• Coucou les ti-loulous,

    Vous vous souvenez de Fifi l'araignée??? une histoire de Grand-mère Elise? oui, alors vous aimerez sûrement la relire. Non? Eh bien,vous aimerez sûrement la lire....la voilà.

    Mais, avant, voici ce qu'écrivait "grand-mère", Très beau:

    "Un soir, deux paires d’yeux et deux petites voix innocentes m’avaient mise au défi. Ce soir-là leur père les avait envoyés au lit sans leur raconter d’histoire. Une habitude ! Et leurs voix d’anges m’avaient dit : « Grand-mère tu viens nous raconter une histoire ? » Pourquoi pas ? Ce n’était pas très difficile. Des histoires, j’en connaissais. Alors j’ai commencé à raconter le Petit Chaperon Rouge, mais les yeux attentifs et sereins ne se fermaient pas, et tout à coup, la petite voix douce et tendre de Maune : « Grand-mère, celle-là on la connaît par cœur. C’est une histoire à  toi qu’on veut. » Et pof ! Pas prévu ce truc, j’ai essayé…à grand renfort d’imagination et de je ne sais quoi. Si mes souvenirs sont exacts, j’ai dû raconter l’histoire de la baleine blanche : une vague histoire de baleine. Ceci se passait au terrain *...

     Çà aussi, c’est une histoire ! ! Mes deux petits monstres étaient dans leur tente, et dans la tente à côté, deux autres petits monstres qui, le lendemain me demandaient la même histoire. Les petits chameaux, ils m’ont laissé dire ; et à la moitié : « Grand-mère, on la connaît par cœur, tu l’as racontée hier soir aux filles. Voilà, j’ai relevé le défi, et j’ai inventé, raconté, et le seul bonheur que j ‘ai, ils me l’ont donné : « Grand-mère, elles sont formidables tes histoires. » 

    Fifi...

    Fifi, l’araignée

     
                

       Qu’elle était belle ! Jaune et noire, avec des pattes fines, quelle élégance !…et la meilleure artiste du coin. Ses toiles ? Des merveilles à rendre jalouses les plus habiles fileuses du monde.

       Elle était là, sur un bouquet de fleurs, mais l’été s’achevait et il fallait bien penser à se mettre à l’abri pour l’hiver.

    Fifi...

       Fifi, notre araignée, pensa, et à raison, que le meilleur endroit serait la plus belle maison de la ville, celle du notaire. Avec précaution et majesté, elle fit son entrée dans la superbe demeure, et pourquoi pas, directement dans le salon où il y avait des choses extraordinaires, mais, se dit Fifi, rien n’égalait ce qu’elle était capable de faire, et, tous, sûrement l’attendaient pour terminer la décoration. Elle s’installa dans le meilleur coin et commença à travailler, mais…plouf !!, elle eut bien du mal  à reprendre son souffle…un affreux balai la fit valser, et…la revoilà dehors.

    Fifi...

       Notre araignée n’en revenait pas, qu’importe, je vais prendre comme logis une maison moins importante, peut-être que là on verra ce que je suis capable de faire.

     Et voilà que bien installée dans un coin de la cuisine  et prête à se mettre à l’ouvrage, un autre vilain balai vint la déloger…elle était pourtant bien cachée !

      Que faire ? Il y a bien la niche de Médor, lui au moins ne saura pas se servir d’un balai. Mais là encore, quelle horreur !la queue de Médor la mit à nouveau dehors.

       Péniblement, Fifi remonta la rue principale du village, elle avait froid lorsque tout à coup elle pensa à la masure du vieux  Claudio, un homme très pauvre, mais tellement gentil ! Et voilà…timidement, Fifi entra, pauvre Claudio ! Il n’avait jamais de visites ! En voyant Fifi, gentiment il lui dit : «  entre Fifi, et prend la meilleure place, j’ai fait un bon feu dans la cheminée, tu y seras très bien » …Fifi s’installa et fit la plus belle des toiles que jamais personne n’avait vue, une merveille de beauté et de finesse. Claudio, lui, sut l’admirer, et le soir, il lui parlait et lui confiait tout ce qu’il aurait aimé faire, lui racontant des histoires merveilleuses.

    Fifi...

      Fifi resta, et pour remercier celui qui si gentiment lui avait ouvert sa porte, elle débarrassa le vieux Claudio de toutes les mouches et de tous les moustiques qui l’ennuyaient.

      

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Un peu de bonne humeur pour cette nouvelle journée dominicale....et un joli "sourire" avec cette courte histoire "insolite" véridique que j'affectionne particulièrement.

    Des chiffres "magiques"

    Des chiffres « magiques »

       Qui n’a pas « son » chiffre fétiche ? Vous savez un chiffre « porte-bonheur », un chiffre qui vous suit partout ?

    Le mien, ce n’est pas un chiffre, mais un nombre – le 13 – parce que je l’aime bien le 13....il parait qu’il porte bonheur et je veux bien y croire...même s’il ne m’a jamais vraiment prouvé cette vérité ! Quoique, ma fête est le 13 décembre et ma date de naissance le 31 (treize à l’envers), c’est tout !

    Pourtant, si je réfléchis un peu, il y a bien un nombre qui me suit partout, c’est le 11 ! Pourquoi ? Je n’en sais strictement rien, mais ce 11 est souvent sur mon passage (j’ai habité trois fois au numéro 11 d’une rue). Je devrais peut-être le jouer au loto !

    Tout ça pour en revenir à une anecdote que j’adore !! Un « fait réel que j’ai lu il y a bien longtemps dans une revue que mes parents recevaient chaque mois. A chacune de mes visites, je prenais quelques minutes pour « dévorer » les chroniques relatant des histoires  extraordinaires véridiques... comme chacun sait, je les affectionne particulièrement.

    Ce jour-là, cette « histoire » a eu le mérite de me mettre de belle humeur. Il y a certainement des  détails qui m’ont échappés, mais dans l’ensemble, ça donnait à peu près cela :

    Il s’agissait d’un homme poursuivit par le chiffre 7. Né le 7 juillet d’une année terminant par 7 à sept heures du matin, il était le septième d’une fratrie de sept enfants. il a obtenu son permis de conduire après l’avoir passé sept fois, et habitait au numéro 7 d’une rue normale. Il s’est marié (sept fois ???) et a eu lui-même sept enfants....Bref, le 7 faisait partie de sa vie et il vivait très bien avec...Je passe sur de nombreuse autres coïncidences avec ce chiffre qui bien entendu l’interpelait chaque fois qu’il le rencontrait.

    Un beau jour, cet homme feuillette son journal et tombe sur la rubrique hippique. Son regard est tout de suite attiré par l’encadré qui présente la septième course. Le cheval portant le numéro sept se nomme « 

    Septième Ciel ». Il y voit immédiatement un signe du destin et se précipite à l’hippodrome où va se dérouler cette course, et mise sept dollars sur « Septième Ciel », le cheval portant ce fameux numéro 7...De la tribune, il assiste à la course… et reste pantois :

    « Son »  cheval arrive septième.

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  • Coucou les ti-loups,

    La forêt silencieuse a retrouvé sa joie de vivre...un petit village tout tristounet reçoit à présent notre petit lutin et sa "magie"...

    Bon week-end à tous

    Bizatousssssssssssssss

    Le petit village "Tristoune"

    Le village tristoune 

     

          Après son aventure en forêt, notre petit lutin au bonnet rouge et aux chaussures vertes poursuivit son chemin. Il traversa les bois, suivit un cours d’eau qui serpentait au milieu des champs, parcouru plusieurs kilomètres sur les routes sinueuses des collines et prit plaisir à longer une rivière sur un long chemin abrité par des peupliers qui n’en finissaient pas de murmurer sur son passage.

      Ses pas le guidèrent ainsi vers un petit village qu’il trouva bien tristounet. Avec leurs volets clos, les maisons semblaient inhabitées, de même que les jardins et les rues complètement désertes.

    Le petit village "Tristoune"

      Il décida sur-le-champ que cela devait changer, et tout de suite.

        Il se dirigea vers la chapelle et poussa de toutes ses forces la lourde porte de bois noircie par le temps. Elle grinça lugubrement et s’ouvrit avec peine. A l’intérieur, il faisait très sombre, mais notre lutin ne s’effraya pas et se dirigea tranquillement vers les escaliers qui montaient au clocher. Là, il vit deux cordes sur lesquelles il tira très fort, et les cloches se mirent à sonner. Il trouva leur son si ravissant qu’il les fit résonner dans tout le village en inventant la plus jolie des mélodies. C’est alors que la chapelle s’illumina et fut entourée d’innombrables et minuscules libellules aux ailes légères et transparentes.

       C’était si prodigieux que tous les habitants ouvrirent leurs volets en même temps avant de sortir de leurs maisons. Ils firent connaissance avec leurs voisins qu’ils voyaient très rarement et commencèrent à discuter, deviser, plaisanter, rire et même fredonner ensemble la ritournelle que leur inspiraient les cloches de la chapelle vers laquelle ils se précipitèrent.

    Le petit village "Tristoune"

       Depuis ce jour, les maisons restent toujours ouvertes et les habitants organisent chaque année, dès que le printemps pointe le bout de son nez, une grande fête sur la place principale du bourg…

      Pour le remercier, le maire du village, un petit bonhomme moustachu aux lunettes argentées, lui offrit un magnifique gilet jaune orné de grelots qui tintent et qui préviennent de son arrivée  quand il leur fait l’honneur de passer au village.

      Tout heureux, le petit lutin au bonnet rouge, aux chaussures vertes et au gilet jaune orné de grelots poursuivit son chemin.

    Tout en sifflotant et en écoutant le son de ses grelots tout neufs, il remarqua que ses pas l’arrêtèrent dans un immense jardin en friche.

    Quel dommage, se dit tristement notre lutin en se demandant comment redonner à cet espace sa fonction première : un joli potager agrémenté d’une grande variété de plantes et de fleurs.

    C’est à cet instant précis qu’il entendit un gazouillis au dessus de sa tête :

    -         « Petit lutin triste, chante si tu veux que ce jardin regorge de bons fruits, de savoureux légumes, de fleurs multicolores et d’arbres fruitiers que nous auront tant de plaisir à visiter» lui dit le rouge-gorge de la forêt. 

    Le petit village "Tristoune"

    Amusé le lutin se souvint du jour où il donna lui-même ce conseil aux oiseaux de la forêt et cela le fit rire aux éclats …ce qui malheureusement ne modifia en rien le pauvre jardin.

    Il réfléchit en se grattant la tête et conclut finalement que le rouge-gorge avait raison. Il entonna un chant céleste que sa marraine la fée lui avait appris dans sa jeunesse. La perfection du timbre de sa voix attira tous les animaux de la forêt qui se précipitèrent pour l’écouter en défrichant la parcelle de terrain le plus naturellement du monde. Les oiseaux surgirent eux aussi en grand nombre pour semer une quantité incroyable de graines  issues de tous les coins du monde.

    Jamais les villageois n’avaient connu un jardin si étonnant ! Il regorgeait de fruits les plus juteux, d’aromates aux fragrances envoûtantes et de légumes fondants parmi lesquels les fleurs les plus rares se faufilaient, embaumant à des kilomètres à la ronde.

     Pour le remercier, le doyen du village, un très vieil homme aux rides profondes qui ne se déplaçait jamais sans sa canne, lui offrit un adorable pantalon de taffetas bleu avec de larges poches pour y entasser des graines qu’il distribuera partout où il passera.

      Tout heureux, le petit lutin au bonnet rouge, aux chaussures vertes, au gilet jaune orné de grelots et au pantalon de taffetas bleu aux larges poches poursuivit son chemin.

    Le petit village "Tristoune"

      Tout en sifflotant et en remplissant ses poches de graines qu’il venait de cueillir, il s’arrêta dans la grand-rue et se dit qu’il était bien dommage de voir si peu d’animations dans les rues du village. Il eut une idée. IL appela le garde- champêtre et lui dit :

    -         « Garde-champêtre, joue du tambour si tu veux que les habitants profitent pleinement de leur village ».

    Le garde-champêtre fit rouler ses baguettes sur son tambour et tous les habitants affluèrent, les uns avec des brassées de fleurs qu’ils venaient de cueillir, d’autres avec des paniers remplis de salades, tomates ou haricots, d’autres encore avec des corbeilles remplies de thym, de marjolaine, de basilic ou de safran. Ils déposèrent leur chargement sur le trottoir et ils échangèrent entre eux leur récolte. C’est ainsi que naquit ce qu’on appelle de nos jours « un marché ». On vit ce jour-là et tous les autres qui suivirent, de nombreux badauds venir de la ville et de tous les villages avoisinants.

    Le petit village "Tristoune"

    Le petit village tristoune est à présent l’endroit le plus visité du monde. Si vous lui rendez visite, vous le reconnaîtrez facilement avec ses effluves délicats, ses cloches qui carillonnent à chaque changement d’heure et ses jardins hors du commun.

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Histoire "insolite"....déjà publiée précédemment...en attendant la prochaine qui, elle, sera inédite.

    Demain, histoire pour les loulous....et bientôt une nouvelle "rubrique"....mais, chut! je n'en dit pas plus.

    Sinon, je suis toujours "preneuse" de vos histoires à vous;

    Bon courage si vous êtes au boulot et bon week-end

     

    Du "déjà vu"

     

    Du déjà vu

     

    Qui n’a jamais eu l’impression d’avoir déjà vécu une situation qu’il est précisément en train de vivre ? D’avoir déjà vu un paysage ou un site qu’il voit pour la première fois ?

    Ce phénomène assez étrange survient lorsqu’on s’y attend le moins et est généralement de très courte durée.

    Avant de raconter une petite anecdote concernant ce « déjà vu », j’ai cherché sur internet (très pratique ce truc pour répondre à toutes les questions que l’on se pose) des renseignements sur le sujet  et voici ce que j’ai trouvé :

    « Le déjà-vu, ou paramnésie (du grec para, à côté, et mnésis, mémoire, formé sur amnésis), est la sensation d'avoir déjà été témoin ou d'avoir déjà vécu une situation présente, accompagné d'une sensation d'irréalité, d'étrangeté. Cette impression, qui peut être déplaisante, touche à peu près 7 personnes sur 10 » … l’une des explications semble être ceci :

    « Arrêt partiel et très court de l'activité du cerveau : nous vivons quelque chose ; le cerveau s'arrête momentanément d'enregistrer des nouvelles mémoires. Nous revivons cette chose au même instant puisque le cerveau ne s'est arrêté que pendant une fraction de seconde. À ce moment, nous avons l'impression d'avoir vécu ceci il y a très longtemps puisque, vu qu'il manque une toute petite information à notre mémoire, le cerveau a du mal à reconstruire certaines notions de temps. Au bout d'une ou deux minutes, le cerveau aura trouvé un complément fictif mais plausible à ce manque, donc cette impression disparaîtra ».  Pas très rassurant sur l’état de notre cerveau, mais plausible.

    J’en reviens à ma petite anecdote, si l’explication est fiable, mon cerveau à dû subir un certain préjudice à l’époque.

    De retour du lycée, je suis seule à la maison. J’ai dû finir les cours assez tôt puisque mes frères ne sont pas encore rentrés et que mes parents ne sont pas là.

    Notre maison est très grande avec plein de recoins, et un immense jardin à deux étages…. Je l’aime beaucoup. Quand on entre, un long couloir dessert à gauche une immense salle (un garage que mon père a transformé en salle de séjour pas encore aménagée) et à droite le reste des pièces habitables (dans le jardin il y a encore une cave et une autre pièce en L qui sert de poulailler). Entrez donc, nous allons visiter : Nous sommes dans le hall. A droite, nous avons la salle à manger assez vaste avec deux grandes fenêtres habillées de rideaux rouges qui donnent sur la rue et à gauche en contrebas, la cuisine. Face à nous, les escaliers qui mènent aux chambres : une à mi-parcours (celle que  mes frères ont occupée une longue période et que mon père est en train de réaménager en salle de bains) et tout en haut deux chambres très spacieuses à gauche du couloir (à droite il y a une petite fenêtre qui ouvre sur le jardin). Au fond de ce couloir, un deuxième couloir mène à deux autres chambres, celle de mes parents et la mienne (qui est également celle de ma sœur). 

    La visite est terminée.

    Ma journée de classe est enfin achevée et je monte à l’étage pour aller dans ma chambre et commencer tranquillement mes devoirs. Je m’arrête sur le palier pour ôter mes baskets. Je relève le rideau qui cache les étagères où l’on range toutes nos chaussures…et là !! Cette impression étrange de « déjà vécu ». Bien sûr, c’est un geste que je fais chaque jour depuis des années, ça n’a rien d’étonnant. Ce qui l’est en revanche, c’est qu’un autre phénomène se mêle à cette impression bizarre. J’ai déjà vécu ce moment précis, et j’ai comme  « un flash » sur ce qui va se passer par la suite….je me vois suivre le couloir jusqu’à la chambre, ouvrir la porte, regarder en direction du lit et y découvrir ma sœur allongée sur le ventre, le pied gauche croisé sur le pied droit (je vois même les vêtements qu’elle porte. Je n’y avais  fait aucune attention ce matin). Je distingue très nettement sa tête sur les mains. Elle est en train de lire un livre  étalé devant elle (le Grand Meaulnes !!). Chaque détail de la scène reste encore gravé dans ma mémoire….

    Je secoue la tête et reprends mes esprits…ça n’a duré qu’une fraction de seconde et je me dis que c’est stupide…elle a cours à cette heure là ! (quel cours ? ça je ne m’en souviens pas !), mais quand même, l’image était drôlement nette !!! La scène était vivante, j’aurai même pu entendre le bruit de sa respiration ! Je précise que cette image, je ne l’avais jamais vue auparavant.

    Je n’entends aucun bruit, le silence règne sur cette maison.

    Je longe le couloir, pousse la porte de la chambre et j’entre, médusée…. L’image que j’ai vue une minute plus tôt est là, sous mes yeux !!! Dans les moindres détails !!

    -         « Qu’est-ce-que tu fais là ? »

    -         «Je  lis »

    -         « Très drôle ! Je le vois bien…mais ? Tu n’as pas cours ? »

    -         « Non !  le prof est absent et on nous a laissé partir plus tôt ».

    Bizarre quand même ! C’était la première fois.

    Cette impression de  « déjà vu » reviens de temps en temps, mais sans « flash »…Elle est revenue également très précisément un jour où je mettais les pieds pour la première fois sur une plage…J’étais sûre de  connaître parfaitement l’endroit, de reconnaître l’escalier qui menait à cette petite crique…la petite crique elle-même avec ses rochers…je me suis même dit que j’avais dû m’y rendre lorsque j’étais très jeune avec mes parents ou mes oncles et tantes…mais non, mes parents m’ont affirmé à l’époque que c’était bien la première fois que je venais dans cet endroit précis…. Pourtant, je m’y revoyais nettement.

     

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  • Coucou les loulous,

    Après ce conte un peu long, je sais, voici à nouveau des histoires plus courtes pour vous...Aujourd'hui, une histoire de lutins dans une forêt magique...(avec une suite après-demain)

    Belle journée et bon courage si vous allez à l'école.

    Bizatousssssssssssss

    La forêt silencieuse

     

    La forêt silencieuse

      
                      

        Il était une fois, il y a de cela très, très, très longtemps, un petit lutin gris qui vivait dans une immense forêt.

        Un beau jour d’automne, il se rendit compte qu’il était triste, terriblement triste : d’abord parce qu’il se trouvait vraiment trop gris, et aussi parce que la forêt était décidément trop silencieuse. Il décida sur-le-champ que cela devait changer, et tout de suite.

        Il aperçut un petit animal gris qui voletait de branche en branche sur un frêle sapin, il l’appela, et lui dit :

    -         « Petit oiseau gris, chante si tu veux que tes plumes prennent de jolies couleurs »

        Le petit oiseau essaya, essaya encore, mais dut se rendre à l’évidence, il n’y arrivait pas. D’un air coquin, le petit lutin sortit de son gros sac un oiseau de terre qu’il avait fabriqué lui-même, et souffla dedans : il ne se passa rien. Il se mit à pleurer et ses larmes emplirent le petit oiseau de terre. Alors, notre lutin souffla, souffla, et une magnifique chanson sortit de son bec. Le petit oiseau fit de même : il souffla, souffla, siffla, siffla tant qu’il se mit à chanter. Toute la forêt s’en souvient : On vit ce jour-là les notes danser autour de lui en l’enveloppant de merveilleuses couleurs…

    La forêt silencieuse

        Depuis ce jour, les oiseaux n’arrêtent plus de chanter, même quand il pleut…Pour remercier le petit lutin, le roi des oiseaux, le rouge-gorge à l’époque, lui offrit un magnifique bonnet rouge. Tout heureux, le petit lutin au bonnet rouge, poursuivit son chemin.

        Tout en sifflotant, il vit une cigale grise qui se balançait sur une feuille d’olivier. Il l’appela et lui dit :

    -         « Petite cigale grise, chante si tu veux que tes ailes prennent de jolies couleurs »

        La petite cigale essaya, essaya encore, mais dut se rendre à l’évidence, elle n’y arrivait pas. D’un air fripon, le petit lutin sortit de son gros sac une crécelle qu’il avait fabriquée lui-même, et la fit tourner au-dessus de sa tête : Il ne se passa rien. Il se mit en colère, et la fit tournoyer avec force dans les airs si bien qu’un drôle de son s’en échappa. En entendant cela, la petite cigale grise tout heureuse se frotta les ailes de plaisir…elle chantait !!! Toute la forêt s’en souvient : On vit ce jour-là les notes danser autour d’elle en l’enveloppant de fils d’or et d’argent…Depuis ce jour, les cigales craquettent tout l’été, même quand il pleut…Pour remercier le petit lutin, la reine des cigales lui offrit de jolies et minuscules chaussures vertes qui font cric cric cric lorsqu’il marche sur les feuilles sèches de la forêt.

    Tout heureux, le petit lutin au bonnet rouge et aux chaussures vertes, poursuivit son chemin.

        Tout en sifflotant et en écoutant le « cric, cric, cric » de ses pas sur les feuilles sèches qui tapissaient la forêt, il remarqua la cime des arbres qui s’agitait légèrement : le vent sans doute…il l’appela et lui dit :

    -         « Vent, chante si tu veux que les arbres prennent de jolies couleurs »

        Le vent essaya, essaya encore, mais dut se rendre à l’évidence, il n’y arrivait pas. D’un air malicieux, le petit lutin sortit de son gros sac des clochettes qu’il avait fabriquées lui-même et les fit tinter…il y arriva ! Le vent l’imita en caressant doucement les feuilles des arbres, et la mélodie qu’il jouait était si belle ! Si belle ! Que toute la forêt s’en souvient. Alors là, on ne sait pas pourquoi, le petit lutin émerveillé sortit de son gros sac des maracas, et des gouttes de pluie se mirent à tomber dans un doux flic floc, flic floc très agréable, ce qui amusa notre lutin qui secoua les instruments de plus en plus fort. La pluie devint de plus en plus forte elle aussi, et de plus en plus violente, énervant le petit lutin qui ne savait plus quoi faire : il sortit de son gros sac des cymbales et les frappa vivement l’une contre l’autre. L’orage éclata, grondant, et éclairant la forêt d’une lumière vive, si éclatante qu’elle effraya le petit lutin qui ne sortit plus rien du tout de son gros sac, se contentant de se cacher la tête dans ses mains.

        C’est alors que le silence revint…

        Puis, toute la forêt se remit à chanter et danser en s’habillant de toutes les couleurs de l’automne : le vert et le jaune, l’ocre et le brun, le rouge et le roux, l’or et l’argent. 

        C’était il y a très, très, très longtemps, mais la forêt s’en souvient encore. Si vous lui rendez visite, écoutez-là, elle vous racontera sûrement cette histoire.

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