• Coucou les ti-loulous,

    Certaines de vos mamans doivent se souvenir des "histoires de Grand-mère" ...J'ai publié ici toutes celles qu'elle leur racontait et qu'elle avait recopiées...mais sur son gros cahier rouge, il restait des titres sans texte...et des dessins.

    j'ai donc retrouvé ce titre "le petit canard pleurnichard" et le dessin de Maune...j'ai fait ce que j'ai pu pour imaginer ce qu'elle a bien pu leur raconter alors !!

    (Si l'une ou l'un d'entre vous se souvient de cette histoire...j'aimerais bien connaître l'originale!)

    Bizatoussssssssssssssssssssss

    Le petit canard pleurnichard

                    Le petit canard pleurnichard

         Choinchoin est un bien joli petit canard, mais il n’arrête pas de pleurnicher, ce qui évidemment, agace ses deux frères Pitchou et Tichou qui le taquinent à longueur de journée. Il faut quand même dire que ce n’est pas tout à fait de sa faute, le pauvre : à sa naissance, il a été traumatisé ! Je vous raconte :

     C’est le printemps et maman cane est folle de joie ! Elle entend enfin le fameux « toc toc toc » qu’elle attendait depuis plus d’un mois, un mois sans quitter son nid plus d’un quart d’heure par jour.

    -         « Ouf ! », se dit-elle, je commençais à avoir des fourmis dans les pattes !

    Les coquilles de deux de ses œufs se fissurent doucement et  s’ouvrent légèrement laissant apparaître deux petits becs jaunes suivis  de  deux adorables boules de duvet mouillé. Elle les prend tout de suite sous son aile pour les réchauffer. Puis, elle attend tranquillement l’éclosion du troisième sans se douter un seul instant que son dernier caneton est en train de se débattre dans son abri. Il a beau toquer, cogner et tambouriner avec son bec, la coquille résiste et  refuse carrément de se casser.

    -          - Toc toc toc ! aidez-moi, pleurniche-t-il à l’intérieur, mais personne ne l’entend. Pour passer le temps et se dégourdir les pattes, maman cane décide alors d’aller faire un tour avec Pitchou et Tichou pour leur faire visiter les lieux.

    Pendant ce temps, notre caneton remue, s’agite et gesticule tellement dans cet espace réduit, que l’œuf se met à rouler, rouler, rouler jusqu’à l’arbre le plus proche...et patatras ! Bing ! Boum ! L’accident ! La coquille se brise d’un coup sec. Le petit canard sort complètement sonné de son habitacle. Il titube, vacille, bascule et tombe par terre. Il est très agacé et se lamente :

    -          - Snif, snif ! j’ai la tête qui tourne...Eh ! Attendez-moi, snif, snif.

    -          - Oh ! te voilà mon chéri ! Allez viens avec nous jusqu’à la mare...Je vais vous apprendre à nager, glisser délicatement sur l’eau  et...

    -         Oh, mais c’est trop loin ! Je n’ai pas envie de nager dans de l’eau glacé...et je suis fatigué, se lamente Choinchoin. Quand il les voit partir gaiement en le laissant tout seul, il sent les larmes monter à ses yeux. Il est un peu en colère contre sa maman et ses frères qui l’abandonnent ici.

    Chaque jour, c’est la même rengaine, Choinchoin ne veut pas accompagner sa famille et reste seul, en geignant dans un coin. Aujourd’hui, il a décidé d’aller pleurnicher derrière un buisson d’aubépine. Il y rencontre un drôle d’animal, une petite boule de poils toute rose avec de grandes oreilles. Il est très drôle  et le petit canard le trouve très sympathique!

    -          - Qu’est-ce-que tu as Choinchoin ? lui demande ce drôle d’animal.

    -          - Je suis tout seul, personne ne m’aime !

    -          - Allez, viens avec moi ! tu veux bien m’aider ? Je suis le lapin de Pâques et j’ai pris beaucoup de retard dans ma distribution de friandises dans les jardins!

    Il étale alors devant lui un gigantesque panier rempli de chocolats et d’œufs multicolores entourés de gros rubans rouges et jaunes. En voyant cet énorme tas d’œufs, Choinchoin est pris de panique. Il se souvient de ses débuts difficiles dans la vie ... il prend ses pattes à son cou et s’enfuit à toute vitesse jusqu’à la mare. Il  plonge dans l’eau pour rejoindre sa maman et ses frères et se dit que finalement, l’eau n’est pas si froide qu’il le pensait. Il prend même beaucoup de plaisir à jouer avec Pitchou et Tichou…et du cou, sans pleurnicher.

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Tout le monde (ou presque) connait les anecdotes qui vont suivre...

    Ce petit rappel juste pour annoncer le prochain texte "disparu...ou pas" de lundi prochain...en rapport avec ces histoires bien sûr!

    Disparu...Disparu...

    Disparu !! 

    Ma sœur est partie au tout début de ce mois de septembre et je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui s’est passé. Elle n’était pas malade (enfin pas officiellement) et toute à ma peine, je culpabilise de n’être pas plus présente auprès de ma fille qui attend son deuxième enfant. Il doit naître d’une minute à l’autre.

    Le  22 septembre, quinze jours après le départ de ma sœur, mon quatrième petit-fils voit le jour. Quel bonheur ! C’est assez inexplicable. Comment peut-on être si heureux pour un événement tout en étant extrêmement malheureux pour un autre! Un bonheur total, absolu qui n’efface pas pour autant une plaie encore ouverte, C’est un peu comme si on se dédoublait ! Difficile à exprimer !Il y a des choses qu’on n’explique pas.

    La vie continue, comme on se plait à le répéter pour se donner bonne conscience. Et pour moi aussi, la vie continue…Je passe mon temps entre la clinique pour voir ce nouveau petit être absolument adorable et mes activités…

    Justement, aujourd’hui, j’ai préparé des pâtes et je cherche partout mon écumoire (tupperware). Il n’est pas à sa place dans l’un des pots en grès blancs accrochés au dessus de la gazinière (on vient juste de terminer la cuisine et je sais exactement ou se trouvent les objets)…je cherche  quand même dans tous les placards, dans les autres pièces, dans le frigo, le congélo…rien ! Bizarre !

    Je demande à mon mari

    -           -  Non, je ne m’en suis pas servi, il ne doit pas être loin

    Pas d’importance, je vais chercher celui qui est dans la caravane (encore devant la maison)

    Chaque jour, je passe un peu de temps à chercher ce maudit écumoire (ça ne disparait pas comme ça quand même !). Il m’arrive même de chercher dans le coffre à jouets des enfants, dans le garage….

    Quelques jours plus tard, j’ai un peu « oublié » cette histoire d’écumoire (ça n’a pas vraiment d’importance au fond)…je suis en train d’essuyer la vaisselle et je m’apprête à  remettre un objet dans le pot en grès blanc. Mon regard se fige : les deux écumoires sont côte à côte :

    -           -  Tu l’as retrouvé ? 

    -             - Quoi ? 

    -            - L’écumoire pardi ! 

    -           - Non ! pourquoi ?

    -           - regarde ! 

    Mon mari et moi restons bouche bée ! Impossible de l’avoir remis à sa place machinalement. Je l’ai tellement cherché (ça ne peut pas être un enfant non plus…pas au-dessus de la gazinière !)

    Etrange !!

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’explication !

     

        L’histoire se poursuit !!!

    Nous sommes à présent vers la fin juillet, un an plus tard…mon autre fille attend elle aussi un bébé qui doit voir le jour ces jours-ci. Elle vient passer ses journées à la maison avec son fils ainé (encore tout petit) pour ne pas être seule au cas où…

    Un peu lasse (elle a légèrement dépassé la date présumée de l’accouchement), elle aimerait bien que son bébé pointe le bout de son nez aujourd’hui. Nous sommes le 25 et c’est le jour anniversaire de son frère.

    Pour le repas, je prépare un rôti de bœuf et je promets à mon petit-fils que je ferai un délicieux hachis Parmentier le lendemain avec le reste du morceau…

    Quelques heures plus tard, ma fille repart dans son « petit coin » de campagne, certaine qu’il se passera bien encore une journée avant d’aller à la clinique…et revient en trombe avec mari et enfant dans la soirée. Elle vient de « perdre les eaux » Il arrive !!

    Bébé naitra à 11h55 exactement, le même jour que son oncle!

    Tout ça pour revenir à mon hachis Parmentier !! Chose promise, chose due. Je, passe le reste du rôti dans le robot…et m’apprête à écraser les pommes de terre que je viens de cuire avec le presse-purée (tupperware), très pratique entre parenthèses. Il n’est pas à sa place dans l’un des pots en grès blancs accrochés au dessus de la gazinière…je cherche  quand même dans tous les placards, dans les autres pièces, dans le frigo, le congélo….rien ! Bizarre !

    Il a disparu ! Je me dis que j’ai dû le mettre dans la caravane avec tous les accessoires (elle est toujours à Piriac), mais c’est drôle de l’avoir emporté, ça ne me sert à rien là-bas !

    Tant pis, je vais sortir le moulin à légumes. Je n’aime pas trop l’utiliser. Trop long, beaucoup de vaisselle…

    Bref, le hachis est bon, tout le monde se régale ! On passe à la vaisselle. Mon mari lave et moi j’essuie.

    -           - Quel tas de vaisselle ! lance-t-il

    -           - Ben oui, avec le moulin à légumes forcément ! mais c’est parce que je n’ai pas mon….

    Et là, ma phrase reste en suspens…je viens de tourner la tête vers les pots en grès pour prouver ce que je vais dire …et ce que je vois me terrifie (le mot est faible) :

    le presse-purée est bien à SA PLACE dans le pot …en évidence …bleu parmi les objets gris !!

    Je suis passée par toutes les couleurs ! Et je pense : c’est un signe de ma sœur ! Elle veut me féliciter pour cette naissance comme la fois précédente.

     Il faut préciser qu’elle était conseillère culinaire chez Tupperware …mais si je dis cela, on va me dire que c’est complètement absurde !!!

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’autres explications !    

         

    Et pourtant l’histoire se poursuit encore !!!

    Un beau jour de septembre, à l’occasion de l’une des « portes ouvertes » que j’organise chaque trimestre avec quelques copines (ventes privées de différents produits pour le bien-être, la cuisine, des vêtements…), nous profitons d’un moment de calme pour papoter. La conversation tourne inévitablement sur les phénomènes inexpliqués et ces « disparitions étranges » :

    -           - Ça ne s’est jamais reproduit ? me demande l’amie qui présente les produits Tupperware.

    -            - Non, mais c’est normal...il n’y a pas de naissance prévue...je pense que ma sœur me fait savoir qu’elle est près de nous uniquement quand un bébé vient au monde. C’est sans doute pour elle une manière de féliciter mes filles.

    Aucune raison donc pour qu’elle se manifeste à nouveau...Nous en restons là. La journée se passe superbement bien, comme toujours, dans une ambiance très sympathique...

    A la fin de la journée, nous procédons au tirage au sort de la tombola pour laquelle chacune d’entre nous a mis un cadeau pour remercier nos visiteuses. Bien sûr, c’est l’un des enfants qui choisit une petite feuille qu’il déplie avec un immense plaisir...et tout le monde rentre chez soi.

    Le lendemain, mon amie « Tupperware » me téléphone :

    -           - Dis-donc, je n’ai pas oublié mon pinceau chez toi ? (Il s’agit d’un pinceau en silicone pour napper ou dorer les pâtisseries).

    -           - Attends, je vais voir dans la cuisine.

     Et tout en restant au téléphone, je jette un œil sur le plan de travail et ouvre un premier tiroir. Là je tombe directement sur le pinceau. Ça me fait tout drôle, j’avais le même autrefois, mais il y a des mois, voire des années que je l’ai perdu. Je l’ai bien cherché quelques temps avant d’abandonner et avoir complètement retourné mes placards et tiroirs.

    -           - Il est là ! c’est bien un pinceau rouge avec un étui gris ?

    -           - Non ! le mien est mauve. Le gris est un ancien modèle.

    -           - Tu es sûre ! ça ne peut pas être le mien...Je l’ai perdu depuis des plombes ! et là, il est en évidence au milieu du tiroir !

    Pire... A l’époque où je l’avais « égaré », il y avait un même étui pour deux ustensiles, le pinceau et une sorte de petite spatule en silicone. Pendant mes recherches, j’avais retrouvé juste cette spatule dans l’étui...et là, dans mon placard, c’est le pinceau qui est logé dans l’étui ! Impensable.

    -           - Non, ça ne peut pas être le mien, poursuit mon amie, le gris n’existe plus depuis longtemps.

    Je reste perplexe...Bizarre...mon pinceau serait revenu comme par enchantement ! Il faut que je me rende à l’évidence, c’est bien « mon » pinceau.

    Mon amie me retéléphone plus tard dans la journée :

    -          - C’est bien ton pinceau ! j’avais oublié, mais le mien, je l’ai mis dans les lots pour la tombola !

    Je réfléchis à ce drôle de phénomène que je prends pour « un signe » ...bizarre, pas de naissance ! Ma sœur me ferait un « signe » juste parce qu’on a parlé d’elle hier ???? Ça ne lui ressemble pas...

    Le lendemain, je regarde le calendrier et je m’aperçois que j’ai retrouvé mon pinceau le jour anniversaire de son « départ » !!!!! 

    A ce jour, je n’ai toujours pas d’autres explications !

     

     

     

     

     

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  • Coucou les ti-loulous,

    Les vacances de Pâques, c'est dans une semaine !! déjà ! Alors pour patienter, voici une "petite série" d'histoires avec des lapins de Pâques, des cloches, des œufs magiques, et toute la panoplie de saison.

    Pour commencer, voici un petit copain que j'avais "presque" oublié !

    Bizatousssssssssssssssss

    illustration tirée du "Ninnin"

    Le lapin rose

    Le petit lapin rose

          Vous ai-je déjà parlé de mes deux petits lapins, ceux qui vivent tout au fond du jardin dans un grand clapier abrité par un sapin ? Oui ?

    Alors, je vous ai sûrement dit comme ils sont mignons avec leur jolie frimousse et leur pelage tout doux. Ce que vous ne savez pas en revanche, c’est que depuis les vacances dernières, maman lapine a eu de beaux bébés, neuf lapereaux adorables. Au début, je ne pouvais même pas les compter, ils restaient blottis dans leur petit nid douillet fait de poils et de paille. Je les voyais seulement bouger et crapahuter les uns sur les autres. 

        Quelquefois, un tout petit bout’chou plus futé que ses frères et sœurs sortait le bout de son museau, puis il se glissait jusqu’à sa mère pour essayer de téter. Mais, très vite, il était chassé et regagnait son nid en bondissant.

          Je regardais pendant des heures leur joyeux manège, jusqu’au jour où ils sont tous sortis de leur nid les uns après les autres….

          Oh ! Il y a trois, quatre, cinq petits lapins ! Non ! Il y en a un autre, et encore un ! Huit, neuf ?

    Neuf bébés ! Comme c’est mignon ! Et celui-là ? Mais…il semble différent des autres, avec une grosse touffe de poils toute douce…on dirait un lapin angora. Mais, ma parole, il est  rose  en plus ! Tiens, comme c’est bizarre !

    Hier, comme tous les jours, je suis allée au fond du jardin  pour admirer les petits lapereaux, je leur ai apporté deux grandes feuilles de chou, arrachées en passant dans le potager (je leur en donne souvent, ils adorent ça !), Et j’ai attendu, accroupie près du clapier, la tête entre les mains.

           Soudain, tandis qu’ils faisaient la ronde autour des feuilles pour grignoter, le petit lapin rose s’est arrêté et il m’a regardée…longtemps. Puis, il s’est adressé à moi : « coucou toi ! » Je me suis d’abord demandé si je ne rêvais pas, j’ai secoué la tête…Mais non, un lapin ne parle pas bien sûr, je rêve.

    Mais si ! Il a même ajouté : « J’en ai assez de tes feuilles de chou, je veux des fraises ! » Alors, j’ai répondu, un peu en colère :

       - « Depuis quand les lapins se mettent-ils à parler ? Et puis, des choux, c’est très bon pour les lapins. D’ailleurs, quand on est un lapin, on ne mange pas de fraises »

    -         « Ça m’est égal » a-t-il insisté «  moi, je veux des fraises. Les choux vont me faire devenir tout vert et je veux rester rose. Pour cela, il me faut des fraises. »

          N’importe quoi ! Un lapin qui parle et qui réclame des fraises par-dessus le marché. On aura tout vu ! Il est à peine sorti de son nid qu’il demande déjà des choses impossibles.

    -         « Mais, ce n’est pas la saison des fraises ! »

    -         « Ça ne fait rien, j’en veux quand même ! »

    -         « Tu ne préfèrerais pas des carottes ? c’est rouge des carottes. Tu conserverais ta jolie couleur, et les carottes, c’est bon pour les lapins !! En principe, les lapins aiment grignoter des carottes.

    -         « non ! les fraises, c’est meilleur ! »

    Vous auriez vu la tête de l’épicier, ce matin, lorsque je lui ai demandé des fraises pour mon petit lapin ! Il a d’abord ouvert de grands yeux, puis il a éclaté de rire. C’est vexant. Jamais, je n’aurai dû lui raconter mon histoire. Je pense qu’il ne m’a pas cru.

         En attendant, il m’a quand même vendu des fraises…il en avait congelé pour faire des tartes cet hiver.

         Une fois décongelées, je les ai apportées à Rosynou (c’est le nom que j’ai donné au petit lapin rose) qui les a toutes englouties d’un seul trait. Puis, il m’a regardé droit dans les yeux et il a simplement dit :

    -         « Merci »

    -         « pas de quoi ! ça me fait plaisir de…. » Sans me laisser le temps de terminer ma phrase, il a ajouté :

    -         « comme tu es sympa, je vais te confier mon secret »

    -         « un secret ? tu as un secret toi ? tu viens tout juste d’arriver sur terre et tu as déjà un secret ? »

    -         « je ne viens pas d’arriver sur terre…je suis venu ici parce que je savais que personne ne viendrait me chercher là…. c’est tout »

    De plus en plus étrange ce lapin !!!

    -         « Que veux-tu dire ? »

    -         « j’ai assez parlé pour aujourd’hui….je te raconterai la suite quand tu m’auras rapporté des cerises »

    -         « Ah non ! pas des cerises ! « 

    -         « si, des cerises ! »

    Du coup, je suis passée devant l’épicerie, mais je ne suis pas entrée. Je ne voulais pas que monsieur laponix se moque de moi encore une fois. J’ai pris ma voiture et je suis allée au supermarché. Là, dans le rayon « congélation » j’ai trouvé des cerises.

    Je me suis précipitée au fond du jardin, trop curieuse de connaître le secret de Rosynou.

    Il a tout avalé goulument. Il m’a regardé droit dans les yeux et a juste dit :

    -         « Merci »

    -         «  Pas de quoi, ça me fait …. » Sans me laisser le temps de terminer ma phrase, il a ajouté :

    -         « c’était très bon …demain, je mangerai bien des framboises »

    -         « D’accord, mais avant, tu dois me dévoiler ton secret. Tu as promis »

    Rosynou ne s’est pas fait prier très longtemps…il savait à présent que j’étais capable de lui fournir en toutes saisons les fruits qu’il me réclamait, c’est-à-dire des fraises, des cerises, des framboises, mais aussi des mûres, des groseilles et même des petites baies de Goji dont il raffolait. Il me révéla donc son grand secret.

    Vous voulez le connaître ? Vraiment ? Bon, d’accord, mais n’en parlez à personne, on ne vous croirait pas. Il a tourné un peu en rond dans sa « cage et il m’a fait attendre un bon bout de temps avant de se lancer dans un long discours :

    -         « Je suis un petit lapin de Pâques » me dit-il « Tu sais, celui qui aide les cloches à cacher de gros œufs en chocolat dans les jardins »

    -         « Mais pourquoi te cacher ? »

    -         « Parce que nous ne voulons pas que les enfants nous voient »  « Nous ? qui nous ? »

    -         « Nous sommes très nombreux…un dans chaque quartier de chaque ville. La plupart vivent dans les clochers des églises, d’autres dans les champs, et la plupart d’entre nous se réfugie avec les autres lapins dans des clapiers »

    -         « Et vous êtes tous roses ? »

    -         « Non, bien sûr ! Nous sommes multicolores. Les lapins verts mangent des choux, des courgettes, des salades ou des haricots, les jaunes se nourrissent de pommes, de poires et de bananes et les bleus raffolent de fleurs comme les bleuets, les ancolies et les crocus »

    -         «  Et vous sortez dans les jardins le jour de Pâques, c’est ça ! »

    -         « Non, ce n’est pas tout …Quelques jours avant, on se réunit dans l’un des jardins et chacun de nous confectionne avec sa fourrure de jolis rubans pour entourer les œufs…et le jour J, les cloches déposent les œufs dans les jardins et nous, on va les cacher après les avoir joliment décorés. Voilà »

    Il a juste ajouté qu’il ne fallait pas essayer de le voir ce jour-là, sinon, il n’accomplirait pas sa mission tout simplement.

    N’empêche que j’aurai bien aimé moi, voir les petits lapins multicolores tresser des rubans et cacher des chocolats et friandises dans le jardin. Pas vous ?

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  • Belle journée à toutes et à tous,

    Histoire pas si "insolite" que ça ...Et puis, ça n'arrive pas tous les jours...heureusement...

    En attendant...Il n'y a toujours pas de protection pour délimiter le "cadre" de cette anecdote

    Une balle perdue !

    A un centième de seconde près !

    On dit parfois que la vie ne tient qu’à un fil !

    Une autre expression rappelle que « lorsque notre  heure n’est pas encore venue, rien ne peut nous arriver ! »

    Et bien maintenant je sais que c’est vrai !

    A quelques centièmes de secondes près, j’aurai pu moi aussi disparaitre du paysage purement et simplement...mais voilà ! Ce n’était pas mon heure !

    Cette histoire se déroule il y a deux ou trois ans (peut-être un peu plus !! ça passe si vite !).

    Il faisait très beau ce jour-là et je roulais, vitre gauche ouverte vers la Chapelle sur Erdre, le long du golf ou les joueurs semblaient fort nombreux...On les apercevait nettement à travers les arbres de la haie.

    Je m’en souviens parfaitement… Perdue dans mes pensées, j’entends soudain mon téléphone vibrer, ce qui ne manque pas de me surprendre, et de me faire lever insensiblement le pied de l’accélérateur...ralentissant ainsi très très très légèrement ma vitesse...

    Aussitôt, je vois, stupéfaite, une balle de golf à hauteur de  mes yeux, juste devant le pare-brise !!!

     A un centième de seconde près, la balle passait par la fenêtre et me frappait de plein fouet sur la tempe ! Sans la vibration du téléphone à ce moment précis, je la recevais en pleine tête, cette fichue balle qui venait de traverser la route à une vitesse incroyable !

    Je réalise alors que la chance est bel et bien au rendez-vous ce jour-là, mais aussi, que cette absence de grillage pour protéger les piétons, les cyclistes et même les automobilistes est bien dangereuse...

    En fait, il y a bien un grillage, mais il ne dépasse pas un mètre de hauteur, et les joueurs de golf ne sont pas tous des champions !! Loin de là ! Certains sont même très maladroits et les balles fusent ! La preuve, celle qui vient de passer sous mes yeux...et ce n’est pas la seule...Je me souviens en avoir reçu une sur le toit de la voiture. Elle avait ricoché dans un bruit assourdissant... l’impact est toujours là pour le rappeler!

    En attendant, en ce moment, je tremble de tous mes membres, mais réussit quand même à me rendre jusqu’à la maison...légèrement choquée.

    Non. Tellement choquée que quelques jours plus tard, je me décide à aller jusqu’à l’accueil du golf pour parler de ce problème. Je suggère qu’il serait sympa qu’une haute grille entoure le terrain pour arrêter les balles.

    -          - On y a bien pensé, mais le golf et la municipalité se « renvoient la balle »...ça coûte très cher et personne n’est prêt à payer cette somme !

    Donc, on ne fait rien ! Et les dangers ? J’aurai pu recevoir cette balle en pleine tête ! N’importe qui pourrait être victime d’une « balle perdue » (une balle de golf bien sûr !)

    -          - Vous savez, nous sommes bien assurés ! me répond cet homme à l’accueil.

    Alors, pas de problèmes...on peut mourir tranquille !

    Ça rassure !!!!!

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  • Coucou les ti-loulous,

    Mercredi ! chouette ! pas d'école...et en plus il fait beau...

    Et que devient l'horrible vieille sorcière????

    la vieille malle - fin

     

    La vieille malle - III

        En fait, Joyce a compris ! Elle se souvient du bruit dans l’escalier...Elle est pratiquement sûre que Jérémy est retourné à la cave dans la nuit. Elle le connait bien son cousin.

     Il est très curieux et a bien remarqué qu’il s’était passé quelque chose d’anormal pendant la partie de cache-cache.

    Elle imagine très bien la scène :

    Voyons ! Il est très inquiet pour sa cousine, alors il se lève sans faire de bruit pour découvrir ce qui l’a tant bouleversé dans la cave...il prend  une lampe de poche et sort de la maison discrètement pour ne pas réveiller la maisonnée. Il pousse la lourde porte qui se referme brusquement derrière lui. Avec sa lampe, il aperçoit la vieille malle et ne peut s’empêcher de l’ouvrir...

    Oh là là là là...il se retrouve nez à nez avec cette horrible vieille sorcière...Il se met à trembler de terreur, peut-être même à pleurer, mais il est courageux alors il lui fait face ...Oh là là là là...Joyce sent un frisson lui parcourir le dos en pensant à la suite... cette abominable vieille mégère fonce sur lui pour lui jeter un sort et le transforme en « vilain petit garçon » ! C’est ça !

    La fillette n’a pas une minute à perdre si elle ne veut pas que les parents découvrent le désordre et l’état de Jérémy. Elle réfléchit ...Ils ne vont pas se lever avant une bonne heure, ça lui laisse très peu de temps, mais elle va essayer de faire vite.

    Elle court vers le lac. Son cousin  s’approche justement de la petite cabane de bois où sont rangées les rames et les brassières. Elle le pousse à l’intérieur et ferme la porte à clé : cric, crac...

    -          - Qu’est-ce-que tu fais ? Tu es folle ?

    -          - Non, je te protège ! Je sais ce qui s’est passé...Ne bouge pas ! je vais régler le problème, fais-moi confiance.

    -          - Non ! Ne vas pas dans la cave...c’est justement ce que veut cette peste de sorcière ! Elle m’....

    Joyce n’écoute pas son cousin et se précipite dans la petite pièce sombre où elle sait que la sorcière l’attend. Elle a bien un petit peu peur...même beaucoup,  mais elle n’a pas le choix.

    Elle prend soin de bloquer la porte avec une énorme pierre  et s’avance doucement à l’intérieur. A la faible lueur de la lampe de poche, elle distingue la silhouette sombre de la sorcière  qui s’avance mollement vers elle.

    -          - Ah ! te voilà enfin ! s’exclame la sorcière d’une voix éraillée. je savais qu’en jetant un sort à ton idiot de cousin, tu reviendrais me voir.

    -          - Redonne-lui son apparence normale tout de suite !

    -          - Ah ah ah ! ricane la sorcière. Cette fois-ci, tu ne m’échapperas pas. Je ne libèrerai ton cousin que lorsque tu auras bu cette potion...et pas d’entourloupe ! Ah ah ah ! je vais enfin prendre ta place.

    -          - D’accord, donne-moi ton flacon

    -          - Tu es… d’accord ?

    -          - Oui, à une condition

    -          - Une condition?

    -          - Rien ne me prouve que tu vas tenir ta promesse ! comment tu vas faire …Je veux dire...pour Jérémy ?

    -          - C’est simple, quand j’aurai pris ta place, il faudra bien qu’il redevienne « normal » pour ne pas éveiller les soupçons ! j’ai une formule magique pour ça ! Ah ah ah !

    Et en disant ces mots, la sorcière sort de sa poche un papier qu’elle passe en ricanant sous le nez de Joyce

    -          - Allez, bois !

     La fillette attrape le flacon et le lance violemment sur la sorcière. La voilà  qui titube, devient molle comme une guenille en s’effondrant sur le sol. Joyce la ramasse tranquillement pour la renfermer à nouveau dans la malle après avoir pris soin de subtiliser la formule magique.

    -          - Trop facile ! s’étonne Joyce en éclatant de rire....il reste juste une demi-heure, constate-t-elle en jetant un coup d’œil sur sa montre. Vite !

    Tout se passe ensuite très rapidement. Joyce récite la formule magique et va délivrer son cousin.

    -          - Que s’est –il passé dans le jardin ? demande-t-il à sa cousine.

    -          - Tu ne te souviens plus ? Et encore tu n’as pas tout vu ! allez au boulot.

    En un éclair, les deux enfants ratissent, replantent, astiquent, balaient, lavent, rangent, et remettent tout en ordre dans la maison. Ils sortent juste de la cuisine lorsque leurs parents descendent les escaliers en baillant :

    -          - Déjà réveillés les enfants ?

    Les enfants se regardent en souriant :

    -          - Oui, et on a très très faim !

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