• Belle journée à tous,

    Lundi, jour des histoires "insolites"

    J'ai promis hier, en commentaires, de raconter comment m'était venue l'inspiration de cette histoire de danseuse...j'ai "essayé" d'expliquer sa source dans ce texte!

    J'ai toujours trouvé "étrange" la manière dont vient "l'inspiration" pour une histoire...

    Inspiration

    Drôle d’inspiration

         Après avoir écrit de nombreuses histoires, il pourrait sembler tout à fait évident que j’y trouve un réel plaisir et que j’adore jouer avec les mots et les phrases...

    Euh !!! Eh bien, je dois bien l’avouer et faire une confidence : je trouve cet exercice extrêmement difficile... et l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous quand je le souhaite le plus !...

     Et pourtant !

     Mais, commençons par le début :

    Ce  qui est tout à fait exact, c’est le bonheur et la joie que j’éprouve à  raconter des histoires aux enfants, c’est presque inné en moi. C’est un moment « magique » que j’ai toujours privilégié en classe avec mes élèves, et avec les enfants en général...

    Le problème, c’est que je n’ai aucune mémoire...alors raconter des histoires existantes a toujours été pour moi très difficile. Il me faut : soit les apprendre par cœur et les restituer ...mais la magie s’échappe...Soit les lire sur un livre...et le côté « partage et échange » avec les enfants n’existe plus...

    Je  n’avais donc pas d’autre choix que de créer, imaginer, inventer mes propres histoires devant mon jeune public...et bien sûr...aussitôt racontées, aussitôt « oubliées » !!

    Un jour –c’était à la piscine, du temps où l’on avait le courage de faire 50 longueurs chaque semaine avec mes filles !!! -  Nono m’a demandé d’écrire « mes » histoires. Elle parlait, je crois, de celles que je lui avais racontées lorsqu’elle était jeune...ça, je ne le pouvais pas bien sûr, mais j’ai voulu relever le défi et je lui ai promis d’écrire ma première histoire durant la semaine.

    Oui, mais voilà...si j’ai toujours aimé raconter, écrire n’a jamais coulé de source pour moi. C’est très dur !!! C’est une gymnastique des méninges que j’ai souvent trouvée  un peu « rébarbative » au départ…

    Et puis, devant un jeune public, l’inspiration ne m’a jamais fait défaut. Les enfants ne sont pas trop exigeants ! L’intonation de la voix, la douceur et la musique des mots, la présence et les mimiques font la plupart du temps tout le charme d’un conte !!

    C’est autre chose lorsque l’on est devant l’ordi ! Qui n’a jamais connu l’angoisse de la feuille blanche ? Que vais-je raconter ? Personne n’est là pour me mettre sur la voie comme le font si bien nos chères têtes blondes.

      Donc, pour en revenir à cette histoire promise à ma fille, je n’avais aucune idée, et comme je « travaille » toujours dans l’urgence deux jours avant le terme de ma promesse, je n’avais pas aligné trois mots....

    C’est sans compter sur mon « ange gardien »!

    Je me réveille en pleine nuit...je viens de faire un drôle de rêve...le début d’une histoire. Je me lève et j’écris les grandes lignes de ce que « j’ai vu »...les mots, les phrases s’enchainent pour restituer l’histoire qui m’a été racontée dans un songe...ça à quelque chose de magique....

    C’était le début de ma première histoire « Noyal les Grenouilles », ce n’était pas génial, mais c’était un départ, et c’est là que j’ai commencé à prendre plaisir à faire « vivre » des personnages imaginaires. En écrivant (même si j’ai beaucoup de mal à construire mes phrases et exprimer mes impressions), je me projette littéralement dans cet autre « monde ».Parfois, j’ai même la sensation  que ce n’est pas « moi » qui écrit, que cette « inspiration » est extérieure à moi, mais ça, je ne sais pas l’expliquer. C’est étrange ce phénomène ! Il m’arrive de me poser cette question : « c’est moi qui ai écrit ça ! » par forcément parce que j’aime le résultat, mais parce que je me crois incapable d’imaginer ce scénario !

    Tout ça pour dire que certaines histoires m’apparaissent encore en rêve et que je me lève pour les écrire (sinon, je n’arrive pas à me rendormir !!) ...

    C’est le cas de la « danseuse étoile et du pompier » :

    C’était il y a quelques années, je devais aller faire une prestation «autour du conte de Noël » auprès d’un groupe d’enfants à la demande d’un proche. J’avais bien en rayon un petit stock d’histoires mais je voulais quelque chose de nouveau, voire d’original, et je n’étais guère inspirée…Et comme par hasard, la nuit « porte conseil » et cette histoire de danseuse m’est apparue en rêve…je l’ai trouvée sympa et me suis encore levée pour l’écrire (évidemment, les mots ne sont pas venus aussi facilement que les images !).

    Le lendemain,  je me suis précipitée sur le téléphone pour la raconter à Stéphane pour savoir ce qu’il en pensait, si elle était appropriée au jeune public que je ne connaissais pas…Il était très étonné parce qu’un événement similaire était arrivé à son épouse, passionné de danse. Elle avait dû abandonner à cause d’un problème à la cheville. Evidemment, le reste de l’histoire n’a rien de comparable…il n’est pas pompier !!

    Qui m’avait donc inspiré ce conte avec une danseuse ? Un univers qui ne m’était absolument pas familier et que j’ignorais totalement, pour n’avoir jamais fait un pas de danse de ma vie.

    ·        Dans ce récit, seul un nom a été modifié.

     

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  • Belle journée à tous,

    Quelle belle période que celle de Noël! Celle de la magie, des contes, mais aussi celle où l'on espère la réalisation de nos vœux les plus fous ! Celle, surtout des enfants, de leurs rêves et des étoiles dans leurs yeux.

    Illustration de Philippe

    Danseuse étoile

     

    La petite danseuse étoile et le pompier

         Quelle était jolie Marie avec ses grands yeux bleus en amande et ses longs cheveux blonds tirés en arrière, emprisonnés dans un diadème …Quelle grâce et quelle légèreté quand elle virevoltait sur la pointe des pieds dans son tutu blanc cousu de fils d’or et d’argent. On aurait dit une frêle libellule qui voletait au-dessus d’un lac.

       Toute petite déjà, elle rêvait d’être danseuse et ne manquait jamais un cours à l’école de danse où sa maman l’avait inscrite. Elle étonnait ses professeurs qui n’avaient aucun mal à lui enseigner les pas les plus compliqués et les plus difficiles à réaliser, et ils ne tardèrent pas à  lui demander de plus en plus de concentration et de discipline. Cette petite avait un don qu’il fallait exploiter au maximum.

       Marie ne reculait devant aucun effort et elle travaillait sans relâche. Toujours souriante, elle réalisait des prouesses sans jamais se plaindre, si bien que très vite, elle fit ses premiers pas sur scène à l’opéra de Paris comme « Petit rat ».

        Là encore, il lui fallut plusieurs années d’un travail acharné et continu, de souffrances physiques même. Elle devait toujours aller au-delà de ses capacités pour atteindre la perfection absolue.

        Mais rien ne l’arrêtait…Ce qui comptait pour elle et surtout pour ses professeurs, c’est qu’elle devienne une « danseuse étoile ». Ce qui finit bien sûr par arriver.

       On  la réclamait alors dans toutes les villes de France et de l’étranger et elle enchaînait les galas avec grâce sans jamais se lasser. Passionnée et apparemment infatigable, elle était capable de danser à Marseille un soir et de s’envoler pour l’île de la Réunion au petit matin…juste pour un spectacle... et le plaisir de danser.

        Toujours à la recherche d’une performance idéale, elle finit par ne plus penser qu’à la danse, sans tenir compte d’une petite douleur apparue un beau jour au niveau de sa cheville, une sensation bizarre qui l’accompagnait de plus en plus souvent lors de ses nombreux galas et qui parfois même la  réveillait en pleine nuit.

       Mais voilà ! Ce qui devait arriver arriva : un beau jour d’été, lors d’une représentation du « Lac des Cygnes » de Rudolf Noureev sur une grande scène parisienne, la petite ballerine, épuisée, s’effondra sur le sol avec une horrible fracture de la cheville. On entendit une énorme exclamation dans la salle tant la consternation était grande…Puis plus rien…le silence.

        Ce  jour-là… la petite danseuse étoile perdit son étoile…et tout autour d’elle sembla s’écrouler !!! Ses espoirs et ses rêves.  Ses larmes coulèrent lentement sur son visage et rien ne put les arrêter.

       Très pessimistes, les médecins ne comprirent pas vraiment son désarroi et lui conseillèrent de stopper net la danse, de choisir une autre carrière.

         Marie s’enferma dans sa tristesse et retourna dans sa famille avec ses parents et son jeune frère qui essayèrent en vain de la réconforter. Ils lui témoignèrent beaucoup d’affection et lui affirmèrent sans trop y croire eux-mêmes que sa douleur morale finirait par disparaître en même temps que sa douleur physique.

        Inconsolable, elle s’isola complètement pendant quelques temps et se dit que finalement rien ne pourrait plus jamais la rendre heureuse. Son sourire avait disparu, mais pas sa gentillesse…et elle chercha un nouvel emploi.

       Elle accepta un travail dans un grand magasin de jouets en se disant que dans ce milieu, elle pourrait au moins rencontrer des enfants à qui elle pourrait donner un peu de sa tendresse. Elle les aimait tellement !

        Les jours passèrent, les semaines et puis les mois. Le printemps fit place à l’été, et l’été à l’automne. Dehors, les arbres prirent de jolies couleurs rouges, oranges, ocres et marron et les feuilles tombèrent une à une en tournoyant sur le sol…Marie regardait le spectacle de sa fenêtre mais n’avait pas le cœur à s’attendrir sur tant de beauté ! Elle souffrait toujours de sa cheville et ne sortait jamais sans ses béquilles.

    Quelques temps plus tard, ces mêmes arbres se retrouvèrent complètement dénudés et le ciel gris annonçait un hiver précoce. La neige se mit à tomber et les arbres s’emmitouflèrent dans un épais manteau blanc…Noël approchait.

        Les bûcherons allèrent couper de jolis sapins pour décorer les maisons et les appartements. Ils s’enfoncèrent le plus loin possible dans la forêt à la quête du plus grand, du plus beau, du plus majestueux des arbres. Quand ils le virent, ils l’abattirent avec leur hache avec la plus grande des délicatesses et l’installèrent sur la grande place du village.

     Les habitants le découvrirent avec bonheur et s’empressèrent d’apporter de quoi le décorer. Les uns revenaient chargés de guirlandes multicolores, d’autres de boules scintillantes ou de bougies,  d’autres encore de friandises et de fruits qu’ils disposèrent sur les branches du grand sapin.

          Les parents de Marie lui demandèrent si elle voulait elle aussi participer à ce grand événement et elle accepta en dissimulant sa souffrance au fond de son cœur. Elle accrocha elle-même  une grande quantité de petits jouets entre les aiguilles de l’arbre de Noël.

      La veille du grand jour, tout le village se rassembla au pied du grand sapin pour chanter Noël, jouer, raconter des histoires, et passer un bon moment ensemble avant de réveillonner en famille. Les enfants firent une grande farandole autour de l’arbre et les grands les regardèrent s’amuser et rire avant l’arrivée du Père Noël.

        Un peu en retrait, Marie contemplait le spectacle tout en fixant l’étoile retenue à la cime du sapin. Ses yeux se remplirent de larmes et tous les habitants tournèrent vers elle leur attention. Ils comprirent son chagrin et d’un commun accord, pour lui changer les idées, ils lui demandèrent d’allumer les bougies placées sur l’extrémité des branches, avant de terminer la soirée sur une dernière chanson.

       Le spectacle était fabuleux et chacun resta un moment sans voix, émerveillé par tant d’éclat et de splendeur…

       Soudain, l’une des bougies se décrocha, tomba sur la branche du dessous qu’elle enflamma…le feu se propagea à une vitesse incroyable sans que personne ne put faire quoi que ce soit…On entendit des cris venant de toutes parts, des plaintes…et ce fut le branle-bas de combat. Tous les habitants se sauvèrent en attrapant la main des enfants qu’ils entraînèrent le plus rapidement possible dans la salle municipale ou un chocolat chaud et une brioche les attendaient.

        Seule au milieu de la place, Marie contemplait la scène en  observant au sommet de l’arbre l’étoile brillante qui scintillait de plus en plus sous l’effet des flammes, et elle resta immobile sans se soucier du danger qui déjà la menaçait.

       C’est alors qu’un pompier venu de nulle part fit son apparition avec son camion, et qu’il s’empressa d’éteindre les flammes avec sa lance.

    Il jeta un coup d’œil rapide en direction de Marie et il déploya sa grande échelle pour aller cueillir l’étoile. Il l’attrapa doucement et descendit les barreaux très lentement. Il s’approcha alors de la petite danseuse et lui déposa son présent au creux de la main.

        Marie sentit alors une immense chaleur l’envahir et elle dévisagea l’homme tout habillé de rouge qui venait de lui offrir ce cadeau. Elle  comprit aussitôt qu’il ne s’agissait pas seulement d’un pompier…il semblait très âgé et portait une immense barbe blanche. Ses yeux souriaient et elle lui rendit son sourire…. Puis, avant même qu’elle ait pu le remercier, il disparut comme il était venu.

        C’est à ce moment précis que tous les habitants se rendirent compte que Marie ne les avait pas suivis et qu’ils se dirigèrent vers les fenêtres de la salle municipale pour l’appeler.

    A leur grande surprise, ils virent le sapin à nouveau joliment décoré comme si rien ne s’était passé. Il semblait même plus beau qu’avant avec de longs fils d’or qui l'enveloppaient et des paillettes argentées qui brillaient de mille feux…A ses pieds, des centaines de cadeaux emballés dans de jolis papiers chamarrés et ornés de gros rubans rouges et bleus, attendaient les enfants…

    Mais le plus incroyable se produisit alors, les laissant muets d’admiration : La neige commençait à virevolter dans le ciel et avec elle, une gracieuse danseuse étoile, légère comme une plume évoluait en réalisant de magnifiques pirouettes sur le tapis blanc qui déjà recouvrait le sol.

     

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  • Belle journée à tous sarcastic,

    Aujourd'hui débute donc la série des "contes de Noël" et "un enfant-une histoire à Noël".

    Ceux qui se souviennent de Doudou Mimi (livre " le Ninnin") reconnaitront ce drôle de Père-Noël...

    A demain

     

    Le Père Noël de Mimi

    Le    père   Noël

           L’un des meilleurs souvenirs de Mimi la grosse souris grise de Nicolas est sans doute sa première rencontre avec le Père Noël en personne.

    Non, non, ce n’était pas un soir de Noël justement. C’était bien longtemps avant.

    Un soir, Nicolas l’avait oubliée sur l’un des fauteuils en rotin du salon. Tout le monde dormait profondément dans la maison, et Mimi n’arrivait pas à fermer l’œil, surtout à cause de tonton Benji qui ronflait sur le canapé. Il était venu passer ses vacances ici avec tante Ginou et leurs deux fils Jérémy, l’aîné, le grand costaud, et Stanley qui avait juste six mois de plus que Nicolas (c’est d’ailleurs à cause de lui et de ses jeux bruyants qu’il l’avait lâchement oubliée sur le fauteuil !).

    Toujours est-il qu’en pleine nuit, Mimi fut surprise par un drôle de bruit, une sorte d’énorme glissade sur le toit, accompagnée du joyeux tintement de centaines de minuscules clochettes, une glissade suivie d’un lourd « pouf » ou plutôt « Paf », non ! Plutôt un gros « Patatras » ! :

    -        Saperlipopinette ! C’est tout cracra beurk dans cette cheminée ! S’écria alors un drôle de gros bonhomme rouge qui venait de tomber dans la cheminée et qui sautait sur place pour faire tomber la suie dont il était couvert des pieds à la tête!

    -        En voilà des façons d’entrer chez les gens ! Rétorqua Mimi, rouge elle aussi, mais de colère. Pourquoi ne frappez-vous pas à la porte…comme tout le monde ?

    -        Désolé, je ne t’avais pas vue, Mimi… Je me présente, je suis le Père-Noël !

    -        Ah ! … Et alors ?

    -        Tu n’as pas entendu parler de moi. Pourtant Nicolas m’a écrit une longue lettre.

    -         Ah bon ?

    -        Eh bien ! Ne restes pas plantée là à me regarder. Je suis venu parce que j’ai besoin de toi…mais, ne restons pas dans le salon, tonton Benji pourrait nous surprendre !

    Toujours sous le choc de la surprise, Mimi s’éloigna avec le Père-Noël en direction du jardin. Assise sur la pelouse, elle fit ainsi connaissance avec ce drôle de bonhomme un peu bourru, mais très gentil ma foi !

    - Le Père-Noël…le Père-Noël ??? Mais oui bien sûr, j’ai entendu parler de toi par Nicolas, je sais qu’il t’a écrit…mais, jamais je ne t’aurai imaginé aussi gro..and ! Et puis, il ne t’attend pas aujourd’hui !!

    -        Bien sûr que non. Et je compte sur toi pour ne rien lui révéler. Je fais toujours une première tournée pour m’assurer que les enfants sont bien sages comme ils le prétendent tous dans leur lettre…Je regarde aussi s’ils se sont bien brossé les dents avant de se coucher, si les jouets sont bien rangés …et pour les plus grands, je jette aussi un œil sur les carnets de notes et les cahiers pour m’assurer que les devoirs sont faits sérieusement, et…

    Les yeux ronds comme des soucoupes, Mimi lâcha un long soupir suivi d’un douloureux :    

      - Ohhhhhhhhhhhhhhh !!!  Eh bien, tu ne dois pas avoir beaucoup de travail le jour de Noël…et surtout, tu ne vas sûrement pas être surchargé cette année !!! Se lamenta-t-elle.

    -        Mais non !!! Je rigole, s’exclama dans un grand rire le père-noël. Je ne fais que vérifier les conduits de cheminée et toutes les ouvertures de la maison pour que mes petits lutins, ceux qui m’accompagnent le grand jour, puissent entrer facilement. Je viens aussi chercher les listes de cadeaux que les enfants ont oublié de m’envoyer, et, pour Nicolas, je viens vérifier sa lettre.

    -        Comment ça « vérifier sa lettre » s’emporta un peu Mimi, vexée d’imaginer que le Père Noël ne croyait pas les enfants.

    -        Ne sois pas aussi susceptible Mimi ! Quand je dis « vérifier » ce n’est pas ce que tu imagines, c’est seulement parce que je SAIS que bien souvent les enfants écrivent n’importe quoi (quand ils rédigent eux-mêmes leur lettre!), Parfois, ils écoutent leurs copains ou leurs parents, mais ce qu’ils demandent n’est pas forcément ce qu’ils désirent profondément, et moi, je veux leur apporter un jouet, un livre ou une chose à laquelle ils tiennent vraiment…tu comprends ?

    -        Oui, un peu… répondit Mimi, sans trop comprendre où voulait en venir ce drôle de bonhomme !!

    -        Je vais te donner un exemple. Un jour, il y a de cela très très très longtemps, une petite fille m’a simplement demandé une petite médaille pour sa poupée… sa maman a écrit la lettre, et elle n’a rien osé demander de plus … Rien de plus banal tu ne crois pas ? Pourtant, j’ai appris par son doudou, un gentil lapin gris, que cette enfant pleurait souvent parce qu’elle n’avait pas osé dire à sa maman d’ajouter une  chaînette pour l’accrocher autour de son cou. On lui disait souvent de ne pas être trop exigeante et elle pensait que c’était trop demander. Elle espérait très fort, mais sans y croire. Si tu avais vu la joie de cette fillette quand elle a découvert la médaille…et la chaîne dans son petit soulier !!!

    -        Ouah !! C’est une belle histoire, s’exclama Mimi.

    -        Oui, et tu comprends maintenant pourquoi j’ai tant besoin des doudous. Eux savent VRAIMENT ce qu’il y a au fond du cœur des tout-petits !!

    Un grand sourire apparut soudain sur le visage de Mimi,  ravie et visiblement touchée de voir que le Père-Noël avait non seulement besoin d’elle, mais lui faisait entièrement confiance sans la connaître (enfin, c’est ce qu’elle croyait !!!).

    -        C’est vrai que je le connais bien Nicolas. Je sais tout de suite quand il a de la peine, quand quelque chose le chagrine ou lorsqu’il est heureux. Je sais tout ce qu’il pense et je connais même tous ses rêves les plus fous…

    En évoquant ce face à face, Mimi laissa couler une petite larme sur ses joues… Oh oui ! Elle le connaît bien Nicolas, et pourtant, jamais elle n’aurait imaginé un seul instant qu’il l’abandonnerait un jour et qu’il la laisserait « moisir » dans cet horrible tiroir sombre !!

    Les souvenirs de cette première rencontre lui rappelèrent également la dernière en date, il y a seulement quelques semaines.

       Noël n’est pas si loin, et Nicolas ne sait pas que s’il a eu la belle surprise de voir un joli petit vélo rouge au pied du sapin, c’est bien un peu grâce à elle…et maintenant, il passe tout son temps sur son petit vélo, sans se soucier d’elle !!! C’est vraiment trop injuste !!!

     

     

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  • Belle journée à tous sarcastic ,

    Au vu de tous les catalogues de jouets qui envahissent  nos boites aux lettres, Noël approche à grands pas...Les enfants ont sans doute déjà envoyé leur lettre au Père Noël !

    Eh bien, moi aussi j'aime beaucoup cette période et dès aujourd'hui, je me mets à l'écriture "contes de Noël" et d'histoires dont les enfants seront les héros (comme pendant les vacances dernières), mais avec le PERE NOEL !! (à partir de demain jusqu'au 31 décembre)

    Demain : première histoire de Noël

    Il suffit d'écrire un petit mot dont voici le modèle

    "Je m'appelle...., j'ai ....ans, j'aimerais que le Père Noël me fasse visiter son usine de jouets (ou retrouve le petit chat de mon copain...)...ma couleur préférée est le ....? j'habite en ville ou à la campagne....j'aime...je déteste...je suis grand, petit, gentil (bien sûr!) etc etc...

    Envoyer ce petit mot en commentaire ou sur mon mail (pour l'obtenir, inscrivez-vous à la newsletter ou demandez-le à la personne qui vous a fait connaître ce blog)

    Noë!

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  • Bonjour tout le monde,

    Voici une ultime histoire de Zozotte....Elle est apparue plusieurs fois dans ce blog :

    vendredi 26 mai - dimanche 2 juillet - mercredi 5 juillet - jeudi 6 juillet et dimanche 17 septembre

    Bonne journée et à demain pour un nouveau programme.

    Départ

    Zozotte - 5-

     

    -         Mais qu’est-ce-que c’est que tout ce raffut ?

    Réveillée en sursaut, j’émerge péniblement, cherche l’interrupteur pour allumer la lampe de chevet et jette un coup d’œil inquiet sur le réveil : 4h 26…Personne n’est levé à cette heure ! Alors qui fait ce vacarme ? Ça vient de la cuisine, semble-t-il.

    Encore toute ensommeillée, à moitié engourdie, les paupières lourdes, j’enfile un pull et je descends doucement les escaliers…En fait, je ne suis pas si rassurée que ça. J’ai entendu dire qu’il y avait des cambriolages dans le quartier ces jours-ci ! 

    A peine ai-je posé les pieds sur le sol froid du salon que mon cœur se met à battre la chamade...il faut bien l’avouer, je suis morte de trouille.

    J’attrape une bûche près de la cheminée, on ne sait jamais, et avance sans bruit jusqu’à la cuisine...le bruit s’est un peu estompé, j’ouvre la porte, allume en tremblant un peu, et....

    Rien ! Il n’y a rien dans la cuisine...Je m’apprête à  retourner me coucher lorsque je constate que ma porte de placard est restée ouverte. Je la pousse avec le pied et j’entends un petit cri strident qui vient de mon paquet de cracottes :

    -      -  Aie, ça ne va pas !

    -      -    Oh, non ! Zozotte ! c’est toi qui fais tout ce boucan ! Je gronde, mais je suis quand même soulagée...ce n’est pas un inconnu qui s’est introduit dans la maison !! Je pose ma buche sur le sol et je la vois glisser des biscuits dans une espèce de baluchon en tissu imprimé :

    -        -  Je ne fais pas de bruit, je prends juste quelques provisions.

    Je perçois dans sa voix comme un reproche, une certaine tristesse, mais je me trompe peut-être.

    -        -  Des provisions, mais pourquoi ?

    -        -  Je pars.

    -        -  Tu pars où ?

    -       -   Je m’en vais...je ne reviendrai plus ! me lance-t-elle brutalement.

    Je  reste « baba »...qu’est-ce qu’il lui prend à ma petite boule de poils gris et blancs ? Jela regarde et ses petits yeux en amande d’ordinaire bleu marine deviennent carrément noirs. Je commence à comprendre.

    -        -  Tu n’es pas contente après moi, c’est ça ! je n’ai pas fait attention à toi ces derniers jours et tu es en colère contre moi.  Comme si de rien n’était, elle continue à trifouiller dans mon placard, ouvrant les boites, enfournant dans son sac de fortune des pâtes, des gâteaux secs, du riz et du quinoa. Puisqu’elle ne daigne pas me répondre, je continue

    -        -  Si tu comptes nourrir toute ta famille cet hiver, Tu n’es pas obligée de te charger autant…Reviens quand tu veux ;

    -        -  Non, je ne reviendrai plus !

    -        -  Je sais, tu viens de me le dire…Mais pourquoi ?

    -        -  Je n’ai plus rien à faire ici…Je m’ennuie un peu, et puis, tu m’avais promis de faire mon portrait et tu as oublié ! Ne vas pas croire que je suis  jalouse de Félicité ou de tes affreuses sorcières, tu me l’as dit l’autre jour, elles ne m’arrivent pas à la cheville. Elles sont imaginaires, c’est bien ça ?

    -        -  Exactement, je sais ce que tu penses, mais je suis là aujourd’hui

    -       -   Et mon dessin ?

     

    Départ

    Je lui présente un dessin que j’ai essayé de faire il y a quelques jours, mais bien sûr, ça n’a rien à voir avec Zozotte…je sais qu’il est moche mon dessin ! Je ne sais pas dessiner, ce n’est tout de même pas ma faute.

    Elle se contente de hausser les épaules et saute sur le carrelage de la cuisine avec son petit baluchon sur le dos…Une vague de tristesse m’envahit subitement…je réfléchis à toute vitesse…Si elle part, elle va terriblement me manquer. Je m’y étais habituée à son mauvais caractère ! et elle est tellement rigolote !

    -        -  Tiens, regarde, je t’ai prise en photo avec mon portable. Elle examine le cliché

    -        -  On ne voit que mes oreilles

       -  Oui, mais je sais que c’est toi, et puis, tu étais cachée derrière les boites de biscottes…Je n’ose pas lui montrer la deuxième image qui laisse juste entrevoir son postérieur…

    Départ

    Elle attrape quand même les deux photos que j’ai dans les mains, les range dans son baluchon sans plus m’adresser la parole et s’enfuit sans se retourner. Quand elle est triste, elle est plutôt fuyante, mais je sais bien qu’elle aurait aimé que je laisse glisser mes doigts sur ses poils tout doux.

    Je reste plantée là, les bras ballants et la voit disparaitre de mon champ de vision aussi rapide que l’éclair…Une bouffée d’émotion m’envahit et une larme coule sur ma joue sans que je puisse la retenir.

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