le temps qu’il lui consacrait n’en devenait que plus précieux.

    Invariablement, il l’attendait sur la jetée pour qu’il lui raconte ses exploits tandis qu’il essayait de l’aider tant bien que mal à porter quelques caisses remplies de crabes, crevettes ou homards.

    Bien qu’il fut très jeune, il admirait son père et s’était déjà fait à l’idée qu’un jour viendrait où il partirait en mer avec lui.

    Comment évoquer le cri strident des cormorans et des goélands entourant les chalutiers enfin de retour, la maison basse aux volets jaunes ou bien les jurons des hommes après une pêche médiocre ou une mer agitée, sans se souvenir du jour, où, fidèle à son rendez-vous, il attendit son père…en vain. Il venait de fêter ses cinq ans.

    Il ne comprit que deux ans plus tard qu’il ne reviendrait jamais… le jour où sa mère, prétextant ses soudaines et violentes crises d’asthme, décida d’aller vivre à la montagne. Un choix qu’elle fit sur les conseils de son médecin traitant : « Vous avez tous les deux besoin de changer d’air, de vivre dans un milieu différent où vous n’aurez plus tous ces souvenirs. Vous verrez que la santé de votre fils s’améliorera nettement sous un ciel plus clément » avait-il déclaré.

     Pour Gildas, ce  dépaysement ne fit que l’éloigner de ses rêves, mais pas de son père.

    Il se réfugia délibérément dans le monde imaginaire que lui offrirent ses lectures, passant de longues heures dans sa chambre, seul avec son tas de bouquins...."

     

     

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